Archive pour janvier 2007
Wimax : l’Arcep précise les modalités de cession d’une licence entre collectivités
Alors que les opérateurs commencent à déployer sur le terrain le Wimax – en Ile de France et en PACA, dans le Loiret… – l’Arcep vient d’autoriser l’Alsace à céder une partie de son autorisation (obtenue en juin dernier, avec cinq autres conseils régionaux) au département du haut-Rhin. L’autorité de régulation a par ailleurs publié une note du Conseil d’Etat précisant les modalités juridiques de cette cession. Une collectivité peut ainsi céder cette fréquence gratuitement, sous réserve que le bénéficiaire respecte des contraintes d’intérêt public (obligations de déploiement, catalogue de services et tarifs aux usagers imposés, etc.). par ailleurs, il est précisé qu’une collectivité recourant à un marché public ou à une délégation de service public intégrant des services Wimax n’a pas nécessairement à être titulaire de l’autorisation d’émettre. Là où la DSP n’a pas prévu le Wimax, en revanche, le contrat liant la collectivité est susceptible de nécessité une nouvelle convention de délégation.
La longue liste des bugs des machines à voter américaines
L’association www.votersUnite.org vient de publier un rapport sur les incidents occasionnés par des machines à voter lors des dernières élections américaines. Le bilan est lourd et peu rassurant. Ainsi, pas moins de1 022 problèmes ont été signalés, concernant 314 villes et 36 États. Aucun type de machines – écrans tactiles, enregistrement dans des cartes mémoires, machines utilisant un scanner pour reconnaitre les votes… – et aucun fabriquant n’est épargné. Pertes de données, logiciels qui donnent des résultats négatifs, écarts entre le nombre de votants et le nombre de bulletins, machines refusant obstinément de retenir le candidat choisi par l’électeur… la liste des bugs est impressionnante. Il faut y ajouter de nombreux problèmes d’organisation : machines en panne, imprimantes défectueuses, temps d’attente interminable, personnel incompétent… Ce rapport accablant constate que l’objectif d’améliorer les procédures de vote suite aux problèmes des précédents scrutins (Cf. l’épisode de 2000 en Floride) n’a pas été atteint. Face à ces critiques, les procédures de contrôle et de certification des machines vont être revues par le gouvernement américain. Il faut espérer que cela suffira à rassurer les électeurs à moins de deux ans des présidentielles.
Administration24h24 : et les collectivités ?
Le Premier ministre a lancé la semaine dernière le site Administration24h24, donnant accès à plus de 600 formalités administratives, chiffre qui devrait atteindre 900 à la fin de l’année. Un site dont la vocation est de permettre à l’usager d’accéder rapidement (en 3 clics) aux formalités les plus courantes. C’est ainsi qu’une entrée thématique (famille, santé, papiers, logement, impôts…), un moteur de recherche, et un accès par ministère ou organisme public (ANPE, CAF) sont proposés. Une initiative intéressante car l’administration en ligne a tendance singulièrement à multiplier les sites, reproduisant ainsi sur la Toile les travers de l’administration réelle. Une seule limite, et de taille : la quasi absence des communes qui sont pourtant, le premier point d’accès à l’administration pour l’usager et là où s’effectuent bon nombre de démarches… Ainsi, dans la rubrique « logement », on ne trouve que l’accès aux aides pour le logement étudiant, de la compétence de l’Etat… Contrairement au portail service-public.fr – qui aiguille l’usager vers le bon service, le bon contact – ce site ne renvoie pas vers la commune ou les bailleurs sociaux. Aussi une question : fallait-il vraiment créer un site spécifique sur les formalités, l’usager ayant moyen ayant une connaissance très approximative des compétences des différentes administrations ?
Une étude européenne vante les mérites des logiciels libres
La Commission européenne vient de rendre publique une étude, réalisée par l’institut hollandais Unu-Merit de l’Université de Maastricht, sur les logiciels libres ou Free/Libre/Open Source Software (FLOSS). Le premier constat de l’étude est que le libre est de plus en plus utilisé. Il arrive ainsi dans le peloton de tête d’un nombre croissant d’applications, notamment dans le domaine du Web (serveur, messagerie, navigateur…). Le rapport souligne à cet égard l’intérêt croissant des administrations pour le libre (voir en France le passage récent au libre de l’Assemblée nationale et du ministère de l’agriculture).Sur ce marché en plein essor, l’Europe apparaît comme bien placée, les développeurs européens (des particuliers, des chercheurs et des PME) étant nombreux à participer à la communauté du libre. Au total, le marché pèserait 565 000 emplois et un CA annuel d’environ 263 milliards d’euros. Selon le rapport, les logiciels libres favorisent l’innovation et son en plein accord avec la stratégie dite de Lisbonne. Aussi le rapport suggère-t-il à la Commission d’aider davantage ce secteur, notamment via des incitations fiscales, pour favoriser la R&D et l’utilisation du libre par les PME. Il suggère en outre que les « FLOSS » soient davantage utilisés dans la sphère éducative et d’éviter de lier les connaissances informatiques des élèves à un logiciel particulier.
Sécuriser les sites web publics
Les sites internet publics sont de plus en plus souvent attaqués par des pirates informatiques. Les attaques les plus voyantes – comme le changement de la page d’accueil ou le déni de services (impossibilité d’accéder au service en ligne) – ne sont pas forcément les plus graves. En effet, un pirate peut fort bien utiliser le site web hacké pour mener d’autres attaques en toute impunité, comme envoyer des couriels non sollicités. Il peut également voler des données (comme des adresses électroniques) en ayant soin d’effacer ses traces. Ces attaques inquiètent les responsables de la sécurité des systèmes d’information car les données mises en lignes par les collectivités, notamment sur les extranets, sont de plus en plus stratégiques et sensibles (SIG; données économiques et fiscales…). Les exécutifs des collectivités, comme le rappelle régulièrement la CNIL, sont responsable de ses données et peuvent être poursuivis pour ne pas avoir mis en place les moyens techniques nécessaires (cryptage, mots de passe, firewall…). Pour aider les collectivités à améliorer la sécurité des leurs services en ligne, on signalera les alertes et fiches techniques mises en ligne par le Centre d’Expertise Gouvernemental de Réponse et de Traitement des Attaques informatiques (Certa). Ce même organisme a par ailleurs réalisé une fiche pratique disponible sur le site de l’AMF qui insiste notamment sur le choix de l’hébergeur. Un hébergement bon marché n’est en effet pas la meilleure garantie de fiabilité.
Les TIC restent difficilement accessibles aux handicapés
Selon une étude révélée récemment par l’ONU, la grande majorité des sites mondiaux ne respecte pas les normes internationales d’accessibilité alors qu’un quart d’entre eux pourraient facilement s’y conformer. Seuls trois sites Internet sur les 100 ayant fait l’objet d’un audit respectent en effet les normes d’accessibilité pour les personnes aveugles, malvoyantes ou pour celles qui ne peuvent pas utiliser une souris d’ordinateur. Ainsi seuls les sites des sites publics (Chancellerie allemande, Gouvernement espagnol, Premier ministre britannique) rempliraient les critères de base. En France on rappellera que l’article 47 la loi sur le handicap oblige les sites web publics à respecter les normes d’accessibilité. Le texte attend cependant toujours son décret d’application, celui-ci étant lui même conditionné par la parution du référentiel général d’interopérabilité. Une autre étude, réalisée par le Conseil national américain pour les handicapés (NCD, National Council on Disability), montre par ailleurs qu’une grande partie des TIC, (terminaux, logiciels services), sont totalement inaccessibles aux handicapés. Ils créent au contraire une barrière entre ceux qui savent et ceux qui n’ont pas acquis la dextérité dans l’usage des terminaux et de leurs accessoires. Une tendance qui s’aggrave du fait de la réduction de la taille des terminaux.
Une place pour les télés locales sur la TNT
Ca y est, comme annoncé par le ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, lors de la discussion du texte sur la télévision du futur au Sénat, les multiplexes ont été réorganisés pour faire une place aux télévisions locales. Afin d’optimiser les ressources, le 19 décembre 2006, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a ainsi réorganisé les multiplex en changeant la place de TPS Star (qui passe du multiplex R6 vers le multiplex R3), de TMC (qui passe du multiplex R2 vers le R6) et de France 4 qui passe du R1 vers le R2. Le R1 – qui contient France 2, France 3, France 5, Arte, LCP/Public Sénat – pourra donc, enfin, accueillir des télévisions locales comme le souhaitaient les collectivités.
L’offre « liaison fibre optique » va faire l’objet d’une enquête administrative
Demandée par le régulateur à France Télécom pour favoriser le dégroupage, l’offre liaison fibre optique a fait l’objet de critiques, tant des collectivités que des opérateurs alternatifs. Les avis recueillis par l’Arcep dénoncent ainsi l’absence de transmission d’informations préalable, la lenteur du rythme des études d’éligibilité et l’insuffisance du taux de disponibilité. Pour « évaluer les ressources et moyens organisationnels, informatiques et humains mis en œuvre par France Télécom pour planifier son propre déploiement, d’une part, et pour répondre aux demandes LFO des opérateurs alternatifs, d’autre part », l’Arcep a lancé une enquête administrative.
Les arrêtés anti-antennes bientôt illégaux ?
Une proposition de loi, signée par le député Patrice Martin-Lalande, propose de rendre « illégales » les actions visant à empêcher l’installation d’antennes relais de téléphonie mobile à partir du moment où le site d’installation respecte la réglementation en vigueur, et notamment les normes d’émission radioélectrique et les valeurs de champ électromagnétique. Une disposition qui vise plus particulièrement à empêcher la prise d’arrêtés municipaux « anti-antennes » qui ralentissent, selon le député, l’achèvement de la couverture en téléphone mobile. Par ailleurs, il propose de définir la notion de couverture des axes de communication prioritaires par les opérateurs et d’imposer une date butoir, le 30 juin 2008, pour son achèvement. Ceux-ci sont définis comme « les liaisons ferroviaires nationales et internationales du territoire métropolitain, les transports urbains de personnes en site propre (métro, RER, tramways,…), les autoroutes, les routes nationales, les routes départementales sur lesquelles circulent en moyenne annuelle au moins 2500 véhicules/jour ».
Le texte sur le journal du Net en attendant sa publication officielle
Internet à prix réduit pour 800 logements sociaux à Dunkerque
Fruit d’un partenariat entre la communauté urbaine de Dunkerque et plusieurs bailleurs sociaux, Le projet, baptisé Domotil, vise à faciliter l’accès des populations défavorisées aux TIC. Ainsi, grâce aux CPL (internet sur le réseau électrique), onze résidences, soit près de 800 logements, bénéficieront d’une connexion internet à prix réduit : 5 € par mois en 512 Ko, 8 € en 1 méga. En outre, ils pourront s’équiper d’ordinateurs recyclés et d’un portail d’accès à des services de proximité, comme le suivi de sa consommation électrique.