Archive pour la catégorie ‘Téléphonie mobile’

postheadericon La 4G c’est déjà dépassé

L’Arcep vient de donner son aval à une expérimentation de 4G « améliorée », issue de la norme LTE (LTE advanced). L’objectif de cette technologie est de répondre aux besoins exponentiels en débit, en particulier au cœur des quartiers denses des grandes villes, là où il y a un fort trafic lié à l’internet mobile. Aussi l’expérimentation se déroulera-t-elle au centre de Bordeaux sur trois sites en réutilisant les bandes de fréquence aujourd’hui dévolues au Wimax. « Grâce à l’agrégation d’un canal de 2×20 MHz dans la bande 2,6 GHz et d’un canal identique dans la bande 3,5 GHz (actuellement utilisée pour la boucle locale radio), d’offrir un débit maximum théorique de 300 Mbits/s, soit le double des débits maxima théoriques actuellement atteignables sur les réseaux 4G des opérateurs » précise l’autorité. Cette expérimentation est pilotée par Orange, de leur côté SFR et Bouygues mènent des expérimentations LTE-A à Marseille et à Bordeaux sur des technologies légèrement différentes.

Ces expérimentations viennent rappeler que la course au débit est loin d’être achevée en matière de mobile. L’Europe a ainsi lancé un programme de recherche sur la 5 G avec  le projet 5G PPP. Un projet dont l’ambition est de permettre aux industriels européens de peser sur les standards futurs de la nouvelle norme internationale, sujet sur lequel l’Europe est en compétition avec l’Asie et en particulier la Corée du Sud. Le gouvernement Sud Coréen vient en effet de lancer un plan de 1,1 milliard d’euros sur 6 ans pour la mise en œuvre d’un réseau 5G. Des tests devraient avoir lieu en 2017 pour une commercialisation en 2020.

postheadericon Des avancées sur la mutualisation des réseaux télécoms

Ce début février a été marqué par deux avancées en matière de mutualisation des réseaux télécoms avec l’ajustement par l’Arcep du nombre de zones très denses pour les déploiements FTTH et la signature d’un accord SFR-Bouygues sur le mobile.

En matière de FTTH, la décision de l’Arcep sur la réduction des zones très denses a été entérinée par sa publication au journal officiel. Elle retire 43 communes (soit 547 000 logements) de la liste de celles initialement désignées comme faisant partie des zones de concurrence par les infrastructures correspondant au cœur des grandes agglomérations. Le nombre de communes ZTD passe ainsi de 148 (6 millions de logements) à 106, soit environ 5,5 millions de logements. Les communes retirées correspondent aux zones de basse densité ou existent de nombreuses maisons individuelles ou petits immeubles. En passant en zones moins denses elles bénéficient d’un cadre plus souple en termes de taille du point de mutualisation et de règles de raccordement des immeubles de plus de 12 logements. L’Arcep a invité les collectivités à se rapprocher des opérateurs pour intégrer ces communes aux conventions THD.

Par ailleurs, après plusieurs mois de négociation, SFR et Bouygues ont annoncé la signature d’un accord de mutualisation de leurs réseaux mobiles. Cet accord concerne 57% de la population, soit environ 80% du territoire et exclut les agglomérations les 32 agglomérations comptant plus de 200.000 habitants. Cette exigence vise à respecter les règles énoncées par l’autorité de la concurrence. Une société ad hoc va être créée pour exploiter le patrimoine de sites radio partagés. Le partage porte sur les sites et mats ainsi que le partage d’équipements actifs (RAN sharing) pour les réseaux 2G, 3G et 4G sur le territoire partagé, il n’est en revanche pas question de partager les fréquences. L’accord entrera en vigueur progressivement pour devenir pleinement effectif en 2017.

L’ARCEP a accueilli favorablement l’accord – qui s’inscrit dans l’esprit des licences 4 G – tout en affirmant sa vigilance sur deux points : le fait qu’il reste ouvert à d’autres opérateurs et qu’il se traduise par une amélioration effective du service aux utilisateurs.

On soulignera que dans les villes, les opérateurs partagent de très nombreux sites, en particulier ceux mis à disposition des collectivités locales et HLM, cette mutualisation étant une des conditions de la signature de chartes de déploiement de la téléphonie mobile. Il n’y a en revanche pas de possibilité de RAN sharing.

postheadericon Ondes : de nouvelles responsabilités aux contours flous pour les maires

Le 23 janvier, l’assemblée nationale a amendé et adopté la proposition de loi n°1635 « relative à la sobriété, à la transparence et à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques ». Ce texte fait de la modération de l’exposition du public aux champs électromagnétiques un objectif de la politique en matière de télécommunication.

Un objectif de modération placé en grande partie sous la responsabilité des communes et intercommunalités qui sont chargées « du bon déroulement de la concertation locale et de la transparence de l’information ». Une formulation qui ne manquera pas d’interpeller les élus : La concertation induit l’idée de négociation or, aujourd’hui, la jurisprudence ne reconnait pas de compétence aux maires en matière d’implantation des antennes relais. les capacités de négociation des villes reposent essentiellement sur l’ouverture de leur patrimoine (points hauts) aux opérateurs, négociés dans le cadre de chartes.

Est ensuite décrit le dispositif d’information des maires et des riverains qui pour l’essentiel est déjà en place via les chartes signées avec les opérateurs. Il introduit cependant la possibilité pour les maires et intercommunalités de demander, lors de toute nouvelle implantation, « une simulation de l’exposition aux champs électromagnétiques générée par cette installation » ce qui correspond à une forte attente des villes.

Le texte définit ensuite la notion de points atypiques comme « les points du territoire où le niveau d’exposition du public aux champs électromagnétiques dépasse sensiblement la moyenne observée à l’échelle nationale » en se basant sur les statistiques de l’ANFR. On remarquera que cette définition, qui inclut les mesures réalisées en dehors des lieux fermés, pourrait générer des demandes abusives.

Il prévoit enfin un décret visant à définir les « modalités d’application du principe de modération, en ce qui concerne les établissements accueillant des personnes vulnérables, et de rationalisation et de mutualisation des installations ».

Le titre II du texte vise à mieux informer les utilisateurs de terminaux sans fil (en dehors des téléphones), à rendre obligatoire la possibilité de désactiver la fonction sans fil sur les appareils et à interdire les publicités sur les mobiles et tablettes ciblant les enfants. Dans le même esprit, il prévoit d’interdire l’installation d’équipements sans fils dans les crèches et garderies, disposition qui pourrait occasionner des dépenses de câblage pour les communes. En revanche, pour le primaire, l’obligation ne porte que sur la désactivation des équipements en dehors de leur utilisation.

Ce texte, qui suscite une vive hostilité de la part des opérateurs, est au début d’un parcours loin d’être terminé : il doit encore passer au sénat qui va très certainement le modifier, ce qui impliquera une seconde lecture. Enfin, une grande partie des dispositions est liée à des décrets d’application qui pourraient encore rallonger les délais de sa mise en pratique. Autant dire qu’en attendant les chartes signées entre les villes et les opérateurs ont un bel avenir en permettant dès maintenant de mettre en oeuvre certains aspects du texte (simulation, résorption des points atypiques en lieux fermés…).

postheadericon [MAJ 23/12] Cartoradio sur mobile, nouveau protocole de mesure des ondes

MAJ 23/12 Les textes réglementaires relatif au nouveau dispositif de mesure des ondes électromagnétiques, qui entre en vigueur au 1er janvier 2014, sont parus au journal officiel.
- modifie les missions de l’ANFR en lui confiant la gestion du Fonds alimenté par la contribution des opérateurs de réseau émettant des ondes électromagnétiques et l’e choix des prestataires techniques pour réaliser les mesures.
- Liste les entités habilitées à demander des mesures (ANFR, ARS, collectivités, associations environnementales agréees…)
- Précise les mesures éligibles : locaux d’habitation, lieux ouverts au public et lieux accessibles au public des établissements recevant du public à l’exclusion de ceux ayant déjà fait l’objet de mesures
- le formulaire sera hébergé sur le site de l’ANFR, les résultats seront envoyés aux organismes demandeurs, à la commune où elles sont réalisées, à l’occupant ou eu responsable de l’établissement recevant du public.
- L’ANFR devra produire chaque un rapport sur le bilan des mesures effectuées et un  état semestriel de la consommation du Fonds.

5/12 Cartoradio sur mobile, nouveau protocole de mesure des ondes

L’agence nationale des fréquences (ANFR) a sorti une application  mobile disponible sur iphone et android, permettant d’accéder aux informations du site cartoradio. Utilisant la géolocalisation, cette app’ permet de connaitre les antennes  à proximité avec le nom de(s) l’opérateur(s) et la nature des installations : 2G, 3G, 4G. Il donne également accès aux mesures de champs électromagnétiques (date, adresse, résultat, laboratoire) effectuées dans des lieux publics ou chez des particuliers (sous réserve de leur accord). Il n’intègre pas en revanche les mesures effectuées par des communes qui n’auraient pas transitées par l’ANFR.

Par ailleurs, au 1er janvier 2014, le nouveau protocole de mesure – demandé par les élus et les associations – sera par ailleurs mis en place. Les particuliers souhaitant connaitre l’exposition de leur lieu de vie aux ondes électromagnétiques devront passer par les communes, les préfectures, les ARS  et un certain nombre d’associations agrées. Saisie par un particulier (ou autosaisie), la mairie effectuera la demande de mesure auprès de l’ANFR qui dépêchera un bureau d’études agréé pour la réaliser. Les mesures seront financées par les opérateurs via un fonds géré par l’ANFR alimenté par une taxe additionnelle à l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER), fonds doté de 4 millions d’euros en 2013.

postheadericon Ondes : la mission sobriété met l’accent sur la pédagogie et plaide pour « l’optimisation » des réseaux

La mission sobriété des ondes, créée à l’issue de la proposition de loi de Laurence Abeille*, vient de remettre son rapport. Ce document commence par renvoyer opérateurs et État dos à dos. « Les opérateurs ont fabriqué les conditions de la défiance et de la suspicion pendant des années » en négociant discrètement avec les bailleurs, en se gardant d’informer les riverains, voire la mairie… De l’autre coté « Les pouvoirs publics ont entretenu ce climat de défiance en se montrant incapables de communiquer valablement en situation d’incertitude scientifique ». Il invite donc les pouvoirs publics à se ressaisir de ce sujet pour « restaurer la confiance ».

Concernant le principe de sobriété, la mission estime « qu’il n’est pas pertinent de le faire figurer dans la loi en tant que tel » mais propose de faire de la « modération de l’exposition un objectif de la politique des télécommunications ». Elle estime que « la réponse n’est pas dans de nouveaux seuils d’exposition mais dans le recours aux meilleures techniques, un effort de normalisation, une pédagogie des usages mobiles, des procédures de régulation territoriale mieux pensées. »

La pédagogie au service de la restauration de la confiance est donc au cœur de ce rapport. Une communication qui doit notamment s’attacher à montrer la diversité des sources d’exposition, à valoriser les travaux du Copic et le fait que la multiplication des antennes participe à une moindre exposition au ondes émises par les terminaux. Sur ce dernier sujet, la mission invite à développer un « marketing du bon usage » plutôt que de communiquer autour du « DAS » et à mettre en cohérence la réglementation pour l’ensemble des terminaux comme le propose l’ANSES

En matière d’implantation des antennes, le rapport souligne enfin la nécessité de remettre le maire au cœur du dispositif. Le processus d’implantation doit ainsi intégrer «  la saisine obligatoire des communes dès la phase de prospection et une négociation opérateurs – municipalités précoce sur les besoins de déploiement et le choix des sites, les mesures prises pour limiter l’exposition, les travaux susceptibles d’en rendre compte, les efforts de mutualisation, le traitement des points atypiques, la protection des établissements sensibles ». Des maires invités à participer activement à « l’optimisation des réseaux » sans pour autant se voir confiés une compétence en matière d’autorisation d’implantation des antennes. Une proposition qui engage donc plutôt à généraliser / homogénéiser les chartes que pratiquent la plupart des grandes villes.

* qui vient de redéposer une proposition de loi

postheadericon La smart mobilité passe par le « big data »

Au cours d’une réunion organisée en partenariat avec l’Académie des technologies, les représentants de Veolia-Transdev, Orange et Cofely-Ineo sont venus présenter à l’AMGVF un panorama de leurs solutions innovantes pour fluidifier la circulation dans les agglomérations, inciter à l’usage des transports collectifs ou alternatifs et favoriser une mobilité plus respectueuse de l’environnement.

Comme l’ont souligné les intervenants, les villes sont aujourd’hui soumises à plusieurs défis :

  • Une raréfaction de l’espace urbain qui empêche de concevoir de nouvelles infrastructures de transport et impose de mieux exploiter ce qui existe
  • Une réduction des marges de manœuvre financières qui conduit à penser davantage multimodalité et complémentarité des offres entre transports collectifs, autopartage, modes de transports doux (vélo…) et voiture individuelle
  • L’impératif écologique qui exige de réduire les consommations d’énergie, l’impact de la pollution et le bilan carbone liées aux déplacements
  • La nécessité de responsabiliser davantage le citoyen-usager pour le mettre en capacité de faire les « bons choix » et de participer activement à ce nouvel écosystème de la mobilité.

Pour répondre à ces enjeux, le numérique apparaît désormais incontournable pour aider les collectivités à piloter et ajuster l’offre de transports au quotidien comme interagir avec les usagers.

Le premier domaine d’application du numérique, désormais bien connu, est celui de la billettique. Orange et Veolia ont ainsi évoqué l’utilisation des technologies sans contact, sur carte et désormais sur mobile (solutions NFC opérationnelles à Strasbourg, Caen et Nice), pour fluidifier l’accès aux transports publics. Une technologie qui vise également à favoriser le passage d’un mode de transport à un autre – vélo, bus, trams… concept de multimodalité – .Veolia a ainsi évoqué l’application EMMA (Espace Multimodal Montpellier) qui permet d’intégrer une offre multimodale de mobilité sur un même support.

La mise à d’informations sur l’offre de transports mise à jour en temps réel – aidant l’utilisateur à choisir le mode de transports plus efficace, le moins polluant… – fait aujourd’hui partie des services incontournables pour les grandes agglomérations. Les applications mobiles de Bordeaux et Strasbourg ont notamment été évoquées par Orange, ainsi que la mise en place de tags NFC dans la ville pour aider l’usager à trouver l’information dont il a besoin là où il en a besoin.

Le  stationnement, élément clé de la politique de mobilité et d’attractivité d’un territoire, est enfin en pleine mutation avec notamment la banalisation des capteurs en souterrain et en surface pour aider l’usager à repérer les zones où il a le plus de chances de pouvoir se garer. Orange a évoqué son service conçu avec la start-up Streetline, qui fonctionne déjà à San Fransico et Barcelone et qui sera expérimenté à partir d’avril 2014 dans une grande ville française. Des capteurs qui sont également utilisés par Cofely-Ineo dans le cadre d’une expérience menée sur le périmètre du quartier de la gare à Angoulême.

Le fonctionnement optimal de ces nouveaux services est cependant déterminé par la capacité du système à prendre en compte l’ensemble des facteurs intervenant dans la décision de se déplacer ou de se garer : horaires des transports publics, densité trafic automobile, accidents, météo, calendrier scolaire… la collecte et le traitement de ces données –potentiellement des térabits de données issus de sources différentes – est ce que l’on appelle le « big data », un sujet sur lequel l’ensemble des industriels travaillent. Orange propose ainsi désormais aux collectivités d’utiliser les données des téléphones mobiles (connexion / géopositionnement) pour analyser le trafic automobile ou la fréquentation d’un site touristique en plein air. Veolia a détaillé de son côté le projet Optimode à Lyon qui vise à tester un modèle de prédiction du trafic à une heure à partir de l’analyse de données issues de sources multiples. Une approche assez semblable prévôt à Angoulême avec le projet Effipark qui promet de faciliter la vie des usagers tout en améliorant les recettes de stationnement de la collectivité.

postheadericon Couverture 4 G : l’Arcep fera son propre diagnostic au 2e semestre 2014

UFC Que choisir a récemment contesté les chiffres annoncés par les opérateurs sur la couverture en 4G, notamment à Paris. Un communiqué qui a relancé la gé-guerre sur la meilleure couverture 4G entre les deux challengers, Bouygues Telecom (pour le moment le mieux placé grâce à l’utilisation de la bande 1800 Mhz) et Orange. Ce dernier a ainsi annoncé qu’il allait mettre les bouchées doubles pour déployer ses infrastructures 4G en promettant une couverture de 50% de la population d’ici la fin de l’année.

Face à ces querelles et au manque d’informations vérifiables/vérifiées du consommateur en dehors du nombre d’antennes 4G donné par l’ANFR, l’Arcep a annoncé qu’elle allait produire ses propres mesures d’ici la mi-2014. Des mesures qui selon toutes vraisemblance devraient être fondées sur le protocole en vigueur pour la 3G.

Une chose apparait d’ores et déjà certaine : le calendrier et les taux de couverture prévus par le régulateur devraient être très largement dépassés, ce qui est une bonne nouvelle pour le consommateur.

postheadericon Gares connectées, billettique NFC, multimodalité… la SNCF mise sur l’innovation

Trafic en stagnation, incidents en série… la SNCF connait une année difficile. Pour relancer l’entreprise, son Président Guillaume Pepy mise sur l’innovation dans son plan stratégique « Excellence 2020″. Mi octobre a ainsi été annoncé tout un train de mesures dont un ambitieux programme digital.

Les gares devraient ainsi faire leur révolution numérique en intégrant accès WiFi (100 gares concernée fin 2013), bornes de rechargement des « devices électroniques », infos contextuelles via des étiquettes intelligentes et des lieux de travail partagés. La SNCF prévoit aussi de doter les pass grand voyageur d’une puce NFC (plus d’un million de pass en circulation) dès 2014. et de proposer du paiement sans contact dans les trains. Parallèlement, les applications mobiles de la SNCF vont mieux intégrer les problématiques multimodales pour permettre au client de préparer leur voyage du domicile à la destination en intégrant transports locaux, co-voiturage, vélos… Et au-delà de l’information sur la disponibilité des services, il est question de proposer au voyageur un « wallet » (portefeuille) sur smartphone intégrant l’ensemble des tickets de transports dématérialisés nécessaires au déplacement.

Des annonces importantes pour les métropoles dans la mesure où la SNCF était jusqu’à présent assez timorée sur des sujets comme le sans contact et la multimodalité. Ces déploiement devraient en effet favoriser le développement des usages mobiles dans les territoires, et notamment dans la dizaine de villes engagées dans des projets NFC qui ont pour la plupart une forte composante transports. Il restera à savoir si la SNCF cherchera à valoriser uniquement ses services (elle a par exemple investi récemment dans le covoiturage) ou travaillera en étroite collaboration avec les collectivités.

En savoir plus avec cet article des Echos et de Mobilicités

postheadericon Mobilité intelligente : quelles avancées ?

Dans le cadre d’un groupe de travail sur la ville intelligente, l’association des maires de grandes villes de France organise le 5 novembre une seconde série d’auditions consacrées à la mobilité à l’heure du numérique. De l’information voyageur en temps réel à la prédiction du trafic à une heure grâce au « big data », de l’utilisation des capteurs pour gérer le stationnement en centre ville au paiement mobile… la mobilité et la gestion des flux urbains font aujourd’hui leur révolution numérique. Pour aborder ces questions, seront auditionnés les responsables des programmes mobilité intelligente des sociétés Orange, Ineo et Veolia-Trandev qui évoqueront leur stratégie industrielle, leurs dernières réalisations en France ou à l’étranger et leur positionnement sur des sujets comme l’open data. La réunion sera introduite par l’Académie des technologies qui fera part de sa vision de la mobilité intelligente.

Mardi 5 novembre 2013 – 14h00-17h00 – 22/28 rue Joubert – 75009 PARIS
Inscription (strictement réservée aux adhérents AMGVF) : c.porot at grandesvilles.org
Téléchargez le programme

postheadericon Radiofréquences et santé : l’Anses invite à la vigilance mais ne voit pas de raisons de modifier les valeurs réglementaires

L’Anses à publié mardi 15 octobre les conclusions de son étude-bilan sur les recherches menées depuis 2009 en matière de radiofréquences et santé. L’agence a passé au cribles toutes les études menées sur les effets potentiels des radiofréquences sur la santé menées entre le printemps 2009 et fin 2012.

De cette actualisation, l’agence conclut qu’elle « ne met pas en évidence d’effet sanitaire avéré et ne conduit pas à proposer de nouvelles valeurs limites d’exposition de la population ». L’agence note cependant que plusieurs études relèvent « avec des niveaux de preuve limités, différents effets biologiques chez l’Homme ou chez l’animal » tels qu’une modification du  sommeil, de la fertilité mâle ou encore des performances cognitives. Les suspicions se focalisent sur l’usage intensif du téléphone mobile qui pourrait engendrer une « augmentation du risque de tumeur cérébrale sur le long terme »

Compte tenu de ces risques potentiels, l’agence réitère ses recommandations édictées en 2009 sur l’usage du kit mains libres et la réduction de  l’exposition des enfants en les incitant à un usage modéré du téléphone mobile. Elle invite aussi à mieux informer sur le niveau d’exposition maximal engendré de tous les émetteurs présents chez les particuliers comme les téléphone DECT, les veille-bébés ou les tablettes tactiles en imposant, comme pour les mobile, l’affichage de leur DAS.

Concernant les antennes relais, l’agence invite à continuer les campagnes de mesures en intérieur  et en extérieur pour maîtriser l’exposition aux ondes des antennes relais. L’agence se prononce enfin sur les conclusions des expérimentations menées dans le cadre du Grenelle des ondes. Elle invite à examiner de manière « approfondie » les conséquences d’une éventuelle multiplication du nombre d’antennes-relais dans le but de réduire les niveaux d’exposition environnementaux et à creuser les pistes pour réduire les expositions les plus fortes. Sur la 4G et les nouveaux réseaux l’agence invite enfin à réaliser des « études préalables en matière de caractérisation des expositions, en tenant compte du cumul des niveaux existants et de ceux qui résulteraient des nouvelles installations, de manière à favoriser la concertation autour des nouvelles implantations ou modifications d’émetteurs ». Une recommandation qui est pour le moins tardive compte tenu du déploiement à vitesse accélérée de la 4G…

TIC*