Articles avec le tag ‘smart grids’

postheadericon smart grid : A Nice, une expérimentation intégrant stockage, photovoltaïque et « consomm’acteurs »

Mi février, le projet Nice Grid est entré en phase opérationnelle. Nice Grid est le nom du réseau électrique intelligent mis en œuvre par plusieurs industriels (EDF, ERDF, Alstom… ) à Carros, dans le périmètre de la métropole Nice Côte d’Azur. Ce démonstrateur vise à tester le smart grid dans toutes ses dimensions : utilisation des énergies renouvelables – le solaire en l’occurrence, stockage, effacement de charge/ réinjection d’énergies.

La particularité du démonstrateur est d’utiliser des batteries à forte capacité (1 MW et  100 KW)) pour être à même de stocker l’énergie produite par les panneaux solaires (2,5 MW installés) et la réinjecter lors des pics de consommation et pour pallier l’intermittence inhérente aux énergies renouvelables. 2000 foyers de Carros sont associés au projet. Il leur est proposé de tester de nouveaux équipements domotiques – ballon d’eau chaude intelligent, chauffage programmé et piloté à distance – et ils sont bien entendus équipés de compteurs linky. Parmi ces foyers figurent des candidats à « l’effacement » : en cas de surtension ils s’engagent à participer à la diminution de la charge électrique aux cotés de plusieurs industriels locaux partenaires.

En cas de surtension, les candidats à l’effacement seront invités à mettre hors tension certains équipements, voire à basculer sur leur installation ENR personnelle. C’est la dernière dimension du projet : tester l’autoconsommation  qui est pour le moment limitée au chauffage de l’eau par la réglementation. Plusieurs foyers sont donc dotés de capacités de stockage avec des batteries de 6Kw reliées à leur installation électrique.

D’une durée de 4 ans, Nice Grid fait partie du programme Grid4UE. Pour le moment, il s’agit d’un démonstrateur destiné à tester des innovations technologique et non le modèle économique

Vidéo de présentation du projet / voir aussi la fiche de présentation sur le site de la CRE

Article rédigé à l’aide de ce reportage du Moniteur.

postheadericon Ville intelligente : la France veut affirmer son leadership en Europe

La smart city fait partie des priorités de l’Union européenne en matière d’innovation technologique. Une priorité qui est également celle de la France qui voit dans ce domaine un moyen d’améliorer la gestion des villes et les services urbains mais aussi une source de croissance pour les grandes entreprises françaises avec la perspective de conquérir de nouveaux marchés…

Dans cette optique, la France a participé aux travaux de la Commission sur les « Smart Cities and Communities » avec l’élaboration d’un « plan d’implémentation stratégique ». Ce groupe de réflexion européen a son pendant français, sous la forme d’un groupemiroir animé par le Commissariat général au développement durable (CGDD). Ce groupe de travail se fixe pour objectifs de partager l’information sur les financements mais aussi d’influer sur les orientations définies à Bruxelles tant en termes de normes que de priorités. Les responsables de projets en matière de smart city souhaitant apporter leur expertise peuvent se rapprocher du CGDD pour participer aux réunions de ce groupe de travail.

L’approche retenue par Bruxelles repose sur trois principes :

  1. Une étroite collaboration entre secteur public, secteur privée et monde de la recherche
  2. Une vision large de l’innovation : dans les modèles économiques, les technologies comme sur le mode de contractualisation avec le secteur public.
  3. Une approche intégrée des sujets/thématiques : énergie, mobilité, bâtiments basse consommation, réseaux et objets intelligents, etc.

Concrètement le plan européen va déboucher sur plusieurs appels à projets d’ici 2020 dont le premier a été lancé le 11 décembre 2013.

Un appel à projet centré sur le couplage énergie et numérique

L’appel à projets lancé le 11 décembre (sera clos le 7 mai) est doté de 200 millions d’euros pour 2014/2015. Les projets doivent émaner de consortiums villes/industriels issus d’au moins 3 pays membres de l’Union européenne et proposer des solutions innovantes en matière de transports (véhicules électriques) et de l’énergie (smart grids, bâtiments/quartiers passifs ou à énergie positive). Ces projets doivent être réplicables et déployables rapidement. Ils seront financés à hauteur de 70% pour des enveloppes de 18 à 25 millions € par projet. Les villes peuvent participer à ces projets européens selon plusieurs modalités. La collectivité qui porte le projet bénéficie des financements les plus importants mais il existe aussi un statut de « follower » qui donne la possibilité à des villes d’accéder au partage des connaissance et de ses constituer un réseau au niveau européen.

postheadericon Issy grid démontre la nécessité de faire évoluer la réglementation

Le consortium IssyGrid* a fait un point d’étape sur son projet de réseau électrique intelligent à l’échelle du quartier Seine Ouest. Ce projet de smart grid, intégralement financé par des entreprises privées, intègre plusieurs immeubles de bureaux, près d’une centaine de logements ainsi qu’une partie de l’éclairage public du quartier. Dans les prochains mois l’expérience sera étendue à l’écoquartier du Fort d’Issy et intégrera les réseaux de chaleur.

Au cours des derniers mois plusieurs actions ont été entreprises :

  • l’installation de compteurs et de système de visualisation des consommations énergétiques en temps réel dans 94 logements,
  • l’installation d’une infrastructure communicante dans des immeubles de bureau permettant de lancer des “épisodes d’effacement de charge” en heure de pointe,
  • la mise en œuvre de lampadaires intelligents dans trois rues pour adapter l’éclairage aux conditions météorologiques et à l’intensité lumineuses,
  • L’installation d’un poste de distribution électrique reliant des installations photovoltaïques au réseau basse et moyenne tension,
  • Le développement d’un outil de prévision de production d’énergies renouvelables (ENR) locales,
  • La mise en œuvre d’un système d’information pour mesurer les consommations énergétiques à l’échelle d’un quartier.

Le principal mérite de ce pilote est de tester un réseau électrique intelligent à une échelle locale avec un panel d’acteurs représentatifs de l’écosystème des smartgrids : promoteur immobilier, opérateur télécom, équipementier, intégrateur, spécialistes de la domotique ou de la datavisualisation… et les incontournables EDF / ERDF. Ses résultats en termes d’économies d’énergie apparaissent cependant pour le moment assez modestes. Les gains les plus importants portent sans surprise sur l’éclairage public avec une réduction de la facture estimée à 40%. Mais l’éclairage public « intelligent » est un domaine désormais assez éprouvé et qui n’a pas attendu les smartgrids pour se développer. Au niveau d’une tour de bureau, il a aussi été démontré que l’on pouvait remplacer en pleine canicule l’utilisation de la climatisation la journée par du froid produit au cours de la nuit précédente lorsque l’électricité est moins onéreuse (économie d’environ 500 kWh). Enfin, au niveau des logements, la principale difficulté a porté sur l’implication des habitants. Leur participation active passe par des médiateurs, l’utilisation d’un vocabulaire adapté (les notions de courbe de charge et de Kwh restent abstraites) et par la possibilité donnée à l’usager de se comparer par rapport à des profils de foyers ayant les mêmes caractéristiques.

Pour aller plus loin, l’ensemble des acteurs sont d’accord sur la nécessité de faire évoluer la réglementation pour faire en sorte que le smartgrid à l’échelle locale se traduise par des avantages économiques tangibles, pour les particuliers, les collectivités comme pour les entreprises. Plusieurs pistes ont été évoquées : la création d’un statut de producteur local d’électricité à même de revendre localement sa production excédentaire (par exemple le WE pour une entreprise ou une collectivité), l’évolution de la définition des heures creuses pour les ENR ou encore la création d’un tarif d’acheminement de l’électricité différencié en fonction de la présence ou non d’ENR au niveau local. Le consortium promet de faire des propositions mais il n’est pas certains que sur ce sujet les intérêts des parties prenantes au consortium soient convergents… Il reviendra donc aux politiques de se saisir de ce sujet.

*Ville d’Issy-les-Moulineaux, Bouygues Immobilier, Alstom,Bouygues Energies & Services, Bouygues Telecom, EDF, ERDF, Microsoft, Schneider Electric, Steria, Total.

postheadericon Le lancement de l’appel d’offres pour le déploiement de Linky confirmé

Le lancement d’un appel d’offre pour renouveler les 35 millions de compteurs électriques par leur version communicante a été confirmé par le gouvernement. Le déploiement de Linky devrait s’échelonner entre 2016 et 2020 à l’issue d’une première phase concernant 3 millions de compteurs. Linky est présenté comme un maillon essentiel de la transition énergétique, des « smartgrids » et un moyen pour le consommateur de mieux maitriser sa consommation. Ce serait aussi la vitrine d’un savoir-faire français exportable, générant selon les estimations 10 000 emplois non délocalisables…

Ces derniers arguments semblent avoir pesé dans les arbitrages du gouvernement car sur le volet « intelligence », Linky laisse les associations de consommateurs dubitatives. Une partie des services fournis par Linky (analyse et suivi de consommation, contrôle des appareils électriques à distance…) devraient être payants et, faute d’avoir obtenu l’affichage déporté à l’intérieur des logements comme l’ont demandé les associations de consommateur, le suivi en temps réel des consommations pourrait s’avérer très théorique. L’essentiel des bénéfices profiterait en définitive aux électriciens en limitant les interventions et déplacements de personnels grâce à la téléactivation, à la télérelève et la télémaintenance. Des avantages qui bénéficieront aussi aux particuliers sous forme de délais d’intervention raccourcis.

Toute la question est alors de savoir si les gains de productivité de l’électricien générés par Linky suffiront à absorber la facture de Linky, estimé à 5 milliards d’euros. S’il est trop tôt pour l’affirmer l‘augmentation du coût de la facture d’électricité de 5% constitue à cet égard un mauvais signal.

postheadericon Fibre, NFC et ville intelligente dans les priorités de la filière numérique

40 000 emplois pourraient être créés grâce aux technologies numériques selon le « contrat de filière infrastructures numériques » qu’a adopté récemment le Comité stratégique de filière numérique. La fibre optique à domicile, les technologies sans contact – déployées dans une dizaine de grandes villes – et la ville numérique figurent parmi les sept axes retenus par ce document cosigné par le gouvernement et les grands industriels du secteur.

Dans le domaine de la fibre, l’accent est mis sur la formation en alternance aux métiers associés au déploiement du très haut débit. Un secteur qui pourrait générer 10 00 emplois (non délocalisables) et profiter aux jeunes générations, sous réserve de réussir à former les compétences nécessaires.

En matière de NFC, le gouvernement entend favoriser les technologies « SIM based », qui utilisent la carte SIM des téléphones mobiles pour héberger des applications sécurisées (transports, paiement, vie quotidienne…) . Une technologie défendue par les opérateurs mobiles mondiaux, via le GSMA, et aussi par les leaders de la carte à puce que compte la France (Gemalto, Oberthur, Morpho…). Le document souhaite ainsi faciliter le réflexe SIM based dans le public en l’intégrant aux marchés publics. Le rôle des territoires leaders y est par ailleurs réaffirmé pour essaimer les technologies sans contact et avoir un effet de levier.

Dans le domaine de la ville intelligente, le gouvernement souhaite la création « d’une offre française de la Ville (territoire) durable et intelligente » fondée sur les synergies locales et le concept « d’économie circulaire ». Capteurs, internet des objets, open et big data et leur corollaire (pilotage, tableaux de bord, portails, applications mobiles…) sont les mots-clefs du secteur de la ville intelligente qui pourrait générer à lui seul 20 000 emplois. Pour atteindre cet objectif, le document prévoit :

  • La mise en œuvre de démonstrateurs territoriaux
  • De faire évoluer le droit des marchés publics afin de favoriser cette collaboration entre acteurs privés
  • La définition de standards et de normes d’interopérabilité
  • Le développement de formations adaptées
  • Une réflexion sur le business modèle associé à la ville intelligente

Un groupe de travail associant les acteurs publics (dont les collectivités) et privés est prévu pour réfléchir sur cette thématique.

postheadericon Smart city : Nice inaugure un boulevard communicant

Au cœur de la ville de demain seront des centaines de capteurs fournissant des informations en temps réels sur les déplacements, nos comportement de consommation ou encore la qualité de notre environnement. A l’occasion de « l’innovative city convention » dont l’AMGVF était partenaire, Nice a inauguré un boulevard connecté. Le long du boulevard Victor-Hugo, quelques 200 capteurs ont ainsi été implantés par son partenaire Cisco pour compiler diverses informations :

  • niveau de remplissage des conteneurs papier et verre, permettant d’ajuster les tournées des camions de ramassage des ordures
  • niveau de luminosité pour ajuster l’éclairage public aux besoins réels d’éclairage et repérer les problèmes de maintenance
  • caméras « intelligentes » pour la vidéo-protection et le suivi en temps réel du trafic
  • capteurs de température et de qualité de l’air,
  • capteurs de présence d’un véhicule sur les places de stationnement,

Ces données sont centralisées dans le système d’information de la collectivité sur une plateforme unifiée visant à aider les services municipaux à prendre les bonnes décisions. Les données relatives au stationnement sont également mises à disposition des niçois – via des bornes interactives et une application mobile – pour les aider à trouver un place de stationnement (voir cet article). Ces bornes permettent également de trouver un véhicule partagé disponible (auto-bleue, vélo bleu…) et de connaître l’offre de transports publics à proximité. Le mobilier urbain offre enfin une connexion wifi pour faciliter l’accès du plus grand nombre à ces informations.

Présenté comme une première en France, cette initiative en matière d »internet des objets » vient compléter les services sans contact mis en place par Nice depuis 2010 (billettique NFC, paiement, coupons de fidélité…) dans le cadre d’un projet niçois de smart city. Limitée à une artère pour le moment, l’expérience a vocation à s’étendre si l’expérience se révèle positive.

Un projet de développement économique
La vocation du projet niçois est aussi économique car la ville intelligente est un domaine créateur d’emplois et la municipalité se place comme un espace de démonstration de technologies qui peuvent intéresser l’ensemble des grandes métropoles, francaises comme internationales. Outre Cisco, le projet associe de nombreuses entreprises et start up comme Citelum (éclairage public), Sude (mobilité) et Urbiotica (capteurs) et Siradel (ingénierie)

postheadericon Linky : appel d’offres imminent

La ministre de l’écologie, Delphine Batho a annoncé le 4 juin que l’appel d’offres concernant la fabrication des compteurs électriques intelligent « linky » allait être lancé « d’ici la fin juin ». Ces compteurs, déployés dans les 35 millions de foyers, fourniront aux consommateurs des données de consommation et permettront au distributeur d’électricité de réaliser certaines opérations à distance comme la télérelève. Plusieurs éléments restent cependant à régler avant le lancement de ce chantier : Le mode d’accès des consommateurs aux informations (internet ou affichage local déporté comme le souhaite les associations de consommateurs, service gratuit ou payant) et surtout le mode de financement de Linky. Les premières estimations évaluaient Linky à 4,5 milliards d’euros, le PDG d’EDF évoquait pour sa part récemment 5 à 7 milliards. Si Linky doit permettre aux distributeurs de réaliser des économies, avec en particulier diminution des déplacements d’agents à domicile, celles-ci ne devraient pas couvrir l’intégralité des coûts de déploiement.

postheadericon Des auditions sur les smarts grids le 4 juin à l’AMGVF

Dans le cadre d’un groupe de travail sur la ville intelligente et du partenariat de l’association avec les Interconnectés, l’AMGVF organise une première série d’auditions sur les smart grids le 4 juin prochain. A un moment où les expériences se multiplient (Issy-les-Moulineaux, Lyon-confluence, Montpellier….) et où se tient le débat sur la transition énergétique il a paru utile de faire le point sur ce sujet. On rappellera que le principe des smart grids est de faire converger réseaux de télécommunications et réseaux électriques pour injecter de « l’intelligence » sur l’ensemble du réseau, du consommateur au producteur. L’objectif est en effet d’optimiser production et consommation, d’intégrer à les micro-installations (solaire, éoliennes…) et de faciliter stockage et destockage de l’énergie pour que, par exemple, les régions excédentaires en énergie solaire puissent en faire bénéficier les régions septentrionales. Un vaste projet – Jeremy Rifkin, grand théoricien des smartgrids, estime qu’il s’agit de la 4eme révolution industrielle – qui mobilise industriels, distributeurs, start-up mais aussi les collectivités territoriales. Ces auditions* permettront de mieux connaitre les enjeux des smartgrids pour les collectivités et d’avoir un retour sur les expériences les plus significatives.

*Accès strictement réservés aux membres de l’AMGVF, inscription et programme détaillé auprès de Caroline Porot (c.porot (at) grandesvilles.org) chargée des relations institutionnelles à l’AMGVF

postheadericon Le coût de Linky réévalué à la hausse. Des synergies avec Gazpar ?

Au cours d’une audition d’Henri Proglio dans le cadre du débat sur la transition énergétique, le PDG de EDF a réévalué le coût du compteur intelligent Linky à une fourchette de 5 à 7 milliards d’euros, contre 4,7 Mds selon l’estimation initiale. Une révision à la hausse qui serait liée à une plus juste prise en compte des coûts de déploiement, notamment en zone rurale. La facture ne devrait cependant « pas peser sur la facture » des consommateurs a-t-il précisé. Le distributeur mise en effet sur les gains de productivité (suppression du déplacement des agents en particulier), la réduction de la fraude et les économies d’énergies pour absorber la facture. Ce « business plan » doit cependant être confirmé a averti le PDG d’EDF qui espère finaliser sa stratégie de déploiement d’ici l’été. Parmi les derniers points à régler figurent le « schéma contractuel » avec les autorités concédantes qui sont propriétaires des compteurs, mais aussi la protection des données personnelles et les conditions d’accès aux informations de consommation.

Communication commune avec Gazpar ?

Les retards pris par Linky font que le calendrier de déploiement du compteur électrique devrait coïncider avec son homologue Gazpar. Ce compteur de gaz « évolué » sera déployé chez environ 11 millions de consommateurs, résidentiels et petits professionnels. Les modalités de son déploiement font actuellement l’objet d’une consultation publique menée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) . Le déploiement s’effectuera en 2 temps. La période 2011-2015 est dédiée à la conception de la solution et à des tests réalisés sur 1000 compteurs, le déploiement généralisé s’étendant de 2015 à2022. D’un coût total de 1 milliard d’euros, son financement sera assuré en partie par des économies sur les remplacements planifiés de compteurs et par « le tarif » appliqué au consommateur. Si l’idée de mutualiser les déploiements avec Linky, un temps évoquée, a été abandonnée des synergies et une coordination des deux projets sont en revanche envisagées. Les plannings de déploiement pourraient en effet être mutualisés, de même que la communication auprès des usagers. Et dans ce domaine il y a du travail à faire car plus de deux tiers des français ne connaissent pas Linky

postheadericon Combien de compteurs intelligents dans la maison de demain ?

Si l’on entend beaucoup parler de Linky – le compteur électrique « intelligent » censé permettre au consommateur de mieux maitriser sa consommation – c’est loin d’être le seul boitier intelligent qui s’apprête à investir la maison de demain. Eau, gaz, qualité de l’air, sécurité incendie, consommations numériques… toutes sortes de données peuvent être collectées à distance via des capteurs et centralisés dans des boitiers intelligents. Y aura-t-il autant de compteurs que d’usages ? L’approche métier aujourd’hui privilégiée par les opérateurs de réseau (cf. Linky) pourrait le laisser penser.

Mais c’est un sujet sur lequel se positionnent également les opérateurs télécoms qui verraient bien dans leur « box » la future plateforme de gestion de la domotique de la maison du futur. Du reste, ce n’est pas un hasard si l’opérateur SFR s’est allié récemment à Suez environnement via sa filiale Ondeo Systems pour réfléchir à « une solution de télérelève universelle permettant le transport et la gestion de tout type de données de la ville et de ses habitants grâce à l’utilisation d’un boîtier numérique. » Il restera à savoir, au vu de la controverse actuelle sur Linky qui ne concerne pourtant « que » l’électricité, si ce type de solution sera du goût de la CNIL et des associations de consommateurs.

TIC*