Archive pour la catégorie ‘Télévision’

postheadericon TNT et 4G : Les cas de brouillage se multiplient

Un peu partout dans les grandes villes fleurissent des panneaux invitant les habitants à contacter l’ANFR s’ils ont des difficultés à recevoir la TNT. Un brouillage lié au déploiement de la 4G dans la bande des 800 Mhz, très proches de celles utilisées par la TNT (790 Mhz) Certaines antennes télé d’immeubles ou de particuliers captent ainsi par erreur les fréquences dévolues à la 4G et ne peuvent pas diffuser les chaînes de la TNT.

Les villes les plus touchées son celles ou SFR et Orange – qui entendent ainsi valoriser leur fréquences en or à 2,6 milliards d’euros – et notamment Besançon, Bordeaux, Lille, Lyon, Montpellier, Paris et Toulouse. Saint Etienne, fait figure de cas extrême avec 470 brouillages répertoriés pour 70 antennes 4G installées. Mais il s’agissait là d’une ville pilote pour l’ANFR qui souhaitait évaluer ce phénomène et son mode de résolution avec l’ensemble des opérateurs.

Les particuliers rencontrant des problèmes de réception sont invités à contacter l’ANFR qui répercute le problème auprès de l’opérateur concerné après avoir vérifié que le souci était bien lié à la 4G. La résolution du brouillage passe généralement par la pose d’un filtre (d’un cout d’une dizaine d’euros) par un antenniste. Cette intervention est à la charge de l’opérateur. Pour le moment les problèmes ont été répertoriés sur quelques milliers d’immeubles. Il restera à savoir si cette prise en charge perdurera : seulement 8000 antennes émettent en 4G alors que la couverture du territoire induit l’équipement d’environ 30 000 antennes.

voir aussi cet article du JDD

postheadericon Plus de fréquences pour le mobile, moins pour la TVHD

Selon les Echos, le Président de la République a décidé d’allouer un lot de fréquences supplémentaire, situé sur la bande des 700 Mhz, aux opérateurs mobiles. Le motif serait selon le journal essentiellement financier puisque le produit de la vente des licences devrait contribuer à financer les moyens de Défense. Des enchères pourraient être organisées dès 2016 et des consultations auraient déjà été engagées avec des opérateurs mobiles satisfaits…à condition que le prix plancher ne soit pas trop élevé.

Cette décision a engendré les foudres du CSA, des éditeurs TV et du ministère de la Culture qui n’auraient pas été consultés. Il est vrai que ces fréquences étaient en théorie destinées aux chaines pour le développement de la TVHD sur la TNT.

On peut cependant y voir une suite logique au choix gouvernemental de privilégier la fibre optique à domicile. De plus en plus de foyers reçoivent désormais la TVHD via la fibre et pour les zones rurales, le satellite offre une alternative… Ce ne sera évidement pas l’avis de nombreuses communes périurbaines et rurales, sauf si le calendrier de la fibre s’accélère.

postheadericon Face à la fibre, la CSA défend la plateforme TNT hertzienne

Alors que le gouvernement met le paquet sur la fibre, le CSA a publié en début d’année un plaidoyer* invitant les pouvoirs publics à ne pas oublier la TNT par voie hertzienne. Si la plateforme hertzienne reste « onéreuse » reconnait le CSA, l’autorité fait valoir qu’en desservant 97,3 % de la population métropolitaine – grâce à 2000 émetteurs dont 300 payés par les collectivités – la TNT est constitue « le service « universel » de la télévision pour la population ». Un taux de couverture largement supérieur à celui de l’ADSL (77%) et du câble (40%) souligne du reste le document. Aussi, la TNT hertzienne est-elle «la seule plateforme qui permet aux pouvoirs publics de mettre en œuvre une régulation adaptée aux objectifs de l’Etat et de la démocratie, au service d’une stratégie culturelle, industrielle, et de l’aménagement du territoire » .

Un rôle structurant que la TNT pourrait cependant perdre si les services qu’elle propose n’évoluent pas et ne répondent pas aux nouvelles attentes des téléspectateurs. Le CSA souhaite ainsi généraliser le format de diffusion en haute définition (HD) en imposant la norme de compression MPEG-4 (en remplacement de la norme MPEG-2) et que soit programmée dès maintenant « l’ultra haute définition » (normes DVB-T2/HEVC) qui arrivera à maturité vers 2020. En dépit de l’abandon de la télévision mobile personnelle en février dernier faute de modèle économique, le CSA souhaite enfin que la diffusion de contenus audiovisuels en mobilité via la TNT continue à être testée.

Autant de choix stratégiques qui pourraient être étudiées dans le cadre des lois sur l’audiovisuel à venir… avec des arbitrages difficiles en perspective compte tenu du contexte financier et de l’évolution des usages. La pénétration de la fibre dans les villes et le déploiement de la 4G  – technologie qui font de la HD un argument de vente – pourraient en effet amener à revoir à la baisse les investissements dans la TNT.

*Rapport sur l’avenir de la plateforme TNT

postheadericon Les fréquences de la TMP récupérées pour soulager les réseaux 3G ?

Après le retrait de TDF mi-2011, les 16 chaines retenues par le CSA pour la télévision mobile personnelle ont finalement annoncé qu’elles renonçaient à se lancer faute de modèle économique. Le CSA leur avait en effet donné aux chaînes jusqu’au 4 janvier 2012 pour proposer un nouvel opérateur. Le dossier suit ainsi le même chemin que dans beaucoup d’autres pays européens, la plupart de ceux qui avaient lancé une TMP (Pays-Bas, Autriche, Italie, Suisse…) l’ayant abandonné en 2010 ou 2011.

La TMP pourrait cependant renaitre de ses cendres rapidement. TDF a en effet lancé récemment avec plusieurs partenaires industriels le projet B2M (Broadcast to mobile) qui vise à palier les carences de la 3G pour la diffusion de contenus audiovisuels et notamment vidéos vers les terminaux mobiles (smartphones, tablettes). L’idée de TDF est d’utiliser son réseau hertzien pour transmettre, la nuit, vers les terminaux, les contenus presse et audiovisuels : vidéo à la demande, télévision de rattrapage, journaux pour tablette mobile…. Les fournisseurs de contenus, chaînes de télévision et éditeurs de presse seraient très intéressés par ce projet qui doit etre testé cet été et bénéficie d’une aide du programme investissements d’avenir de 3 millions d’euros. B2M se différencie cependant de la TMP par le modèle technique (diffusion plutôt en différé) et par le modèle économique (offre de gros). Reste à savoir s’il intéressera les opérateurs mobiles qui s’apprêtent à investir massivement dans la 4G…

postheadericon Nouvelles normes TNT : « inéluctables » selon le CSA

Le CSA a remis un rapport sur l’évolution de la télévision numérique terrestre. Ce rapport préconise deux évolutions technologiques jugées « inéluctables ». il s’agit tout d’abord de passer à la norme DVB-T2, qui permet de diffuser un plus grand nombre de chaînes. La France suivrait ainsi le chemin qu’ont d’ores et déjà pris des pays comme la Suède, la Grande-Bretagne ou l’Italie. Le rapport préconise aussi de passer au format de compression MPEG4 pour favoriser le développement de la télévision haute définition.

Ces préconisations ne sont cependant pas au gout de tout le monde car ils impliquent pour une grande partie des téléspectateurs (au moins 55% selon le CSA) de changer de matériel (adaptateur voire téléviseurs…) alors même que certains téléspectateurs sont tout juste passés de l’analogique au numérique… Un argument qui a fait dire au sénat qu’il était « urgent d’attendre ». Mais les chaines « indépendantes » sont également mécontentes car ces nouvelles normes signifient des investissements importants que seuls les grands groupes, déjà en position dominante dans le « PAF », vont pouvoir réaliser. En d’autres termes, la multiplication du nombre de chaines ne favoriserait pas la diversité des contenus ou au moins des éditeurs. On l’a du reste vu pour les chaines locales qui sont aujourd’hui seulement 145 contre 731 en Espagne ou 590 en Italie. Si le rapport note  les « difficultés » rencontrées par des dernières, il se garde de dire que le changement de norme est peu susceptible de leur profiter…

La balle est désormais dans le camp du gouvernement qui a des « choix difficiles à opérer » a reconnu le président du CSA…

 

postheadericon Nouvelle norme TNT : « urgent d’attendre » pour le Sénat

A la suite des informations publiées cet été sur un projet d’arrêté (modification de l’arrêté du 24 décembre 2001 relatif à la TNT) autorisant les chaines de télé a émettre en DVB-T2, la sénatrice Catherine Morin-Desailly, présidente du groupe d’études Médias et nouvelles technologie a réagi dans un communiqué. Elle estime que « Le passage au DVB-T2 est prématuré » et qu’ « Il n’est pas question d’imposer aux Français un nouveau changement de leur équipement pour accéder à quelques chaînes supplémentaires ». Car si la norme promet de meilleures performances –plus de chaines mais aussi plus de place, notamment pour l’internet mobile (voir cet article des échos) – elle induit pour une partie des Français, qui viennent tout juste de s’équiper d’un adaptateur TNT, de changer de matériel.

postheadericon Des antennes de téléphonie mobiles de la taille d’une pomme

L’équipementier Alcatel-Lucent a présenté récemment un nouveau modèle d’antenne relais de très petite taille, baptisé « Lightradio », destiné à relayer des signaux2G, 3G et LTE (de 400 MHz à 4 GHz). Reposant sur deux cubes (une antenne, un amplificateur) à peine plus gros qu’une pomme (photo ici, vidéo ici) ce dispositif pourrait s’installer « sur des poteaux, au flanc des immeubles ou à n’importe quel endroit disposant d’une alimentation en électricité et d’une connexion haut débit. » Grâce à la fibre optique et à une architecture utilisant le « cloud computing », cette antenne serait, selon le constructeur, moins polluante et présenterait d’excellentes performances… Si ce type d’équipement est en phase avec l’évolution des besoins : densifier le réseau, notamment en ville, pour répondre aux besoins 3G/4G indoor et outdoor tout en limitant la taille des sites, il ne résout pas totalement la question de l’exposition du public. Moins visibles (moins de pétitions ?), ces antennes se trouvent plus proches des gens, ce qui pose la question de leur information et de la réalisation systématique de mesures pour les rassurer sur le niveau d’exposition subi. Une innovation à verser aux débats du Comop « grenelle des ondes »…

postheadericon La qualité de service de la TNT en question

Voici un an, les craintes se focalisaient sur le risque d’écran noir lors du passage au tout numérique. Dans les faits ceux-ci sont restés l’exception. En revanche, les problèmes de réception de la TNT hertzienne persistent et exaspèrent les téléspectateurs. Pixellisation intempestive liée au passage d’un camion ou d’un avion, chaines manquantes, problème de réception lié… au beau temps… ou au passage au numérique de la région d’à côté… L’association 60 millions de consommateurs a alerté les pouvoirs publics sur ces bugs. Elle souligne que si les problèmes existaient du temps de l’analogique (neige…) les interruptions à répétition sont insupportables avec la TNT dont on a tant vanté les qualités. Du coté de France télé numérique et du CSA, on minimise cependant : les problèmes seraient concentrés dans les zones frontières (passées/non passées à la TNT). A suivre donc…

postheadericon TNT : rester vigilant après le basculement au numérique

Le passage à la TV numérique s’est beaucoup focalisé sur les zones d’ombre, liées à la réduction du nombre d’émetteur et/ou à l’existence de réémetteurs « pirates » non pris en compte dans le plan de basculement du CSA. On signalera du reste que le décret précisant l’aide aux collectivités (100 euros par foyer desservi par le réémetteur) et l’étude permettant aux collectivités de comparer les coûts des différentes solutions sont désormais en ligne.

L’expérience des récents basculements (Bretagne, Pays de Loire, Basse Normandie…) montre cependant que la vigilance doit rester de mise, même si tout s’est apparemment bien passé dans les jours ayant suivi l’extinction du signal analogique. En Bretagne, du fait des fortes chaleurs (!) les quimperlois ont eu ainsi la désagréable surprise de ne plus recevoir les chaines publiques, obligeant à de nouveaux réglages / changements de canaux. Comme l’a montré le bug de Lisieux – résolu depuis – la bonne gestion de l’information locale est dans ce cas essentielle car les installateurs TV sont prompts à solliciter les habitants pour leur dire que le problème vient d’un matériel défectueux et/ ou qu’il faut modifier l’antenne. Il faut notamment engager les gens à ne solliciter que les professionnels ayant signé la charte des professionnels agréés « tous au numérique ». France télé numérique estime que lorsque les problèmes surviennent, le relais des mairies est essentiel, pour aider le GIP et le CSA à identifier l’exacte nature du problème et à trouver rapidement des solutions. Enfin, en cette période de vacances, on soulignera l’intérêt de bien informer les touristes/ résidents secondaires des régions passés au numérique.

postheadericon Passage au numérique : le cadre règlementaire bientôt finalisé

Le cadre réglementaire précisant le dispositif d’accompagnement sur le passage au numérique est en passe d’être finalisé (il est temps…). Le décret du 18 juin précise ainsi la composition et les missions de la commission départementale de transition vers la télévision numérique. Présidée par le préfet elle comprend trois représentants des services déconcentrés de l’État, un représentant du CSA, un représentant du GIP France Télé Numérique et cinq représentants des collectivités territoriales : trois conseillers municipaux désignés par le président de l’association des maires du département et deux conseillers généraux. Sa mission principale est de  formuler des recommandations sur la résorption des zones d’ombres et de proposer au GIP toute mesure permettant de faciliter la transition. Le dispositif s’inspire de ce qui a été mis en place, de façon  informelle, dans les départements/régions qui ont déjà basculé.

Par ailleurs, le dispositif d’aide aux collectivités optant pour un réémetteur TNT pour couvrir les zones d’ombre a été précisé. Le décret prévoit une compensation de 100 euros par foyer couvert dans la limite de 80% de l’investissement. Un montant qui n’est pas énorme car selon plusieurs collectivités, un réémetteur coute environ 10 000 euros et l’option réémetteur n’a pas qu’un objectif quantitatif : elle peut également avoir pour objectif de ne pas multiplier les paraboles ou pour résoudre un problème de brouillage. Le CSA, sur son site a d’ores et déjà donné son accord à plusieurs réémetteurs portés par des collectivités, soit pour couvrir les zones d’ombres, soit pour pallier un problème de réception lié à la présence d’éoliennes.

TIC*