Archive pour la catégorie ‘TICE’

postheadericon Le numérique a désormais sa direction au ministère de l’éducation nationale

Le Décret n° 2014-133 du 17 février 2014crée une Direction du numérique pour l’éducation (DNE) dont la mission est « de répondre aux enjeux liés à la mise en place du « service public du numérique éducatif » prévu par la loi du 8 juillet 2013.

Cette structure est dotée d’un champ d’intervention très vaste avec des fonctions stratégiques avec en particulier la définition de « la politique de développement des ressources, des contenus et des services » et le développement de l’innovation. Elle a aussi un rôle opérationnel en assurant le « cadrage opérationnel, technique et juridique des projets numériques » et dont elle pourra aussi assurer la maîtrise d’ouvrage. Elle a enfin un rôle de coordination au niveau interministériel, au sein du ministère, avec les académies et avec les « partenaires » parmi lesquels les collectivités territoriales.Pour ces dernières, leurs principaux interlocuteurs seront les délégués académiques au numérique, avec la création de pôles numériques dans chaque académie.

Cette direction unifiée aux compétences élargies fait partie des attentes fortes des collectivités territoriales qui auront ainsi un interlocuteur unique sur tous les sujets liés aux TICE : politique d’équipement, contenus, innovation, maintenance, etc. Cette nouvelle organisation devrait déboucher sur le terrain sur une « nouvelle gouvernance » dont débattent actuellement les associations d’élus et le ministère. L’objectif est la généralisation progressive des conventions partenariales signées entre les académies et les collectivités territoriales fixant des objectifs pédagogiques et clarifiant les responsabilités des acteurs.

Plus de détails sur le site de Localtis

postheadericon La tablette à l’école ? Les français mitigés

Selon Médiamétrie, 21,5% des foyers étaient équipés d’une tablette tactile en juin 2013, un chiffre en progression de 17% sur un trimestre. A l’heure où certaines collectivités hésitent dans leurs choix d’équipement, que pensent les français de son usage à l’école ? La fondation Dauphine a publié début août un sondage* qui montre que 8 français sur 10 déclarent que l’utilisation de tablettes tactiles en milieu scolaire peut être utile à l’apprentissage des matières enseignées. Le niveau le plus adapté pour l’usage de la tablette serait selon eux le collège(42%) mais ils sont 23% (30% en Ile de France) à estimer que la tablette est aussi pertinente dans le primaire. Les bénéfices de la tablette sont cependant encore mal perçus : l’allègement du cartable vient en première position, (66,6%) devant l’interactivité (46%) et l’apprentissage ludique (41%). Coté réticences, la crainte d’une dévalorisation des livres (63%) et les risques de vol arrivent en tête, loin devant le risque de rupture du lien social (38,4%) et le manque de formation des enseignants (24%). Deux formules de paiement pour la tablette tactile se dégagent fortement. En premier, un prêt gratuit par l’établissement scolaire conviendrait à 41 % des individus En deuxième place, la location annuelle auprès de l’établissement scolaire obtient les faveurs de 38 % des individus. La prise en charge partielle par les collectivités vient ensuite, le financement par les familles (25%) étant sans surprise largement rejeté (6%).
*Sondage internet auprès de 1180 internautes

postheadericon TICE : des offres « sur étagère » pour le primaire

Pour favoriser l’équipement des écoles primaires, qui accusent un retard important en matière d’informatique éducative, le ministère de l’Education nationale a demandé à l’UGAP d’élaborer des offres groupées adaptées aux spécificités des écoles maternelles et élémentaires pour permettre aux communes de bénéficier de tarifs groupés sans avoir à gérer la complexité d’un appel d’offre public ou d’un groupement de commandes. L’offre de l’UGAP (TNI, classe mobile, iPad…) intègre la maintenance avec une hotline nationale et la formation des enseignants. La centrale d’achat travaille par ailleurs sur la conception d’une offre d’espace numérique de travail (ENT) adaptée au 1er degré, respectant le cahier des charges de l’Education nationale, qui sera commercialisée – en mode hébergé à distance (SAS) – à partir de 2014. Cet ENT sera accompagné d’une clause de « réversibilité » afin de faciliter le changement de prestataire au terme du marché. Un point important car aujourd’hui les communes sont nombreuses à déplorer le manque d’interopérabilité et de standardisation des solutions (logiciels, contenus éducatifs…) qui lient les communes à un fournisseur pour la maintenance comme pour l’évolution de leur offre.

Les élus présents lors d’une table ronde organisée par l’UGAP sur le numérique à l’école ont cependant estimé, devant les représentants du ministère, que le principal obstacle à l’équipement des écoles restait encore aujourd’hui la réticence de (trop) nombreux enseignants. Plaidant pour des « investissements durables », ils ont demandé, au-delà de l’effort de formation initiale et continue, que la pratique des TICE soit prise en compte dans la carrière des enseignants et ont souhaité avoir des garanties pour que les équipements continuent d’être utilisés en cas de changement d’équipe pédagogique. Les élus ont enfin souhaité qu’un texte officiel du ministère précise les conditions d’utilisation du Wifi (indispensable au fonctionnement des tablettes et des équipements mobiles) au sein des écoles primaires.

Loi d’orientation sur l’école : La place des logiciels libres revue à la baisse

Un amendement sénatorial au projet de loi d’orientation pour la refondation de l’école avait donné « priorité » à l’utilisation des logiciels libres. Une formulation qui a été amoindrie lors de la lecture du texte à l’assemblée nationale. La nouvelle rédaction prévoit en effet que dans le cadre du service public du numérique éducatif, « la détermination du choix des ressources utilisées tient compte de l’offre de logiciels libres et de documents au format ouvert, si elle existe ». Une formulation très floue qui pourrait aboutir à une multiplication des solutions (en particulier en matière d’ENT) allant à l’encontre de l’interopérabilité et de la « réversibilité » souhaitée par les communes.

postheadericon Les collectivités appelées à soutenir l’appel à projets sur le numérique à l’école

Le Fonds national pour la Société Numérique (FSN) a lancé un appel à projets sur « Services et contenus numériques innovants pour les apprentissages fondamentaux à l’Ecole ». L’objectif est de mener des « expérimentations à échelle significative » portant sur des services et usages innovants  dans le domaine de l’e-éducation. Ces « démonstrateurs » devront porter sur « les apprentissages fondamentaux dans l’enseignement primaire et/ou dans son articulation avec le début du collège (lire, écrire, compter, apprendre une langue étrangère à caractère universel, utiliser les TIC) ».

Les projets, fondés sur une base « coopérative », doivent associer au moins deux entreprises indépendantes ou au moins une entreprise et un organisme de recherche.  Le cahier des charges rappelle que les collectivités et leurs groupements ont « joué un rôle primordial dans les expérimentations et déploiements de services numériques dans le champ de l’enseignement. Elles disposent souvent d’une expérience unique sur ce sujet sur laquelle s’appuyer pour garantir la réussite des projets ». Il est vrai que les grandes villes ont joué ces dernières années un rôle essentiel en finançant de nouveaux équipements comme les tablettes et et TBI/TNI  à l’école. Elles  sont souvent même allées au-delà de leurs obligations légales – qui ne portent que sur les équipements (réseaux, machines) – et non sur les contenus pédagogiques, en théorie à la charge de l’Etat.

Elles figurent cependant dans le document en tant que partenaire…  financeur. L’appel à projets ouvre néanmoins une (petite) porte au secteur public en mentionnant les associations et les GIP comme bénéficiaires potentiels des subventions. Une quinzaine de projets pourront être soutenus pour un montant d’environ dix millions d’euros pour l’ensemble des projets.

postheadericon Matériels, formation des enseignants, usage des TICe… les écoles européennes peuvent mieux faire

La Commission européenne vient de publier une étude sur l’usage des technologies de l’information à l’école (TICe) en Europe qui révèle de fortes disparités dans les usages et un niveau moyen d’équipement très insuffisant. Ainsi, dans le primaire, seul un élève sur quatre âgé de 9 ans fréquente une école dotée de « bons » équipements numériques (ordinateurs récents et connexion haut débit de 10 Mbit/s). Sans surprise, les écoles ayant mis en place une politique spécifique en matière d’équipement et d’usage des TICe sont les plus en avance. La France se situe dans le milieu du peloton, derrière les pays nordiques (Suède, Finlande, Danemark) mais devant la Pologne, la Roumanie, l’Italie, la Grèce la Hongrie et la Slovaquie. La corrélation entre le niveau de d’équipement/ la richesse des pays et les usages n’est cependant pas systématique : certains pays, médiocrement équipés (comme la Bulgarie ou Chypre), montrent des niveaux d’usages importants. L’étude souligne enfin l’importance pour les élèves de disposer d’équipements chez eux et à l’école et surtout la nécessité de mieux former les enseignants. A cet égard si les enseignants « ont généralement une vision positive de l’utilisation pédagogique des TIC » dans l’apport des TICe, la formation dont ils disposent est « rarement obligatoire, et la plupart d’entre eux sont donc obligés de se former en dehors de leurs heures de travail dans le cadre d’une démarche personnelle pour acquérir ces compétences ».
Tirant les enseignements de cette enquête , la Commission plaide pour « une approche intégrée » des TICe intégrant équipement et formation des enseignants. Elle incite les Etats à créer des coordinateurs TICe et à offrir des bonus aux enseignants les plus actifs dans ce domaine. Au niveau européen, la Commission veut s’attacher à réduire les écarts entre pays et à favoriser l’innovation dans les pratiques.

postheadericon MAJ 18/12 : Le numérique au cœur du projet de loi sur l’Ecole

MAJ 18/12 : Le 13 décembre le Ministre de l’EducationVincent Peillon et la Ministre déléguée à l’économie numérique Fleur Pellerin ont précisé les grandes lignes du plan gouvernemental sur le numérique à l’école. Il a été notamment confirmé qu’il n’y aurait pas de moyens spécifiquement orientés sur les TICE, sauf pour les contenus pris en charge par l’Etat. Pour le primaire, il a été rappelé que le raccordement des écoles en très haut débit serait subventionné dans le cadre du plan THD à venir (via le programme investissements d’avenir ou les fonds européens) et que les (petites) écoles pourraient passer par l’UGAP pour acquérir des solutions TICE packagées… à leurs frais. Enfin, un« conseil supérieur du numérique » associant les collectivités sera  chargé de coordonner le plan TICE.

Le gouvernement a présenté son projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République. Celui-ci entend « développer une grande ambition pour le numérique à l’école » avec la création d’un « service public de l’enseignement numérique ».

Le texte mettra l’accent sur le développement des usages avec la mise à disposition de ressources pédagogiques. Pour limiter les couts il propose d’élargir le champ de l’exception pédagogique pour les droits d’auteur et de favoriser les ressources « libres ». La production de contenus numériques par les élèves et le développement des espaces numériques de travail est égalment évoquée. La formation des enseignants est le deuxième axe fort avec l’inclusion du numérique dans la formation initiale et continue des enseignants mais aussi du personnel d’encadrement. L’éducation numérique, axée sur la maitrise des outils comme sur les droits et devoir à l’ère du numérique, devrait enfin devenir une matière à part entière pour les élèves.

Dans ce projet, le texte entend renforcer « la coordination entre l’Etat et les collectivités territoriales » et favoriser la diffusion des TICE sur l’ensemble du territoire par la création d’une « offre d’équipement matériel et logiciel attractive ». La loi devrait en outre confier la maintenance des équipements des collèges et lycées aux départements et aux régions (avec la promesse d’une compensation) Enfin les collectivités devraient pouvoir bénéficier des fonds investissements d’avenir pour raccorder les écoles au très haut débit. A noter que dans ce projet, l’école primaire – qui concentre l’essentiel des retards et demande le plus gros effort financier – n’est pas évoquée en tant que tel…

postheadericon L’utilité des espaces numériques de travail (ENT) remise en cause par un rapport

Un récent rapport de l’Inspection générale de l’Education nationale sur le suivi du plan de développement des usages du numérique à l’école – plan DUNE initié par Luc Châtel – critique vivement l’utilité des espaces numériques de travail (ENT). Ces ENT sont destinés à fédérer la communauté éducative – enseignants, élèves, administration et parents d’élèves – en mettant en place des ressources pédagogiques partagées et des outils tels que le cahier de texte virtuel. Le déploiement des ENT faisait l’objet des cinq priorités du plan Châtel. Or selon le rapport de IGEN, les « ENT sont peu utilisés par les enseignants, sauf pour la vie scolaire ; ils leur préfèrent d’autres services numériques et utilisent d’autres procédures d’identification ou de protection. » En cause, des « débits insuffisants » et des « procédures d’identification dissuasives pour un usage collectif. » Aussi l’IGEN estime-t-elle que les ENT mobilisent aujourd’hui « une grande part des financements des collectivités locales, qui pourraient les utiliser autrement en faveur du numérique ». Le développement des usages pédagogiques sur les ENT dans le primaire demanderait en outre des investissements massifs dans les réseaux télécoms, difficiles à assumer pour les collectivités. Aussi, en liant  la subvention de contenus pédagogiques à l’existence d’un ENT (exigence posée en fait par les éditeurs qui craignaient copie et piratage des contenus pédagogiques) le plan DUNE s’est révélé un échec.

Le rapport dresse du reste un bilan très négatif du plan dans son ensemble. L’effort de formation et d’accompagnement des enseignants ne s’est notamment pas révélé à la hauteur des ambitions du plan avec un dispositif jugé à la traîne et peu cohérent par les auteurs du rapport. Cet effort est pourtant très attendu des collectivités locales qui renâclent à financer des équipements sans garanties sur leur utilisation effective par les enseignants.

postheadericon TICE : l’école doit faire sa révolution culturelle

Après une première mission consacrée à l’équipement des écoles en 2010, le député-maire Élancourt Jean Michel Fourgous a commis un second rapport consacré aux usages du numérique à l’École. Ce document de 240 pages baptisé « apprendre autrement à l’ère numérique » propose 40 mesures pour « mettre l’école au centre de la société en réseau ». Soulignant l’importance prise par le numérique – le numérique est le 1er secteur économique créateur d’emploi, toutes les activités humaines sont impactées, un enfant passe autant de temps de devant un écran qu’en classe, il existe une corrélation entre usage du numérique et réussite dans les matières scientifiques… – Jean Michel Fourgous invite l’école à faire sa révolution en changeant ses pratiques. Il estime que le numérique doit être une composante à part entière de la pédagogie avec nécessité pour les élèves d’apprendre à apprendre, à collaborer et à se former en continu, autant se savoirs qui seront utiles aux élèves dans leur vie professionnelle. Le député insiste par ailleurs sur l’opportunité que présente le numérique pour résoudre les grands défis de l’école : nécessité de personnaliser l’enseignement en fonction du niveau de l’élève, favoriser l’égalité des chances et l’intégration des personnes handicapées, faire de l’école un moteur de l’innovation…

Pour réussir cette révolution culturelle – car il ne s’en cache pas, c’est un changement de mentalités qui est en jeu – Jean Michel Fourgous fait 40 propositions articulées autour de 5 thèmes : moyens, gouvernance, innovation dans le pratiques pédagogiques, formation et accompagnement du changement. Parmi les propositions qui concernent directement les collectivités, on retiendra :

  1. Organiser un Grenelle de l’innovation des pratiques pédagogiques à l’ère du numérique
  2. Commencer toutes les réformes et l’équipement par le primaire en TNI ou tablettes avec conception de logiciels spécifiquement pensés pour l’apprentissage formel et informel, l’auto-évaluation et l’évaluation formative.
  3. Créer une agence nationale de l’Éducation numérique (État-Collectivités) afin de renforcer l’efficacité des politiques numériques éducatives chargée de « conduire des politiques cohérentes sur le long terme, du primaire au supérieur, d’évaluer les usages et de promouvoir les pratiques pédagogiques innovantes »,
  4. Exiger, de la maternelle au supérieur, un véritable plan ou projet numérique au service des apprentissages
  5. Mieux intégrer les élèves en situation de handicaps en développant de nouveaux services numériques
  6. Inventer de nouveaux temps, lieux et espaces numériques afin de développer le travail collaboratif et la créativité (création de Learning-studio ou d’ « espaces créatice », Faire évoluer les centres de documentation en Learning-Center)
  7. Mettre en place une éducation partagée avec toute la communauté éducative (familles, associations, collectivités et entreprises)
  8. Promouvoir le travail collaboratif et la mutualisation des expériences par les réseaux sociaux professionnels dans l’enseignement
  9. Créer, dans chaque académie, un espace public/privé de recherche-action type « Educ-Lab » dans le domaine numérique
  10. Mettre en place un plan de formation massif aux outils, usages et à la citoyenneté numérique, pour les élèves, les étudiants, les enseignants, les enseignants-formateurs, les cadres éducatifs

A la louche, Jean Michel Fourgous évalue à 1 milliard d’euros les besoins en formation, à une fourchette de 5 à 10 Mds les besoins en équipements, ce à quoi il faudrait ajouter les 25 Mds du très haut débit pour tous, indispensable à la pleine utilisation des nouveaux outils à l’école comme à la maison… S’il souligne que ce n’est pas qu’une affaire d’argent – la France consacre 6% de son PIB à l’éducation contre 4,8% en Finlande pays particulièrement en avance dans les TICE – mais aussi de volonté (en mettant en avant l’exemple d’Elancourt ou toutes les classes ont un TNI et un accompagnement pédagogique),  le député reste assez peu disert sur le mode opératoire pour mettre en œuvre ses préconisations qui touchent en définitive à la question de la réforme de l’école. Vaste sujet.

 

postheadericon Un GIP par académie pour piloter les TICE ?

C’est la proposition que vient de produire le conseil national du numérique dans le cadre d’un rapport sur le développement du numérique à l’école. Le CNN qui a auditionné enseignants, syndicats, collectivités* et entreprises impliquées dans les TICE reprend en effet à son compte des constats connus de longue date :

  • L’insuffisance de la maintenance et du support des matériels installés dans les écoles.
  • Le manque de formation et d’accompagnement des enseignants et personnel
  • Le manque de ressources pédagogiques prêtes à l’emploi.

Plaidant pour « des TICE pilotées par la demande, sans imposition ni prescription, au rythme des besoins exprimés par les équipes d’enseignants et du développement de leurs usages », le rapport insiste lourdement sur les problèmes de gouvernance qui pèsent sur les TICE : éclatement des responsabilités entre régions, départements et communes, manque de clarté dans la répartition des rôle entre l’Etat et les collectivités sur la maintenance et l’accompagnement.

Estimant que « ces ambigüités et incohérences sont rédhibitoires au lancement et à la pérennisation de projets numériques cohérents », le rapport plaide pour la création de Groupements d’Intérêt Public (GIP) au niveau des académies, structures de mutualisation qui fédérerait académie, CRDP et collectivités sur la base du volontariat. Spécialisées sur les fonctions techniques, pédagogiques et de support, ces agences seraient financées sur la base de contributions des membres prélevées sur les budgets aujourd’hui dédiés à l’informatique et aux ressources pédagogiques. Selon le rapport, ces structures seraient particulièrement utiles pour rattraper le retard des écoles primaires qui concentrent aujourd’hui les plus grandes inégalités d’équipement et d’appropriation des TICE.

Priorité au primaire

Selon le rapport, « le cadre de l’école primaire se prête particulièrement bien à l’adoption de méthodes innovantes transversales car les élèves sont suivis par un seul et même enseignant. L’école primaire comporte cependant deux caractéristiques peu favorables à l’entrée du numérique. D’une part, les écoles primaires souffrent d’un sous-financement chronique, comparé à la moyenne européenne (…) avec une dépendance forte au niveau de richesse locale d’une part, à la volonté politique du maire d’autre part. Enfin, l’émiettement des écoles, au nombre de 57 000 en France, sous la responsabilité de 36 000 municipalités, en fait un  « marché » atomisé peu visible pour les acteurs de l’e-éducation ».

* on regrettera que seulement trois représentants de collectivités aint été auditionnés avec pour les communes uniquement un représentant de l’association des maires d’Ile de France.

TIC*