Archive pour la catégorie ‘Non classé’
TNT : Des cartes de couverture connues tardivement
L’AMGVF a auditionné la semaine dernière le CSA, le GIP France Télé numérique et l’ANFR sur le passage de la France à la télévision numérique. Le compte rendu est disponible à cette adresse. On notera plus particulièrement le fait que les cartes permettant de visualiser précisément les zones blanches de la TNT (aujourd’hui, on ne connait que l’emplacement des émetteurs) ne seront connues que tardivement. Le CSA a en effet expliqué que les cartes ZB ne seraient élaborées que 6 mois avant les dates d’extinction de l’analogique pour des raisons techniques (passage au plan de fréquence définitif). Un délai que les élus ont jugé très court, car en effet, avant d’envisager d’installer des réémetteurs ou de sensibiliser les populations sur la solution satellitaire, le préalable c’est de connaitre les zones blanches.
TNT :La date du 30 novembre 2011 décalée ?
Le calendrier d’extinction du signal analogique est-il trop ambitieux ? Le doute commence aujourd’hui à planer suite aux déclarations du président de France télévision numérique, Philippe Levrier, aux Echos. « Il faut reconsidérer le plan actuel », a-t-il déclaré. « Nous voulons profiter de la révision prévue de ce schéma dans les prochains mois pour en proposer un nouveau. Il s’agit de regrouper deux ou trois régions que nous éteindrons simultanément dès le deuxième semestre 2010. Je ne peux imaginer que ce nouveau plan ne soit pas accepté. » Le président estime que ce nouveau plan doit aller jusqu’à reconsidérer la date d’extinction définitive du signal analogique, qui pourrait être décalée à « 2013 ou 2014 ». Cette déclaration a suscité une vive réaction de la part des chaines. L’Association « Les nouveaux entrants de la TNT« , constituée de NextRadioTV (BFM TV), NRJ Group (NRJ 12) et Bolloré Media (Direct 8 ) a ainsi demandé « au gouvernement de réaffirmer le caractère intangible du calendrier fixé par la loi pour l’extinction de l’analogique ». De son côté, l’Avicca s’est déclarée favorable à l’idée d’une révision du calendrier compte tenu de l’état d’impréparation du dossier.
Mobilier publicitaire communicant : la France n’est pas la Corée
En Corée, dans les U-cities (voir le dossier d’AEC communication sur ces villes hyper-connectées) l’internet des objets est une réalité et les possesseurs de smart phones sont arrosés de publicités et autres alertes… En France le mobilier communicant passe mal, surtout quand il a des fins publicitaires. Un collectif d’associations, soutenu par des élus franciliens, ont demandé l’arrêt des projets de la RATP et de Métrobus dans ce domaine. En cause, les « Numériflash », des panneaux-écran LCD de90 sur 160 cm qui sont en mesure de diffuser de la publicité fixe ou animée, ciblée en fonction des heures de la journée. En outre, ces panneaux intelligents détectent les visages orientés vers l’affiche, mesurent le nombre de passages devant l’écran et le temps d’exposition au message. Ils sont également en mesure de communiquer des informations a des téléphones mobiles, via Bluetooth, à condition d’approcher son téléphone du panneau. Métrobus précise que les mobiliers déployés ne sont pas équipés pour diffuser du son. Après l’inauguration de quelques écrans en décembre 2008, la RAPT prévoit d’installer 400 Numériflash dans le métro parisien en 2009 et 800 dans les gares d’Ile-de-France. Le collectif estime que l’implantation de ces panneaux revient à « instaurer la vidéosurveillance à des fins commerciales et une publicité intrusive via le dispositif Bluetooth ».
Titres sécurisés : Réduction de 8 euros pour les personnes fournissant une photo
Retiré à la dernière minute lors de la discussion de la loi de finances pour 2009, la réduction pour les personnes fournissant leurs photos d’identité a été réintroduite par les sénateurs à l’occasion de la loi de finances rectificative pour 2008. Les sénateurs ont prévu une réduction de 8 euros du droit de timbre fiscal pour les demandeurs d’un passeport biométrique fournissant eux-mêmes leur photo d’identité. Le sénat a estimé « qu’un avantage devait être accordé en vue de la préservation de la profession de photographe et qu’il convenait d’éviter la mise en place d’un monopole de fait de l’État par l’installation, dans les communes, de stations d’enregistrement des demandes de passeports biométriques ». En outre, en mettant fin au contentieux financier entre l’Etat et les communes sur les titres d’identité et passeports (indemnisation des communes à hauteur de 3 euros sauf pour celles ayant un contentieux en cours), le texte donne une assise juridique à la délivrance par les communes des titres d’identité.
Le plan Besson déçoit la communauté TIC
Les réactions au plan Besson sont tombées ces dernières semaines. Si tout le monde s’accorde sur l’intérêt d’un plan et d’une stratégie dans ce domaine, les observateurs et spécialistes des TIC sont dans l’ensemble très déçus. Daniel Kaplan dans Internet actu comme Jean Michel Billaut ou encore l’association Renaissance numérique déplorent le saupoudrage et l’inventaire à la Prévert : 154 mesures c’est beaucoup et ça n’aide pas à fixer des priorités. L’Avicca déplore de son côté l’absence de moyens financiers, les carences du plan sur le très haut débit et fait feu de tout bois sur le service universel du haut débit. Mettre la barre à 512 Kbits alors que le Ciadt de 2004 avait fixé l’objectif à 2Mbits, c’est en effet ce qu’on appelle une régression… Coté April, on se félicite d’une meilleure prise en compte du Logiciel Libre (par rapport à la première version) mais déplore le flou des mesures…
Passeport : 3600 euros par station ?
La ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a remis vendredi le premier passeport biométrique français à un habitant de Chantilly, la ville dont le ministre du Budget, Eric Woerth, est maire. A cette occasion, il a été annoncé que les mairies recevraient une indemnité de 3600 euros, soit un chiffre supérieur aux 3200 euros jusqu’ici annoncé et inscrits au PLF 2009… Erreur ou réévaluation par anticipation ? Toujours est-il que ce montant ne satisfait pas les grandes villes – voir le compte rendu de la réunion du 29 octobre – qui demandent une indemnité par titre délivré.
RGI : la nouvelle DGME pragmatique
Arnaud Lacaze, Chef du service des projets interministériels à la DGME est revenu sur la parution du référentiel général d’interopérabilité à l’occasion du colloque organisé par l’AMGVF et Microsoft sur l’interopérabilité. Le représentant de la DGME a indiqué que le RGI ne sortirait pas avant que les points d’achoppements, apparus en 2007, ne seraient pas levés. Les pourfendeurs du RGI (associations d’élus et éditeurs principalement) seront consultés de façon bilatérale par la DGME, le comité du RGI ne se réunissant qu’une fois que des compromis auront été trouvés. Par ailleurs, il n’y aura pas de nouvel appel à commentaires. « Il ne s’agit pas de promouvoir le logiciel libre mais de valoriser le corpus de normes internationales et les standards ouverts connus d’ores et déjà par les praticiens » a souligné Arnaud Lacaze. L’ambition de la DGME est de sortir un document « consensuel » et « simplifié » au premier semestre 2009.
L’archivage numérique des données publiques va pouvoir se développer
Conserver pendant plusieurs dizaines d’années des données numériques est aujourd’hui très complexe du fait de l’évolution rapide des logiciels et des supports et de la nécessité de disposer de matériels et de compétences spécifiques. C’est pourquoi aujourd’hui la plupart des données qui existent sous forme dématérialisées dans les collectivités sont rematérialisées lors de leur archivage.
La loi sur les archives, publiée le 16 juillet au JO, devrait faire évoluer cet état de fait et permettre de développer l’archivage numérique. Cette loi introduit en effet deux dispositions importantes qui vont faciliter la tâche des collectivités :
- La possibilité pour les communes de s’organiser en intercommunalité pour gérer l’archivage ou d’en confier la gestion au service départemental des archives.
- La possibilité pour les collectivités de confier la gestion de leurs archives (au stade d’archives vivantes ou intermédiaires) à un prestataire privé.
Cette seconde faculté – qui va permettre aux collectivités de recourir à des spécialistes de l’archivage électronique – a été assortie de conditions qui seront précisées par décret. Les prestataires, agréés par l’administration des archives, seront liés par un contrat prévoyant « les conditions de sécurité et de conservation des documents déposés ainsi que les modalités de leur communication et de leur accès, du contrôle de ces documents par l’administration des archives et de leur restitution au déposant à l’issue du contrat ».
Noms de domaine : Bientôt des .paris .bordeaux, .lille… ?
L’Icann (Internet Corporation for assigned number), le régulateur technique d’internet et responsable des noms de domaine de premier niveau, a annoncé la possibilité de créer de nouvelles extensions génériques. « Outre les .com, .net ou .org, dès le 1er trimestre de 2009, les 1,3 milliard d’internautes pourront acquérir des adresses génériques, en déposant des mots courants comme .amour, .haine ou .ville ou encore des noms propres », a déclaré le président de l’Icann Paul Twomey dans une interview aux Echos. Cette possibilité, ouverte en théorie à tous, est assortie de conditions qui feront réfléchir plus d’une collectivité avant de vouloir se doter de son propre nom de domaine. Les candidats à la gestion d’une nouvelle extension devront en effet s’acquitter de droits et frais divers qui pourraient avoisiner les 100 000 dollars et plus. « Les candidats devront ensuite présenter à l’Icann un business plan, un programme et démontrer qu’ils sont en mesure d’assurer la gestion technique de ces noms de domaine. En outre, pour les noms géographiques, il faudra un accord de l’Etat et veiller à ce que ce nom n’empiète pas sur celui d’une marque… Toujours est-il que cette annonce devrait permettre à la Bretagne d’obtenir gain de cause dans la création d’un .bzh…
Données publiques : internet ne veut pas dire gratuit
Le rapport d’activité 2007 de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) aborde à plusieurs reprises internet. Ainsi, la commission rappelle « qu’aucun texte n’interdit par principe de subordonner au paiement d’une somme l’accès à un site internet comportant la reproduction de documents d’archives, dans la mesure où cet accès ne met pas fin à la possibilité de les consulter sur place gratuitement ». Elle rappelle cependant que « les redevances perçues à ce titre doivent être raisonnables et proportionnelles au service rendu » et déterminées sur la base d’un « coût marginal de long terme » incluant les perspectives d’évolution du service et des équipements correspondants. En revanche, la CADA est opposée à un traitement différencié des utilisateurs selon des critères géographiques. Sur un autre sujet, la CADA estime que le site www.cadastre.gouv.fr, une fois qu’aura été achevée la mise en ligne de la totalité des plans, pourrait être considéré comme une « diffusion publique » au sens de la loi. Ce statut dispenserait les communes saisies de l’obligation de communiquer les plans à la demande des usagers.