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Chat montée en débit: ce qu’il faut retenir
L’Arcep a organisé un tchat sur la montée en débit fin juillet (le script intégral). Voici ce que l’on retiendra :
- L’offre cible les personnes à plus de 2km des sous répartiteurs. L’objectif est de fournir au moins 10 Mbits/s a plus de 90% des lignes. Il existe environ 20 000 sous-répartiteurs potentiellement éligibles pour la montée en débit, soit plus de 3 millions de lignes…
- Les sous répartiteurs seront désormais systématiquement raccordées en fibre optique à la différence de ce qui se pratiquait pour les NRA-ZO.L’offre NRA-ZO a du reste vocation à disparaitre. Il faudra parler de NRA-MED.
- En termes de coûts, il y a 2 grands postes de coût dans la mise en œuvre d’un projet de MED : le déploiement du lien de fibre optique entre le NRA et le sous-répartiteur (par définition variable car lié au contexte) et l’aménagement du site de MED. Sur ce second poste l’Arcep avance une fourchette de 30 à 50 000 euros pour plus de 80% des sous-répartiteurs éligibles. Il est rappelé que ce sont les collectivités, via leurs délégataires de RIP, qui vont supporter l’essentiel des coûts (NDLR : avec un financement potentiel de l’Etat sur le lien fibre).
- Le réaménagement de la sous boucle pourrait profiter au VDSL2. Ce dernier est en cours d’analyse par l’Arcep, il pourrait arriver début 2012…. Et concurrencer/retarder les FTTH ?
Montée en débit : le « non mais » de l’Arcep
Pour l’Arcep, « Le déploiement de la fibre optique jusqu’à l’abonné (FTTH) constitue la solution la plus pérenne sur la plus grande partie du territoire ». En conséquence l’autorité de régulation engage dans sa recommandation les acteurs privés comme les collectivités territoriales à privilégier cette technologie sur d’autres et notamment l’amélioration des débits ADSL en installant de la fibre jusqu’au répartiteur. L’autorité estime en effet qu’il y a un risque d’effet d’éviction : « Les investissements pour l’accès à la sous-boucle locale sont importants et risquent de n’être que marginalement réutilisables pour le déploiement de la fibre en zones moins denses. Aucun consensus n’apparaît par ailleurs sur la capacité des projets de montée en débit à préparer le FTTH », estime l’Autorité.
En conséquence, l’autorité préconise aux acteurs publics et privés:
- de ne pas déployer de solutions de montée en débit et de concentrer leurs efforts et leurs moyens sur ces déploiements des FttH « Dans les zones où le déploiement du FTTH est prévu à court ou moyen terme (3 à 5 ans) »
- « Là où le déploiement du FttH n’est pas prévu à court ou moyen terme », l’ARCEP estime que la montée en débit peut être mise en œuvre, notamment par les collectivités territoriales.
France télécom devrait proposer d’ici l’été une offre de référence permettant aux opérateurs alternatifs d’accéder à sa sous boucle locale (sous répartiteur). Parallèlement, l’autorité entend travailler sur des « mesures d’accompagnement nécessaires pour pallier les risques concurrentiel ». Pour l’Autorité, la ligne de partage entre FTTH et montée en débit est celle du dégroupage : il ne s’agit pas d’imposer aux opérateurs alternatifs d’aller réinvestir dans des sous répartiteur là où ils ont équipé un répartiteur en DSLAM en amont du réseau. Remarquant qu’il est envisagé par l’Autorité que les collectivités participent financièrement aux réaménagements de réseaux nécessaires à la montée en débit, l’Avicca estime que cet investissement des collectivités dans la sous boucle est « contre-productif », surtout quand il s’agit de faire payer les collectivités les moins bien desservies et les plus pauvres.
