Archive pour la catégorie ‘Non classé’

postheadericon Mobilité intelligente : quelles avancées ?

Dans le cadre d’un groupe de travail sur la ville intelligente, l’association des maires de grandes villes de France organise le 5 novembre une seconde série d’auditions consacrées à la mobilité à l’heure du numérique. De l’information voyageur en temps réel à la prédiction du trafic à une heure grâce au « big data », de l’utilisation des capteurs pour gérer le stationnement en centre ville au paiement mobile… la mobilité et la gestion des flux urbains font aujourd’hui leur révolution numérique. Pour aborder ces questions, seront auditionnés les responsables des programmes mobilité intelligente des sociétés Orange, Ineo et Veolia-Trandev qui évoqueront leur stratégie industrielle, leurs dernières réalisations en France ou à l’étranger et leur positionnement sur des sujets comme l’open data. La réunion sera introduite par l’Académie des technologies qui fera part de sa vision de la mobilité intelligente.

Mardi 5 novembre 2013 – 14h00-17h00 – 22/28 rue Joubert – 75009 PARIS
Inscription (strictement réservée aux adhérents AMGVF) : c.porot at grandesvilles.org
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postheadericon Cohérence et mutualisation au cœur de la nouvelle association Opendata France

Pour relancer le mouvement Open data et faire en sorte que l’ouverture des données publiques réalise ses promesse en terme de développement économique et social, les collectivités les plus en avance ont décidé de se réunir en association. L’association Open Data France a vu le jour début octobre à Toulouse. Elle réunit une vingtaine de collectivités particulièrement investies dans ce domaine parmi lesquelles Bordeaux, Lyon, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Rennes et Toulouse, deux conseils généraux (Saône et Loire Loire Atlantique) et une région (PACA). Etalab et l’association Libertic sont membres associés. Pierre Cohen, Maire de Toulouse et président de la communauté urbaine de Toulouse Métropole a été élu président d’Open Data France. L’objectif de cette association est d’unifier les méthodes, les formats et les métadatas pour faciliter la libération des données publiques et maximiser leur potentiel économique. Cette unification permettra par exemple à une application mobile, imaginée par des développeurs bretons pour faciliter la vie des personnes handicapées, de fonctionner dans toutes les villes car utilisant les mêmes jeux de données, organisés de la même façon. Open data France entend enfin devenir l’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics en matière de régulation de l’Open data.

postheadericon L’actu TIC de cet été en bref

- Régulation télécoms 13/07 : La Commission européenne a ouvert une enquête approfondie pour déterminer si les cessions de réseaux câblé à titre gratuit de plus de 30 collectivités représentaient ou non une aide d’Etat
- Etude/Télecom 17/07 l’Arcep publie une étude sur les usages et équipements outre-mer réalisée avec le CSA et la délégation générale à l’outre-mer
- Couverture mobile 22/07: SFR et Bouygues Telecom ont lancé une réflexion commune sur la mutualisation de leurs réseaux ‘ambition des deux opérateurs est d’aboutir à un accord avant la fin de 2013.
- Innovation 25/07: La ville de Mulhouse a opté pour le système de paiement mobile du stationnement par SMS de SFR
- Ville numérique 3/09: La Commission européenne a ouvert un concours pour désigner la première capitale européenne de l’innovation, ou « iCapitale ».
- Open Data 30/08: La commission européenne a lancé jusqu’au 22 novembre 2013 une consultation sur les meilleures façons d’assurer l’ouverture d’un plus grand nombre de données publiques

postheadericon Smart city : Nice inaugure un boulevard communicant

Au cœur de la ville de demain seront des centaines de capteurs fournissant des informations en temps réels sur les déplacements, nos comportement de consommation ou encore la qualité de notre environnement. A l’occasion de « l’innovative city convention » dont l’AMGVF était partenaire, Nice a inauguré un boulevard connecté. Le long du boulevard Victor-Hugo, quelques 200 capteurs ont ainsi été implantés par son partenaire Cisco pour compiler diverses informations :

  • niveau de remplissage des conteneurs papier et verre, permettant d’ajuster les tournées des camions de ramassage des ordures
  • niveau de luminosité pour ajuster l’éclairage public aux besoins réels d’éclairage et repérer les problèmes de maintenance
  • caméras « intelligentes » pour la vidéo-protection et le suivi en temps réel du trafic
  • capteurs de température et de qualité de l’air,
  • capteurs de présence d’un véhicule sur les places de stationnement,

Ces données sont centralisées dans le système d’information de la collectivité sur une plateforme unifiée visant à aider les services municipaux à prendre les bonnes décisions. Les données relatives au stationnement sont également mises à disposition des niçois – via des bornes interactives et une application mobile – pour les aider à trouver un place de stationnement (voir cet article). Ces bornes permettent également de trouver un véhicule partagé disponible (auto-bleue, vélo bleu…) et de connaître l’offre de transports publics à proximité. Le mobilier urbain offre enfin une connexion wifi pour faciliter l’accès du plus grand nombre à ces informations.

Présenté comme une première en France, cette initiative en matière d »internet des objets » vient compléter les services sans contact mis en place par Nice depuis 2010 (billettique NFC, paiement, coupons de fidélité…) dans le cadre d’un projet niçois de smart city. Limitée à une artère pour le moment, l’expérience a vocation à s’étendre si l’expérience se révèle positive.

Un projet de développement économique
La vocation du projet niçois est aussi économique car la ville intelligente est un domaine créateur d’emplois et la municipalité se place comme un espace de démonstration de technologies qui peuvent intéresser l’ensemble des grandes métropoles, francaises comme internationales. Outre Cisco, le projet associe de nombreuses entreprises et start up comme Citelum (éclairage public), Sude (mobilité) et Urbiotica (capteurs) et Siradel (ingénierie)

postheadericon Linky : appel d’offres imminent

La ministre de l’écologie, Delphine Batho a annoncé le 4 juin que l’appel d’offres concernant la fabrication des compteurs électriques intelligent « linky » allait être lancé « d’ici la fin juin ». Ces compteurs, déployés dans les 35 millions de foyers, fourniront aux consommateurs des données de consommation et permettront au distributeur d’électricité de réaliser certaines opérations à distance comme la télérelève. Plusieurs éléments restent cependant à régler avant le lancement de ce chantier : Le mode d’accès des consommateurs aux informations (internet ou affichage local déporté comme le souhaite les associations de consommateurs, service gratuit ou payant) et surtout le mode de financement de Linky. Les premières estimations évaluaient Linky à 4,5 milliards d’euros, le PDG d’EDF évoquait pour sa part récemment 5 à 7 milliards. Si Linky doit permettre aux distributeurs de réaliser des économies, avec en particulier diminution des déplacements d’agents à domicile, celles-ci ne devraient pas couvrir l’intégralité des coûts de déploiement.

postheadericon Smartgrids : des démonstrateurs en attendant un cadre clair

Le groupe de travail ville intelligente de l’AMGVF a auditionné le 4 juin des représentants de la CRE, d’ERDF, Bouygues Energies Services et Schneider Electric sur les smart grids. si l’avenir des réseaux électriques est au smart grids, des différences d’approches sensibles existent entre les acteurs – anciens et nouveaux – d’un chantier qui ne fait que commencer.

Rendue possible par le couplage des technologies de l’information avec celles liées à l’électricité, l’« intelligence », des réseaux va leur permettre de gagner en agilité pour mieux ajuster offre et demande et contribuer à maitriser notre consommation. une « intelligence » aujourd’hui déjà présente au niveau des réseaux haute et moyenne tension comme l’a rappelé le représentant d’ERDF. Sur cette partie de l’infrastructure électrique, les réseaux sont en effet capables de « s’autocicratiser »suite à un incident technique ou de déclencher automatiquement des moyens de production supplémentaires pour faire face à un pic de consommation. Cette agilité est en revanche peu développée sur le réseau basse tension, c’est-à-dire celui qui dessert le consommateur, particulier, administrations ou PME.

Or, l’agilité des réseaux est devenue indispensable comme l’a expliqué le directeur général de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE). Il s’agit en effet pour les réseaux électriques de répondre à plusieurs enjeux :
- Intégrer les installations d’énergies renouvelables (solaire, éolien… 238 000 centrales installées en France) pour les mettre en capacité de répondre aux besoins électriques d’autres territoires au niveau local, national voire européen.
- Impliquer davantage le consommateur en le mettant en capacité de connaitre et maitriser sa consommation, via des des interfaces compréhensibles par le plus grand nombre (notion de compteurs intelligent).
- Faire face aux pics de consommation que va subir le réseau électrique basse tension avec le développement des nouveaux usages et en particulier du véhicule électrique (consommation d’un véhicule = celle d’un immeuble)

Si ces enjeux sont partagés par l’ensemble des acteurs, on note une grande différence d’approche entre ERDF et les nouveaux acteurs industriels. L’approche d’ERDF reste en effet très centralisatrice et fondée sur le développement de grandes installations d’ENR (parc éolien, centrales solaires…). L’électricien mise aussi sur le compteur Linky dont le déploiement est censé améliorer la connaissance de la consommation des ménages, permettre la télérelève, faciliter la maintenance et contribuer à la responsabilisation des consommateurs.

Chez Bouygues Energies Services comme pour Schneider Electric, on mise davantage sur des micro-grids, commençant à l’échelle d’un bâtiment, d’un quartier et à termes, d’une ville (notion de smart city). Bouygues Energies Services propose par exemple une gestion « intelligente » de l’éclairage public (variant en fonction de l’heure, de la luminosité, offrant d’autres services comme le Wifi) et travaille sur les bâtiments à énergie positive en capacité d’alimenter d’autres bâtiments déficitaires situés dans un même quartier. Schneider Electric réfléchit pour sa part à améliorer la gestion et le stockage de l’électricité au niveau du bâtiment, maillons essentiels au développement de l’autoconsommation.

A l’heure actuelle, la France compte une quinzaine d’expériences en matière de smartgrids associant industriels, électriciens et start-up. Le rôle de chacun des acteurs, et en particulier des collectivités locales, reste cependant flou même si leurs missions d’aménageur, de donneur d’ordre et parfois d’autorité concédante pour la distribution d’électricité les rend incontournables dans le développement des smart grids. A Issy-les-Moulineaux, qui accueille le projet Issy grid, la collectivité a un rôle de facilitateur, de testeur (ses propres bâtiments) et, surtout, communique auprès de la population pour les sensibiliser sur les enjeux des smart grids pour le rendre acteur de sa stratégie énergétique.

Si la gouvernance des smartgrids reste à construire, leur devenir dépend aussi des réponses que l’on donnera au débat sur la transition énergétique. Le cadre actuel de l’autoconsommation – usage du solaire ou de l’éolien limité au chauffage de l’eau,obligation de revente au distributeur- semble un préalable pour inciter ménages ou collectivités à adopter les ENR. Plusieurs intervenants ont également plaidé pour une révision du mode de calcul du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE) pour favoriser le développement des smart grids à une échelle locale.

postheadericon Les sénateurs ont adopté les dispositions sur le numérique du projet de loi sur l’école

Le sénat a adopté en première lecture le projet de loi d’orientation et de programmation sur l’école. Les dispositions sur le numérique n’ont cependant pas suscitées de débats majeurs. Le texte place la lutte contre l’illettrisme et « l’innumérisme » (sic) au rang de priorité nationale. Il institue (art.10) un « service public du numérique éducatif » dont les missions ont été légèrement réécrites. Ce service a ainsi pour missions de :

  • Mettre à disposition des écoles et des établissements scolaires de services numériques destinés à « prolonger l’offre des enseignements qui y sont dispensés, enrichir les modalités d’enseignement et faciliter la mise en œuvre d’une aide personnalisée à tous les élèves »
  • Proposer aux enseignants une offre diversifiée de ressources pédagogiques, des contenus et des services contribuant à leur formation ainsi que des outils de suivi de leurs élèves et de communication avec les familles.
  • Contribuer au développement de projets innovants et à des expérimentations pédagogiques favorisant les usages du numérique à l’école et la coopération.

Le texte précise que « ce service public utilise en priorité des logiciels libres et des formats ouverts de documents ». Une disposition dont se sont félicités les associations de défense du libre et qui n’a pas manqué d’être décriée par les éditeurs.

Par ailleurs les sénateurs ont précisé le périmètre de l’enseignement du numérique à l’école qui inclut« une sensibilisation aux droits et aux devoirs liés à l’usage de l’internet et des réseaux, dont la protection de la vie privée et le respect de la propriété intellectuelle.» Le texte affirme par ailleurs la priorité de connexion des écoles primaires aux réseaux THD dans le cadre du plan gouvernemental. C’est du reste la seule disposition qui évoque, indirectement,  la question des moyens pour atteindre ces objectifs et un amendement qui prévoyait que le service public du numérique soit « à la charge de l’Etat » n’a pas  été adopté….

postheadericon Des auditions sur les smarts grids le 4 juin à l’AMGVF

Dans le cadre d’un groupe de travail sur la ville intelligente et du partenariat de l’association avec les Interconnectés, l’AMGVF organise une première série d’auditions sur les smart grids le 4 juin prochain. A un moment où les expériences se multiplient (Issy-les-Moulineaux, Lyon-confluence, Montpellier….) et où se tient le débat sur la transition énergétique il a paru utile de faire le point sur ce sujet. On rappellera que le principe des smart grids est de faire converger réseaux de télécommunications et réseaux électriques pour injecter de « l’intelligence » sur l’ensemble du réseau, du consommateur au producteur. L’objectif est en effet d’optimiser production et consommation, d’intégrer à les micro-installations (solaire, éoliennes…) et de faciliter stockage et destockage de l’énergie pour que, par exemple, les régions excédentaires en énergie solaire puissent en faire bénéficier les régions septentrionales. Un vaste projet – Jeremy Rifkin, grand théoricien des smartgrids, estime qu’il s’agit de la 4eme révolution industrielle – qui mobilise industriels, distributeurs, start-up mais aussi les collectivités territoriales. Ces auditions* permettront de mieux connaitre les enjeux des smartgrids pour les collectivités et d’avoir un retour sur les expériences les plus significatives.

*Accès strictement réservés aux membres de l’AMGVF, inscription et programme détaillé auprès de Caroline Porot (c.porot (at) grandesvilles.org) chargée des relations institutionnelles à l’AMGVF

postheadericon Le coût de Linky réévalué à la hausse. Des synergies avec Gazpar ?

Au cours d’une audition d’Henri Proglio dans le cadre du débat sur la transition énergétique, le PDG de EDF a réévalué le coût du compteur intelligent Linky à une fourchette de 5 à 7 milliards d’euros, contre 4,7 Mds selon l’estimation initiale. Une révision à la hausse qui serait liée à une plus juste prise en compte des coûts de déploiement, notamment en zone rurale. La facture ne devrait cependant « pas peser sur la facture » des consommateurs a-t-il précisé. Le distributeur mise en effet sur les gains de productivité (suppression du déplacement des agents en particulier), la réduction de la fraude et les économies d’énergies pour absorber la facture. Ce « business plan » doit cependant être confirmé a averti le PDG d’EDF qui espère finaliser sa stratégie de déploiement d’ici l’été. Parmi les derniers points à régler figurent le « schéma contractuel » avec les autorités concédantes qui sont propriétaires des compteurs, mais aussi la protection des données personnelles et les conditions d’accès aux informations de consommation.

Communication commune avec Gazpar ?

Les retards pris par Linky font que le calendrier de déploiement du compteur électrique devrait coïncider avec son homologue Gazpar. Ce compteur de gaz « évolué » sera déployé chez environ 11 millions de consommateurs, résidentiels et petits professionnels. Les modalités de son déploiement font actuellement l’objet d’une consultation publique menée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) . Le déploiement s’effectuera en 2 temps. La période 2011-2015 est dédiée à la conception de la solution et à des tests réalisés sur 1000 compteurs, le déploiement généralisé s’étendant de 2015 à2022. D’un coût total de 1 milliard d’euros, son financement sera assuré en partie par des économies sur les remplacements planifiés de compteurs et par « le tarif » appliqué au consommateur. Si l’idée de mutualiser les déploiements avec Linky, un temps évoquée, a été abandonnée des synergies et une coordination des deux projets sont en revanche envisagées. Les plannings de déploiement pourraient en effet être mutualisés, de même que la communication auprès des usagers. Et dans ce domaine il y a du travail à faire car plus de deux tiers des français ne connaissent pas Linky

postheadericon Combien de compteurs intelligents dans la maison de demain ?

Si l’on entend beaucoup parler de Linky – le compteur électrique « intelligent » censé permettre au consommateur de mieux maitriser sa consommation – c’est loin d’être le seul boitier intelligent qui s’apprête à investir la maison de demain. Eau, gaz, qualité de l’air, sécurité incendie, consommations numériques… toutes sortes de données peuvent être collectées à distance via des capteurs et centralisés dans des boitiers intelligents. Y aura-t-il autant de compteurs que d’usages ? L’approche métier aujourd’hui privilégiée par les opérateurs de réseau (cf. Linky) pourrait le laisser penser.

Mais c’est un sujet sur lequel se positionnent également les opérateurs télécoms qui verraient bien dans leur « box » la future plateforme de gestion de la domotique de la maison du futur. Du reste, ce n’est pas un hasard si l’opérateur SFR s’est allié récemment à Suez environnement via sa filiale Ondeo Systems pour réfléchir à « une solution de télérelève universelle permettant le transport et la gestion de tout type de données de la ville et de ses habitants grâce à l’utilisation d’un boîtier numérique. » Il restera à savoir, au vu de la controverse actuelle sur Linky qui ne concerne pourtant « que » l’électricité, si ce type de solution sera du goût de la CNIL et des associations de consommateurs.

TIC*