Articles avec le tag ‘Logiciels libres’

postheadericon Logiciel libre : l’Etat partagera les bonnes pratiques avec les collectivités

Le Premier ministre vient d’adresser à l’ensemble des ministres une circulaire invitant les administrations de l’Etat à utiliser les logiciels libres.

Le Premier ministre souligne que les logiciels libre donnent à l’utilisateur « une grande liberté d’utilisation, de modification et de diffusion » et « couvrent un domaine d’emploi très large, à  la fois dans les entreprises privées et dans les administrations ». Il constate également une longue pratique de leur usage au sein de l’administration « qui a permis le développement de compétences et la capitalisation de nombreuses expériences positives. »

La circulaire, d’une vingtaine de pages, valorise les bénéfices du libre notamment pour ce qui concerne les applications utilisées sur la plupart des poste de travail (bureautique, messagerie, navigateur…) qui reposent d’ores et déjà sur de larges communautés. Le document s’engage également à créer au sein de l’Etat un réseau d’expertise et à organiser le support utilisateur, ce dernier point étant souvent présenté comme le point fort des logiciels propriétaires. Il s’engage enfin à promouvoir l’utilisation du libre dans des sphères métiers pour offrir des alternatives crédibles aux solutions des éditeurs et à favoriser le partage d’expériences.

Lors d’une réunion à la DGME, le représentant de la DISIC – la DSI de l’Etat qui a travaillé sur l’élaboration du texte en collaboration avec les DSI des ministères – a affirmé que les collectivités territoriales pourrait bénéficier des ressources créées par l’Etat dans le domaine du logiciel libre, tels que des guides pour mettre en œuvre la migration d’une solution propriétaire vers un logiciel libre.

L’April, association qui promeut les logiciels libre s’est réjouit de cette annonce tout en espérant « que cette circulaire soit un premier pas vers une politique plus volontariste qui mettrait la priorité sur l’usage et le développement de logiciels libres dans l’administration ». De son côté, l’Adullact, qui réunit les collectivités utilisatrices de logiciels libres et anime une communauté de développeurs spécialisés dans les logiciels dédiés au secteur public,  a formé le vœu que  » l’administration et les collectivités territoriales fassent converger leurs efforts d’utilisation raisonnée, de développement et de mutualisation en logiciels libres ».

postheadericon La « nouvelle » stratégie TIC de l’Union européenne

La Commission européenne a révélé dernièrement sa stratégie en matière de numérique dans le cadre du plan Europe 2020. Ce plan ne varie pas fondamentalement par rapport aux précédents (e-Europe, stratégie de Lisbonne…) et fait du numérique l’un des pivots de la croissance européenne. Il propose notamment la création d’un cadre juridique stable pour stimuler les investissements dans les infrastructures, la mise en œuvre d’un marché unique en ligne, l’accroissement de l’utilisation des fonds structurels pour le numérique, une réforme des fonds pour la recherche et l’innovation pour favoriser l’investissement TIC, le développement de l’accessibilité des contenus et services et l’accélération du déploiement du haut et très haut débit. Sur ce dernier point il entend « donner l’accès à l’Internet haut débit pour tous en 2013 et l’accès au THD (30 Mbps ou davantage) pour tous en 2020 » avec 50 % de ménages européens ou davantage connectés à plus de 100 Mbps. Ce plan énonce des objectifs, s’efforce de dégager des moyens, mais ne fixe aucune obligation. C’est notamment le cas en matière d’interopérabilité et d’utilisation de standards ouverts, points qui n’ont pas été repris dans le document final de la Commission. Selon l’April (Association pour le logiciel libre), la commissaire à la Stratégie numérique, Neelie Kroes, pourtant très favorable aux standards ouverts, aurait eu à faire face à l’opposition de la direction générale (DG) du Marché Intérieur de la Commission.

postheadericon En attendant data.gov, Rennes ouvre la voie en libérant ses données publiques

Rennes Métropole, la Ville de Rennes et plusieurs gestionnaires de services publics locaux viennent de faciliter l’accès à des données publiques telles que les horaires des transports, la localisation des équipements (stations de vélos, arrêts de bus, ligne de métro…), les coordonnées des associations de quartier, des infrastructures culturelles et sportives… L’objectif est pour les collectivités bretonnes  d’ouvrir rapidement un site « data.rennes.fr » visant à mettre à disposition de tous, et notamment des développeurs de services innovants (tels que des applications pour smartphone, API Google…) des données au format libre « créative commons ».

Une démarche qui anticipe ainsi sur la volonté exprimée par le gouvernement de réunir sur un site unique, comme cela se pratique aux Etats Unis sur www.data.gov, des données publiques susceptibles d’être réutilisées par des tiers pour proposer des services en ligne ou sur mobile.

Dans ce domaine on soulignera qu’il existe déjà le « Geocatalogue » qui rassemble de nombreuses données publiques provenant d’administrations de l’Etat ou de collectivités locales, mais il est vrai que ce site reste aujourd’hui peu mis en avant,  pas très accessible et très centré sur l’environnement.

postheadericon Sept grandes villes dans le palmarès Ville-Internet 2009

L’association Ville Internet a rendu hier son palmarès 2009 des villes qui ont « mis en œuvre une politique significative en matière de démocratisation des TIC et de leurs usages citoyens ». Sur les 224 collectivités participantes cette année, 63 participaient pour la première fois. Dans le palmarès, 4 grandes villes (sur un total de 16) – Besançon, Grenoble, Metz, Nice – obtiennent les 5 arobases, la meilleure « note » délivrée par le jury. Par ailleurs, trois grandes villes – Clermont-Ferrand, Lille et Montpellier – atteignent le score de 4 arobases (sur 24). Parmi les innovations marquantes ayant contribué au choix des candidats, le jury a sélectionné :

- les modalités par lhttp://blog.grandesvilles.org/wp-admin/post.php?action=edit&post=651&message=1esquelles les collectivités interagissent avec les citoyens dans le débat politique ou dans l’échange avec l’administration locale ;

- la promotion des logiciels libres ;

- l’importance donnée aux publics fragiles, sensibles ou éloignés ;

- l’affichage d’un projet politique autour des TIC ;

- la capacité à s’imposer comme site d’expérimentation dans le domaine des TIC

- avoir été lauréat à d’autres prix, distinctions ou labels divers dans d’autres domaines d’intervention ;

- la prise en compte des problématiques de la « durabilité » ;

- la capacité à se poser en modèle de référence pour d’autres acteurs ;

- la notoriété (presse, revues, rapports…) des collectivités sur les sujets TIC.

postheadericon Un guide sur l’utilisation des logiciels libres par les administrations

La DGME vient de publier un guide sur l’utilisation des logiciels libres dans les administrations. Ce document, validé par la direction des affaires juridiques de Bercy répond aux principales interrogations que se posent les administrations dans le cadre du développement ou de l’utilisation de logiciels libres. Présenté sous forme d’une Foire aux questions,  ce document aborde des thèmes qui vont, des concepts de base – qu’est ce qu’une licence de logiciel libre ? Quelles sont les principales licences ? – à des questions juridiques – Comment exiger des composants libres dans le cadre d’un marché public ? Qui peut prendre la décision de reverser un développement financé par la collectivité ? – en passant par des questions pratiques – comment et où trouver des logiciels libres ?

postheadericon Microsoft condamné… et maintenant ?

Réactions
La Cour de justice européenne a confirmé, pour l’essentiel, la condamnation pour « abus de position dominante » du numéro un mondial des logiciels en mars 2004 par la commission européenne ainsi que le montant de l’amende infligée par Bruxelles (497 millions d’euros). La Commission estimait que Microsoft avait abusé de son « quasi-monopole sur le marché des systèmes d’exploitation – qui équipe 95 % des ordinateurs individuels – afin de restreindre la concurrence » dans le secteur des serveurs, d’une part et, d’autre part dans le domaine des lecteurs audio et vidéo (vente liée entre le système d’exploitation et « Windows Media Player »). Les magistrats ont notamment confirmé que « le degré d’interopérabilité nécessaire retenu par la Commission est bien fondé et qu’il n’y a aucune incohérence entre ce degré et la mesure corrective imposée par la Bruxelles… » et que « l’absence d’une telle interopérabilité a pour effet de renforcer la position concurrentielle de Microsoft sur le marché et risque d’éliminer la concurrence ». Si le parlement européen et la Commission sont félicités de cette décision, elle n’aura peut-être pas autant d’impact qu’on peut le penser : l’amende a déjà été payée et Vista est compatible avec les règles posées par Bruxelles. Enfin, les experts estiment que Microsoft devrait contourner cette décision en multipliant les dépôts de brevets. Du reste, l’April invite a continuer le combat pour l’interropérabilité…

TIC*