Archive pour la catégorie ‘Non classé’

postheadericon La fibre optique doit encore séduire pour décoller

En matière de THD, l’offre ne fait pas tout. Certes les objectifs fixés dans le plan France numérique 2012 étaient optimistes : il tablait sur 4 millions d’abonnés d’ici 2012 alors qu’on n’en compte pas plus de 330 000 dont seulement 75 000 en véritable très haut débit (FTTH). Certes le cadre de régulation a pris du retard, donnant ainsi de bonnes excuses aux opérateurs pour expliquer leurs propres déficiences… mais cela ne fait sans doute pas tout. Il est en effet frappant de constater le décalage entre le nombre de prises raccordables et le nombre d’abonnés. On comparera le chiffre de 330 000 avec celui de 860 000 foyers raccordables (1,6 millions d’ici un an selon l’Arcep). Pour prendre un exemple plus local, voyons le cas de Pau Broadband Country. Pau a osé la fibre optique avant tout le monde et ouvert son réseau dès 2004. Le réseau ne compte aujourd’hui « que 9000 abonnés » alors qu’on dénombre plus de 50 000 prises. Parmi les facteurs expliquant cette situation (voir l’article d’Ariase), il y a la concurrence tarifaire de l’ADSL, un monopole de fait de SFR, un service client peu performant et un choix technologique (terminaison coaxiale) qui empêche certains opérateurs de proposer leurs offres sur le réseau palois. L’arrivée prochaine d’autres opérateurs dont Orange est cependant susceptible de faire évoluer cette situation. Par ailleurs, PBC peut revendiquer un réel succès coté entreprises. PBC revendique la création de plusieurs centaines d’emplois directs et l’implantation de nombreuses entreprises innovantes. Il ne faut donc pas désespérer mais on peut en tirer une conclusion : la concurrence, facteur d’innovation et de baisse des prix des offres, semble un facteur décisif pour renforcer l’attractivité de la fibre auprès des particuliers.

postheadericon Accessibilité des terminaux mobiles : entre progrès et inquiétudes

Cinq ans après la mise en place d’une Charte d’accès des personnes handicapées à la téléphonie mobile, plusieurs acquis :

  • Création d’une grille de classification des mobiles les plus adaptés aux personnes handicapées. Cette grille a débouché sur la base de données internationale GARI et un site permettant de choisir un mobile en fonction de ses handicaps
  • Mise en place d’un panel de testeurs pour adapter au mieux les terminaux fonction de chaque type de handicap (déficience visuelle, motrice, mentale, d’élocution, ou auditive)
  • Engagement des opérateurs à commercialiser dans leurs boutiques des terminaux adaptés (8 à 15 terminaux pour chaque opérateur) et intégration des questions de handicaps dans les boutiques (formation des vendeurs) et dans certains centres d’appels.

A l’heure du tout tactile (iPhone, iPad…), des smartphones avec des claviers hypersophistiqués et de l’explosion des applications propriétaires pour mobiles, le combat des personnes handicapées n’est cependant pas gagné. En 2010, les signataires de la charte ont du reste souhaité prendre le problème en amont en sensibilisant les ingénieurs à la problématique du handicap qui est, a-t-il été rappelé, source d’innovations.

postheadericon Nice : les services sans contact-NFC déployés

La ville de Nice accueille depuis le 21 mai le plus important pilote jamais réalisé en Europe en matière de sans contact / NFC. L’objectif est de cette opération est d’être l’ultime étape avant la généralisation des services NFC en France. Contrairement aux précédentes expérimentations (Caen, Strasbourg, Marseille, Paris…), Nice concerne plusieurs milliers d’utilisateurs ayant acheté un mobile NFC ou titulaires d’une carte de paiement sans contact avec des services multiples qui ont vocation à perdurer. Les services d’ores et déjà opérationnels sont :

  • Achat, validation de son titre de transport via un mobile NFC et une application dédiée. Consultation des horaires, des perturbations et accès à des informations locales à partir de « tags » apposés sur les arrêts de bus et tramway. D’ici la fin de l’année 1500 arrêts seront dotés d’étiquettes NFC (800 aujourd’hui)
  • Paiement dans les commerces, postes et autres grands magasins avec son mobile ou carte de paiement NFC. Le paiement sans contact ne requiert un code PIN qu’à partir d’un seuil de 20 euros (carte) ou 25 euros (mobile). Aujourd’hui 500 commerçants sont équipés en terminaux de paiement compatibles, le chiffre devrait atteindre 2 à 3000 à la fin de l’année.
  • Visite du vieux Nice et du Musée d’art contemporain (Mamac) avec accès à des contenus multimédias depuis des étiquettes NFC (ou tags 2D) apposés sur une vingtaine de monuments.

postheadericon Lancement de parolesdelus.com pour favoriser l’innovation TIC dans les territoires

A l’occasion de la parution du tome 5 de « paroles d’élus » qui recense chaque année près d’une centaine d’innovations TIC des collectivités territoriales, en France et en Europe, Orange a lancé le site www.parolesdelus.com. Ce site internet est destiné à favoriser une meilleure diffusion des innovations et à favoriser leur généralisation. Résolument « 2.0 », il est destiné en priorité aux élus locaux, pour favoriser la mise en relation et les échanges avec les porteurs de projet présentés, poser des questions, faire des commentaires, interagir avec les acteurs du site pour en savoir plus…. Inauguré au salon des maires, le site sera ouvert au public le 8 décembre.

Pour sa cinquième édition, Paroles d’élus – dont l’AMGVF est partenaire – présente 95 initiatives TIC, portant sur le développement économique (13 projets), la gestion interne de la collectivité (9), la santé et le social (12), les services au public (37), le tourisme et la culture (15) et l’éducation (9).

postheadericon Les conditions matérielles du télétravail bientôt précisées

En France, seulement 7% des salariés télétravaillent, contre 13% dans l’ensemble de l’Union européenne. La proposition de loi pour faciliter le maintien et la création d’emplois, discuté par les députés début juin, propose d’améliorer le cadre juridique du télétravail. Parmi les nombreuses dispositions du texte, on mentionnera celles qui précisent les obligations de l’employeur sur les questions matérielles, souvent source de conflits entre le salarié et l’employeur. La proposition de loi précise que c’est à l’employeur de prendre en charge tous les coûts découlant directement de l’exercice du télétravail, notamment le coût des matériels, logiciels, abonnements, communications et outils, ainsi que de la maintenance de ceux-ci. Il doit également informer le salarié de toute restriction à l’usage d’équipements ou outils informatiques. Enfin il doit fixer, en concertation avec le salarié, les plages horaires durant lesquelles il peut habituellement le contacter. Le texte, soutenu par le Gouvernement, doit maintenant être discuté par le Sénat.

postheadericon Machines à voter et européenne : un casse tête pour les villes équipées

Plusieurs villes hésitent à utiliser les machines à voter (voir cet article du Parisien) dont elles se sont équipées pour les prochaines élections européennes, le 7 juin prochain. En cause ? Une circulaire du ministère de l’Intérieur du 27 mars dernier. Celle-ci impose aux villes d’afficher de façon lisible l’ensemble des listes. Pour ce faire deux options sont proposées :

  • Un affichage simplifié avec les informations essentielles (tête de liste, parti…)
  • L’affichage de l’ensemble des listes dans la machine-isoloir, éventuellement réduites en taille, mais tout en restant lisibles.

Deux options qui sont un casse tête pour les villes : afficher près d’une vingtaine de listes sur les machines tient du casse tête. Quant à l’affichage simplifié, il est conditionné par l’accord explicite de l’ensemble des listes. Un accord impossible à obtenir selon certaines municipalité et qui a conduit la ville de Lorient à renoncer à remiser ses machines au placard. A la grande satisafaction des opposants aux machines à voter…

postheadericon TNT : Des cartes de couverture connues tardivement

L’AMGVF a auditionné la semaine dernière le CSA, le GIP France Télé numérique et l’ANFR sur le passage de la France à la télévision numérique. Le compte rendu est disponible à cette adresse. On notera plus particulièrement le fait que les cartes permettant de visualiser précisément les zones blanches de la TNT (aujourd’hui, on ne connait que l’emplacement des émetteurs) ne seront connues que tardivement. Le CSA a en effet expliqué que les cartes ZB ne seraient élaborées que 6 mois avant les dates d’extinction de l’analogique pour des raisons techniques (passage au plan de fréquence définitif). Un délai que les élus ont jugé très court, car en effet, avant d’envisager d’installer des réémetteurs ou de sensibiliser les populations sur la solution satellitaire, le préalable c’est de connaitre les zones blanches.

postheadericon TNT :La date du 30 novembre 2011 décalée ?

Le calendrier d’extinction du signal analogique est-il trop ambitieux ? Le doute commence aujourd’hui à planer suite aux déclarations du président de France télévision numérique, Philippe Levrier, aux Echos. « Il faut reconsidérer le plan actuel », a-t-il déclaré. « Nous voulons profiter de la révision prévue de ce schéma dans les prochains mois pour en proposer un nouveau. Il s’agit de regrouper deux ou trois régions que nous éteindrons simultanément dès le deuxième semestre 2010. Je ne peux imaginer que ce nouveau plan ne soit pas accepté. » Le président estime que ce nouveau plan doit aller jusqu’à reconsidérer la date d’extinction définitive du signal analogique, qui pourrait être décalée à « 2013 ou 2014 ». Cette déclaration a suscité une vive réaction de la part des chaines. L’Association « Les nouveaux entrants de la TNT« , constituée de NextRadioTV (BFM TV), NRJ Group (NRJ 12) et Bolloré Media (Direct 8 ) a ainsi demandé « au gouvernement de réaffirmer le caractère intangible du calendrier fixé par la loi pour l’extinction de l’analogique ». De son côté, l’Avicca s’est déclarée favorable à l’idée d’une révision du calendrier compte tenu de l’état d’impréparation du dossier.

postheadericon Mobilier publicitaire communicant : la France n’est pas la Corée

En Corée, dans les U-cities (voir le dossier d’AEC communication sur ces villes hyper-connectées) l’internet des objets est une réalité et les possesseurs de smart phones sont arrosés de publicités et autres alertes… En France le mobilier communicant passe mal, surtout quand il a des fins publicitaires. Un collectif d’associations, soutenu par des élus franciliens, ont demandé l’arrêt des projets de la RATP et de Métrobus dans ce domaine. En cause, les « Numériflash », des panneaux-écran LCD de90 sur 160 cm qui sont en mesure de diffuser de la publicité fixe ou animée, ciblée en fonction des heures de la journée. En outre, ces panneaux intelligents détectent les visages orientés vers l’affiche, mesurent le nombre de passages devant l’écran et le temps d’exposition au message. Ils sont également en mesure de communiquer des informations a des téléphones mobiles, via Bluetooth, à condition d’approcher son téléphone du panneau. Métrobus précise que les mobiliers déployés ne sont pas équipés pour diffuser du son. Après l’inauguration de quelques écrans en décembre 2008, la RAPT prévoit d’installer 400 Numériflash dans le métro parisien en 2009 et 800 dans les gares d’Ile-de-France. Le collectif estime que l’implantation de ces panneaux revient à « instaurer la vidéosurveillance à des fins commerciales et une publicité intrusive via le dispositif Bluetooth ».

postheadericon Titres sécurisés : Réduction de 8 euros pour les personnes fournissant une photo

Retiré à la dernière minute lors de la discussion de la loi de finances pour 2009, la réduction pour les personnes fournissant leurs photos d’identité a été réintroduite par les sénateurs à l’occasion de la loi de finances rectificative pour 2008. Les sénateurs ont prévu une réduction de 8 euros du droit de timbre fiscal pour les demandeurs d’un passeport biométrique fournissant eux-mêmes leur photo d’identité. Le sénat a estimé « qu’un avantage devait être accordé en vue de la préservation de la profession de photographe et qu’il convenait d’éviter la mise en place d’un monopole de fait de l’État par l’installation, dans les communes, de stations d’enregistrement des demandes de passeports biométriques ». En outre, en mettant fin au contentieux financier entre l’Etat et les communes sur les titres d’identité et passeports (indemnisation des communes à hauteur de 3 euros sauf pour celles ayant un contentieux en cours), le texte donne une assise juridique à la délivrance par les communes des titres d’identité.

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