Articles avec le tag ‘Cloud computing’

postheadericon Un magasin d’applications dédiées au secteur public

C’est une des dix propositions de la feuille de route dédiée au Cloud computing qui vient d’être validée le 4 juin par le ministère de l’Industrie dans le cadre des 34 plans industriels. Le groupe de travail, présidé par Thierry Breton (ATOS) et Octave Klaba (OVH) estime en effet que le secteur public – Etat comme collectivités territoriales – doivent être exemplaires en matière d’utilisation de l’informatique en nuage.

Pour le secteur public, le cloud représente en effet une double opportunité : c’est un moyen de déployer rapidement des applications accessibles depuis n’importe quel terminal connecté à internet et en particulier via une tablette ou un mobile. C’est ensuite un moyen de réduire les dépenses en limitant les coûts d’infrastructures – le cloud est fondé sur une tarification à l’usage – et en permettant une rationalisation des applications métiers.Toujours dans l’optique de consolider la demande, le rapport propose aussi d’intégrer des clauses dans les marchés publics visant à mettre sur un pied d’égalité les offres cloud (à partir du moment où elles sont sécurisées, localisées en France) avec les solutions d’hébergement classiques.
Le groupe de travail estime que 100 000 emplois pourraient être crées en France d’ici 2020 grâce au cloud computing : création de datacenters, offre de services, développement d’applications.

Pour les deux actions concernant le secteur public, on notera que le calendrier est singulièrement optimiste avec un début de mise en œuvre en 2014 et une « généralisation » en 2015…

Les 10 propositions

1. Créer un label « secure cloud » pour les offres cloud.
2. Créer une place de marché numérique pour les collectivités locales.
3. Promouvoir une politique de « sloud first » et de neutralité pour les marchés publics
4. Aider à la transformation numérique des entreprises et en faire une priorité.
5. Développer le cloud personnel pour le grand public.
6. Créer un cadre européen et garantir un traitement sécurisé des données.
7. Favoriser l’installation de datacenters en France.
8. Soutenir les éditeurs de logiciels dans leur transition vers le cloud.
9. Soutenir l’innovation par les usages dans le cloud.
10. Créer un observatoire du cloud pour renforcer la formation et la bonne organisation de la filière.

postheadericon Nimes primée pour sa stratégie en matière de cloud computing

Le 15 novembre dernier, la ville de Nîmes a été primée pour son initiative en matière de cloud computing. On rappellera que « l’informatique en nuage » est un concept qui consiste à déporter sur des serveurs distants des traitements informatiques traditionnellement localisés sur des serveurs locaux ou sur le poste de l’utilisateur. En ces temps de rationalisation budgétaire, le cloud computing est attractif à plus d’un titre : en externalisant serveurs, logiciels et bases de données c’est en effet un moyen de diminuer les investissements matériels, de réduire les couts de maintenance et de gagner en souplesse en ajustant les ressources aux stricts besoins de la collectivité. C’est enfin un moyen de réduire l’emprunte carbone de la collectivité en jouant sur la mutualisation des ressources.

A Nîmes, le cloud est en particulier utilisé pour héberger son dispositif de vidéo surveillance et les contenus pédagogiques liés aux tableaux numériques interactifs (TNI) des écoles. La solution adoptée à Nîmes est un « cloud privé », c’est-à-dire une architecture sécurisée dédié à un seul client ou plus exactement, dans le cas de Nîmes, à la ville et à son agglomération qui ont une seule DSI. Le cloud privé se distingue du cloud public, comme Google docs ou Dropbox , qui utilisent des serveurs mutualisés localisés un peu partout dans le monde.

Car le principal problème du cloud est d’avoir la garantie que les serveurs et les données sont hébergées en France ou au moins en Europe. La région Bretagne, qui a également une initiative dans ce domaine, a du reste exigé de son prestataire Amazon que les serveurs soient situés en Europe.

En savoir plus sur l’initiative de Nîmes

TIC*