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postheadericon Les basses fréquences au service de la ville intelligente

La fibre et la 4G sont souvent citées comme le corollaire incontournable de la ville intelligente. C’est ignorer qu’il existe d’autres technologies de communication qui peuvent être tout à la fois être plus rapides à déployer, moins onéreuses et adaptée à la transmission de données peu volumineuses, comme celles issues de capteurs.

Plusieurs solutions existent (ZigBee, On-Ramp…) mais – parce qu’il s’agit d’une start-up française qui vient d’avoir un financement de la BPI – on évoquera ici la solution proposée par Sigfox, basée à Toulouse. Son système utilise la fréquence 868 MHz, fréquence libre qui a pour particularité de transmettre des données à bas débit (100 bits/s) et d’être adaptée aux applications de communications dite « machine to machine » (MtoM). La technologie associe une faible puissance d’émission,  une portée de 30 à 40 kilomètres et l’utilisation d’un protocole de communication sécurisé. Les objets à connecter sont équipés de mini- modems alimentés par des piles longue durée. En d’autres termes, les objets à connecter n’ont pas à être reliés à un réseau télécom classique et/ou à une source d’énergie. La capacité de communication est limitée à 140 messages de 12 octets par jour et par objet, mais suffit pour de multiples applications (transports, , énergie, sécurité, santé, agriculture, industrie…).

Des caractéristiques qui en font la technologie de prédilection de des territoires connectés : compteurs – et notamment ceux qui n’ont pas de connectivité native comme les réseaux d’eau et de gaz – mobiliers urbains, capteurs se stationnement, feux de signalisation… Cette solution est du reste d’ores et déjà utilisée par plusieurs opérateurs de transports ou gestionnaires de mobiliers urbains, comme Clear Channel (plus de 12 000 panneaux équipés) et 90% du territoire français serait ouverts à la technologie proposée par Sigfox.

Le modèle économique est fondé sur une facturation fonction du nombre d’objets connectés et du volume de données transmises. Si le système est aujourd’hui concurrent de système GSM/GPRS, il se veut complémentaire des offres des opérateurs télécoms en étant dédié à l’internet des objets et en particulier à ceux qui sont peu accessibles ou qui communiquent peu de datas mais régulièrement.

TIC*