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postheadericon Internet mobile : des débits qui s’améliorent, mais des utilisateurs peu satisfaits

Selon l’enquête de l’Arcep la qualité de service des réseaux mobiles 2G et 3G reste bonne. Les tests opérés dans 52 agglomérations de plus de 10 000 habitants, à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments, ainsi que dans un véhicule en mouvement montrent que pour la voix, le taux de communications réussies et maintenues 2 minutes et 5 minutes sont respectivement de 97,3 % et 96,6 %. Si dans les TGV, la qualité s’améliore, l’autorité relève qu’elle a tendance à se dégrader dans les trains de banlieue de Paris, Marseille, Lyon et Lille (84,9%). En matière d’internet mobile – mesuré uniquement dans les villes de 40 à 50 000 hab. – la vitesse de connexion en téléchargement atteint 2,2 Mbit/s en moyenne, et 1,2 Mbit/s pour l’envoi des fichiers, ce qui conduit l’Arcep à dire que le mobile offre désormais, au moins en ville, « une qualité similaire à un ADSL d’entrée de gamme ». On notera que ces derniers résultats sont en décalage avec les conclusions de  l’étude publiée récemment par UFC-Que choisir sur les connexions 3G, réalisée il est vrai sur la base d’un questionnaire (et non de tests) et non limitée géographiquement. Selon l’association, plus de 40% des utilisateurs de smartphones ne sont pas satisfaits de leur connexion 3G, 20% d’entre eux étant quasi systématiquement basculés sur une connexion Edge/GPRS de moindre qualité. Les débits moyens constatés seraient de l’ordre de 400 kb/s. Les utilisateurs de Smartphones déplorent par ailleurs le bridage des forfaits (en volume ou sur les protocoles de communications accessibles). L’association souhaite que l’Arcep intervienne pour imposer aux opérateurs plus de transparence dans les forfait et une meilleure information du consommateur sur les conditions réelles de navigation. Des points qui pourraient être à l’occasion des textes annoncés sur la neutralité du Net.

postheadericon Réseaux 3G : saturation, coûts d’accès et services mobiles au citoyen

Aux États Unis, l’opérateur ATT vient de décider de mettre fin aux forfaits 3G illimités, les dépassements de téléchargement de données étant désormais  facturés au prix fort. Une décision qui est une réponse au risque de saturation des réseaux mobiles américains, lui même largement imputable au succès des iphone, ipad et autres smartphones. En France, ce risque existe également, car les ventes de smartphones et clefs 3G connaissant une croissance exponentielle  et 4 millions de français se connectent désormais quotidiennement à l’internet mobile, soit deux fois plus qu’il y a un an. Les fréquences 3G résiduelles que vient d’attribuer l’Arcep aux opérateurs mobiles devraient permettre aux opérateurs de récupérer des marges de manœuvre… mais pour combien de temps ? Les ressources hertziennes sont en effet limitées comme l’ont du reste rappelé les opérateurs mobiles à l’occasion des débats sur la neutralité du Net. Aussi les opérateurs réfléchissent-ils à des solutions alternatives comme l’utilisation d’antennes domestiques reliés à un réseau filaire (Femtocell, proposé par SFR ou Free) ou encore l’utilisation des réseaux Wifi et Wimax en complément de la 3G dans les zones les plus fréquentées. On soulignera que cette problématique n’est pas neutre pour les grandes villes qui lancent des services mobiles sous forme d’applications pour smartphones ou de services NFC. Ces applications, déclinaison d’un service public (données sur les transports, plans, informations touristiques….) sur téléphone mobile, sont en effet gratuites… hors coûts de connexion au réseau. Or si ces coûts de connexion sont systématiquement facturés et pèsent encore un peu plus sur la facture télécom des ménages, il y a là le risque d’un service public à plusieurs vitesses, en fonction des moyens de l’usager. Voila qui pourrait (re)légitimer l’intervention des collectivités dans la création de réseaux Wifi/Wimax gratuits sur les espaces publics urbains.

TIC*