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postheadericon NFC : accord de financement pour 9 villes et une rallonge de 5 millions d’euros

Le ministre de l’économie numérique Éric Besson a annoncé mercredi 21 mars la signature de 9 conventions de financement au titre de l’appel à projets Ville intelligente / NFC lancé dans le cadre des investissements d’avenir. Il s’agit des villes de Bordeaux, Caen, Grenoble, Marseille, Mulhouse, Strasbourg, Toulon et Toulouse auxquelles s’ajoute le Comité régional du tourisme d’Île-de-France. Le montant cumulé des conventions atteint 14,2 millions d’euros, l’investissement des collectivités atteignant au total 43,6 millions d’euros. On rappellera que l’accord de principe du gouvernement annoncé fin 2011 portait sur 17 collectivités. Cela signifie que pour les 8 collectivités restantes les conventions sont toujours en cours de négociation.

Par ailleurs le ministre a annoncé le déblocage de 5 millions supplémentaires ce qui porte l’enveloppe globale consacrée aux projets  NFC des collectivités à 25 millions d’euros. Une partie de cet argent devrait permettre  de financer l’application billettique nationale sur laquelle travaillent aujourd’hui l’agence française pour l’information multimodale et la billettique (AFIMB) en collaboration avec le GART et  les collectivités locales.

 

postheadericon Appel à projets NFC : 17 villes présélectionnées pour se partager 20 millions d’euros

Sur les 29 dossiers déposés ce sont finalement 17 projets qui ont été retenus dans le cadre de l’appel à projets « Déploiement de services mobiles sans contact NFC », lancé le 27 mai dernier. Parmi les 17 bénéficiaires, on compte les territoires qui avaient d’ores et déjà été labellisés « territoires leaders du sans contact mobile » –  Bordeaux, Caen (en lien avec Manche numérique), Lille, Marseille, Nice, Paris – Ile de France, Rennes, Toulouse et Strasbourg – mais aussi quelques nouveaux venus comme Besançon, Dijon, Grenoble, (2 projets), Mulhouse, Reims et Toulon. On notera également la présence d’un poids lourds avec le STIF (syndicat des transports d’ile de France) qui devrait permettre aux millions d’usagers des transports franciliens de bénéficier de services sans contact.

Les projets concernent en premier lieu l’accès aux transports publics, présents dans la quasi-totalité des dossiers, les services liés au tourisme, au patrimoine et à la culture, ainsi que sur les services de vie quotidienne et d’information (accès à des bâtiments, renseignements publics…) ou encore l’achat chez les commerçants.

Seul bémol à cette annonce : une procédure d’allocation des subventions qui s’éternise quelque peu alors même que les budgets d’investissement des grandes villes sont quasi clos. Après la désignation des territoires leaders du sans contact mobile (déc. 2010), l’appel à  déclaration d’intention (mai-juillet 2011) et le dépôt formel des dossiers de candidature (octobre 2011) les collectivités citées ne sont que finalement que « présélectionnées »… Le communiqué du ministère de l’industrie précise en effet que « les collectivités pré-sélectionnées sont invitées à rechercher les synergies entre projets » pour être certaines de bénéficier d’une part des 20 millions d’euros alloués à cet appel à projet. Une clause qui ne devrait cependant pas handicaper les grandes villes les plus en avance sur ce sujet (Caen, Bordeaux, Marseille, Nice et Strasbourg) et dont les projets sont d’ores et déjà lancés ou en phase de lancement. Elles devraient du reste être les premières à signer les conventions de financement avec la Caisse des dépôts qui pilote cet appel à projets.

postheadericon NFC : les villes pilotes souhaitent mutualiser

Après Nice, Caen et Strasbourg, Bordeaux a lancé la semaine dernière son bouquet de services sans contact, utilisant la technologie NFC*. Le projet Bordelais se distingue par le fait qu’une carte ville (Bordeaux ma ville) préexistait avec d’ores et déjà de nombreux services : accès piscine et bibliothèque, accès résident à certains quartiers, transports urbains… L’objectif de la ville et de la CUB est de porter ces services sur le mobile tout en étoffant son offre de services : accès à des informations contextuelles via des tags NFC ou des flashcodes, pass’ touristique, services à la personne, paiement et couponing dans les commerces en partenariat avec les banques et commerces…

Les thématiques du projet bordelais ont beaucoup de points communs avec celles promues par les territoires investis dans le déploiement de services sans contact. Aussi six d’entre eux ont-ils décidé – Bordeaux, Caen, Marseille, Metz, Strasbourg, et Toulouse –de s’unir pour échanger et partager leur expérience autour des services sans contact de proximité. L’objectif de cette association informelle est notamment d’échanger des cahiers des charges et de partager, éventuellement, des coûts de développement via un groupement de commande.

Dans cet esprit, Caen soutient du reste le projet « EasyMove » porté par son pôle de compétitivité Transactions électroniques sécurisées (TES). Lancée la semaine dernière cette plateforme vise à faciliter la diffusion des services NFC de proximité, au premier rang desquels figurent ceux des collectivités territoriales. A l’image de l’Apple store ou de l’Android Market cette plateforme hébergera toutes les applications NFC. A la différence de ceux-ci cependant, EasyMove  sera gratuite et proposera des applications pour tous types de mobiles ou de cartes sans contact.

On signalera enfin que les résultats de l’appel à projets NFC lancé par le gouvernement dans le cadre des investissements d’avenir, auquel on candidaté une quinzaine de grandes villes sont attendus (au moins officieusement) dans les jours qui viennent.

*Near field communication ou communication en champ proche

 

postheadericon Deux guides pour aider les métropoles à déployer des services NFC / sans contact

Alors que les collectivités viennent de déposer des « déclarations d’intention » pour déployer des services fondés sur la technologie NFC (paiement sur mobile, billettique sur mobile, info géolocalisée…) avec le soutien des crédits du grand emprunt (voir cet article), le Forum des services mobiles sans contact vient de publier un guide qui leur est destiné.

Ce guide, alimenté par les échanges avec les 9 territoires leaders du mobile sans contact*, est composé de deux tomes.

Le premier dresse un état de l’art des technologies sans contact et un panorama des usages possibles dans la vie quotidienne : paiement, accès aux services publics, transports, lecture de tags… Il évoque également les différentes expériences menées ces dernières années en particulier à Nice.

Le second document propose une méthodologie pour le déploiement de services mobiles sans contact dans les territoires. Il doit permettre aux collectivités de structurer la conception et la planification de leurs services mobiles sans contact. Ce document,

  • vise à donner au lecteur une vision globale des services que permet la technologie NFC ainsi que le rôle primordial de la collectivité locale dans leurs déploiements.
  • propose une méthodologie pour la phase de cadrage (définition) du projet.
  • comporte des fiches thématiques sur les services socles du NFC (information, services publics, transport, paiement)
  • valorise de bonnes pratiques pour le déploiement de services NFC et suggère des quelques axes de coopération entre territoires pour la mise en place de leurs services.

*Caen, Bordeaux-Pessac, Lille, Paris, Marseille, Nice, Rennes, Strasbourg, Toulouse.

postheadericon Ville numérique : quelques précisions utiles sur l’ Appel à projets collectivités

Suite à une réunion organisée avec le Commissariat Général aux Investissements et la Caisse des Dépôts, plusieurs précisions ont été apportées sur l’ Appel à projet Ville numérique N°2 « Déploiement des services mobiles sans contact NFC » (téléchargeable à cette adresse).

Concernant la déclaration d’intention (pour rappel, elle est à déposer au plus tard le 1er juillet 2011 midi ) , celle-ci est très légère et peut être rapidement remplie : elle ne demande pas d’engagement formel des collectivités du type délibération. A l’occasion du dépôt de cette déclaration d’intention, les collectivités sont invitées à s’inscrire sur le site dédié : http://cdcinvestissementsdavenir.achatpublic.com. Cette inscription leur permettra notamment d’être destinataires des questions posées par l’ensemble des candidats ainsi que des réponses officielles apportées.

Par ailleurs, pour répondre à toutes les questions sur le montage des dossiers de financement et favoriser la création de partenariats et de synergies entre l’ensemble des collectivités intéressées par les services mobiles sans contact une réunion sera organisée par la Caisse des Dépôts , en lien avec le Commissariat Général à l’Investissement et la Direction Générale de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services , le 6 juillet après-midi à Paris.

Enfin, la date du 1er juillet midi n’exclut pas la participation d’autres partenaires au projet définitif qui doit être finalisé (avec une estimation financière) pour le 14 octobre 2011 midi au plus tard. Les communes, intercommunalités, offices de tourisme et autorités organisatrices de transport ayant raté le délai du 1er juillet pourront bénéficier de financements à partir du moment où leur projet de service NFC s’intègrera dans un projet coopératif porté par un chef de file ayant déposé une déclaration d’intention avant le 1er juillet.

postheadericon 20 millions d’euros pour faciliter le déploiement de services mobiles NFC

L’appel à projet ville numérique réservé aux collectivités est paru le 27 mai au JO (pour le télécharger, c’est ici). Finalement, le commissariat général aux investissements a décidé de limiter ce deuxième appel à projet ville numérique aux NFC (mais il y en aura peut être un troisième sur d’autres sujets comme les capteurs…). Le CGI estime en effet que c’est un sujet stratégique pour la France car les applications NFC vont selon lui« modifier profondément le rapport de l’individu avec son environnement », parce que l’industrie française est particulièrement bien positionnée sur le secteur (le NFC est une techno made in France) et parce que « le nombre d’utilisateurs reste trop faible pour permettre le développement à grande échelle des usages ». Cet appel à projets vise donc à créer un effet de levier pour atteindre « le plus rapidement possible la masse critique d’utilisateurs et de services » . L’appel à projets devrait financer « de l’ordre de 20 à 30 projets pour un montant total d’aide de 20 millions d’euros ».

Les axes thématiques retenus sont : les transport intelligents (billettique, stationnement, vélo en libre service, auto-partage…), les services publics (de l’accès aux bâtiments ou à la piscine au contrôle d’effectivité ) et l’information contextualisées (« tags » offrant des infos géolocalisées pratiques, touristiques ou culturelles).

Cet appel à projet est réservé aux communes et autorités organisatrices de transports qui peuvent seules être chefs de file. Il est organisé en trois temps dans le but de favoriser regroupements, synergies et partenariats avec d’autres niveaux de collectivités ou entités (OT/SI). Jusqu’au 1er juillet les candidats sont invités à remplir un formulaire pour faire part de leurs intentions. Suivra ensuite une période de regroupement/ négociations pour avoir des projets (éventuellement thématisés) portés par une commune/ un AOT chef de file concernant au moins 200 000 habitants. Enfin, à partir du 14 octobre seront sélectionnés définitivement les dossiers de demande de financement.

Parmi les critères de sélection on notera l’interopérabilité et le recours aux logiciels libre ; l’ampleur du déploiement et la pérennité du projet ; l’innovation, l’ergonomie et la simplicité d’utilisation des services proposés et, enfin, la pertinence des partenariats et l’impact économique du projet.

Dans un communiqué daté du 31 mai Michel Destot, président de l’AMGVF,s’est félicité de la publication de cet appel à projets tout en soulignant « que ce premier appel à projets, qui cible exclusivement les services basés sur la technologie sans contact NFC, soit suivi d’un autre appel à projets pour aider les collectivités à bâtir la cité numérique de demain« .

postheadericon Services sans contact : le cadre de déploiement avance

Neuf grandes villes ont été labellisées territoires leader du sans contact mobile par le gouvernement en janvier dernier. La mise en œuvre effective des services mobiles sur le terrain passe cependant par un certains nombre de préalables techniques nationaux qui ne sont pas du ressort des collectivités. On signalera à cet égard trois avancées récentes :

  • La première concerne les transports publics, la billetterie sans contact sur mobile faisant partie des services plébiscités par les grandes villes. Après avoir travaillé sur la rédaction d’un Document Fonctionnel Commun (DoFoCo Mobile NFC), le GART a sorti en janvier avec l’UTP les spécifications techniques associées. Ce document décrit précisément les conditions du déploiement de la billetterie sans contact (émission de l’application, distribution, validation, contrôle, SAV, etc.) dans les transports publics.
  • La seconde concerne le paiement sur mobile NFC. L’Association Européenne Payez Mobile (AEPM), qui réunit quatre opérateurs mobiles et plusieurs banques françaises, a publié début mai les spécifications techniques du paiement par mobile NFC. Ces spécifications, qui portent sur l’interopérabilité et la sécurité du système, vont permettre la déploiement du téléphone mobile comme moyen de paiement à l’échelle nationale « à partir du printemps 2012 » affirme l’AEPM. En outre, les premiers terminaux de paiement électroniques (TPE) sans contact ont obtenu l’agrément du Groupement des cartes bancaires pour être utilisés pour le paiement sans contact à l’aide d’une carte bancaire sans contact ou d’un téléphone mobile NFC.
  • Enfin, l’arrivée des premiers téléphones mobiles NFC se confirme avec la multiplication des annonces ces dernières semaines de la part des constructeurs (Nokia, Samsung, Blackberry…) ou de certains poids lourds du numérique comme Google (le Nexus S est compatible NFC).

Il restera maintenant la partie la plus difficile : déterminer le modèle économique pour que chacun y trouve son compte : opérateurs, industriels, collectivités et usagers. A cet égard, les grandes villes sont toujours dans l’attente d’une aide de la part de l’Etat dans le cadre du « grand emprunt », notamment pour mettre aux normes leurs valideurs de transport. L’appel à projet est annoncé comme imminent…

 

postheadericon Un appel à projets ville numérique ouvert aux collectivités d’ici juin

Ll’AMGVF s’était émue la semaine dernière du fait que l’appel à projet « ville numérique » N°1 lancé le 21 février dans le cadre du programme grand emprunt/investissements d’avenir soit réservé aux entreprises, les collectivités territoriales n’étant mentionnées qu’en tant que co-financeur. Le commissariat aux investissements a été prompt à réagir. Un courrier adressé à Michel Destot, Président de l’AMGVF, député-maire de Grenoble, annonce le lancement prochain d’un appel à projets « ville numérique » dédié aux collectivités locales. Cet appel à projet, précise le courrier signé de René Ricol, Commissaire général à l’investissement, « sera destiné à soutenir les initiatives des collectivités dans le déploiement de services propres à la ville numérique et notamment les services sans-contact ». Dans un communiqué daté du 7 mars « l’AMGVF se réjouit de cette annonce qui vient répondre aux attentes des collectivités locales, principaux acteurs de la ville numérique ». L’appel à projets devrait être publié au plus tard au mois de juin 2011 précise René Ricol.

postheadericon Ville numérique : les grandes villes ne pourront pas postuler mais sont invitées à… co-financer

L’appel à projets ville numérique vient d’être publié et les copies doivent être remises avant le 31 mai 2011. Il porte sur les projets R&D relatifs aux technologies, produits et services innovants liés à la ville numérique. Plus précisément :

  • les outils permettant de collecter l’information générée par l’activité urbaine
  • les outils permettant de traiter l’information et notamment les outils de modélisation et de simulation temps réel
  • le développement de la ville interactive s’appuyant notamment sur de nouvelles interfaces intelligentes et les technologies sans contact / NFC.

D’une façon générale il porte sur tout ce qui peut améliorer le fonctionnement de la ville : sécurité, mobilité, réseaux, information, aménagement/urbanisme.

Comme nous l’avions annoncé cet appel à projet est réservé aux entreprises et aux établissements de recherche (avec juste une fenêtre pour les associations…). Les collectivités locales sont certes mentionnées mais uniquement en tant que co-financeur… Une position pour le moins étonnante car il avait été évoqué, au moins dans ce document, une possibilité pour les collectivités de bénéficier elles-mêmes de financements « ville numérique ». Dans les faits, on voit mal comment ces projets pourront voir le jour (i.e sortir du laboratoire) sans une implication forte des grandes villes, ces dernières étant concernées autant sur le fond (que veut-on mesurer ? pour quoi faire ?) que sur les moyens à mettre en œuvre (accès aux infrastructures physiques et immatérielles de la ville) . Sans financements pour mobiliser leurs équipes et dans des délais aussi courts, il n’est pas certain que la méthode retenue soit la meilleure pour mobiliser les grandes villes.

MAJ 23/02 : L’association des maires de grandes villes de France (AMGVF) a demandé, dans un communiqué de presse,  la mise en place d’un appel à projets ouvert aux collectivités territoriales pour les aider à financer les infrastructures de la ville numérique

postheadericon Neuf grandes villes territoires leaders du sans contact mobile

L’appel à déclaration d’intention pour devenir « territoire leader du sans contact (NFC) mobile » devait déboucher sur la sélection de « trois à cinq projets« . Ce sont finalement neuf candidats qui ont été sélectionnés par Bercy. Il s’agit pour l’essentiel de grandes villes avec Bordeaux (en coordination avec Pessac), Caen (en coordination avec la Manche), Lille, Marseille, Nice, Paris, Rennes, Strasbourg et Toulouse. Pour « expérimenter de nouveaux usages du mobile et tester de nouvelles applications du web 2.0 » les villes sélectionnées seront « accompagnées par une instance de coordination nationale ». En revanche – et les villes sont déçues… – l’aide financière promise n’est pas au rendez-vous. On avait en particulier laissé penser aux candidats qu’ils bénéficieraient de fonds dans le cadre de la ligne ville numérique des investissements d’avenir, mais ces aides iront en fait aux entreprises (cf. cet article).

TIC*