Archive pour la catégorie ‘Téléphonie mobile’

postheadericon Le numérique au cœur de la stratégie industrielle de l’Etat, les villes mobilisées

Smart grids, cloud computing, objets connectés, réalité augmentée, logiciels et systèmes embarqués, services sans contact, e-éducation, hôpital numérique, cybersécurité… Le numérique est au cœur des 34 priorités industrielles que vient de définir l’État.

Des domaines sélectionnés en raison de leur potentiel de croissance, de la maitrise et de l’avance dont dispose la France et de l’existence de champions nationaux. L’objectif du gouvernement est de générer 475 000 emplois en 10 ans via l’injection de 3,7 milliards d’euros dans ces domaines d’activités.

Plusieurs thématiques – smart grids, services sans contact (NFC), big data, objets connectés – sont en lien direct avec la thématique de la ville intelligente sur laquelle l’État ambitionne de « faire de la France la référence mondiale ». En tant que donneurs d’ordre et territoires d’expérimentations de nouveaux services urbains, les collectivités seront mobilisées comme elles l’ont été pour le sans contact / NFC.

Ces annonces signifient-elles pour autant de nouveaux financements pour les collectivités via les investissements d’avenir ? On le saura dans les mois à venir. Aucun élément opérationnel n’a en effet été dévoilé. Il est simplement précisé que « chaque plan sera animé par un chef de projet issu, dans la majorité des cas, du monde industriel et économique. Celui-ci aura la charge de réunir les acteurs et de faire aboutir ces plans de façon concrète et opérationnelle. Il devra préciser les objectifs à atteindre, les freins à surmonter, les outils à mobiliser, les financements à solliciter (notamment dans le cadre des investissements d’avenir), les éventuelles expérimentations à conduire, les partenaires à associer et le calendrier à suivre ».

postheadericon 4G : la compétition fait rage, la mutualisation attendra

Selon l’ANFR, début septembre, 8000 sites étaient désormais équipés en 4G. Orange revendique le réseau 4G le plus important avec la couverture intégrale de Paris, de l’Ile de France et 70 agglomérations, soit 500 villes. L’opérateur historique vole ainsi la vedette à SFR qui a été le premier à ouvrir ses services 4G au grand public dans plusieurs grandes villes. Cette position leader ne devrait cependant être que provisoire pour Orange : dans quelques semaines, elle devrait échoir à Bouygues Telecom. Ce dernier, du fait de son autorisation d’utiliser la bande des 1800 hz pour la 4G, va pouvoir basculer dès octobre 4.144 sites en 4G, totalisant ainsi deux fois plus de sites qu’Orange et trois fois plus que SFR et Free Mobile.

L’enjeu pour les opérateurs est aujourd’hui une course contre la montre  pour séduire le maximum de clients en couvrant avec son propre réseau les principales zones urbaines. La mutualisation restera cependant indispensable pour étendre la couverture aux zones moins denses. Elle a du reste été prévue par les textes pour les zones  représentant 63% de la surface et à 18% de la population.  SFR et Bouygues Télécom ont entamé cet été des négociations sur une mutualisation de leurs  infrastructures. Le communiqué commun stipule que « chaque opérateur conservera une capacité d’innovation autonome et une indépendance commerciale totale » ce qui induit qu’il s’agirait essentiellement de mutualiser des infrastructures passives (sites, pylônes, locaux techniques, desserte fibre…). De son côté, Orange a  précisé lors de sa conférence de presse que l’heure était à la constitution de son propre réseau 4G sans exclure pour autant un accord  avec Free mobile avec qui l’opérateur est déjà lié sur la 3G.

L’UE pense déjà à la 5G
En pointe sur la 3G, l’Union européenne est à la traîne pour la 4G par rapport à l’asie et aux USA. Neelie Kroes, la commissaire européenne chargée du numérique, estime que l’Europe ne doit pas rater la 5G qui est en phase de standardisation. Début 2013, 50 millions d’euros avaient été débloqués par la Commission pour soutenir le développement de la 5G.

postheadericon Grenelle des ondes, il faudra encore attendre pour les conclusions opérationnelles

Fruit de quatre ans de travail, le Copic – entité réunissant opérateurs, associations environnementales, représentants de l’Etat et des collectivités, a remis fin août deux rapports. Le premier traite de la faisabilité d’un abaissement de l’exposition aux ondes électromagnétiques émises par les antennes relais de téléphonie mobile de radiotéléphonie mobile,.Le second , qui est le résultat de l’analyse des pratiques de concertation des villes pilotes par le CEGDD, propose des pistes pour améliorer la concertation autour des implantations d’antennes relais.
Voici les principales conclusions des expérimentations sur les antennes relais :
  • Dans les 16 zones retenues* pour les expérimentations, la phase état des lieux a montré un niveau d’exposition relativement faible : 90% des niveaux d’exposition modélisés sont inférieurs à 0,7 V/m et 99% sont inférieurs à 2,7 V/m. des chiffres à comparer aux valeurs limites d’exposition fixées à entre 40 V/m et 61 V/m
  • La 4G va provoquer une augmentation de l’exposition aux ondes avec un gain en moyenne de 50% (mais sur des valeurs qui restent basses)
  • Pour atteindre un seuil d’exposition maximal de 0,6 V/m sur les quartiers pilotes il faut, a minima, multiplier le nombre d’antennes par trois.
  • La diminution de la puissance des antennes relais se traduit par une perte de couverture très significative à l’intérieur des bâtiments. Les communications deviennent le plus souvent impossibles passées le 2eme mur.
  • De manière ponctuelle, en milieu urbain dense et dans des configurations particulières, ces niveaux peuvent être largement dépassés avec des valeurs pouvant atteindre 10V/m. Les antennes relais ne sont cependant pas seules en cause (wifi, DECT…)
  • Sur ces « points les plus exposés », les simulations de modifications d’ingénierie ou d’emplacement montrent qu’une réduction de l’exposition est possible sans dégradation significative de la couverture. Le risque est cependant que le risque de surexposition ne soit que déplacé.
En matière de concertation**, il est apparu que :
  • Les bonnes relations entre les opérateurs et la commune sont un préalable à l’obtention de mesures implicites pour résoudre des difficultés locales et limiter ponctuellement l’exposition aux ondes de certains sites
  • L’hétérogénéité des pratiques et des concessions obtenues localement par certaines municipalités est problématique. Le rapport suggère une harmonisation en réglementant davantage la concertation (contenu du dossier, information des habitants…)
  • La fourniture de simulations liées à de nouvelles implantations  testées par plusieurs  communes est très bien accueillies par les population. Les pratiques/ présentations des opérateurs doivent cependant être harmonisées ;
  • Les collectivités déplorent l’absence de l’Etat lors des réunions de concertation
  • Les attentes des communes sont très fortes sur la réduction des points les plus exposées.
Il reste maintenant à trouver une suite opérationnelle à ces rapports. Le communiqué signé de Philippe Martin, ministre de l’Ecologie, et à Fleur Pellerin, ministre déléguée à l’économie numérique semble annoncer des mesures réglementaire en  matière de concertation sur les dossiers d’information, la concertation des riverains ou encore les simulations. Concernant la diminution de l’exposition aux ondes il s’est en revanche contenté de botter en touche en renvoyant aux conclusions de la mission sobriété pilotée Jean François Girard et Philippe Tourtelier sur la sobriété en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques dont le rapport est attendu pour septembre.
*Parmi lesquels plusieurs grandes villes : Cannes, Paris 14 et 15, Brest, Grenoble, Plaine commune (93)
** Amiens, Bayonne, Bourges, Lille Métropole, Orléans et Tours participaient aux expérimentations

postheadericon Publication imminente de l’arrêté téléservices, un guide à venir

En instance depuis plus d’un an, le projet d’arrêté devrait être très prochainement publié. Ce texte vise à faciliter le déploiement des téléservices des collectivités en simplifiant les formalités liées à la protection des données personnelles. A partir du moment où le service est listé dans l’arrêté, où le téléservices respecte les règles usuelles en matière de protection des données personnelles (consentement, proportionnalité, droit d’accès et de rétractation, durée de conservation…) et celles du référentiel général de sécurité (RGS) les collectivités seront dispensées de formalités déclaratives. L’arrêté a vocation à prendre la forme d’une autorisation de traitement unique de la CNIL, sur le même mode que ce qui existe en matière de transports publics,

Les téléservices concernés par l’arrêté sont regroupés dans 10 catégories : Fiscalité, travail/social, santé, transports, état civil/citoyenneté, relations avec les élus, scolaire et périscolaire, économie et urbanisme, polices spéciales et voirie, relation avec les usagers. Les trois derniers, étaient initialement regroupés dans une seule (« vie quotidienne), ont été séparés dans des catégories différentes à la demande le CNIL. Ce texte, imaginé à l’origine pour les téléservices « classiques » (déclarations, formulaires en ligne…) s’applique à tous les services administratifs dématérialisés, ce qui inclut les services sur téléphone mobile ou cartes de vie quotidienne.

Les grandes villes, et en particulier celles engagées dans le déploiement d’un bouquet de services de vie quotidienne sur téléphone mobile sans contact / NFC, ont fait remonter un certain nombre de difficultés d’interprétation du texte qui impose une stricte étanchéité des bases de données et identifiants entre les 10 catégories. En clair, il et ainsi exclu que l’identifiant transport puisse servir pour offrir l’accès à la bibliothèque et encore moins que les agents chargés de ces deux services puissent mutualiser une base de données.

Si ces règles se justifient du point de vue de la protection de la vie privée, elles posent des questions très pratiques aux villes. Ce texte empêche-t-il par exemple la création d’une hot-line ou d’un SAV unique en mesure de répondre à l’ensemble des usagers quel que soit le secteur et ce SAV peut-il être géré par la collectivité elle-même ou doit-il être délégué à un tiers ? Certains services, comme le vélo partage ou l’accès à la piscine, sont ils considérés comme des téléservices au sens de l’arrêté ? Un pass tourisme associant un forfait transports et un accès aux sites et musées est-il possible ? et, plus généralement, dans quel mesure est-il possible d’utiliser un identifiant unique technique « déconnecté » des identifiants métiers ? L’arrêté associe en outre le déploiement des téléservices à la réalisation d’une étude de risque préalable dont le contenu reste à préciser.

Ces questions ont été transmises par les représentants des grandes villes au SGMAP et à la CNIL. Lors de la dernière réunion de l’instance nationale partenariale (INP), il a été convenu d’accompagner l’arrêté d’un guide de mise en œuvre co-conçu par la CNIL et le SGMAP qui sera notamment utile aux collectivités travaillant sur la mise en œuvre de portails de téléservices, de cartes de vie quotidienne ou de bouquet de services sur mobile .

postheadericon Les projets NFC des grandes villes sur les rails

MAJ 18/06 : Caen-la-Mer a inauguré le 17 juin son système billettique sur mobile NFC sur son réseau de transport Twisto. L’occasion aussi de lancer le label « Incity »qui vise à valoriser l’ensemble des services innovants, conçus par par des acteurs publics ou privés, déployés sur son territoire et testés par un panel de 60 volontaires. La billetique NFC pour mobile sera lancée à Strasbourg le 25 juin sur le réseau CTS, avec un système utilisant des étiquettes sans contact, contrairement à Caen ou tous les valideurs ont été rendus compatibles.

Ces dernières semaines, plusieurs grandes villes (Grenoble, Lyon, Toulon….) ont lancé leurs appels d’offre concernant la mise en place de services sur téléphones mobiles sans contact utilisant la norme de communication NFC (communication en champs proche ou NFC), qui est déjà celle des cartes sans contact.

Les services de billettique, actuellement en phase de test, devraient ainsi ouvrir à Strasbourg et sur l’agglomération caennaise dans les semaines à venir. Ces applications permettront à un utilisateur d’acheter puis de valider leur titre de transport sur leur téléphone mobile, à condition que ce dernier soit équipé d’un mobile NFC (plus de 3 millions de mobiles sont dotés selon les dernières statistiques). Le développement de la multimodalité et de l’intermodalité est le premier objectif de ces projets. A Grenoble il sera par exemple possible de prendre un bus, un tram puis le téléphérique de la Bastille  avec comme son mobile. Toulouse devrait être pour sa part la première ville ou sera testée une « application billettique commune » (ABC) utilisable sur plusieurs territoires NFC.

Le tourisme fait également partie des priorités de la plupart des territoires. A Toulon, l’agglomération a ainsi inclus dans son projet la création d’un pass permettant au touriste de disposer d’un forfait transports et d’un accès aux principaux sites. Beaucoup de villes –Caen, Bordeaux, Nice, Strasbourg… – ont enfin crée des parcours touristiques NFC permettant d’accéder à des contenus – textes, photos, vidéos…- accessibles en approchant son mobile NFC près d’une cible (ou en scannant un QR code pour les mobiles non équipés. A Mulhouse, ce parcours NFC a pour spécificité de chercher à aider les personnes à mieux s’orienter dans la ville en proposant notamment une information spécifique sur l’accessibilité.

Enfin plusieurs villes (Bordeaux, Caen, Nice….) souhaitent que le mobile NFC  facilite l’accès aux services publics (au delà du transport) et comme les équipements sportifs, les bibliothèques ou encore les zones piétonnières à accès réservé.

postheadericon Très haut débit : les limites du modèle coréen

La Corée est très régulièrement citée comme un modèle en matière de très haut débit. Elle est en effet dans au top des nations les plus connectées au monde avec 60% des foyers connectés en FTTH/FTTB et 100% en haut débit. C’est aussi le pays leader de la 4G/LTE avec une couverture de l’ensemble de la population en seulement quelques mois et déjà 20 millions d’abonnés. C’est enfin le pays du wifi avec des offres – gratuites et payantes – absolument partout : dans les bus urbains et interurbains, le métro des grandes villes, les aéroports, les lieux publics et touristiques… On trouve également des routeurs wifi sur les cabines téléphoniques (photo) et pas moins de trois offres Wifi – passant même dans les tunnels ! – sont proposées dans le TGV coréen (KTX)…

Offres wifi dans le métro de Busan, TV et Wifi dans le TGV/KTX, du Wifi jusque dans les parcs isolés.

Cette hyper-connectivité induit un spectre d’usages aujourd’hui rarement possibles en France en situation de mobilité : tchat, TV sur mobile, visiophonie et surtout les jeux en réseaux qui sont très appréciés en Corée.

Elle a cependant plusieurs limites qui en font un modèle peu reproductible en France. L’importance du relief sur la péninsule a en effet conduit les coréens à optimiser l’espace disponible. L’habitat collectif et les immeubles de grande hauteur (souvent plus de 30 étages) prédominent très largement dans les villes et la maison individuelle y est quasi inexistante.  Par ailleurs, la fibre n’est enterrée que dans les quartiers récents ; dans les campagnes et ruelles plus anciennes, la fibre est déployée en extérieur avec des « paquets de spaghettis » suspendus à chaque coin de rue. Ces deux spécificités facilitent évidemment grandement un déploiement accéléré des technologies FTTx en diminuant considérablement les coûts de génie civil.

Boitier FTTH accroché à un pylône d'où partent les connexions abonnés et forêt d'antennes relais en bordure d'une artère centrale de Séoul.

Enfin, en matière de téléphonie mobile, la couverture exceptionnelle est à rapprocher de la faiblesse des contraintes qui pèsent sur les opérateurs. Visiblement, les règles d’urbanisme et encore plus de protection sanitaires sont (quasi) inexistantes. Les antennes sont partout, souvent placées à quelques mètres du sol et à proximité immédiate des lieux de vie.

Autant de spécificités font  de la Corée un modèle peu reproductible en France. A une exception près cependant : les TIC et le très haut débit ont été très tôt perçus par le Gouvernement coréen comme un facteur décisif de compétitivité du pays. Cette priorité a conduit les pouvoirs publics, dans une grande tradition dirigiste typiquement coréenne, à investir massivement dans le THD tout en fédérant les acteurs privés sur des objectifs communs et en encourageant les municipalités à investir dans le domaine plus large de la ville intelligente (voir cette présentation à l’OCDE en 2008).

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Article rédigé suite à un voyage personnel fait en mai 2013 – voir aussi un rapport intéressant du Sénat qui comporte un chapitre sur les TIC en Corée (février 2012)

postheadericon En ville, l’autorité de la concurrence favorable à la mutualisation des sites mais pas des réseaux

La concurrence par les infrastructures permet « la mise en place d’une concurrence pérenne entre opérateurs de réseaux, ainsi que la promotion de l’innovation et de la différenciation des offres. Il est également celui qui stimule le plus l’emploi et l’investissement ». Pas question donc de remettre en cause pour l’autorité le principe de la concurrence par les infrastructures et l’opérateur Free qui loue des prestations d’itinérance à Orange (contrat à l’origine de la saisine de l’autorité) est invité à construire son propre réseau dans les plus bref délais.

Néanmoins, l’autorité estime que certaines modalités de mutualisation restent possibles. En zone peu dense, l’autorité n’exclut, sous réserve d’un examen au cas par cas, aucune forme de mutualisation : accord entre opérateurs (type Free), partage temporaire d’infrastructures actives/ de fréquences, partage de pylônes/équipements passifs.

Elle souligne que pour les zones denses « terrain naturel sur lequel plusieurs opérateurs peuvent se déployer simultanément et indépendamment de manière rentable », « la mutualisation d’installations passives comporte peu de risques concurrentiels puisqu’elle nécessite peu d’échanges d’informations et ne compromet nullement la capacité des opérateurs à se différencier ».

Enfin, l’autorité estime que la mutualisation doit être évalué au regard de la situation de chaque opérateur et des technologies. Elle souhaite ainsi que l’itinérance dont bénéficie Free sur la 2G soit limitée dans le temps. Quand à la 4G, en dehors des zones réglementaires où est prévu un large recours à la mutualisation, elle privilégie un rééquilibrage des fréquences allouées aux opérateurs sur un la conclusion de contrats d’itinérance.

postheadericon Le mobile au service de la modernisation des politiques publiques

Le téléphone mobile est susceptible de générer des économies importantes dans le secteur public et d’améliorer le service aux usagers. C’est en tous cas la conviction du cabinet de conseil Deloitte dans une étude basée sur l’exemple des USA. Selon le cabinet, si le secteur public a raté le virage du web, le mobile lui permettrait de rattraper les gains de productivité qu’a connu le secteur privé au cours des 10 dernières années.

L’équipement des agents en mobiles, avec les applications mobiles adaptées, serait ainsi susceptible de générer des gains de productivité chiffrés globalement à plus de 50 milliards de dollars/an. Le mobiles et les applications nomades soulignent les auteurs, favorisent la communication interne entre les services des administrations et facilitent la collecte et le traitement des informations sur le terrain. Connecté en permanence au système d’information de la collectivité, c’est aussi un moyen de fournir aux agents des informations utiles à leur travail, de réduire les délais de réalisation de leurs missions et d’améliorer ainsi leur productivité.

Le mobile est enfin un moyen de mieux associer les citoyens à la gestion quotidienne de la cité. Des applications comme « fixmystreet » ou « NYC311 », qui permettent aux usagers de faire remonter aux services municipaux des dysfonctionnements sur la voie publique (lampadaire HS, tags, trous dans la voirie….) en fournissant des données précises (photos, descriptif…) et géolocalisées  contribuent à améliorer l’efficacité des services municipaux. Le service NYC311, même partiellement utilisé, générerait ainsi selon les auteurs 11 millions de dollars d’économies à la ville de New York. Enfin les auteurs soulignent le potentiel du mobile pour résoudre les situations exceptionnelles. Via les réseaux sociaux, le secteur public peut en effet mobiliser très rapidement des ressources bénévoles (compétences, secouristes, médecins…) tout en limitant les moyens déployés par la puissance publique en cas de crise.

postheadericon Lancement de la 4G sur fond de discussion de la proposition de loi Abeille

L’opérateur Orange a officiellement lancé la téléphonie de 4emme génération à Paris cette semaine. Le quartier autour de l’Opéra est ainsi le premier à être desservi, une première étape avant d’achever la couverture de toute la capitale d’ici fin 2013, et celle de 15 grandes villes au total à partir d’avril. Parallèlement, SFR a ouvert la 4G dans le quartier d’affaires de La Défense ainsi que sur une partie des villes de Courbevoie, Nanterre et Puteaux.

Des annonces qui interviennent au moment même où est discutée la proposition de loi de la députée Laurence Abeille (EELV) sur les risques liés aux ondes électromagnétiques. Discutée le 31, celle-ci a été largement amendée par la commission des affaires économiques (vidée de sa substance disent les associations…) et le gouvernement a clairement affiché sa préférence pour attendre les conclusions du Grenelle des ondes et la sortie de la nouvelle synthèse AFSSET faisant le bilan de toutes les dernières études sur le lien santé/ ondes électromagnétiques qui sont annoncés pour juin prochain.

La ministre de l’économie numérique Fleur Pellerin a cependant d’ores et déjà clairement donné l’objectif des textes à venir : agir plutôt sur la réduction de l’exposition aux ondes des téléphones que des antennes et améliorer l’information des riverains sur les nouveaux projets et leur exposition aux ondes. En clair

Parallèlement, l’ANFR a annoncé lors du dernier COPIC que des mesures seraient menées à saint Étienne à l’occasion du lancement de l’expérimentation 4G menée par l’ensemble des opérateurs. L’objectif premier de cette expérimentation et de déterminer les risques de brouillage entre la TNT et la 4G. l’usage de la bande des 800 Mhz issue du dividende numérique est en effet susceptible de générer des perturbations avec la TNT. Mais l’ANFR a décidé de mettre à profit cette expérience qui associe tous les opérateurs pour mesurer concrètement la surexposition générée par la 4G en réalisant des mesures terrain dans plusieurs lieux publics (place, écoles…).

postheadericon Antennes : la mutualisation revient à l’ordre du jour

Fin 2012, Free Mobile n’aura installé que 1779 antennes-relais, contre les 2500 prévues par l’opérateur. Un retard qui est la conséquence directe de la difficulté de Free Mobile à trouver des points hauts, notamment dans les grandes villes, où les toits sont d’ores et déjà bien occupés et où les riverains sont prompts à se mobiliser pour empêcher, ou au moins ralentir, l’implantation de nouvelles antennes. Face à ces difficultés, l’opérateur a d’ores et déjà obtenu dans le cadre de sa licence la possibilité d’utiliser la bande des 900 Mhz pour la 3G, dans huit grandes agglomérations – Bayonne, Lille, Lyon, Nice, Marseille, Paris, Strasbourg, Toulouse – fréquence qui a pour particularité d’offrir de meilleures performances (plus grande couverture et meilleure diffusion du signal indoor) que la bande des 2100 MHz jusqu’alors utilisée. Les difficultés ne sont pas propres à Free Mobile, ses concurrents devant dans le même temps assurer le déploiement de la 4G. Aussi la concurrence par les infrastructures semble-t-elle trouver ses limites et une réflexion sur la mutualisation s’imposer.

Sans remettre en cause l’existence de 4 opérateurs concurrents, la ministre de l’économie numérique Fleur Pellerin a ainsi récemment estimé que « la mutualisation des réseaux et des partenariats pouvait être envisagés, comme cela se fait de plus en plus à l’étranger ». La mutualisation fait du reste l’objet de travaux au niveau du conseil de la concurrence et surtout du ministère de l’Economie. La mutualisation fait aussi partie des sujets que la proposition de loi sur les antennes relais a intégré, avec une version maximaliste puisqu’elle envisage la création d’un « réseau national de téléphonie mobile unique » géré par l’Etat. De manière plus opérationnelle, on soulignera que cette mutualisation existe déjà avec l’accord d’itinérance Free/Orange et plus récemment la cession des antennes Bouygues Telecom à Antin Infrastructure Partners, structure qui pourra louer ses pylônes à d’autres opérateurs.

TIC*