Articles avec le tag ‘Passage au numérique’

postheadericon TNT et 4G : Les cas de brouillage se multiplient

Un peu partout dans les grandes villes fleurissent des panneaux invitant les habitants à contacter l’ANFR s’ils ont des difficultés à recevoir la TNT. Un brouillage lié au déploiement de la 4G dans la bande des 800 Mhz, très proches de celles utilisées par la TNT (790 Mhz) Certaines antennes télé d’immeubles ou de particuliers captent ainsi par erreur les fréquences dévolues à la 4G et ne peuvent pas diffuser les chaînes de la TNT.

Les villes les plus touchées son celles ou SFR et Orange – qui entendent ainsi valoriser leur fréquences en or à 2,6 milliards d’euros – et notamment Besançon, Bordeaux, Lille, Lyon, Montpellier, Paris et Toulouse. Saint Etienne, fait figure de cas extrême avec 470 brouillages répertoriés pour 70 antennes 4G installées. Mais il s’agissait là d’une ville pilote pour l’ANFR qui souhaitait évaluer ce phénomène et son mode de résolution avec l’ensemble des opérateurs.

Les particuliers rencontrant des problèmes de réception sont invités à contacter l’ANFR qui répercute le problème auprès de l’opérateur concerné après avoir vérifié que le souci était bien lié à la 4G. La résolution du brouillage passe généralement par la pose d’un filtre (d’un cout d’une dizaine d’euros) par un antenniste. Cette intervention est à la charge de l’opérateur. Pour le moment les problèmes ont été répertoriés sur quelques milliers d’immeubles. Il restera à savoir si cette prise en charge perdurera : seulement 8000 antennes émettent en 4G alors que la couverture du territoire induit l’équipement d’environ 30 000 antennes.

voir aussi cet article du JDD

postheadericon Face à la fibre, la CSA défend la plateforme TNT hertzienne

Alors que le gouvernement met le paquet sur la fibre, le CSA a publié en début d’année un plaidoyer* invitant les pouvoirs publics à ne pas oublier la TNT par voie hertzienne. Si la plateforme hertzienne reste « onéreuse » reconnait le CSA, l’autorité fait valoir qu’en desservant 97,3 % de la population métropolitaine – grâce à 2000 émetteurs dont 300 payés par les collectivités – la TNT est constitue « le service « universel » de la télévision pour la population ». Un taux de couverture largement supérieur à celui de l’ADSL (77%) et du câble (40%) souligne du reste le document. Aussi, la TNT hertzienne est-elle «la seule plateforme qui permet aux pouvoirs publics de mettre en œuvre une régulation adaptée aux objectifs de l’Etat et de la démocratie, au service d’une stratégie culturelle, industrielle, et de l’aménagement du territoire » .

Un rôle structurant que la TNT pourrait cependant perdre si les services qu’elle propose n’évoluent pas et ne répondent pas aux nouvelles attentes des téléspectateurs. Le CSA souhaite ainsi généraliser le format de diffusion en haute définition (HD) en imposant la norme de compression MPEG-4 (en remplacement de la norme MPEG-2) et que soit programmée dès maintenant « l’ultra haute définition » (normes DVB-T2/HEVC) qui arrivera à maturité vers 2020. En dépit de l’abandon de la télévision mobile personnelle en février dernier faute de modèle économique, le CSA souhaite enfin que la diffusion de contenus audiovisuels en mobilité via la TNT continue à être testée.

Autant de choix stratégiques qui pourraient être étudiées dans le cadre des lois sur l’audiovisuel à venir… avec des arbitrages difficiles en perspective compte tenu du contexte financier et de l’évolution des usages. La pénétration de la fibre dans les villes et le déploiement de la 4G  – technologie qui font de la HD un argument de vente – pourraient en effet amener à revoir à la baisse les investissements dans la TNT.

*Rapport sur l’avenir de la plateforme TNT

postheadericon La radio numérique terrestre lancée sur 20 villes

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), a décidé de lancer un appel à candidatures sur 20 agglomérations pour la radio numérique terrestre (RNT). Cet appel à candidatures a été lancé malgré l’avis contraire de (l’ancien) gouvernement et des grandes radios nationales (Europe 1,RTL, NRJ, NextRadioTV). Ces dernières font valoir « qu’il n’y a pas de modèle économique pour la RNT» et les ratés que connait la RNT dans d’autres pays comme l’Allemagne, la Grande Bretagne et l’Espagne. Ils critiquent également la norme de diffusion prévue, le T-DMB.

Sur le principe, les  radios indépendantes sont satisfaites. Celles-ci, par la voix du syndicat interprofessionnel des radios et télévisions indépendantes (Sirti), estiment en effet que la RNT coûtera moitié moins cher que la diffusion sur la bande FM, offrira davantage de diversité et une meilleure couverture. Le Sirti a cependant exprimé les plus grandes réserves sur le mode d’appel à candidatures du CSA qui prévoit de réserver certains canaux à la radio payante.

Face à l’hostilité des professionnels et dans le contexte d’un changement de majorité, il n’est donc pas certain que le calendrier du CSA qui prévoit de sélectionner des candidats d’ici le printemps 2013 sera respecté…

On rappellera que la RNT promet un son de meilleure qualité, une multiplication du nombre de radios et la possibilité de véhiculer des informations supplémentaires (titres des chansons, infos GPS sur un accident…). Elle a pour principal inconvénient d’obliger à un changement de matériel avec, à la différence de la TNT, un nombre de récepteurs beaucoup plus important (mini radios, auto-radios). Aussi les gouvernements sont-ils plus frileux à fixer une date pour l’extinction de la radio analogique, ce qui n’incite pas en retour les utilisateurs à passer à un équipement numérique… sauf si comme dans le cas de la TNT, ce changement était en partie subventionné.

postheadericon Nouvelles normes TNT : « inéluctables » selon le CSA

Le CSA a remis un rapport sur l’évolution de la télévision numérique terrestre. Ce rapport préconise deux évolutions technologiques jugées « inéluctables ». il s’agit tout d’abord de passer à la norme DVB-T2, qui permet de diffuser un plus grand nombre de chaînes. La France suivrait ainsi le chemin qu’ont d’ores et déjà pris des pays comme la Suède, la Grande-Bretagne ou l’Italie. Le rapport préconise aussi de passer au format de compression MPEG4 pour favoriser le développement de la télévision haute définition.

Ces préconisations ne sont cependant pas au gout de tout le monde car ils impliquent pour une grande partie des téléspectateurs (au moins 55% selon le CSA) de changer de matériel (adaptateur voire téléviseurs…) alors même que certains téléspectateurs sont tout juste passés de l’analogique au numérique… Un argument qui a fait dire au sénat qu’il était « urgent d’attendre ». Mais les chaines « indépendantes » sont également mécontentes car ces nouvelles normes signifient des investissements importants que seuls les grands groupes, déjà en position dominante dans le « PAF », vont pouvoir réaliser. En d’autres termes, la multiplication du nombre de chaines ne favoriserait pas la diversité des contenus ou au moins des éditeurs. On l’a du reste vu pour les chaines locales qui sont aujourd’hui seulement 145 contre 731 en Espagne ou 590 en Italie. Si le rapport note  les « difficultés » rencontrées par des dernières, il se garde de dire que le changement de norme est peu susceptible de leur profiter…

La balle est désormais dans le camp du gouvernement qui a des « choix difficiles à opérer » a reconnu le président du CSA…

 

postheadericon Nouvelle norme TNT : « urgent d’attendre » pour le Sénat

A la suite des informations publiées cet été sur un projet d’arrêté (modification de l’arrêté du 24 décembre 2001 relatif à la TNT) autorisant les chaines de télé a émettre en DVB-T2, la sénatrice Catherine Morin-Desailly, présidente du groupe d’études Médias et nouvelles technologie a réagi dans un communiqué. Elle estime que « Le passage au DVB-T2 est prématuré » et qu’ « Il n’est pas question d’imposer aux Français un nouveau changement de leur équipement pour accéder à quelques chaînes supplémentaires ». Car si la norme promet de meilleures performances –plus de chaines mais aussi plus de place, notamment pour l’internet mobile (voir cet article des échos) – elle induit pour une partie des Français, qui viennent tout juste de s’équiper d’un adaptateur TNT, de changer de matériel.

postheadericon La qualité de service de la TNT en question

Voici un an, les craintes se focalisaient sur le risque d’écran noir lors du passage au tout numérique. Dans les faits ceux-ci sont restés l’exception. En revanche, les problèmes de réception de la TNT hertzienne persistent et exaspèrent les téléspectateurs. Pixellisation intempestive liée au passage d’un camion ou d’un avion, chaines manquantes, problème de réception lié… au beau temps… ou au passage au numérique de la région d’à côté… L’association 60 millions de consommateurs a alerté les pouvoirs publics sur ces bugs. Elle souligne que si les problèmes existaient du temps de l’analogique (neige…) les interruptions à répétition sont insupportables avec la TNT dont on a tant vanté les qualités. Du coté de France télé numérique et du CSA, on minimise cependant : les problèmes seraient concentrés dans les zones frontières (passées/non passées à la TNT). A suivre donc…

postheadericon Passage au numérique : le cadre règlementaire bientôt finalisé

Le cadre réglementaire précisant le dispositif d’accompagnement sur le passage au numérique est en passe d’être finalisé (il est temps…). Le décret du 18 juin précise ainsi la composition et les missions de la commission départementale de transition vers la télévision numérique. Présidée par le préfet elle comprend trois représentants des services déconcentrés de l’État, un représentant du CSA, un représentant du GIP France Télé Numérique et cinq représentants des collectivités territoriales : trois conseillers municipaux désignés par le président de l’association des maires du département et deux conseillers généraux. Sa mission principale est de  formuler des recommandations sur la résorption des zones d’ombres et de proposer au GIP toute mesure permettant de faciliter la transition. Le dispositif s’inspire de ce qui a été mis en place, de façon  informelle, dans les départements/régions qui ont déjà basculé.

Par ailleurs, le dispositif d’aide aux collectivités optant pour un réémetteur TNT pour couvrir les zones d’ombre a été précisé. Le décret prévoit une compensation de 100 euros par foyer couvert dans la limite de 80% de l’investissement. Un montant qui n’est pas énorme car selon plusieurs collectivités, un réémetteur coute environ 10 000 euros et l’option réémetteur n’a pas qu’un objectif quantitatif : elle peut également avoir pour objectif de ne pas multiplier les paraboles ou pour résoudre un problème de brouillage. Le CSA, sur son site a d’ores et déjà donné son accord à plusieurs réémetteurs portés par des collectivités, soit pour couvrir les zones d’ombres, soit pour pallier un problème de réception lié à la présence d’éoliennes.

postheadericon TNT : tirer les leçons du bug de Lisieux

Lors du basculement de la totalité de la région Basse Normandie (seul le Cotentin était passé au numérique fin 2009), les habitants de Lisieux ont eu la désagréable surprise de ne plus réussir à capter les chaines publiques… pendant plus de 50 jours. Une fois le basculement opéré les équipes de France Télé numérique restent en effet peu de temps sur place (une dizaine de jours), les problèmes étant dès lors centralisés sur le centre d’appel national. Ce dernier n’a visiblement pas été en mesure de compiler les données (les causes de non réception de la TNT peuvent être multiples il est vrai) et il a fallu la mobilisation des élus – qui ont assisté à un renvoi de responsabilités entre TDF, chaines, intermédiaires techniques… – pour que le CSA se saisisse du problème. Finalement une fréquence provisoire a été affectée aux chaines publiques avant qu’une solution pérenne ne soit trouvée. En attendant, beaucoup d’habitants ont fait venir inutilement un antenniste et devront modifier une nouvelle fois les réglages de leur téléviseur une fois la solution définitive mise en place. Interpellée en séance publique sur ce sujet, la secrétaire d’Etat à l’économie numérique, Nathalie Kosciusko Morizet a estimé qu’il s’agissait d’une « situation absolument inédite heureusement circonscrite à cette ville » et a promis « de tirer tous les enseignements de ce dysfonctionnement », afin d’éviter de le voir ressurgir lors des prochains basculements. Un groupe de travail a par ailleurs été mis en place pour une meilleure prise en compte des émetteurs secondaires. Une chose est certaine, c’est que face à la multiplicité des interlocuteurs et des causes possibles de non réception, les collectivités locales sont un relais indispensable dans la transmission de l’information. Ils disposent du reste d’une hot-line dédiée au CSA et les représentants régionaux du GIP France Télé numérique sont à leur disposition.

postheadericon TNT : le risque d’écran noir reste d’actualité

Selon l’observatoire du CSA, 78,4 % des foyers ont au moins un téléviseur relié au numérique (TNT, ADSL, câble ou satellite), soit +14,6 points en un an, et presque un foyer sur deux (47,7 %) est entièrement numérisé. Globalement, 12,9 % de la population reste dépendante à 100% de la TV analogique hertzienne (moins 9,5 points). Ces chiffres sont en progression et montrent que les Français sont de mieux en mieux informés sur passage au numérique. Néanmoins, il s’avère que les personnes âgées sont parmi les moins bien équipées et une attention particulière doit être portée aux populations fragiles : personnes âgées, personnes seules, handicapées… Par ailleurs, on estime qu’environ 300 à 500 000 décodeurs buggués sont en circulation. Ces décodeurs sont susceptibles de générer des problèmes de réception de certaines chaînes ou de perturber la numérotation. Pour éliminer ce nouveau facteur d’écran noir, le CSA  va rappeler aux fabricants, importateurs et distributeurs face leurs obligations de respect des normes. Parallèlement, une démarche de labellisation /certification va être engagée pour permettre aux consommateurs d’identifier les bons équipements. L’équipement des ménages n’est cependant pas la seule cause de soucis pour le succès du passage au numérique. Certains diffuseurs renâclent à respecter leurs engagements de couverture. Ainsi, en Alsace, le CSA a été contraint de rappeler à l’ordre les opérateurs des multiplex R2 et R3 qui n’étaient toujours pas disponibles sur l’ensemble des zones de diffusion.

MAJ 23/03 :

  • La FAQ du CSA sur les problèmes de décodeurs
  • Le bilan sur le passage au numérique fait lors du conseil des ministres du 17/03

postheadericon Passage à la TNT : les grandes villes appelées à la vigilance

Début février, l’Alsace a fait sa migration vers le tout numérique et si on en a peu parlé c’est que cela s’est globalement bien passé. Parmi les enseignements à retenir pour les prochains passages, on notera que les grandes métropoles sont plus concernées qu’elles ne pourraient le croire. Le débat s’est longtemps focalisé sur d’éventuelles « zones blanches » et il est vrai que dans ce domaine, les grandes agglomérations la question ne se pose pas, les villes étant d’ores et déjà couvertes en TNT. Cependant la couverture TNT n’est pas tout : il faut également que les foyers soient équipés d’un matériel compatible et bien réglé. Sur ce volet équipement, les grandes villes doivent être vigilantes car les personnes recevant la TNT devront, le jour du passage au numérique, opérer des réglages sur leur matériel pour se positionner sur les nouvelles fréquences. Une manipulation simple (sauf quand il faut réorienter l’antenne vers un nouvel émetteur)  mais qui peut être problématique pour les personnes âgées. Elles ont du reste été les plus nombreuses à appeler le centre d’appel de France Télé numérique en Alsace. Par ailleurs, les habitants sont parfois victimes de désinformations de la part d’installateurs ou de commerçants tentés de faire croire qu’il faut absolument changer de matériel pour recevoir la TNT. Enfin, pour les immeubles collectifs et les logements sociaux, des réglages spécifiques peuvent devoir être opérés sur les antennes d’immeubles. Sur toutes ces questions techniques, France Télé numérique est à la disposition des collectivités pour les informer et éventuellement former des « référents TNT ». Cette dernière mission fait partie des obligations du groupement rappelle France Télé Numérique qui signale que des sociétés commerciales font des propositions abusives dans ce domaine. On signalera enfin que le CSA diffuse depuis peu des cartes de couverture prévisionnelles (après extinction de l’analogique) mises à jour régulièrement.

TIC*