Archive pour la catégorie ‘sans contact’

postheadericon Appel à projets NFC : 17 villes présélectionnées pour se partager 20 millions d’euros

Sur les 29 dossiers déposés ce sont finalement 17 projets qui ont été retenus dans le cadre de l’appel à projets « Déploiement de services mobiles sans contact NFC », lancé le 27 mai dernier. Parmi les 17 bénéficiaires, on compte les territoires qui avaient d’ores et déjà été labellisés « territoires leaders du sans contact mobile » –  Bordeaux, Caen (en lien avec Manche numérique), Lille, Marseille, Nice, Paris – Ile de France, Rennes, Toulouse et Strasbourg – mais aussi quelques nouveaux venus comme Besançon, Dijon, Grenoble, (2 projets), Mulhouse, Reims et Toulon. On notera également la présence d’un poids lourds avec le STIF (syndicat des transports d’ile de France) qui devrait permettre aux millions d’usagers des transports franciliens de bénéficier de services sans contact.

Les projets concernent en premier lieu l’accès aux transports publics, présents dans la quasi-totalité des dossiers, les services liés au tourisme, au patrimoine et à la culture, ainsi que sur les services de vie quotidienne et d’information (accès à des bâtiments, renseignements publics…) ou encore l’achat chez les commerçants.

Seul bémol à cette annonce : une procédure d’allocation des subventions qui s’éternise quelque peu alors même que les budgets d’investissement des grandes villes sont quasi clos. Après la désignation des territoires leaders du sans contact mobile (déc. 2010), l’appel à  déclaration d’intention (mai-juillet 2011) et le dépôt formel des dossiers de candidature (octobre 2011) les collectivités citées ne sont que finalement que « présélectionnées »… Le communiqué du ministère de l’industrie précise en effet que « les collectivités pré-sélectionnées sont invitées à rechercher les synergies entre projets » pour être certaines de bénéficier d’une part des 20 millions d’euros alloués à cet appel à projet. Une clause qui ne devrait cependant pas handicaper les grandes villes les plus en avance sur ce sujet (Caen, Bordeaux, Marseille, Nice et Strasbourg) et dont les projets sont d’ores et déjà lancés ou en phase de lancement. Elles devraient du reste être les premières à signer les conventions de financement avec la Caisse des dépôts qui pilote cet appel à projets.

postheadericon NFC : les villes pilotes souhaitent mutualiser

Après Nice, Caen et Strasbourg, Bordeaux a lancé la semaine dernière son bouquet de services sans contact, utilisant la technologie NFC*. Le projet Bordelais se distingue par le fait qu’une carte ville (Bordeaux ma ville) préexistait avec d’ores et déjà de nombreux services : accès piscine et bibliothèque, accès résident à certains quartiers, transports urbains… L’objectif de la ville et de la CUB est de porter ces services sur le mobile tout en étoffant son offre de services : accès à des informations contextuelles via des tags NFC ou des flashcodes, pass’ touristique, services à la personne, paiement et couponing dans les commerces en partenariat avec les banques et commerces…

Les thématiques du projet bordelais ont beaucoup de points communs avec celles promues par les territoires investis dans le déploiement de services sans contact. Aussi six d’entre eux ont-ils décidé – Bordeaux, Caen, Marseille, Metz, Strasbourg, et Toulouse –de s’unir pour échanger et partager leur expérience autour des services sans contact de proximité. L’objectif de cette association informelle est notamment d’échanger des cahiers des charges et de partager, éventuellement, des coûts de développement via un groupement de commande.

Dans cet esprit, Caen soutient du reste le projet « EasyMove » porté par son pôle de compétitivité Transactions électroniques sécurisées (TES). Lancée la semaine dernière cette plateforme vise à faciliter la diffusion des services NFC de proximité, au premier rang desquels figurent ceux des collectivités territoriales. A l’image de l’Apple store ou de l’Android Market cette plateforme hébergera toutes les applications NFC. A la différence de ceux-ci cependant, EasyMove  sera gratuite et proposera des applications pour tous types de mobiles ou de cartes sans contact.

On signalera enfin que les résultats de l’appel à projets NFC lancé par le gouvernement dans le cadre des investissements d’avenir, auquel on candidaté une quinzaine de grandes villes sont attendus (au moins officieusement) dans les jours qui viennent.

*Near field communication ou communication en champ proche

 

postheadericon Répondre aux attentes des mobinautes : site mobile ou application dédiée ?

Selon Médiamétrie, on comptait fin septembre  18,3 millions de mobinautes pour 39,4 millions d’internautes, soit + 34% de plus qu’il y a un an et  une croissance 5 fois plus élevée que celle du nombre d’internautes ! Parallèlement les ventes de smartphones, mobiles, qui facilitent la navigation et autorisent l’utilisation d’applications, explosent avec 40 millions d’utilisateurs et +30% de croissance en seulement 6 mois. Ces chiffres conduisent les collectivités à développer une stratégie mobile pour élaborer des services calibrées pour ce terminal et offrant les innovations qui vont de pair avec le smartphone : géolocalisation, calcul d’itinéraire, réalité augmentée, 3D, etc.

Comme le montrait cette récente journée organisée par la DGCIS sur le « m-tourisme », la question n’est plus d’y aller ou pas mais plutôt de bâtir une stratégie cohérente, sachant que les terminaux, les systèmes d’exploitation (IOS d’Apple, Android….) et les usages (arrivée de NFC), évoluent extrêmement rapidement.

A cœur de ces questions, le débat entre application dédiée et version mobile du site web. L’application dédiée (voir l’exemple de Poitiers, Bordeaux ou Paris) a pour avantage d’être 100% pensée pour le mobile en termes de design, d’ergonomie et de fonctionnalités. Si elle offre beaucoup de visibilité pour la collectivité, elle semble plutôt adaptée à un public et un usage spécifique (vélo en libre services, musées…). Autre avantage : certaines applications  ou portions d’applications ne demandent pas une connexion, ce qui en fait un outil adapté à un usage indoor (musée par exemple) ou à une zone mal couverte en réseaux mobiles. Son inconvénient principal est son cout (a minima 10 K€) du fait, entre autres, de la diversité des OS des mobiles.

La version mobile du site web (voir par exemple celui de l’agglomération de Grenoble , Saint Etienne ou de Toulouse) a pour sa part l’avantage d’être peu couteuse, surtout si elle est pensée dès la conception du site internet de la collectivité. Optimisée pour les connexions 2G/3G, elle est accessible à un large public tout en proposant des services – a la différence du site web – centrés sur la mobilité : transports, horaire, cartographie interactive… L’accès a ce site est simple, la plupart des sites web étant en mesure de détecter le navigateur utilisé (fixe ou mobile) pour orienter l’usager vers la bonne version. Le rendu de ces sites est cependant assez basique, les fonctionnalités possibles sont moins étendues et il est mal adapté aux étrangers qui doivent payer des couts de roaming importants.

A noter cependant que l’arrivée du nouveau langage HTML 5 devrait faire converger les deux (voir cet article)

Tableau récapitulatif

Site mobile Application mobile
Avantages
  • Coût moins élevé
  • Accessible à l’ensemble des utilisateurs de smartphones
  • Indépendance par rapport aux plateformes de distribution
  • Meilleure visibilité sur les moteurs de recherche
  • Possibilité d’utilisation partielle en mode non connecté
  • Meilleure ergonomie et fonctionnalités plus avancées
  • Meilleure possibilité de générer des visites récurrentes$
  • Possibilité d’envoyer des alertes en push
Inconvénients
  • Accessibilité uniquement si l’on dispose d’internet
  • Couts d’accès prohibitifs pour les étrangers (sauf connexion Wifi)
  • Coût plus élevé (notamment si l’on veut plusieurs versions : iPhone, Android…)
  • Difficulté à changer de prestataire technique, en particulier lorsqu’il a le statut de développeur Apple
  • Taux de pénétration pas forcément important auprès des clientèles internationales

Ce tableau est issu de l’ouvrage le numérique et l’office de tourisme, (Atout france) qui aborde cette question. On signalera également  ce livre blanc proposé gratuitement par un prestataire accompagnant les collectivités sur ce sujet.

postheadericon Le mobile comme clé de voiture, un test à la CU de Toulouse

Avec autopartage@toulouse les agents du grand Toulouse n’auront bientôt plus besoin de passer par les services municipaux pour prendre un véhicule de service. Muni de leur seul mobile ils pourront tout à la fois réserver, ouvrir et démarrer leur véhicule. Un mobile qui leur dira même si les équipements réglementaires de sécurité son présents ou non dans le véhicule et transmettra automatiquement les informations d’utilisation aux services techniques.

L’expérimentation lancée début octobre concerne  une trentaine d’agents et une dizaine de voitures (des Twingo) mais ce test a vocation à être étendu si il est concluant à l’ensemble du parc auto de l’agglo, voire aux véhicules Mobilib (autopartage grand public). Ce pilote, qui utilise la technologie NFC (puce sans contact qui équipe les téléphones et les véhicules) fait partie des projets sélectionnés par le ministère de l’Industrie dans le cadre de l’appel à projets « Objets communicants et sans contact ». Il est mené par Continental Automotive au sein d’un consortium regroupant la communauté urbaine du Grand Toulouse, deux industriels (Artal Technologies et Oberthur Technologies) et deux prestataires spécialisés dans l’autopartage  (Mobilib’ et Lyberta). Toulouse fait également partie des villes ayant déposé un dossier dans le cadre de l’appel à projets / grand emprunt ville numérique NFC.

postheadericon Le paiement sans contact du stationnement, une première à Strasbourg

C’est une première en France, les strasbourgeois peuvent désormais régler leur stationnement à l’aide d’une carte ou d’un téléphone mobile NFC / sans contact. Dans l’immédiat, une dizaine d’horodateurs a été équipée de puces NFC, ils seront une centaine d’ici la fin de l’année, la totalité du parc (765 horodateurs) devant l’être début 2012. On soulignera que pour lancer ce service, la collectivité a obtenu une dérogation de la DGFIP.

Le démarrage de ce service intervient au moment où les opérateurs Bouygues Telecom, Orange et SFR, et plusieurs banques (BNP Paribas, Crédit Mutuel et CIC) ont annoncé proposer des mobiles et / ou des cartes bancaires NFC. Dès la mi-octobre les possesseurs de mobiles Cityzi/NFC ou de cartes bancaires sans contact pourront régler leurs achats dans les commerces équipés de terminaux de paiement sans contact. Le stationnement est le premier service NFC officiellement lancé par la ville qui est actuellement en train de peaufiner son dossier de candidature à l’appel à projets NFC. Il devrait être suivi d’autres services dont l’achat et la validation du titre de transport ou encore la dématérialisation de la carte étudiante.

 

postheadericon Deux guides pour aider les métropoles à déployer des services NFC / sans contact

Alors que les collectivités viennent de déposer des « déclarations d’intention » pour déployer des services fondés sur la technologie NFC (paiement sur mobile, billettique sur mobile, info géolocalisée…) avec le soutien des crédits du grand emprunt (voir cet article), le Forum des services mobiles sans contact vient de publier un guide qui leur est destiné.

Ce guide, alimenté par les échanges avec les 9 territoires leaders du mobile sans contact*, est composé de deux tomes.

Le premier dresse un état de l’art des technologies sans contact et un panorama des usages possibles dans la vie quotidienne : paiement, accès aux services publics, transports, lecture de tags… Il évoque également les différentes expériences menées ces dernières années en particulier à Nice.

Le second document propose une méthodologie pour le déploiement de services mobiles sans contact dans les territoires. Il doit permettre aux collectivités de structurer la conception et la planification de leurs services mobiles sans contact. Ce document,

  • vise à donner au lecteur une vision globale des services que permet la technologie NFC ainsi que le rôle primordial de la collectivité locale dans leurs déploiements.
  • propose une méthodologie pour la phase de cadrage (définition) du projet.
  • comporte des fiches thématiques sur les services socles du NFC (information, services publics, transport, paiement)
  • valorise de bonnes pratiques pour le déploiement de services NFC et suggère des quelques axes de coopération entre territoires pour la mise en place de leurs services.

*Caen, Bordeaux-Pessac, Lille, Paris, Marseille, Nice, Rennes, Strasbourg, Toulouse.

postheadericon Ville numérique : quelques précisions utiles sur l’ Appel à projets collectivités

Suite à une réunion organisée avec le Commissariat Général aux Investissements et la Caisse des Dépôts, plusieurs précisions ont été apportées sur l’ Appel à projet Ville numérique N°2 « Déploiement des services mobiles sans contact NFC » (téléchargeable à cette adresse).

Concernant la déclaration d’intention (pour rappel, elle est à déposer au plus tard le 1er juillet 2011 midi ) , celle-ci est très légère et peut être rapidement remplie : elle ne demande pas d’engagement formel des collectivités du type délibération. A l’occasion du dépôt de cette déclaration d’intention, les collectivités sont invitées à s’inscrire sur le site dédié : http://cdcinvestissementsdavenir.achatpublic.com. Cette inscription leur permettra notamment d’être destinataires des questions posées par l’ensemble des candidats ainsi que des réponses officielles apportées.

Par ailleurs, pour répondre à toutes les questions sur le montage des dossiers de financement et favoriser la création de partenariats et de synergies entre l’ensemble des collectivités intéressées par les services mobiles sans contact une réunion sera organisée par la Caisse des Dépôts , en lien avec le Commissariat Général à l’Investissement et la Direction Générale de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services , le 6 juillet après-midi à Paris.

Enfin, la date du 1er juillet midi n’exclut pas la participation d’autres partenaires au projet définitif qui doit être finalisé (avec une estimation financière) pour le 14 octobre 2011 midi au plus tard. Les communes, intercommunalités, offices de tourisme et autorités organisatrices de transport ayant raté le délai du 1er juillet pourront bénéficier de financements à partir du moment où leur projet de service NFC s’intègrera dans un projet coopératif porté par un chef de file ayant déposé une déclaration d’intention avant le 1er juillet.

postheadericon 20 millions d’euros pour faciliter le déploiement de services mobiles NFC

L’appel à projet ville numérique réservé aux collectivités est paru le 27 mai au JO (pour le télécharger, c’est ici). Finalement, le commissariat général aux investissements a décidé de limiter ce deuxième appel à projet ville numérique aux NFC (mais il y en aura peut être un troisième sur d’autres sujets comme les capteurs…). Le CGI estime en effet que c’est un sujet stratégique pour la France car les applications NFC vont selon lui« modifier profondément le rapport de l’individu avec son environnement », parce que l’industrie française est particulièrement bien positionnée sur le secteur (le NFC est une techno made in France) et parce que « le nombre d’utilisateurs reste trop faible pour permettre le développement à grande échelle des usages ». Cet appel à projets vise donc à créer un effet de levier pour atteindre « le plus rapidement possible la masse critique d’utilisateurs et de services » . L’appel à projets devrait financer « de l’ordre de 20 à 30 projets pour un montant total d’aide de 20 millions d’euros ».

Les axes thématiques retenus sont : les transport intelligents (billettique, stationnement, vélo en libre service, auto-partage…), les services publics (de l’accès aux bâtiments ou à la piscine au contrôle d’effectivité ) et l’information contextualisées (« tags » offrant des infos géolocalisées pratiques, touristiques ou culturelles).

Cet appel à projet est réservé aux communes et autorités organisatrices de transports qui peuvent seules être chefs de file. Il est organisé en trois temps dans le but de favoriser regroupements, synergies et partenariats avec d’autres niveaux de collectivités ou entités (OT/SI). Jusqu’au 1er juillet les candidats sont invités à remplir un formulaire pour faire part de leurs intentions. Suivra ensuite une période de regroupement/ négociations pour avoir des projets (éventuellement thématisés) portés par une commune/ un AOT chef de file concernant au moins 200 000 habitants. Enfin, à partir du 14 octobre seront sélectionnés définitivement les dossiers de demande de financement.

Parmi les critères de sélection on notera l’interopérabilité et le recours aux logiciels libre ; l’ampleur du déploiement et la pérennité du projet ; l’innovation, l’ergonomie et la simplicité d’utilisation des services proposés et, enfin, la pertinence des partenariats et l’impact économique du projet.

Dans un communiqué daté du 31 mai Michel Destot, président de l’AMGVF,s’est félicité de la publication de cet appel à projets tout en soulignant « que ce premier appel à projets, qui cible exclusivement les services basés sur la technologie sans contact NFC, soit suivi d’un autre appel à projets pour aider les collectivités à bâtir la cité numérique de demain« .

postheadericon Services sans contact : le cadre de déploiement avance

Neuf grandes villes ont été labellisées territoires leader du sans contact mobile par le gouvernement en janvier dernier. La mise en œuvre effective des services mobiles sur le terrain passe cependant par un certains nombre de préalables techniques nationaux qui ne sont pas du ressort des collectivités. On signalera à cet égard trois avancées récentes :

  • La première concerne les transports publics, la billetterie sans contact sur mobile faisant partie des services plébiscités par les grandes villes. Après avoir travaillé sur la rédaction d’un Document Fonctionnel Commun (DoFoCo Mobile NFC), le GART a sorti en janvier avec l’UTP les spécifications techniques associées. Ce document décrit précisément les conditions du déploiement de la billetterie sans contact (émission de l’application, distribution, validation, contrôle, SAV, etc.) dans les transports publics.
  • La seconde concerne le paiement sur mobile NFC. L’Association Européenne Payez Mobile (AEPM), qui réunit quatre opérateurs mobiles et plusieurs banques françaises, a publié début mai les spécifications techniques du paiement par mobile NFC. Ces spécifications, qui portent sur l’interopérabilité et la sécurité du système, vont permettre la déploiement du téléphone mobile comme moyen de paiement à l’échelle nationale « à partir du printemps 2012 » affirme l’AEPM. En outre, les premiers terminaux de paiement électroniques (TPE) sans contact ont obtenu l’agrément du Groupement des cartes bancaires pour être utilisés pour le paiement sans contact à l’aide d’une carte bancaire sans contact ou d’un téléphone mobile NFC.
  • Enfin, l’arrivée des premiers téléphones mobiles NFC se confirme avec la multiplication des annonces ces dernières semaines de la part des constructeurs (Nokia, Samsung, Blackberry…) ou de certains poids lourds du numérique comme Google (le Nexus S est compatible NFC).

Il restera maintenant la partie la plus difficile : déterminer le modèle économique pour que chacun y trouve son compte : opérateurs, industriels, collectivités et usagers. A cet égard, les grandes villes sont toujours dans l’attente d’une aide de la part de l’Etat dans le cadre du « grand emprunt », notamment pour mettre aux normes leurs valideurs de transport. L’appel à projet est annoncé comme imminent…

 

TIC*