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postheadericon Le .paris innove dans la gestion des noms de domaine

100 marques, start-ups, emblèmes et symboles de la capitale ont été autorisés le 21 février dernier à déposer leur nom de domaine avec la toute nouvelle extension géographique .paris. Parmi eux, la Tour Eiffel, la RATP, Aéroports de Paris ou encore la Géode le Grand palais et quelques amoureux de la capitale. Depuis 5 ans, la ville travaille sur ce dossier qui ouvre la possibilité pour la collectivité – aidée par deux partenaires techniques, l’ AFNIC (gestionnaire du .fr) et CORE – de délivrer des noms de domaine de premier niveau (TLD) et de contribuer ainsi au rayonnement numérique mondial de la capitale.

Ces 100 entités ont été choisies parmi 300 dossiers pour tester un dispositif dont l’ouverture au grand public est programmée pour la fin d’année. La ville a en effet voulu éviter la spéculation qu’induit la règle du « premier demandeur premier servi » qui prévaut pour la plupart des noms de domaine  (.com, .net…). Elle souhaite en particulier que l’ouverture se fasse dans le respect des droits de propriété intellectuelle tout en ouvrant la possibilité à tous les parisiens et fans de la capitale de pouvoir utiliser un nom en .paris moyennant quelques dizaines d’euros par an. Des recettes qui seront partagées entre les gestionnaires techniques, qui ont avancé les sommes liés au dépôt du dossier à l’Icann, et la ville.

La méthode utilisée par Paris est regardée de près par les promoteurs des autres TLD autorisés par l’ICANN – .alsace, .aquitaine, .corsica et .bzh – qui sont tout aussi soucieux de préserver de futurs cybersquattages.

postheadericon Noms de domaine : Paris et la Bretagne ont leur propre extension

L’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann) a validé le 10 mai 2013 le .paris pour la capitale française et le .bzh pour la Bretagne. Pour Jean-Louis Missika, adjoint au maire de Paris, chargé de l’innovation « l’ouverture du .paris correspond à la création d’un nouveau territoire numérique, que les Parisiens, grands Parisiens et amoureux de Paris vont pouvoir s’approprier. Ce sera notamment l’occasion de travailler, grâce à des appels à projets, à l’émergence de nouveaux services numériques locaux ». Pour la Bretagne le .bzh Bretagne devrait contribuer à « une nouvelle visibilité internationale de la région ».Le 10 mai, l’ICANN a donné son aval pour la création de 300 nouveaux noms de domaines de premier niveau, dont la grande majorité correspondent à des marques (Hermès, Axa…) l’Alsace, la Corse et l’Aquitaine attendent encore le traitement de leur dossier.

Qui pourra déposer un .paris ?

La ville précise que le « Le .paris s’adresse à tous les amoureux de Paris, et à tous les acteurs économiques en lien avec Paris. Géographiquement, le .paris inclut évidemment toute la zone d’activité de Paris (Grand Paris, région Île-de-France, Bassin Parisien,…). Toutes les personnes ayant une résidence dans cette zone, ou souhaitant témoigner un attachement à cette région, ainsi que toutes les personnes morales ayant une implantation ou une activité dans Paris ou sa région, pourront demander un domaine en .paris ». Les conditions financières n’ont pas été défini mais il serait de l’ordre de ce qui se pratique ailleurs (45€/an pour le .cat de Catalogne).

postheadericon L’AFNIC confirmée dans son rôle de gestionnaire du .fr

L’association française pour le nommage internet en coopération (AFNIC) a été confirmée par l’Etat dans son rôle de gestionnaire du « .fr » par un arrêté en date du 25 juin 2012. L’AFNIC, qui devait faire face à deux dossiers concurrents, a pris plusieurs engagements pour assurer de l’extension française. Le prix de l’extension, déjà inférieure de 20% au .com devrait ainsi baisser de 5% dans les deux ans à venir. Les bénéfices tirés de la commercialisation du du .fr seront par ailleurs versés à un Fonds de Soutien au Développement de l’Internet, doté d’une gouvernance indépendante, qui financera des actions de recherche pour le développement d’Internet. Enfin, l’Afnic a pris des engagements forts en matière de sécurité, l’infrastructure technique de gestion des noms de domaine étant de plus en plus l’objet de cyber-attaques. Dans ce sens, elle travaillera avec  l’Anssi et l’Etat avec lequel l’association va bâtir un protocole de coopération.

On rappellera que l’Afnic est  un interlocuteur important des collectivités pour tout ce qui relève du cybersquattage, sujet sur lequel elle gère une procédure d’arbitrage L’association a également appuyé la candidature de la ville de Paris dans la création de l’extension internationale .paris géré par l’ICANN.

postheadericon Paris aura son .paris

Paris fait partie des cinq collectivités françaises avec les régions Alsace, Aquitaine, Bretagne (.bzh) et Corse (.corsica) à avoir demandé une extension internet au nom de la collectivité. Un chiffre modeste – sur le 193 000 dossiers reçus par l’Icann – mais il faut dire que l’enregistrement du dossier auprès de l’Icann coutait 185 000 dollar et reviendra à 25 000 dollars par an. Plusieurs autres grandes villes européennes ont fait de même avec notamment Londres, Helsinki, Madrid, Hambourg ou Barcelone.

Pour Paris, qui avait lancé un mini site pour soutenir cette initiative, ce nom de domaine devrait contribuer à renforcer l’attractivité de la capitale et de sa région qui compte plus de 12 millions d’habitants. Elle facilitera également l’identification de dizaines d’événements, d’organisations et de PME sur les moteurs de recherche qui bénéficieront d’un meilleur référencement naturel grâce au dépôt d’un nom de domaine tel que restaurant.paris, hotel.paris, activite.paris…

Les premiers enregistrements de noms sont annoncés pour le premier trimestre 2013.

postheadericon Dépôt des premiers noms de domaine .fr accentués

Depuis le 3 mai, 30 nouveaux caractères tels que le « é, è, ê, à ou encore β » sont disponibles à l’enregistrement pour les noms de domaines gérés par l’AFNIC (.fr, .re, .yt, .pm, .wf et .tf).

Comme le montre le premier bilan publié par l’AFNIC, les caractères é et è sont les plus demandés et plusieurs communes (dont Besançon) auraient d’ores et déjà réservé leur nom.

On rappellera que du 3 mai au 3 juillet 2012, période dite de « Sunrise », seuls les titulaires de .fr, .re, .yt, .pm, .wf et .tf en version ASCII (non accentuée) sont autorisés à déposer des variantes de leurs noms de domaine en utilisant ces nouveaux caractères. Passé la date du 3 juillet, l’enregistrement sera ouvert à tous, selon la règle du « premier arrivé premier servi », avec les risques de cybersquattage qui en découlent…

postheadericon Les noms de domaine des communes bientôt moins bien protégés ?

Un article (n°19) de la loi n° 2011-302 du 22 mars 2011 portant diverses dispositions d’adaptation de la législation au droit de l’Union européenne en matière de santé, de travail et de communications électroniques a modifié la gestion des noms de domaine gérés par la France (.fr, .re). Si le texte prévoit une protection des noms de domaine des collectivités, il introduit des exceptions :  l’enregistrement ou le renouvellement des noms de domaine peut être refusé ou le nom de domaine supprimé lorsque celui-ci est « identique ou apparenté à celui de la République française, d’une collectivité territoriale ou d’un groupement de collectivités territoriales ou d’une institution ou service public national ou local, sauf si le demandeur justifie d’un intérêt légitime et agit de bonne foi ».On attend encore un texte réglementaire pour définir les notions « d’intérêt légitime » et de « bonne foi » mais il est d’ores et déjà certain que les noms des collectivités seront à l’avenir moins bien protégés qu’avec le cadre juridique qui prévalait (l’Afnic refusait jusqu’ici systématiquement l’enregistrement de noms de domaine figurant dans la liste des noms de communes de l’Insee si le demandeur n’était pas une collectivité). En ce qui concerne les litiges, là encore il y a incertitude : les procédures de conciliation vont être modifiées, les existantes disparaissant au profit d’une nouvelle procédure annoncée pour fin juin (voir cette interview du directeur de l’Afnic).

postheadericon Une assise législative pour le .fr, du nouveau du coté des extensions géographiques

A l’occasion d’un projet de loi discuté à l’Assemblée nationale, le cadre juridique de la gestion des noms de domaine gérés par la France a été consolidé. Comme l’avait demandé le Conseil constitutionnel, la loi stipule que « les noms de domaine sont attribués et gérés selon des règles non discriminatoires et transparentes, garantissant le respect de la liberté de communication, de la liberté d’entreprendre et des droits de propriété intellectuelle ». Le texte confirme également les droits des collectivités territoriales, groupements de collectivités territoriales, institutions et services publics nationaux ou locaux sur leur domaine.

Par ailleurs, on signalera que l’Afnic (Association française pour le nommage internet en coopération) a précisé les conditions dans lesquelles les collectivités pourraient gérer – elles-mêmes ou via un tiers – leurs propres extensions comme  le « .paris » ou « .bordeaux ». Annoncée en 2008 par l’Icann, le gestionnaire américain des noms de domaine de premier niveau, la création de nouvelles extensions a cependant pris du retard. La mise en place de ces nouvelles extensions ne se fera pas avant un an mais, compte tenu du dossier à élaborer pour candidater, l’association recommande aux collectivités « de prendre relativement rapidement une décision structurante quant à l’intérêt pour elles de se porter candidates à l’obtention d’une extension ».

TIC*