Archive pour la catégorie ‘Ville intelligente’

postheadericon La Commission publie un guide sur les politiques européennes en matière de numérique

La Commission européenne a mis en ligne l’Agenda Digital Toolbox qui vise à sensibiliser les autorités nationales et locales sur le potentiel de croissance du numérique et la stratégie de l’Union européenne dans ce domaine. Ce guide, disponible qu’en anglais, présente les grands enjeux du numérique européens classés par grandes thématiques : administration électronique, ville intelligente, smart grids, mobilité, open data, e-santé… Pour chaque thème sont décryptés les enjeux et opportunités, les challenges à relever et les leviers d’action pour les autorités locales.

Le principal mérite de ce guide est de réunir en un seul document une information aujourd’hui très disséminée. Le numérique est en effet un sujet éminemment transverse au sein de la Commission avec une dimension R&D (plutôt destinée aux labos de recherche et entreprises), une dimension infrastructures (réseaux THD, cloud computing, sécurité…) et de nombreux programmes spécifiques (FEDER, EIP SCC…) gérés par des directions différentes au sein de la Commission.

Aussi pour chaque thématique, le guide liste les initiatives européennes et les instances de gouvernance existantes au niveau européen. Il fournit également des liens hypertextes pour approfondir le sujet et est illustré par des réalisations concrètes.

postheadericon Saucissonner la loi sur la protection des données personnelles pour favoriser l’innovation

Les députées Corinne Erhel et Laure de La Raudière font des propositions assez iconoclastes sur la protection des données personnelles. Dans la lignée des rapports Colin/Collin, elles rappellent que la création de valeur dans l’économie numérique repose largement sur l’exploitation des données personnelles des internautes – traces, requêtes, contenus publiés, habitudes de consommation, géolocalisation, etc. – et que la donnée est au cœur de plusieurs domaines en plein développement en France : internet des objets, cloud computing, ville intelligente….

Un constat qui les amène à plaider pour une meilleure protection du consommateur-usager qui n’a pas toujours conscience des conséquences de son propre comportement mais aussi à s’interroger sur la « conciliation entre l’intérêt général et l’intérêt individuel. » Elles citent notamment le cas des données sur la santé : « le secret médical impose la plus grande confidentialité en la matière. Alors que la collecte et l’analyse des données de santé de chacun permettraient de détecter des maladies très en amont et ainsi de sauver des vies, » argumentent-elles. Elles estiment en outre que l’objet des big data est peu compatible avec la loi la protection des données personnelles dans sa rédaction actuelle. « L’anonymisation est quasiment impossible », le principe de finalité incompatible avec l’objet même des big data soulignent par exemple les deux députées.

Aussi proposent-elles de démanteler la loi de 1978 pour créer un cadre juridique de la donnée adapté à chaque domaine, la santé ne pouvant être traitée sur le même plan que les assurances ou les réseaux sociaux. Elles suggèrent aussi de développer la régulation a posteriori en créant un droit à l’expérimentation qui permette à une start-up de collecter certaines données dans l’attente de l’identification précise de son modèle économique.

postheadericon Les villes invitées à candidater aux labels des interconnectés

Le Forum des interconnectés a lancé l’appel à candidatures pour l’édition 2014 du label des interconnectés. Ces labels visent à distinguer les projets numériques ou innovants des collectivités locales et seront décernés à Lyon, lors de la 11e édition du Forum des interconnectés, en décembre prochain.

Les projets peuvent concerner trois thématiques choisies parmi une douzaine de « tags » comme la smart city, le-administration, la data ou encore l’innovation ouverte (…) et sont à déposer avant le 7 juillet. Les candidats feront ensuite l’objet d’auditions par un jury d’experts du 1er septembre au 31 octobre avant une sélection finale qui interviendra lors du Forum.

=> Le dossier de candidature

postheadericon French Tech, Mayors Challenge : les métropoles françaises mobilisées sur le numérique

Les sujets numériques ont mobilisé les grandes villes ces dernières semaines. Environ une vingtaine de villes parmi lesquelles Bordeaux, Brest et Rennes, Caen, Lyon, Marseille et Aix, Montpellier, Nantes, Nice et Cannes, Strasbourg et Mulhouse, Toulouse (…°) ont ainsi exprimé leur intérêt pour le label French Tech, dont bénéficieront les écosystèmes numériques les plus dynamiques. Actuellement en phase de constitution de leurs dossiers, elles multiplient les appels à la mobilisation des entrepreneurs du numérique, par des actions locales mais aussi une intense activité sur les réseaux sociaux (voir le hashtag #FrenchTech sur Twitter par exemple).

Parallèlement, 13 métropoles ont postulé au concours Mayors Challenge 2013-2014 qui vise à récompenser les villes ayant développé des solutions innovantes pour répondre aux enjeux des métropoles. Amiens, Boulogne-Billancourt, Brest, Caen, Grenoble, Lyon, Montpellier, Mulhouse, Nantes, Paris, Rennes, Saint-Etienne et Toulouse ont en effet répondu à l’appel à projets lancé par la fondation Bloomberg Philanthropies, en septembre dernier. Au total 155 villes européennes représentant 29 pays sont en compétition. Un jury composé de 12 personnes, issus de divers pays européens, les quatre villes suivantes bénéficiant d’une enveloppe d’1 million d’euros chacune. L’an dernier ce concours, ouvert alors aux uniquement aux villes américaines avait récompensé Providence, RI (1) Chicago, IL, Philadelphia, PA, Houston, TX, Santa Monica, CA

Les gagnants seront révélés fin 2014, la labellisation des French Tech s’effectuant pour sa part au fil de l’eau.

postheadericon Calculateur, carte multi-transports : dernières avancées en matière de multimodalité

L’Agence pour l’information multimodale et la billettique a récemment dévoilé les avancées de son calculateur d’itinéraire qui doit être opérationnel en 2015. Son objectif : proposer un calculateur d’itinéraire exhaustif afin de favoriser les arbitrages des utilisateurs vers des modes de déplacements plus écologiques et/ou intégrant les combinaisons astucieuses (train+vélo, voiture+tram….).

Cette application doit en effet doit permettre aux utilisateurs de trouver des itinéraires porte à porte utilisant plusieurs modes de transports : train, autocar, métro, tramway, bus, vélo, covoiturage et même avion ou taxi. Et ce dans toutes la France ! Un projet particulièrement ambitieux qui n’est pour le moment qu’en phase de préfiguration : L’appel d’offre pour choisir la SSII ou le consortium qui développera l’application doit être lancé fin 2014 ou début 215. Il s’agit surtout de convaincre l’ensemble des autorités organisatrices de transports, les principaux opérateurs (RATP, SNCF…) et les autres acteurs de la mobilité (gestionnaires de parking, sociétés de taxi…) de fournir leurs données.

Coté grandes villes, on soulignera que ce projet est en phase avec leur politique en matière d’open data. L’ouverture des données liées à la mobilité a été identifiée par les collectivités comme un domaine prioritaire et de nombreuses applications mobiles – publiques ou privées, nationales ou locales, thématiques ou généralistes – utilisent d’ores et déjà leurs données. Elles ont désormais pour objectif de convaincre leurs délégataires de services publics liés à la mobilité d’en faire de même et soutiennent le projet du gouvernement de leur en faire obligation.

Au delà de l’information, les villes proposent désormais des solutions de transport multimodales avec une offre toujours plus large. Dernière en date, Strasbourg qui vient de sortir son « Pass Mobilité ». Les Strasbourgeois vont pouvoir en effet disposer d’une seule et unique carte sans contact pour utiliser les bus, les tramways, les vélos en libre-service mais aussi les voitures en autopartage,  les parkings relais et les parcs à vélos. Caen, Bordeaux, Lyon, Montpellier, Nice, Rennes, Toulouse ont développé ou travaillent sur des projets similaires, notamment dans le cadre des villes NFC avec pour objectif de faire du smartphone un outil au service de l’information ET de la billettique multimodale (projet du reste mené avec l’AFIMB).

Débat national sur l’open data dans les transports

Le 11 février dernier, le ministre des transports Frédéric Cuvillier a annoncé le lancement du débat national sur l’ouverture des données publiques (open data) dans le domaine des transports. Il s’agira en particulier d’aborder la maîtrise des risques liés à l’ouverture des données transport, parmi lesquels le risque de création de situations monopolistiques (cf. Google). Les recommandations seront remises en octobre 2014. Ce débat est animé par Francis Jutand, membre du conseil national du numérique.

 

 

 

postheadericon smart grid : A Nice, une expérimentation intégrant stockage, photovoltaïque et « consomm’acteurs »

Mi février, le projet Nice Grid est entré en phase opérationnelle. Nice Grid est le nom du réseau électrique intelligent mis en œuvre par plusieurs industriels (EDF, ERDF, Alstom… ) à Carros, dans le périmètre de la métropole Nice Côte d’Azur. Ce démonstrateur vise à tester le smart grid dans toutes ses dimensions : utilisation des énergies renouvelables – le solaire en l’occurrence, stockage, effacement de charge/ réinjection d’énergies.

La particularité du démonstrateur est d’utiliser des batteries à forte capacité (1 MW et  100 KW)) pour être à même de stocker l’énergie produite par les panneaux solaires (2,5 MW installés) et la réinjecter lors des pics de consommation et pour pallier l’intermittence inhérente aux énergies renouvelables. 2000 foyers de Carros sont associés au projet. Il leur est proposé de tester de nouveaux équipements domotiques – ballon d’eau chaude intelligent, chauffage programmé et piloté à distance – et ils sont bien entendus équipés de compteurs linky. Parmi ces foyers figurent des candidats à « l’effacement » : en cas de surtension ils s’engagent à participer à la diminution de la charge électrique aux cotés de plusieurs industriels locaux partenaires.

En cas de surtension, les candidats à l’effacement seront invités à mettre hors tension certains équipements, voire à basculer sur leur installation ENR personnelle. C’est la dernière dimension du projet : tester l’autoconsommation  qui est pour le moment limitée au chauffage de l’eau par la réglementation. Plusieurs foyers sont donc dotés de capacités de stockage avec des batteries de 6Kw reliées à leur installation électrique.

D’une durée de 4 ans, Nice Grid fait partie du programme Grid4UE. Pour le moment, il s’agit d’un démonstrateur destiné à tester des innovations technologique et non le modèle économique

Vidéo de présentation du projet / voir aussi la fiche de présentation sur le site de la CRE

Article rédigé à l’aide de ce reportage du Moniteur.

postheadericon French tech : un label ouvert à toutes les métropoles, sans numerus clausus ni deadline

A l’occasion de ses vœux, Fleur Pellerin ministre déléguée à l’économie numérique a annoncé la publication du cahier des charges du label « Métropole French Tech ». Elle par ailleurs lancé le site www.lafrenchtech.com destiné à fédérer les acteurs – porteurs de projets, start-up, financeurs, collectivités…. – et lui donner une visibilité internationale.

Il est précisé que l’appel à labellisation « s’adresse aux métropoles françaises qui souhaitent mobiliser et fédérer les acteurs locaux de l’économie numérique autour d’un projet de croissance de leur écosystème, afin d’en faire en quelques années un lieu phare et reconnu à l’international pour son dynamisme entrepreneurial ». Il est ouvert de manière permanente et sans date butoir. Il n’y a pas de numerus clausus, mais le Gouvernement anticipe l’octroi d’une dizaine de labels. Les premières labellisations interviendront à la fin du premier semestre 2014. Les métropoles sélectionnées seront labellisées « Métropole French Tech ». Elles bénéficieront d’une mise en réseau, d’un accès privilégié à un ensemble d’offres de services et de ressources pour soutenir la croissance des entreprises du territoire. Ces territoires profiteront aussi du dispositif de promotion international prévu par le Gouvernement (15 millions d’affectés).

Les documents à télécharger

Présentation générale (296Ko)

Cahier des charges du label « Métropole French Tech » (299Ko)

Processus de labellisation « Métropole French Tech » (73Ko)

Dossier de candidature pour le label « Métropole French Tech » (211Ko)

postheadericon Vers une « cité des objets connectés »

De retour du Consumer electronic show de las Vegas où étaient présentes de nombreuses start-up françaises spécialisées dans les objets connectés*, Fleur Pellerin, ministre de l’économie numérique est revenue convaincue qu’il y a avait là un atout industriel pour la France.

Lors de ses vœux à la presse, la ministre a exprimé le désir de voir émerger une « cité des objets connectés ». L’idée serait de créer un démonstrateur français à vocation internationale- dans un lieu qui reste encore à déterminer – de tous le savoir-faire français, de la conception à la fabrication, dans le domaine des objets connectés. « Il faut rapprocher les métiers de la plasturgie, de la mécanique avec les informaticiens et les électroniciens qui développent ces produits d’avenir. Les objets connectés représentent une opportunité de réindustrialisation » a précisé la ministre à 01net sans pour autant donner plus de précisions.

Pour les modalités pratiques de mise en œuvre de cette cité des objets connectés, il faudra attendre mais on peut rapprocher ce concept du projet « French tech » (ex quartiers numériques »). Un territoire qui présenterait un projet visant à fédérer sur son territoire les entreprises innovantes spécialisées dans l’internet des objets / les objets connectés avec la création d’un démonstrateur aurait certainement toutes les chances de se voir doublement labellisé French Tech / cité des objets connectés.

Objets connectés et internet des objets

Véhicules, compteurs, ampoule, mobilier urbain… mais aussi brosses à dent, lunettes, fourchettes, frigidaires, plantes vertes, peluches… tous les objets qui nous entourent tendent à être dotés de capteurs et à devenir « intelligents ». Grâce à des technologies sans fils telles que Bluetooth, le Wifi, le protocole Zigbee ou encore la 4G et à des capteurs embarqués ils ont vocation à collecter des petaoctets de données contextuelles (quand, où…), environnementales (température, humidité, pollutions…) ou comportementales (présence, consommation, profil….) pour rendre de nouveaux services dans tous les domaines de la vie quotidienne : santé, loisirs, mobilité, dépendance, domotique… On estime que d’ici à 2020 il y aura 50 milliards le nombre d’objets (chiffre donné par Ericsson) qui devraient devenir communicants. La principale limite actuelle au développement de l’internet es objets est, hormis des produits aux coûts encore élevés et d’évidentes questions sur la protection de la vie privée, le manque d’interopérabilité et de normalisation.

postheadericon Ville intelligente : la France veut affirmer son leadership en Europe

La smart city fait partie des priorités de l’Union européenne en matière d’innovation technologique. Une priorité qui est également celle de la France qui voit dans ce domaine un moyen d’améliorer la gestion des villes et les services urbains mais aussi une source de croissance pour les grandes entreprises françaises avec la perspective de conquérir de nouveaux marchés…

Dans cette optique, la France a participé aux travaux de la Commission sur les « Smart Cities and Communities » avec l’élaboration d’un « plan d’implémentation stratégique ». Ce groupe de réflexion européen a son pendant français, sous la forme d’un groupemiroir animé par le Commissariat général au développement durable (CGDD). Ce groupe de travail se fixe pour objectifs de partager l’information sur les financements mais aussi d’influer sur les orientations définies à Bruxelles tant en termes de normes que de priorités. Les responsables de projets en matière de smart city souhaitant apporter leur expertise peuvent se rapprocher du CGDD pour participer aux réunions de ce groupe de travail.

L’approche retenue par Bruxelles repose sur trois principes :

  1. Une étroite collaboration entre secteur public, secteur privée et monde de la recherche
  2. Une vision large de l’innovation : dans les modèles économiques, les technologies comme sur le mode de contractualisation avec le secteur public.
  3. Une approche intégrée des sujets/thématiques : énergie, mobilité, bâtiments basse consommation, réseaux et objets intelligents, etc.

Concrètement le plan européen va déboucher sur plusieurs appels à projets d’ici 2020 dont le premier a été lancé le 11 décembre 2013.

Un appel à projet centré sur le couplage énergie et numérique

L’appel à projets lancé le 11 décembre (sera clos le 7 mai) est doté de 200 millions d’euros pour 2014/2015. Les projets doivent émaner de consortiums villes/industriels issus d’au moins 3 pays membres de l’Union européenne et proposer des solutions innovantes en matière de transports (véhicules électriques) et de l’énergie (smart grids, bâtiments/quartiers passifs ou à énergie positive). Ces projets doivent être réplicables et déployables rapidement. Ils seront financés à hauteur de 70% pour des enveloppes de 18 à 25 millions € par projet. Les villes peuvent participer à ces projets européens selon plusieurs modalités. La collectivité qui porte le projet bénéficie des financements les plus importants mais il existe aussi un statut de « follower » qui donne la possibilité à des villes d’accéder au partage des connaissance et de ses constituer un réseau au niveau européen.

postheadericon Data.gouv devient le site de référence pour toutes les données publiques

A l’occasion du Cimap a été lancée une nouvelle version du portail data.gouv.fr. un portail qui se veut plus simple d’utilisation pour les réutilisateurs et à « permettre à tout détenteur de données publiques de les partager en une minute » car désormais, tout citoyen pourra enrichir les données publiques ouvertes, mises à disposition gratuitement par les services publics.

Cette version du portail a été considérablement enrichie avec plus de 200 organisations incluant, au-delà de l’État, des données fournies par des centres de recherche, des représentants du monde associatif et de la société civile (partis politiques, ONG…°. Pour les collectivités, plus question d’un simple renvoi vers les portails locaux, les données des collectivités (qui le souhaitent) sont directement téléchargeables sur data.gouv.fr (ici l’exemple de Nantes Métropole). Au total Data.gouv.fr héberge ou recense désormais plus de 13 000 séries de données

Le portail devient ainsi – et il s’agit d’une réelle avancée pour les réutilisateurs – le lieu de dépôt ou de référencement de l’ensemble des données mises à disposition par les services publics (statistiques, chiffres, classements, etc.), les établissements publics et les collectivités locales.

Côté redevance, le gouvernement a tiré les conséquences du rapport Trojette. De nombreuses données sont ainsi exclues de la redevance : dotations des collectivités, fiches financières des collectivités publiées par la DGFIP, données de la CADA, de la DILA, du JORF, de l’Onisep ou encore la base de donnée des prix des carburants. Par ailleurs aucune redevance ne saurait être exigée sur des données résultant des missions de service public. Enfin les établissements publics qui tirent une partie substantielle de leurs recettes de la vente de données – IGN, SHOM, Météo France sont invités à rechercher des modèles économiques alternatifs… une petite révolution qui demandera cependant à être suivie d’effet.

TIC*