Articles avec le tag ‘Ville numérique’

postheadericon Investissements d’avenirs dans le numérique, l’été sera studieux

Le 1er juin prochain, la Caisse des dépôts organise une présentation du volet numérique du programme investissements d’avenir*. Un matinée qui sera consacrée à la présentation des huit thématiques soutenues par le Fonds national pour la Société Numérique (FSN). A savoir :

  • Cloud computing,
  • Technologies de base du numérique (nanoélectronique et logiciels embarqués),
  • Valorisation et numérisation des contenus scientifiques, éducatifs et culturels,
  • Sécurité et résilience des réseaux,
  • E-éducation,
  • E-santé,
  • Ville numérique,
  • Systèmes de transport intelligents.

Cette journée s’adresse d’abord aux entreprises (seules invitées à candidater) mais aussi par voie de conséquences aux services des collectivités territoriales accompagnant les entreprises innovantes sur leur territoire. L’association des maires de grandes villes a exprimé le souhait auprès du Commissariat général aux investissements qu’une session d’information soit spécifiquement dédiée aux collectivités. Celle-ci interviendra dès que l’appel à projets « ville numérique » – celui mentionné dans la liste ci-dessus concerne les entreprises et un AP ville numérique dédié aux collectivité est attendu – , dont la sortie est imminente, sera publié. En tout état de cause, les délais de réponse aux appels à projets annoncent un été studieux pour es collectivités candidates.

*Nombre de places limitées, écrire à fsn (at )caissedesdepots.fr pour solliciter une inscription

postheadericon Ville numérique : peut-on s’inspirer du « modèle » Coréen ?

Alors qu’un appel à projets « ville numérique » doit sortir prochainement il est utile d’aller regarder l’approche retenue à l’étranger en matière de ville numérique. A cet égard on signalera cette étude réalisée par l’ambassade du japon sur l’internet des objets (téléchargement gratuit) parue en septembre 2010.

Ce document évoque en particulier le concept Coréen des U-cities (u pour ubiquitaire). Songdo City, qui sera terminée en 2015, est le projet le plus ambitieux avec plus de 30 milliards d’euros investis sur un chantier de 6km2 (9millions de m2 de bureaux et d’habitations). Cette vitrine technologique entend tout connecter à l’aide de la fibre optique, de capteurs et puces RFID en alliant des objectifs écologiques (smart grid, contrôle de la pollution…) et économiques (pôle universitaire de niveau international, centres de recherches…). Dans cette ville qui dépasse les visions des films de science fiction, le prérequis est l’acquisition d’une sorte de télécommande universelle. C’est, explique l’étude, « la clé de votre maison, un point d’accès immédiat à votre dossier médical, un moyen de vous repérer ou de vous joindre, votre principal moyen de paiement, votre titre de transport et de manière générale votre unique moyen d’être reconnu par le système ubiquitaire qui vous entoure ». Songdo n’est pas la seule et le rapport dénombre pas moins de 51 projets de U-cities en cours en Corée. Il y a certainement des idées à prendre dans ces projets qui sont avant tout des vitrines technologiques – la Corée a fait des émules et accompagne des projets semblables au Qatar et en Colombie – mais elles ne feront pas forcément rêver les villes françaises. La première limite tient à l’hypercentralisation des données personnelles et au traçage continu des individus : s’il est évoqué la possibilité de se déconnecter… c’est au prix du renoncement de l’accès aux services et, tels qu’ils sont pensés, les systèmes déployées ouvrent la voie aux cauchemars technologiques évoqués dans « Bienvenue à Gattaca » ou « 1984 ». Ensuite, ce sont des villes profondément élitistes avec un ticket d’entrée à 500 000 dollars l’appartement à Songdo. Enfin, les systèmes déployés dans les 50 villes coréennes ne seraient pas interopérables d’une ville à l’autre.

Les villes françaises se reconnaitront peut être un peu plus dans la vision japonaise qui vise à partir de l’existant et le faire évoluer sans cesse afin d’avoir toujours un habitat en adéquation avec son époque. Le rapport cite à cet égard plusieurs expériences en matière de domotique, de maintien à domicile et d’utilisation de capteurs environnementaux. Avec un problème que l’on connait bien en France : la difficulté à sortir de l’expérimentation et à atteindre un seuil d’usage qui rendra les technologies abordables/généralisables.

postheadericon Un appel à projets ville numérique ouvert aux collectivités d’ici juin

Ll’AMGVF s’était émue la semaine dernière du fait que l’appel à projet « ville numérique » N°1 lancé le 21 février dans le cadre du programme grand emprunt/investissements d’avenir soit réservé aux entreprises, les collectivités territoriales n’étant mentionnées qu’en tant que co-financeur. Le commissariat aux investissements a été prompt à réagir. Un courrier adressé à Michel Destot, Président de l’AMGVF, député-maire de Grenoble, annonce le lancement prochain d’un appel à projets « ville numérique » dédié aux collectivités locales. Cet appel à projet, précise le courrier signé de René Ricol, Commissaire général à l’investissement, « sera destiné à soutenir les initiatives des collectivités dans le déploiement de services propres à la ville numérique et notamment les services sans-contact ». Dans un communiqué daté du 7 mars « l’AMGVF se réjouit de cette annonce qui vient répondre aux attentes des collectivités locales, principaux acteurs de la ville numérique ». L’appel à projets devrait être publié au plus tard au mois de juin 2011 précise René Ricol.

postheadericon Ville numérique : les grandes villes ne pourront pas postuler mais sont invitées à… co-financer

L’appel à projets ville numérique vient d’être publié et les copies doivent être remises avant le 31 mai 2011. Il porte sur les projets R&D relatifs aux technologies, produits et services innovants liés à la ville numérique. Plus précisément :

  • les outils permettant de collecter l’information générée par l’activité urbaine
  • les outils permettant de traiter l’information et notamment les outils de modélisation et de simulation temps réel
  • le développement de la ville interactive s’appuyant notamment sur de nouvelles interfaces intelligentes et les technologies sans contact / NFC.

D’une façon générale il porte sur tout ce qui peut améliorer le fonctionnement de la ville : sécurité, mobilité, réseaux, information, aménagement/urbanisme.

Comme nous l’avions annoncé cet appel à projet est réservé aux entreprises et aux établissements de recherche (avec juste une fenêtre pour les associations…). Les collectivités locales sont certes mentionnées mais uniquement en tant que co-financeur… Une position pour le moins étonnante car il avait été évoqué, au moins dans ce document, une possibilité pour les collectivités de bénéficier elles-mêmes de financements « ville numérique ». Dans les faits, on voit mal comment ces projets pourront voir le jour (i.e sortir du laboratoire) sans une implication forte des grandes villes, ces dernières étant concernées autant sur le fond (que veut-on mesurer ? pour quoi faire ?) que sur les moyens à mettre en œuvre (accès aux infrastructures physiques et immatérielles de la ville) . Sans financements pour mobiliser leurs équipes et dans des délais aussi courts, il n’est pas certain que la méthode retenue soit la meilleure pour mobiliser les grandes villes.

MAJ 23/02 : L’association des maires de grandes villes de France (AMGVF) a demandé, dans un communiqué de presse,  la mise en place d’un appel à projets ouvert aux collectivités territoriales pour les aider à financer les infrastructures de la ville numérique

postheadericon Ville numérique : un concept bien flou

La ville numérique est l’un des sujets qui a suscité le plus de réponses à la consultation publique sur le volet usages des investissements d’avenir. Mais à parcourir les 41 contributions, force est de constater que chacun à tendance à voir la ville numérique à l’aune de ses préoccupations du moment et que peu d’idées structurantes se dégagent. 3D, SIG, télétravail/télécentres, réseaux sociaux de proximité, webTV, RFID/NFC dans la ville, intégration du temps réels, réalité augmentée, e-administration… à peu près toutes les thématiques TIC (hors réseaux) sont abordées par les répondants. On signalera néanmoins les contribution de Rennes métropole et de Marseille Provence 2013 qui ont pour point commun d’insister sur :

  • L’importance de l’ouverture des données publiques (SIG comme données de trafic) pour favoriser le développement des applications innovantes et en particulier fondées sur le triptyque mobiles / temps réel / géolocalisation,
  • La nécessité d’appuyer les projets qui seront financés sur des lieux (physiques) d’innovation faisant le lien entre utilisateurs, chercheurs, industriels et start up
  • Le rôle essentiel des grandes métropoles pour mettre en relation les acteurs, animer une communauté et équilibrer la coopération / compétition entre les différents acteurs de la chaine de valeur de l’économie numérique.

Les appels à projets sont annoncés pour la fin de l’année, l’ouverture des guichets de financements devrait suivre dans la foulée, début 2011. On rappellera que le volet usages du grand emprunt est doté de 2,5 milliards d’euros.

Voir la synthèse de la consultation

TIC*