Articles avec le tag ‘Passage au numérique’

postheadericon Nouvelles normes TNT : « inéluctables » selon le CSA

Le CSA a remis un rapport sur l’évolution de la télévision numérique terrestre. Ce rapport préconise deux évolutions technologiques jugées « inéluctables ». il s’agit tout d’abord de passer à la norme DVB-T2, qui permet de diffuser un plus grand nombre de chaînes. La France suivrait ainsi le chemin qu’ont d’ores et déjà pris des pays comme la Suède, la Grande-Bretagne ou l’Italie. Le rapport préconise aussi de passer au format de compression MPEG4 pour favoriser le développement de la télévision haute définition.

Ces préconisations ne sont cependant pas au gout de tout le monde car ils impliquent pour une grande partie des téléspectateurs (au moins 55% selon le CSA) de changer de matériel (adaptateur voire téléviseurs…) alors même que certains téléspectateurs sont tout juste passés de l’analogique au numérique… Un argument qui a fait dire au sénat qu’il était « urgent d’attendre ». Mais les chaines « indépendantes » sont également mécontentes car ces nouvelles normes signifient des investissements importants que seuls les grands groupes, déjà en position dominante dans le « PAF », vont pouvoir réaliser. En d’autres termes, la multiplication du nombre de chaines ne favoriserait pas la diversité des contenus ou au moins des éditeurs. On l’a du reste vu pour les chaines locales qui sont aujourd’hui seulement 145 contre 731 en Espagne ou 590 en Italie. Si le rapport note  les « difficultés » rencontrées par des dernières, il se garde de dire que le changement de norme est peu susceptible de leur profiter…

La balle est désormais dans le camp du gouvernement qui a des « choix difficiles à opérer » a reconnu le président du CSA…

 

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postheadericon Nouvelle norme TNT : « urgent d’attendre » pour le Sénat

A la suite des informations publiées cet été sur un projet d’arrêté (modification de l’arrêté du 24 décembre 2001 relatif à la TNT) autorisant les chaines de télé a émettre en DVB-T2, la sénatrice Catherine Morin-Desailly, présidente du groupe d’études Médias et nouvelles technologie a réagi dans un communiqué. Elle estime que « Le passage au DVB-T2 est prématuré » et qu’ « Il n’est pas question d’imposer aux Français un nouveau changement de leur équipement pour accéder à quelques chaînes supplémentaires ». Car si la norme promet de meilleures performances –plus de chaines mais aussi plus de place, notamment pour l’internet mobile (voir cet article des échos) – elle induit pour une partie des Français, qui viennent tout juste de s’équiper d’un adaptateur TNT, de changer de matériel.

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postheadericon La qualité de service de la TNT en question

Voici un an, les craintes se focalisaient sur le risque d’écran noir lors du passage au tout numérique. Dans les faits ceux-ci sont restés l’exception. En revanche, les problèmes de réception de la TNT hertzienne persistent et exaspèrent les téléspectateurs. Pixellisation intempestive liée au passage d’un camion ou d’un avion, chaines manquantes, problème de réception lié… au beau temps… ou au passage au numérique de la région d’à côté… L’association 60 millions de consommateurs a alerté les pouvoirs publics sur ces bugs. Elle souligne que si les problèmes existaient du temps de l’analogique (neige…) les interruptions à répétition sont insupportables avec la TNT dont on a tant vanté les qualités. Du coté de France télé numérique et du CSA, on minimise cependant : les problèmes seraient concentrés dans les zones frontières (passées/non passées à la TNT). A suivre donc…

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postheadericon Passage au numérique : le cadre règlementaire bientôt finalisé

Le cadre réglementaire précisant le dispositif d’accompagnement sur le passage au numérique est en passe d’être finalisé (il est temps…). Le décret du 18 juin précise ainsi la composition et les missions de la commission départementale de transition vers la télévision numérique. Présidée par le préfet elle comprend trois représentants des services déconcentrés de l’État, un représentant du CSA, un représentant du GIP France Télé Numérique et cinq représentants des collectivités territoriales : trois conseillers municipaux désignés par le président de l’association des maires du département et deux conseillers généraux. Sa mission principale est de  formuler des recommandations sur la résorption des zones d’ombres et de proposer au GIP toute mesure permettant de faciliter la transition. Le dispositif s’inspire de ce qui a été mis en place, de façon  informelle, dans les départements/régions qui ont déjà basculé.

Par ailleurs, le dispositif d’aide aux collectivités optant pour un réémetteur TNT pour couvrir les zones d’ombre a été précisé. Le décret prévoit une compensation de 100 euros par foyer couvert dans la limite de 80% de l’investissement. Un montant qui n’est pas énorme car selon plusieurs collectivités, un réémetteur coute environ 10 000 euros et l’option réémetteur n’a pas qu’un objectif quantitatif : elle peut également avoir pour objectif de ne pas multiplier les paraboles ou pour résoudre un problème de brouillage. Le CSA, sur son site a d’ores et déjà donné son accord à plusieurs réémetteurs portés par des collectivités, soit pour couvrir les zones d’ombres, soit pour pallier un problème de réception lié à la présence d’éoliennes.

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postheadericon TNT : tirer les leçons du bug de Lisieux

Lors du basculement de la totalité de la région Basse Normandie (seul le Cotentin était passé au numérique fin 2009), les habitants de Lisieux ont eu la désagréable surprise de ne plus réussir à capter les chaines publiques… pendant plus de 50 jours. Une fois le basculement opéré les équipes de France Télé numérique restent en effet peu de temps sur place (une dizaine de jours), les problèmes étant dès lors centralisés sur le centre d’appel national. Ce dernier n’a visiblement pas été en mesure de compiler les données (les causes de non réception de la TNT peuvent être multiples il est vrai) et il a fallu la mobilisation des élus – qui ont assisté à un renvoi de responsabilités entre TDF, chaines, intermédiaires techniques… – pour que le CSA se saisisse du problème. Finalement une fréquence provisoire a été affectée aux chaines publiques avant qu’une solution pérenne ne soit trouvée. En attendant, beaucoup d’habitants ont fait venir inutilement un antenniste et devront modifier une nouvelle fois les réglages de leur téléviseur une fois la solution définitive mise en place. Interpellée en séance publique sur ce sujet, la secrétaire d’Etat à l’économie numérique, Nathalie Kosciusko Morizet a estimé qu’il s’agissait d’une « situation absolument inédite heureusement circonscrite à cette ville » et a promis « de tirer tous les enseignements de ce dysfonctionnement », afin d’éviter de le voir ressurgir lors des prochains basculements. Un groupe de travail a par ailleurs été mis en place pour une meilleure prise en compte des émetteurs secondaires. Une chose est certaine, c’est que face à la multiplicité des interlocuteurs et des causes possibles de non réception, les collectivités locales sont un relais indispensable dans la transmission de l’information. Ils disposent du reste d’une hot-line dédiée au CSA et les représentants régionaux du GIP France Télé numérique sont à leur disposition.

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postheadericon TNT : le risque d’écran noir reste d’actualité

Selon l’observatoire du CSA, 78,4 % des foyers ont au moins un téléviseur relié au numérique (TNT, ADSL, câble ou satellite), soit +14,6 points en un an, et presque un foyer sur deux (47,7 %) est entièrement numérisé. Globalement, 12,9 % de la population reste dépendante à 100% de la TV analogique hertzienne (moins 9,5 points). Ces chiffres sont en progression et montrent que les Français sont de mieux en mieux informés sur passage au numérique. Néanmoins, il s’avère que les personnes âgées sont parmi les moins bien équipées et une attention particulière doit être portée aux populations fragiles : personnes âgées, personnes seules, handicapées… Par ailleurs, on estime qu’environ 300 à 500 000 décodeurs buggués sont en circulation. Ces décodeurs sont susceptibles de générer des problèmes de réception de certaines chaînes ou de perturber la numérotation. Pour éliminer ce nouveau facteur d’écran noir, le CSA  va rappeler aux fabricants, importateurs et distributeurs face leurs obligations de respect des normes. Parallèlement, une démarche de labellisation /certification va être engagée pour permettre aux consommateurs d’identifier les bons équipements. L’équipement des ménages n’est cependant pas la seule cause de soucis pour le succès du passage au numérique. Certains diffuseurs renâclent à respecter leurs engagements de couverture. Ainsi, en Alsace, le CSA a été contraint de rappeler à l’ordre les opérateurs des multiplex R2 et R3 qui n’étaient toujours pas disponibles sur l’ensemble des zones de diffusion.

MAJ 23/03 :

  • La FAQ du CSA sur les problèmes de décodeurs
  • Le bilan sur le passage au numérique fait lors du conseil des ministres du 17/03
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postheadericon Passage à la TNT : les grandes villes appelées à la vigilance

Début février, l’Alsace a fait sa migration vers le tout numérique et si on en a peu parlé c’est que cela s’est globalement bien passé. Parmi les enseignements à retenir pour les prochains passages, on notera que les grandes métropoles sont plus concernées qu’elles ne pourraient le croire. Le débat s’est longtemps focalisé sur d’éventuelles « zones blanches » et il est vrai que dans ce domaine, les grandes agglomérations la question ne se pose pas, les villes étant d’ores et déjà couvertes en TNT. Cependant la couverture TNT n’est pas tout : il faut également que les foyers soient équipés d’un matériel compatible et bien réglé. Sur ce volet équipement, les grandes villes doivent être vigilantes car les personnes recevant la TNT devront, le jour du passage au numérique, opérer des réglages sur leur matériel pour se positionner sur les nouvelles fréquences. Une manipulation simple (sauf quand il faut réorienter l’antenne vers un nouvel émetteur)  mais qui peut être problématique pour les personnes âgées. Elles ont du reste été les plus nombreuses à appeler le centre d’appel de France Télé numérique en Alsace. Par ailleurs, les habitants sont parfois victimes de désinformations de la part d’installateurs ou de commerçants tentés de faire croire qu’il faut absolument changer de matériel pour recevoir la TNT. Enfin, pour les immeubles collectifs et les logements sociaux, des réglages spécifiques peuvent devoir être opérés sur les antennes d’immeubles. Sur toutes ces questions techniques, France Télé numérique est à la disposition des collectivités pour les informer et éventuellement former des « référents TNT ». Cette dernière mission fait partie des obligations du groupement rappelle France Télé Numérique qui signale que des sociétés commerciales font des propositions abusives dans ce domaine. On signalera enfin que le CSA diffuse depuis peu des cartes de couverture prévisionnelles (après extinction de l’analogique) mises à jour régulièrement.

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postheadericon L’Alsace passe à la TNT : en attendant le bilan définitif

L’Alsace est la première région à être passée « entièrement » à la TNT dans la nuit du 1er au 2 février. Les expériences du Nord Cotentin et surtout de Coulommiers étaient en effet plus localisées et concernaient beaucoup moins de foyers. Car avec l’Alsace ce sont pas moins de 1,8 million d’habitants, soit 700 000 foyers qui étaient concernés par l’opération, dont plusieurs grandes agglomérations (Strasbourg, Colmar, Mulhouse…). L’enjeu du passage est cependant à relativiser car dans les faits ce sont 5% des foyers qui risquaient de connaitre des soucis. En effet, l’Alsace se singularise par un taux d’équipement en câble très important. Or les chaines de la TNT sont d’ores et déjà diffusées depuis longtemps sur les réseaux câblés et la TNT est d’autant moins inconnue des alsaciens germanophones que l’Allemagne est déjà passée au numérique. Néanmoins, l’expérience alsacienne sera intéressante à deux points de vue :

- Dans la région des Vosges, où le câble n’existe pas, plusieurs zones d’ombre ont été identifiées. Cela va donc permettre de valider les options prévues par les textes; satellite, réémetteur… sachant que la période hivernale n’a pas facilité le travail des antennistes…

- En zone urbaine, il faudra voir comment s’est passée la transition, notamment pour les personnes âgées ou handicapées, vivant seule et sans beaucoup de contacts avec l’extérieur.

En attendant un bilan exhaustif, on signalera que le CSA a mis en place une application permettant de savoir comment son foyer est couvert (et quand) en TNT.

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postheadericon Couverture TNT : mise au point du CSA et création d’une hotline pour les élus

Dans sa dernière lettre d’information, le conseil supérieur de l’audiovisuel a fait une mise au point sur la couverture en TNT visant à rassurer les élus s’inquiétant d’une moindre couverture en TV numérique que celle dont ils bénéficiaient en analogique. Pour le CSA, « l’inquiétude aujourd’hui exprimée par certains sur la couverture de la TNT se fonde sur une évaluation exagérément optimiste de la diffusion de la télévision analogique sur le territoire français ». Le CSA estime que la proportion de la population correctement couverte en analogique – c’est-à-dire sans trace d’« effet de neige » ni de « souffle » dans le son – s’élève à 96%, soit un taux très voisin des 95% imposés par la loi pour la TNT. Grâce à la technologie numérique, la qualité de réception sera meilleure avec la TNT affirme le CSA et avec moins d’émetteurs. Le CSA affirme ainsi que « la couverture numérique restera proche de la couverture analogique », voire meilleure dans certains départements. En Haute-Savoie, par exemple, la couverture numérique de certains multiplex (un multiplex = 6 chaines) atteindra au moins 91,6 % de la population, ce qui dépasse la couverture standard analogique actuelle de TF1 ou de France 3 (86,3 %). Le CSA relativise le débat sur les « petits sites » qui pour l’essentiel ne seront pas numérisés sauf sur décision des élus, comme l’autorise la loi sur la fracture numérique. Le CSA cite ainsi le cas des Hautes-Alpes, dont le taux de couverture analogique standard est de 89,5 % pour France 2 et de 76,1 % pour TF1. Selon le CSA « le passage au numérique permettra d’atteindre une couverture de 85 % de la population pour la plupart des chaînes de la TNT. Les émetteurs qui doivent être arrêtés ne desservent en réalité, selon les estimations du Conseil, qu’au plus 3 000 personnes. Et parmi ces téléspectateurs, beaucoup sont déjà équipés de paraboles satellitaires ». Et de conclure que « la numérisation de tous les sites secondaires existants représenterait un gain marginal, voire nul dans beaucoup de départements, pour la couverture effective de la TNT », le CSA privilégiant l’augmentation de la puissance des émetteurs et le satellite pour résorber les zones blanches. Enfin (en attendant les cartes promises par la loi Pintat) on signalera que le CSA a ouvert sur son site internet, une rubrique « Élus ». Y figurent un guide des demandes d’autorisation de réémetteur de la TNT, une adresse électronique questionselus@csa.fr et un numéro de téléphone : 01 40 58 38 90.

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postheadericon Passage à la TNT : création de commissions départementales et meilleure information des élus

Initialement centrée sur le haut et le très haut débit, la proposition de loi sur la fracture numérique du sénateur Xavier Pintat fait, dans la version adoptée par l’Assemblée nationale en 1ere lecture, la part belle au passage à la TNT. Le texte crée dans chaque département une « commission de transition vers la télévision numérique », présidée par le préfet et associant les collectivités territoriales, chargée d’identifier les zones blanches TNT, et de formuler « des recommandations sur les solutions permettant d’assurer de manière optimale la réception effective de la télévision en mode numérique ». S’il s’avère que des réémetteurs doivent être installés, les députés ont obtenu que « l’État verse une compensation financière aux collectivités territoriales et à leurs groupements qui mettent en œuvre toute solution permettant d’assurer la réception des services de télévision ».Enfin, comme les élus le réclamait, les maires seront informés des émetteurs analogiques non numérisés dans le cadre du plan national  et les départements et régions disposeront de cartes de couverture « au moins six mois avant la date d’extinction de la télévision analogique terrestre ».

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