Archive pour la catégorie ‘Non classé’

postheadericon Des auditions sur les smarts grids le 4 juin à l’AMGVF

Dans le cadre d’un groupe de travail sur la ville intelligente et du partenariat de l’association avec les Interconnectés, l’AMGVF organise une première série d’auditions sur les smart grids le 4 juin prochain. A un moment où les expériences se multiplient (Issy-les-Moulineaux, Lyon-confluence, Montpellier….) et où se tient le débat sur la transition énergétique il a paru utile de faire le point sur ce sujet. On rappellera que le principe des smart grids est de faire converger réseaux de télécommunications et réseaux électriques pour injecter de « l’intelligence » sur l’ensemble du réseau, du consommateur au producteur. L’objectif est en effet d’optimiser production et consommation, d’intégrer à les micro-installations (solaire, éoliennes…) et de faciliter stockage et destockage de l’énergie pour que, par exemple, les régions excédentaires en énergie solaire puissent en faire bénéficier les régions septentrionales. Un vaste projet – Jeremy Rifkin, grand théoricien des smartgrids, estime qu’il s’agit de la 4eme révolution industrielle – qui mobilise industriels, distributeurs, start-up mais aussi les collectivités territoriales. Ces auditions* permettront de mieux connaitre les enjeux des smartgrids pour les collectivités et d’avoir un retour sur les expériences les plus significatives.

*Accès strictement réservés aux membres de l’AMGVF, inscription et programme détaillé auprès de Caroline Porot (c.porot (at) grandesvilles.org) chargée des relations institutionnelles à l’AMGVF

postheadericon Le coût de Linky réévalué à la hausse. Des synergies avec Gazpar ?

Au cours d’une audition d’Henri Proglio dans le cadre du débat sur la transition énergétique, le PDG de EDF a réévalué le coût du compteur intelligent Linky à une fourchette de 5 à 7 milliards d’euros, contre 4,7 Mds selon l’estimation initiale. Une révision à la hausse qui serait liée à une plus juste prise en compte des coûts de déploiement, notamment en zone rurale. La facture ne devrait cependant « pas peser sur la facture » des consommateurs a-t-il précisé. Le distributeur mise en effet sur les gains de productivité (suppression du déplacement des agents en particulier), la réduction de la fraude et les économies d’énergies pour absorber la facture. Ce « business plan » doit cependant être confirmé a averti le PDG d’EDF qui espère finaliser sa stratégie de déploiement d’ici l’été. Parmi les derniers points à régler figurent le « schéma contractuel » avec les autorités concédantes qui sont propriétaires des compteurs, mais aussi la protection des données personnelles et les conditions d’accès aux informations de consommation.

Communication commune avec Gazpar ?

Les retards pris par Linky font que le calendrier de déploiement du compteur électrique devrait coïncider avec son homologue Gazpar. Ce compteur de gaz « évolué » sera déployé chez environ 11 millions de consommateurs, résidentiels et petits professionnels. Les modalités de son déploiement font actuellement l’objet d’une consultation publique menée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) . Le déploiement s’effectuera en 2 temps. La période 2011-2015 est dédiée à la conception de la solution et à des tests réalisés sur 1000 compteurs, le déploiement généralisé s’étendant de 2015 à2022. D’un coût total de 1 milliard d’euros, son financement sera assuré en partie par des économies sur les remplacements planifiés de compteurs et par « le tarif » appliqué au consommateur. Si l’idée de mutualiser les déploiements avec Linky, un temps évoquée, a été abandonnée des synergies et une coordination des deux projets sont en revanche envisagées. Les plannings de déploiement pourraient en effet être mutualisés, de même que la communication auprès des usagers. Et dans ce domaine il y a du travail à faire car plus de deux tiers des français ne connaissent pas Linky

postheadericon Combien de compteurs intelligents dans la maison de demain ?

Si l’on entend beaucoup parler de Linky – le compteur électrique « intelligent » censé permettre au consommateur de mieux maitriser sa consommation – c’est loin d’être le seul boitier intelligent qui s’apprête à investir la maison de demain. Eau, gaz, qualité de l’air, sécurité incendie, consommations numériques… toutes sortes de données peuvent être collectées à distance via des capteurs et centralisés dans des boitiers intelligents. Y aura-t-il autant de compteurs que d’usages ? L’approche métier aujourd’hui privilégiée par les opérateurs de réseau (cf. Linky) pourrait le laisser penser.

Mais c’est un sujet sur lequel se positionnent également les opérateurs télécoms qui verraient bien dans leur « box » la future plateforme de gestion de la domotique de la maison du futur. Du reste, ce n’est pas un hasard si l’opérateur SFR s’est allié récemment à Suez environnement via sa filiale Ondeo Systems pour réfléchir à « une solution de télérelève universelle permettant le transport et la gestion de tout type de données de la ville et de ses habitants grâce à l’utilisation d’un boîtier numérique. » Il restera à savoir, au vu de la controverse actuelle sur Linky qui ne concerne pourtant « que » l’électricité, si ce type de solution sera du goût de la CNIL et des associations de consommateurs.

postheadericon Linky : les obstacles juridiques levés, reste la question du financement

Pas moins de quatre recours* avaient été déposés contre l’arrêté du janvier 2012 visant à généraliser le déploiement des compteurs intelligents de type Linky. Ceux-ci ont tous été rejetés par le Conseil d’Etat qui a réfuté dans plusieurs arrêts récents la dangerosité des nouveaux compteurs sur la santé et toute menace sur la vie privée. Quant à la propriété de l’équipement, question qui divise syndicats d’électricité et ERDF, la haute juridiction estime « l’arrêté ne fixe aucune règle relative à la propriété des dispositifs de comptage ».

Le débat reste donc ouvert… tout comme celui du financement du déploiement des 35 millions de compteurs. Si le déploiement, annoncé pour 2014, a désormais la faveur du gouvernement – car ce sont notamment des emplois non délocalisables -  le mode de financement (distributeurs, consommateurs…) n’est pas encore arrêté.

Quant aux bénéfices pour les usagers, ils sont toujours à prouver. Un groupe de travail s’est accordé sur le principe de la nécessité d’une information accessible à tous gratuitement mais les modalités du dispositif restent à inventer… Sur ce volet « services » on y verra peut être plus clair d’ici quelques mois. A Lyon, où 25 000 logements sont d’ores et déjà équipés, le Premier ministre a en effet annoncé le lancement d’expérimentations avec le soutien du programme investissements d’avenir.

* déposés par Robin des toits et UFC Que Choisir, ainsi que du syndicat intercommunal d’énergie d’Indre-et-Loire et du syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l’électricité

postheadericon Le dossier Linky relancé

En visite dans l’Allier chez un des constructeurs du prototype de compteur intelligent Linky, la ministre de l’écologie Delphine Batho a affirmé vouloir « voir aboutir le programme de déploiement du compteur communicant Linky ».L’appel d’offres européen portant sur la fabrication des 35 millions de compteurs Linky pourrait être lancé au 1er semestre 2013, le déploiement des premiers compteurs commencant dès 2014.

Un redémarrage du dossier – Linky avait été annoncé pour 2013 par la précédente équipe gouvernementale – qui reste conditionné par la levée de plusieurs points de blocage. A commencer par le financement puisqu’il s’agit de trouver 4 milliards d’euros (chiffre contesté) pour déployer Linky et que selon la ministre « le coût du déploiement de Linky doit être neutre pour les ménages ». La piste la plus couramment évoquée est celle de l’augmentation du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (Le Turpe qui touche les distributeurs) mais des contentieux en cours pourraient complexifier sa mise en œuvre (voir cet article du JLDE). Il faudra également que la question de la propriété des compteurs, revendiquée par EDF et les collectivités concédantes, soit tranchée… Il s’agira enfin de répondre aux associations de consommateurs qui estiment qu’en l’absence d’affichage déporté, Linky ne permet pas au consommateur de maîtriser sa consommation électrique…

Pour plancher sur ces sujet et susciter « une adhésion et une appropriation collective autour de ce projet » la ministre a annoncé la mise en place de plusieurs groupes de travail. Ceux-ci réuniront « les pouvoirs publics, l’Ademe et le Médiateur national de l’énergie, les associations de consommateurs, les fournisseurs d’électricité, les gestionnaires de réseaux et les fédérations d’équipementiers et d’installateurs, les industriels, des représentants des collectivités locales et la FNCCR ». Ils présenteront leurs conclusions en janvier 2013 dans le cadre du débat national sur la transition énergétique.

postheadericon Quand les données publiques rapportent

La question du modèle économique et de la rentabilité est aujourd’hui au cœur de la plupart des débats organisés autour de l’open data. Si la question taraude entreprises, start-up et collectivités, les choses apparaissent  plus clairement du point de vue de l’Etat. Comme le montre le tableau des données soumises à redevance que vient de publier la mission Etat Lab, force est de constater que le commerce de données (enrichies… certes) s’avère toujours très lucratif pour l’Etat. Le tableau publié par la DGFIP révèle par exemple que le plan cadastral a rapporté en 2011 656 000, celui des bases comptables des communes 232 000 ou encore 54 000 pour les bases d’imposition communales…Il est fort dommage que l’IGN ou le ministère de l’Intérieur n’aient fait que mentionner la liste des données soumises à redevance sans indiquer le montant de recettes générées et que toutes ces listes n’aient pas été compilées et présentées dans un format facilement réexploitable.

Ces éléments, qui vont dans le sens de davantage de transparence, ne manqueront pas d’alimenter le débat public sur l’open data. Le principe de la redevance est en effet mis en cause par beaucoup d’observateurs car celle-ci constituerait une barrière importante pour les TPE/PME et serait un frein à l’innovation.

postheadericon FTTH : faut-il aménager l’obligation de complétude des investissements ?

Parallèlement à la consultation sur la desserte des immeubles et habitations isolées, l’Arcep a lancé une consultation sur la complétude des investissements. Le cadre de déploiement des FTTH prévoit en effet que les opérateurs qui déploient des réseaux FttH en dehors des zones très denses ont l’obligation dans un délai de 5 ans un réseau capillaire à proximité immédiate de l’ensemble des logements des zones de déploiement.

Cette obligation pourrait avoir des effets pervers selon l’Autorité qui fait état de remontées terrain de la part des opérateurs comme des collectivités. Ainsi, la desserte de quelques habitations très isolées, alors même qu’existe un centre bourg très concentré, pourrait renchérir considérablement le cout du projet et décourager du coup les investissements d’un opérateur. Dans le cas des Réseaux d’initiative publique, la création de points de présence sur l’ensemble du territoire (sans pour autant raccorder tout le monde) peut en outre répondre à un impératif budgétaire de lissage des investissements sur une période supérieure à 5 ans. Enfin, le délai e 5 ans risque de décourager tout investissement dans une technologie alternative (montée en débit hertzien)

Opérateurs et collectivités territoriales, sont donc sollicités par les services de l’Autorité pour faire part de leur retour d’expérience, l’objectif étant de faire en sorte que l’application de la règle de complétude ne constitue pas un frein aux projets en cours ou envisagés. Les commentaires doivent être transmis à  l’Autorité, de préférence par courrier électronique, à l’adresse thd@arcep.fr, avant le vendredi 25 mai 2012.

postheadericon NFC : accord de financement pour 9 villes et une rallonge de 5 millions d’euros

Le ministre de l’économie numérique Éric Besson a annoncé mercredi 21 mars la signature de 9 conventions de financement au titre de l’appel à projets Ville intelligente / NFC lancé dans le cadre des investissements d’avenir. Il s’agit des villes de Bordeaux, Caen, Grenoble, Marseille, Mulhouse, Strasbourg, Toulon et Toulouse auxquelles s’ajoute le Comité régional du tourisme d’Île-de-France. Le montant cumulé des conventions atteint 14,2 millions d’euros, l’investissement des collectivités atteignant au total 43,6 millions d’euros. On rappellera que l’accord de principe du gouvernement annoncé fin 2011 portait sur 17 collectivités. Cela signifie que pour les 8 collectivités restantes les conventions sont toujours en cours de négociation.

Par ailleurs le ministre a annoncé le déblocage de 5 millions supplémentaires ce qui porte l’enveloppe globale consacrée aux projets  NFC des collectivités à 25 millions d’euros. Une partie de cet argent devrait permettre  de financer l’application billettique nationale sur laquelle travaillent aujourd’hui l’agence française pour l’information multimodale et la billettique (AFIMB) en collaboration avec le GART et  les collectivités locales.

 

postheadericon Les TIC au travail : une révolution culturelle et un facteur de stress

Le Centre d’analyse stratégique (CAS) a publié un rapport sur les TIC au travail. Après avoir constaté l’importance prise par les TIC dans le monde du travail – pratiquement plus un seul métier n’est épargné du fait notamment de l’importance prise par les technologies mobiles et les 2/3 des salariés sont concernés – le rapport s’intéresse à leur impact sur les conditions de travail.

Les TIC sont aujourd’hui un « vecteur déterminant du changement » et « contribuent à changer la nature du travail et des compétences mises en œuvre pour l’exercer » souligne le rapport. Si elles facilitent la circulation de l’information, favorisent l’émergence de nouvelles formes de management/ collaborations, autorisent une nouvelle organisation du travail, le CAS note un certain nombre de dérives : augmentation du stress par l’accroissement excessif du flux des courriels et la surinformation, brouillage des frontières spatiales et temporelles entre travail et hors travail, sensation d’appauvrissement des liens sociaux voire d’isolement, nouvelles formes du contrôle des salariés…

Aussi le CAS fait-il 4 recommandations :

  1. Considérer le système d’information comme un outil d’aide au travail des salariés.
  2. Développer des dispositifs de régulation interne des usages des TIC dans les entreprises (du type charte).
  3. Intégrer systématiquement les utilisateurs des TIC et les DRH dans la définition et la mise en oeuvre des projets TIC.
  4. Renforcer la formation continue concernant les TIC.

Lire le rapport intégralLa note de synthèse

postheadericon L’Ademe s’associe au Cigref pour aider les acteurs économiques à maitriser leur empreinte carbone liée aux TIC

En 2005, les TIC contribuaient à hauteur de 2% aux émissions européennes de gaz à effet de serre. Un chiffre qui devrait doubler d’ici 2020 et qui représente d’ores et déjà l’équivalent de l’empreinte carbone de l’aviation civile.

Pour aider les acteurs publics comme privés à maitriser cette empreinte carbone, voire à la réduire, l’Ademe s’est associée au Cigef pour élaborer un guide pratique. Ce guide propose une méthode pour aider entreprises et collectivités à établir un bilan carbone complet en adoptant une approche « cycle de vie » et prenant en compte l’ensemble des émissions générées par les postes de travail, datacenters, réseaux télécoms….

Un mémento assorti de fiches pratiques pour apprendre comment concrètement réduire les émissions GES générées par les TIC. Les DSI y trouveront notamment des conseils sur des sujets comme le choix des matériels et des consommables les plus « verts », le recyclage des ordinateurs et des téléphones mobile, la manière dont on peut prolonger la vie de certains matériels ou encore les règles à adopter pour la mise en veille des postes de travail…

Label interconnectés 2013

Candidatures ouvertes jusqu'au 17 mai
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