Articles avec le tag ‘Réseaux sociaux’

postheadericon Les grandes villes de plus en plus présentes sur Twitter et Facebook

L’institut Edgard Quinet a publié la seconde édition de son baromètre annuel sur les collectivités territoriales et les réseaux sociaux*. Les pages Facebook et comptes Twitter officiels de 50 grandes villes ont ainsi été passés au cible.

Cette étude révèle que 78% des villes de l’échantillon sont présentes sur Facebook et 66% sur Twitter contre 64% et 50% un an auparavant. Une augmentation qui s’accompagne d’une forte croissance de leur audience. Les pages Facebook comptabilisent ainsi en moyenne 7200 fans et les comptes Twitter 5900 followers. Les villes les plus actives sur Facebook sont Paris, Grenoble, Clermont-Ferrand et Bordeaux. Sur Twitter, Paris est également en tête, suivie de Bordeaux, Toulouse et Nantes. (voir le palmarès)

L’usage de réseaux sociaux tend par ailleurs à se professionnaliser avec une nette régression des pages vides ou alimentées automatiquement par un flux RSS (-15%). Ainsi, 26% des villes ont des pages avec des contenus renouvelés plusieurs fois par jour, des jeux et une vraie logique communautaire. Idem pour les fils Twitter qui ont notamment connu un net regain d’activité avec les intempéries de l’hiver dernier, Twitter contribuant à informer en temps réel les usagers de la route et des transports publics.

Une enquête complémentaire auprès des usagers a montré que les attentes des internautes portaient sur des informations actualisées, centrée sur la vie quotidienne et les activités sportives et culturelles présentées dans des formats attractifs (photos, vidéos…). Les réseaux sociaux s’avèrent très complémentaires des sites institutionnels en autorisant une hiérarchie de l’information plus souple, un ton moins formel et en étant nativement fait pour l’interaction.

La réactivité apparaît comme une des clés du succès des initiatives prises par les villes. La contrepartie est évidemment la mobilisation d’une équipe (plutôt que d’un community manager) au sein de la collectivité. Grenoble, cité en exemple par l’étude avec 92000 fans Facebook et 5600 followers, mobilise ainsi 3 personnes du pôle numérique de la ville qui gèrent l’ensemble des sites internet de la collectivité et sa présence sur les réseaux sociaux.

*menée en partenariat avec Les argonautes et Les nouveaux Armateurs

postheadericon Les pages Facebook utilisant un nom géographique réservées aux collectivités

Dans le cadre d’une récente mise à jour de ses conditions générales d’utilisation, Facebook a inclus une clause prévoyant explicitement que les Pages utilisant des noms de lieu génériques soient « gérées par les représentants officiels de ce qu’elles incarnent ». On rappellera que les Pages constituent des mini-sites  thématiques dédiés aux organisations, à distinguer des « profils » qui correspondent à un individu. Même si cela n’est pas une garantie totale contre le cybersquattage, c’est une bonne nouvelle pour les territoires qui n’ont pas (encore) de Page à leur nom. Elle ne doit cependant pas dispenser les collectivités de mettre en place une veille permanente pour suivre leur e-réputation sur internet et les réseaux sociaux.

postheadericon Des réseaux sociaux dans les HLM de Paris et Marseille

Après des expériences pilotes centrées sur l’accès internet à bas cout pour les HLM, notamment à Angers, Brest, Dunkerque et Melun c’est au tour des réseaux sociaux de s’inviter dans les immeubles.Des outils présentés par les offices HLM comme un moyen de « briser la solitude », de moderniser la fonction de concierge mais aussi de garantir la protection des données personnelles qui fait défaut sur les grands réseaux comme  Facebook et Twitter.

Paris Habitat vient ainsi de lancer “De toit à toit”, un réseau social où les 250.000 locataires de l’office parisien peuvent trouver des informations sur leur immeuble, contacter un interlocuteur de l’office, remplir un formulaire ou encore déposer des petites annonces. Un réseau auxquels ont aussi accès les gardiens – qui peuvent ainsi poster des messages utiles aux locataires – et les associations de locataires. Sur un registre similaire, l’office HLM de Marseille et Habitat Marseille Provence (HMP), testent auprès de 700 locataires HLM, un portail de services numériques baptisé « Residacoeur« . Couplé à une offre internet à 5 euros par mois et accessible sur ordinateur comme sur la télévision, ce service donne un accès privilégié à des informations concernant leur quartier.

Lire ces articles présentant le réseau Résidacoeur et de Toit à Toit

postheadericon L’usurpation d’identité doit etre étendue aux personnes morales

Alors que la Loppssi 2 est en discussion à l’Assemblée nationale à partir du 14 décembre, une récente affaire est venue montrer la nécessité d’étendre le champ d’application de son article 2* aux personnes morales. Fin novembre, Nîmes métropole a en effet eu la désagréable surprise de constater l’existence d’un compte Facebook aux couleurs de la communauté d’agglomération. La page ne comportait pas d’éléments malveillants mais reprenait le logo de la CA et un trombinoscope de délégués communautaires. La collectivité s’est inquiétée de la mention d’élus actuellement en campagne électorale. Si la page a pu être supprimée rapidement via la procédure prévue par le site américain la communauté d’agglomération, souhaitant connaitre l’identité de l’usurpateur, a déposé plainte contre X pour «publication d’un montage portant atteinte à la représentation de la personne». Elle ne peut en revanche porter plainte pour usurpation d’identité d’une collectivité puisque le délit n’existe pas (encore).

*« Le fait d’usurper l’identité d’un tiers ou une ou plusieurs données de toute nature permettant de l’identifier en vue de troubler sa tranquillité ou celle d’autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende. Cette infraction est punie des mêmes peines lorsqu’elle est commise sur un réseau de communication électronique ouverte au public. »

TIC*