Archive pour janvier 2010
Antennes relais : la controverse au plus haut niveau d’expertise
Peu après l’avis extrêmement nuancé et argumenté de l’Afsset, la polémique a rebondi ces dernières semaines. L’Académie des sciences, l’Académie des technologies, l’Académie de médecine ont en effet déclaré unanimement que «réduire l’exposition aux ondes des antennes-relais n’est pas justifié scientifiquement». Ce qui n’est pas exactement la conclusion de l’Afsset, car si l’agence reconnaît qu’aucune étude n’a démontré de façon totalement probante l’existence d’un risque sanitaire, elle souligne qu’une minorité études montrent des « signaux » qu’il convient, a minima, d’observer en continuant la recherche. Et si l’agence met la priorité sur la réduction de l’exposition aux champs des téléphones – en particulier chez les enfants – elle écrit que « dès lors qu’une exposition environnementale peut être réduite, cette réduction doit être envisagée, en particulier par la mise en oeuvre des meilleures technologies disponibles à des coûts économiquement acceptables ». Des nuances auxquels les académiciens n’ont pas été sensibles…
Antennes relais : la piste des micro antennes pour les grandes villes
A l’occasion des vœux du maire de Paris a été annoncé le lancement d’une étude de faisabilité pour déployer un réseau de micro-antennes relais de téléphonie mobile dans la capitale. Ces petites antennes relais (30cm de haut, un volume égal à une bouteille de 2 litres), d’une moindre puissance, permettraient selon la mairie de réduire l’exposition aux champs électromagnétiques des antennes relais sans dégrader la qualité des services offerts aux utilisateurs. Cette étude sera menée « en liaison avec les opérateurs et les associations » d’ici à septembre 2010 a expliqué la municipalité. Ces micros antennes relais de très faible puissance d’émission « pourraient, avec l’accord des opérateurs, se substituer progressivement aux anciennes antennes relais de plus grande taille et de plus forte puissance ». Si cette piste intéresse l’ensemble des grandes villes, il faut encore qu’elle ait l’aval des opérateurs. Parmi les facteurs potentiels de blocage, on signalera la nouvelle taxe auxquels les opérateurs mobiles sont assujettis en lieu et place de la taxe professionnelle (1.530 euros par station mobile). Tout dépendra si on les considère ou non comme des « stations »…
Ces grandes villes qui twittent
Toujours en pointe dans l’usage du web 2.0 les grandes villes sont de plus en plus nombreuses à utiliser l’outil de micro-blogging Twitter. Bordeaux, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lille métropole, Nantes, Paris, Rouen, Toulouse… sont quelques unes des villes à avoir leur fil sur Twitter. Pour quels usages ? essentiellement pour annoncer un article ou une mise à jour importante sur leur site internet ou leur page Facebook. Mais aussi pour annoncer un événement ou donner une « micro-information » locale (résultat sportif, date et lieu d’un événement…. En 140 signes et avec une URL, c’est étonnant ce qu’on peut dire. Pour découvrir les collectivités qui twittent, on signalera ce fil créé par l’Artesi.
Couverture TNT : mise au point du CSA et création d’une hotline pour les élus
Dans sa dernière lettre d’information, le conseil supérieur de l’audiovisuel a fait une mise au point sur la couverture en TNT visant à rassurer les élus s’inquiétant d’une moindre couverture en TV numérique que celle dont ils bénéficiaient en analogique. Pour le CSA, « l’inquiétude aujourd’hui exprimée par certains sur la couverture de la TNT se fonde sur une évaluation exagérément optimiste de la diffusion de la télévision analogique sur le territoire français ». Le CSA estime que la proportion de la population correctement couverte en analogique – c’est-à-dire sans trace d’« effet de neige » ni de « souffle » dans le son – s’élève à 96%, soit un taux très voisin des 95% imposés par la loi pour la TNT. Grâce à la technologie numérique, la qualité de réception sera meilleure avec la TNT affirme le CSA et avec moins d’émetteurs. Le CSA affirme ainsi que « la couverture numérique restera proche de la couverture analogique », voire meilleure dans certains départements. En Haute-Savoie, par exemple, la couverture numérique de certains multiplex (un multiplex = 6 chaines) atteindra au moins 91,6 % de la population, ce qui dépasse la couverture standard analogique actuelle de TF1 ou de France 3 (86,3 %). Le CSA relativise le débat sur les « petits sites » qui pour l’essentiel ne seront pas numérisés sauf sur décision des élus, comme l’autorise la loi sur la fracture numérique. Le CSA cite ainsi le cas des Hautes-Alpes, dont le taux de couverture analogique standard est de 89,5 % pour France 2 et de 76,1 % pour TF1. Selon le CSA « le passage au numérique permettra d’atteindre une couverture de 85 % de la population pour la plupart des chaînes de la TNT. Les émetteurs qui doivent être arrêtés ne desservent en réalité, selon les estimations du Conseil, qu’au plus 3 000 personnes. Et parmi ces téléspectateurs, beaucoup sont déjà équipés de paraboles satellitaires ». Et de conclure que « la numérisation de tous les sites secondaires existants représenterait un gain marginal, voire nul dans beaucoup de départements, pour la couverture effective de la TNT », le CSA privilégiant l’augmentation de la puissance des émetteurs et le satellite pour résorber les zones blanches. Enfin (en attendant les cartes promises par la loi Pintat) on signalera que le CSA a ouvert sur son site internet, une rubrique « Élus ». Y figurent un guide des demandes d’autorisation de réémetteur de la TNT, une adresse électronique questionselus@csa.fr et un numéro de téléphone : 01 40 58 38 90.