Articles avec le tag ‘NFC’

postheadericon Une dizaine de grandes villes candidatent à l’appel à projet sans contact

Selon nos informations, une dizaine de grandes villes – parmi lesquelles Caen, Bordeaux, Lille, Strasbourg… – ont déposé un dossier pour être labellisées « Territoires leader du sans contact mobile ». On rappellera que le ministère de l’Industrie a souhaité étendre l’expérimentation niçoise (démarrée en mai 2010) à d’autres territoires pour multiplier les usages concrets et innovants des technologies sans contact (transports, tourisme, commerce, dépendance….) et donner un signal fort aux acteurs du marché des NFC (opérateurs, équipementiers…). On connaitra la liste des « 3 à 5 collectivités » labellisées vers la fin octobre. Le label donnera aux collectivités retenues la possibilité de financer des études et de participer à un réseau d’échanges sur les services sans contact. Les projets qui émergeront seront ensuite susceptibles de bénéficier de l’argent du grand emprunt dans le cadre des appels à projet sur la ville numérique.

postheadericon 3 à 5 collectivités seront labellisées « Territoires leader du sans contact mobile ».

Dans la suite du lancement de « Nice, ville sans contact mobile » en mai dernier plusieurs signaux montrent que la technologie NFC est (enfin) sur le point de décoller. Un décollage qui pourrait beaucoup profiter à la France selon le ministre de l’Industrie Christion Estrosi car « le sans contact représente aujourd’hui un gisement d’emploi et la France a la capacité de devenir leader mondial du sans contact » a-t-il expliqué à l’occasion d’une demi-journée organisée par le Forum des services mobiles sans contact. Au niveau mondial, en effet, l’équipementier Nokia a annoncé doter l’ensemble de ses nouveaux mobiles en NFC et des villes comme Moscou et Pilsen ont lancé des initiatives importantes en matière de services sans contact. En France, l’opérateur Orange a aussi donné un signal fort en commandant plusieurs centaines de milliers de mobiles NFC dans l’objectif d’en équiper 500 000 de ses clients. En outre, les grandes métropoles s’emparent également du sujet avec des projets comme Bordeaux cité digitale, Caen cité numérique ou encore Lille Métropole ubiquitaire qui comportent tous une dimension mobile/ sans contact/ RFID.

L’intérêt des industriels sera cependant d’autant plus grand que ces initiatives se multiplient, ouvrant la voie à un marché de masse. Or, comme le montre l’exemple niçois, le rôle des collectivités et autorité organisatrices des transports est décisif pour fédérer les acteurs et favoriser la création de services interopérables et accessible à un large spectre d’utilisateurs. C’est la raison pour laquelle le ministre de l’industrie a lancé un processus de labellisation des villes « territoires leader du sans contact ». La sélection des projets labellisés se déroulera en deux temps avec une présélection des projets entre fin septembre et mi-octobre sur la base d’un dossier de candidature à remettre avant le 30 septembre 2010 et, ensuite, la labellisation de 3 à 5 territoires dont la liste sera rendue publique en décembre. Les territoires présélectionnés bénéficieront « d’un accompagnement personnalisé à la conception détaillée de leur projet » est-il précisé. Cette labellisation devrait faciliter l’éligibilité des projets à l’obtention de subsides du grand emprunt a expliqué le ministre.

postheadericon Ville numérique, transports intelligents, votre avis sur les priorités du grand emprunt

Nathalie Kosiusko-Morizet, la secrétaire d’Etat à l’économie numérique vient de lancer une consultation publique sur les priorités du grand emprunt en matière d’usages et de contenus numériques. On rappellera que sur les 4,4 milliards affectés au numérique via un Fonds pour la Société Numérique (FSN), 2,5 sont destinés aux usages, les 2 milliards restant étant fléchés au financement des réseaux très haut débit. L’objectif du gouvernement est de favoriser le co-investissement public/privé en favorisant des projets ayant un fort impact économique en termes d’activité, d’emploi comme d’aménagement du territoire. Parmi les neuf priorités affichées, figurent plusieurs domaines intéressant directement les grandes villes : ville numérique, transports intelligents et e-education.

La consultation, organisée autour d’une quarantaine de questions (!?!) , porte notamment sur :

  • L’articulation entre la politique en matière de réseaux THD et le volet usage
  • Les priorités en matière de numérisation du patrimoine, les modes de mutualisation pour la mettre en œuvre et pour valoriser les contenus,
  • Le rôle des collectivités en matière de développement des transports intelligents et de la ville numérique au sens large : utilisation de capteurs (en particulier pour les politiques environnementales), des technologies sans contact, domotique, développement des applications mobiles…
  • Les besoins des administrations en matière de cloud-computing
  • L’accès aux données publiques…

Les réponses sont à adresser au secrétariat d’état d’ici le 7 juillet prochain.

postheadericon Réseaux 3G : saturation, coûts d’accès et services mobiles au citoyen

Aux États Unis, l’opérateur ATT vient de décider de mettre fin aux forfaits 3G illimités, les dépassements de téléchargement de données étant désormais  facturés au prix fort. Une décision qui est une réponse au risque de saturation des réseaux mobiles américains, lui même largement imputable au succès des iphone, ipad et autres smartphones. En France, ce risque existe également, car les ventes de smartphones et clefs 3G connaissant une croissance exponentielle  et 4 millions de français se connectent désormais quotidiennement à l’internet mobile, soit deux fois plus qu’il y a un an. Les fréquences 3G résiduelles que vient d’attribuer l’Arcep aux opérateurs mobiles devraient permettre aux opérateurs de récupérer des marges de manœuvre… mais pour combien de temps ? Les ressources hertziennes sont en effet limitées comme l’ont du reste rappelé les opérateurs mobiles à l’occasion des débats sur la neutralité du Net. Aussi les opérateurs réfléchissent-ils à des solutions alternatives comme l’utilisation d’antennes domestiques reliés à un réseau filaire (Femtocell, proposé par SFR ou Free) ou encore l’utilisation des réseaux Wifi et Wimax en complément de la 3G dans les zones les plus fréquentées. On soulignera que cette problématique n’est pas neutre pour les grandes villes qui lancent des services mobiles sous forme d’applications pour smartphones ou de services NFC. Ces applications, déclinaison d’un service public (données sur les transports, plans, informations touristiques….) sur téléphone mobile, sont en effet gratuites… hors coûts de connexion au réseau. Or si ces coûts de connexion sont systématiquement facturés et pèsent encore un peu plus sur la facture télécom des ménages, il y a là le risque d’un service public à plusieurs vitesses, en fonction des moyens de l’usager. Voila qui pourrait (re)légitimer l’intervention des collectivités dans la création de réseaux Wifi/Wimax gratuits sur les espaces publics urbains.

postheadericon Nice : les services sans contact-NFC déployés

La ville de Nice accueille depuis le 21 mai le plus important pilote jamais réalisé en Europe en matière de sans contact / NFC. L’objectif est de cette opération est d’être l’ultime étape avant la généralisation des services NFC en France. Contrairement aux précédentes expérimentations (Caen, Strasbourg, Marseille, Paris…), Nice concerne plusieurs milliers d’utilisateurs ayant acheté un mobile NFC ou titulaires d’une carte de paiement sans contact avec des services multiples qui ont vocation à perdurer. Les services d’ores et déjà opérationnels sont :

  • Achat, validation de son titre de transport via un mobile NFC et une application dédiée. Consultation des horaires, des perturbations et accès à des informations locales à partir de « tags » apposés sur les arrêts de bus et tramway. D’ici la fin de l’année 1500 arrêts seront dotés d’étiquettes NFC (800 aujourd’hui)
  • Paiement dans les commerces, postes et autres grands magasins avec son mobile ou carte de paiement NFC. Le paiement sans contact ne requiert un code PIN qu’à partir d’un seuil de 20 euros (carte) ou 25 euros (mobile). Aujourd’hui 500 commerçants sont équipés en terminaux de paiement compatibles, le chiffre devrait atteindre 2 à 3000 à la fin de l’année.
  • Visite du vieux Nice et du Musée d’art contemporain (Mamac) avec accès à des contenus multimédias depuis des étiquettes NFC (ou tags 2D) apposés sur une vingtaine de monuments.

postheadericon Les villes invitées à candidater pour un label « services mobiles sans contact »

A l’occasion du lancement de l’opération Nice ville sans contact, le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi a annoncé le lancement d’un « appel à déclaration d’intentions » de collectivités territoriales ou autorités organisatrices de transport pour devenir « villes services mobiles sans contact ». « Nous sélectionnerons les agglomérations proposant les démarches les plus ambitieuses et dont les applications concerneront des territoires significatifs ». L’objectif est de « donner de la visibilité aux industriels pour les inciter à investir massivement dans le domaine du NFC (constructeurs de téléphones, de terminaux de paiement, de valideurs de transport…). Les collectivités impliquées seront invitées à mutualiser leurs expériences et bonnes pratiques afin de préfigurer la généralisation des services sans contact/ NFC annoncée pour 2012. Le label permettra aux villes de bénéficier d’une partie du volet services numériques du grand emprunt national (2, 5milliards d’euros).

postheadericon L’Arcep se penche sur les services mobiles sans contact

Testé comme moyen de paiement, titre de transport, carte de fidélité ou badge d’accès (…), le téléphone mobile NFC (pour Near field communication) ouvre d’intéressantes perspectives dans des domaines très variés. Néanmoins le décollage des NFC est conditionné par la levée de plusieurs obstacles, à commencer par la disponibilité effective de terminaux compatibles. L’Arcep vient de lui consacrer une petite étude et identifie deux catégories de freins pour le contexte français.

Tout d’abord, elle estime qu’il faut rassurer les utilisateurs sur un certain nombre de questions pratiques (que se passe-t-il en cas de perte du mobile, de vol, de batterie à plat…) et, surtout, sur la protection des données personnelles. L’Arcep estime aussi qu’« il conviendra de veiller attentivement à ce que le consommateur garde une totale liberté de choix et de changement de ses fournisseurs de services ».

Mais l’autorité soulève également des interrogations sur le modèle économique et la « chaine de valeur » entre des acteurs très nombreux (opérateurs mobiles, banques, acteurs des transports, distribution…). « Il n’est pas certain que les modèles économiques proposés par les opérateurs mobiles convainquent les acteurs de la banque et de la grande distribution de porter les services mobiles sans contact sur les téléphones. D’autres supports, les cartes sans contact et les puces autocollantes, pourraient contenter ces acteurs, au moins à court terme. Un autre écueil pour les opérateurs mobiles serait d’intégrer la technologie sans contact au téléphone sans en tirer réellement partie, comme c’est le cas pour la technologie Bluetooth » écrit l’Arcep en conclusion de son étude. On soulignera que ces remarques valent aussi pour les collectivités pour le domaine des transports. Elles peuvent être tentées de se tourner vers des supports plus rapides à mettre en œuvre comme les clefs USB pour offrir des services sans contacts (option retenue par Montpellier).

Il faut espérer que sur toutes ces questions, l’expérimentation qui doit démarrer prochainement à Nice apportera des réponses satisfaisantes.

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