Archive pour juin 2007
Plus de 1000 conventions de dématérialisation signées
A l’occasion de la réception du trophée Edifrance – qui récompense les usages les plus innovants en matière d’échanges électroniques professionnels – les responsables du projet Hélios à Bercy ont fait un point d’étape la dématérialisation dans le domaine comptable. Plus de 1000 conventions ont ainsi été signées dans le secteur public local (collectivités, hôpitaux…), ce qui représente une économie annuelle de 50 millions de feuilles de papier dans la chaîne comptable et financière. Après la paye, Bercy souhaite aujourd’hui développer la dématérialisation des pièces de marché et des bordereaux, titres et mandats. Sur ce dernier point, sera utilisé le PESV2 d’Hélios (protocole d’échange standard), qui permet une dématérialisation totale des flux. Celui-ci concernera une à deux collectivités par département en 2008 et se généralisera progressivement à partir de 2009.
Mutualisation des réseaux : du discours à la pratique
Free, France télécom, Noos-numéricable… la plupart des grands opérateurs se sont lancé dans un plan de déploiement de fibres optique au plus proche des abonnés ; Ils ont également chacun expliqué que ce réseau serait ouvert à la concurrence. Au-delà de ces déclaration d’intention, l’Autorité de régulation veut des engagements précis en matière de mutualisation. Car en effet, si elle n’est pas effective, on observera la création de monopoles de fait : son immeuble étant raccordé à l’opérateur X, impossible de recourir aux services de l’opérateur Y, pourtant présent 100 m plus loin. Pour éviter ce scénario, l’Arcep a lancé deux consultations pour favoriser la mutualisation. En matière de fourreaux, l’Arcep invite les collectivités à poser des capacités supplémentaires à l’occasion de travaux de voirie, un guide élaboré dans le cadre du CRIP devant être publié sur ce sujet d’ici la fin 2007. Parallèlement, l’autorité étudie «l’opportunité de réguler les fourreaux de France Télécom ». L’opérateur historique possède et exploite en effet plusieurs centaines de milliers de km de fourreaux installés notamment pour le réseau téléphonique et les réseaux du Plan Câble. D’ici l’été, l’Arcep fera des propositions allant dans le sens d’une ouverture de certains fourreaux aux autres opérateurs. Sur la partie terminale (à l’intérieur des immeubles), l’Arcep invite les opérateurs déployant des réseaux à très haut débit à lui adresser d’ici la fin juin leur offre technique et tarifaire d’accès à la partie terminale de leur réseau. Des informations détaillées qui feront l’objet d’une consultation publique afin d’établir, in fine, un modèle d’offre très haut débit comportant des « conditions techniques et économiques raisonnables ».
Téléphonie mobile: Un guide des bonnes pratiques pas toujours respecté
Le guide des bonnes pratiques entre maires et opérateurs, cosigné par l’AMF et les opérateurs de téléphonie mobile en 2003, vise à améliorer les relations entre élus, habitants et opérateurs pour tout ce qui concerne l’implantation ou la modification d’antennes de téléphonie mobile. Le point 2.2 du guide prévoit ainsi explicitement, « dans le souci de conduire une réflexion circonstanciée avant chaque projet d’implantation ou de modification substantielle », que le maire reçoive « un dossier d’information. » Si l’on en croit le Criirem, organisme qui opère des mesures de champs électromagnétique, cet engagement est loin d’être respecté. A l’occasion de mesures de champs demandées par des particuliers dans plusieurs villes (dont Strasbourg et Albi, l’organisme a en effet relevé que des changement de nature des installations (implantation d’antennes UMTS en plus des GSM existantes) avaient été réalisées par les opérateurs sna que les maires et encore moins les riverains en soit alerté.
Développer l’internet nomade
Les initiatives de villes se multiplient pour développer l’internet nomade, en profitant notamment du fait que la plupart des ordinateurs portables sont désormais équipés d’une carte WiFi. Pour atteindre cet objectif les villes ont trois leviers d’intervention complémentaire. Le premier consiste à créer des hots spots publics gratuits, mais compte tenu des contraintes juridiques (art. 1425-1 du CGCT), les collectivités sont amenées de limiter cette possibilité de connexion aux lieux publics fermés ou aux parcs et jardins leur appartenant. Deuxième possibilité, favoriser les initiatives privées en matière de réseaux « pervasifs ». L’opérateur FON mise ainsi sur le développement des routeurs sans fil chez les particuliers et incite ces derniers à partager leur connexion grâce à un modem gérant deux réseaux, l’un public, l’autre privé. Une solution qui a par exemple été soutenue par la ville de Blanquefort. Une approche assez similaire est celle de l’opérateur Ozone, racheté par neuf Cégétel. Il propose aux propriétaires des immeubles (dont les collectivités et les HLM??) de « prêter » leur toit pour installer ses équipements, ceux-ci bénéficiant en retour d’une connexion gratuite à vie. L’opérateur wifi peu alors proposer une connexion à cout modéré à l’ensemble des personnes du voisinage, un abonnement valable partout où l’opérateur est implanté. Enfin, une dernière solution est, comme pour le très haut débit, de favoriser l’implantation d’équipements wifi dans la ville. C’est ainsi que la ville de Paris a inauguré récemment un « banc wifi » doté de prises électriques et situé à proximité d’une antenne située dans un lampadaire.