Archive pour la catégorie ‘Innovation’

postheadericon Angers accueillera une cité des objets connectés

La feuille de route sur les objets connectés, l’un des 34 plans pour la nouvelle France industrielle, vient d’être publiée. Parmi les orientations proposées par le groupe de travail d’Eric Carreel, cofondateur de Withings, la décision de créer une « cité des objets connectés » à Angers.
Concrètement, cette cité devrait être bâtie dans le quartier d’Orgemont, sur le site de l’usine occupé jusqu’à présent par Valéo, un site industriel de 16.000 m2. A la croisée du cluster, du fab-lab de dimension industrielle et du démonstrateur, le complexe offrira des espace de bureaux, des outils de prototypage, un espace d’innovation industrielle et l’ensemble des outils nécessaires à la production d’objets finis (électronique, mécanique, plasturgie, intégration). Il comprendra aussi un showroom pour tester et valoriser les réalisations françaises.

Le projet, qui n’aurait pu voir le jour sans la mobilisation des collectivités locales (voir cet article), devrait mobiliser 19 millions d’euros sur trois ans et employer, en emplois directs, une cinquantaine de personnes.

La feuille de route précise que d’autres cités des objets connectés pourraient voir le jour.

La feuille de route
Les objets connectés – montres, électro-ménager, vêtements, compteurs … – devraient peser 80 milliards d’euros d’ici 2020. La France compte plusieurs leaders dans ce domaine comme Sigfox, Withings, Sen.se ou encore Parrot. Pour développer cette filière le plan industriel prévoit :

  • Construire des projets  à l’échelle de filières et en particulier l’alimentation, le luxe, l’énergie et les industries mécaniques
  • Créer une cité des objets connectés pour raccourcir les cycles d’innovation et accroitre la visibilité de l’offre francaise
  • Travailler sur l’interopérabilité des objets connectés et bâtir un grand réseau de communication réseau pour les objets connectés
  • Créer un label pour les objets et procédés dont l’impact sur la vie privée des utilisateurs est maîtrisé
  • Créer un grand événement au rayonnement international

 

postheadericon Un magasin d’applications dédiées au secteur public

C’est une des dix propositions de la feuille de route dédiée au Cloud computing qui vient d’être validée le 4 juin par le ministère de l’Industrie dans le cadre des 34 plans industriels. Le groupe de travail, présidé par Thierry Breton (ATOS) et Octave Klaba (OVH) estime en effet que le secteur public – Etat comme collectivités territoriales – doivent être exemplaires en matière d’utilisation de l’informatique en nuage.

Pour le secteur public, le cloud représente en effet une double opportunité : c’est un moyen de déployer rapidement des applications accessibles depuis n’importe quel terminal connecté à internet et en particulier via une tablette ou un mobile. C’est ensuite un moyen de réduire les dépenses en limitant les coûts d’infrastructures – le cloud est fondé sur une tarification à l’usage – et en permettant une rationalisation des applications métiers.Toujours dans l’optique de consolider la demande, le rapport propose aussi d’intégrer des clauses dans les marchés publics visant à mettre sur un pied d’égalité les offres cloud (à partir du moment où elles sont sécurisées, localisées en France) avec les solutions d’hébergement classiques.
Le groupe de travail estime que 100 000 emplois pourraient être crées en France d’ici 2020 grâce au cloud computing : création de datacenters, offre de services, développement d’applications.

Pour les deux actions concernant le secteur public, on notera que le calendrier est singulièrement optimiste avec un début de mise en œuvre en 2014 et une « généralisation » en 2015…

Les 10 propositions

1. Créer un label « secure cloud » pour les offres cloud.
2. Créer une place de marché numérique pour les collectivités locales.
3. Promouvoir une politique de « sloud first » et de neutralité pour les marchés publics
4. Aider à la transformation numérique des entreprises et en faire une priorité.
5. Développer le cloud personnel pour le grand public.
6. Créer un cadre européen et garantir un traitement sécurisé des données.
7. Favoriser l’installation de datacenters en France.
8. Soutenir les éditeurs de logiciels dans leur transition vers le cloud.
9. Soutenir l’innovation par les usages dans le cloud.
10. Créer un observatoire du cloud pour renforcer la formation et la bonne organisation de la filière.

postheadericon Le financement participatif encadré, des perspectives intéressantes pour les collectivités

L’ordonnance 2014-559 relative au financement participatif, ou « crowdfunding » a été publiée au Journal Officiel du 31 mai 2014. Pour mémoire, le crowdfunding consiste à mettre en contact, via des plateformes en ligne des porteurs de projets – créatifs, personnels, d’entreprise… – avec des internautes désireux de leur apporter leur soutien financier sous forme de don ou de prêt, avec ou sans contreparties.

L’objectif de l’ordonnance est de conforter l’avance prise par la France dans ce domaine, de créer de nouveaux moyens de financement pour les entreprises (sans trop faire d’ombre aux banques), tout en protégeant les épargnants attirés par cette nouvelle forme de placement. Le texte introduit le statut de conseiller en investissement participatif, destiné aux plateformes qui proposent aux internautes d’investir dans le capital d’une entreprise et celui d’intermédiaire en financement participatif pour les plateformes de prêts et de dons. On ne connaît en revanche pas encore le montant maximal qu’un internaute peut prêter par projet et du montant maximum qu’un porteur de projet peut emprunter. Ceux-ci doivent être précisés par décret.

Pour les collectivités locales – au-delà d’un dispositif à valoriser auprès de leurs habitants et entrepreneurs – le crowdfunding ouvre des perspectives intéressantes même si elles ne peuvent pas directement en profiter du fait des règles de la comptabilité publique. Des dispositifs fondés sur ce principe ont par exemple été utilisés pour faciliter le déploiement de réseaux très haut débit par des délégataires de RIP dans des zones peu denses. Moyennant une contribution modique (de l’ordre de 50 euros) les habitants de Chevry Consigny ont bénéficié d’un raccordement FTTH. Dans ce cas c’est moins le montant qui importait (le coût réel du raccordement était beaucoup plus élevé) que l’utilisation de cette participation comme un moyen de formaliser un engagement des habitants et favoriser un basculement rapide des abonnés vers les FTTH (plus de 65% des foyers ont été raccordés en quelques semaines). Le financement participatif est aussi intéressant dans le domaine du patrimoine (voir cet article de Localtis) où il s’apparente à une nouvelle forme de mécénat. Si les montants collectés restent modestes avec 88 euros par don et 14.400 euros par projet en moyenne selon l’étude de Clic France, ce système permet de démocratiser le mécénat à un spectre beaucoup plus large de biens culturels.

postheadericon La Commission publie un guide sur les politiques européennes en matière de numérique

La Commission européenne a mis en ligne l’Agenda Digital Toolbox qui vise à sensibiliser les autorités nationales et locales sur le potentiel de croissance du numérique et la stratégie de l’Union européenne dans ce domaine. Ce guide, disponible qu’en anglais, présente les grands enjeux du numérique européens classés par grandes thématiques : administration électronique, ville intelligente, smart grids, mobilité, open data, e-santé… Pour chaque thème sont décryptés les enjeux et opportunités, les challenges à relever et les leviers d’action pour les autorités locales.

Le principal mérite de ce guide est de réunir en un seul document une information aujourd’hui très disséminée. Le numérique est en effet un sujet éminemment transverse au sein de la Commission avec une dimension R&D (plutôt destinée aux labos de recherche et entreprises), une dimension infrastructures (réseaux THD, cloud computing, sécurité…) et de nombreux programmes spécifiques (FEDER, EIP SCC…) gérés par des directions différentes au sein de la Commission.

Aussi pour chaque thématique, le guide liste les initiatives européennes et les instances de gouvernance existantes au niveau européen. Il fournit également des liens hypertextes pour approfondir le sujet et est illustré par des réalisations concrètes.

postheadericon Les Google glass au service de la ville augmentée

Toujours à l’affût des dernières tendances et évolutions technologiques, Issy les Moulineaux devrait être la première ville à expérimenter les lunette connectées de Google. La ville d’Issy les Moulineaux s’est associé à une entreprise locale (Niji) pour proposer l’application Google Glass « Fort d’Issy ». Chaussé de ces lunettes, le visiteur peut consulter, en réalité augmentée, des contenus associés à des points d’intérêt situés dans le quartier du Fort d’Issy.

Le contenu numérique (audio, vidéo…) n’est proposé qu’à condition que le visiteur ait atteint un point d’intérêt. Le dispositif testé à Issy propose neuf arrêts qui permettent de découvrir les grands projets ou réalisations de cet éco-quartier : la première école construite entièrement en bois et en paille, la collecte pneumatique de déchets, le futur centre sportif en travaux et la piscine Feng shui… tout au long du parcours, le visiteur peut visualiser une cartographie le géopositionnant et être guidé en français ou en anglais.

Cette application, qui recèle un grand potentiel dans le domaine du tourisme et de la culture, fera partie des innovations présentées au public dans le cadre du festival du numérique Futur en Seine, du 12 au 22 juin.

postheadericon Les métropoles mobilisées pour le festival French Tech

Axelle Lemaire, la secrétaire d’Etat au numérique a lancé lundi 26 mai le festival de la « French Tech ». Ce festival se déroulera dans toute la France du 4 au 27 juin et sera rythmé par une série d’événements autour des start-up et des enjeux du numérique pour l’économie. Les métropoles FrenchTech – qui commenceront à être labellisées à partir de septembre prochain a précisé Axelle Lemaire – sont mobilisées pour montrer à cette occasion le dynamisme de leur écosystème numérique.

Le festival (voir l’ensemble des événements référencés) intègre notamment « Futur en Seine » en Ile-de-France, Connec’Sud à Montpellier, #NWX à Rouen, Lille’s Tech Days, le Start Up Week end à Mulhouse, le Geeks on a Farm à Strasbourg, les Web2Day à Nantes ou encore StartUp Assembly, une opération « portes ouvertes » dans plus de 500 entreprises… Ce cycle d’événements sera clos par La French Touch Conférence, à New York les 26 et 27 juin.

postheadericon Les villes invitées à candidater aux labels des interconnectés

Le Forum des interconnectés a lancé l’appel à candidatures pour l’édition 2014 du label des interconnectés. Ces labels visent à distinguer les projets numériques ou innovants des collectivités locales et seront décernés à Lyon, lors de la 11e édition du Forum des interconnectés, en décembre prochain.

Les projets peuvent concerner trois thématiques choisies parmi une douzaine de « tags » comme la smart city, le-administration, la data ou encore l’innovation ouverte (…) et sont à déposer avant le 7 juillet. Les candidats feront ensuite l’objet d’auditions par un jury d’experts du 1er septembre au 31 octobre avant une sélection finale qui interviendra lors du Forum.

=> Le dossier de candidature

postheadericon Mayors challenge : des idées à prendre

4 villes anglaises, 4 villes polonaises, 3 italiennes… aucune ville française dans la sélection des finalistes du Mayor challenge de la fondation Bloomberg. Les mauvaises langues diront qu’il y a dans cette sélection une forme de « french bashing », d’autres remarqueront  que la période électorale / fin de mandat n’était pas idéale pour présenter des nouveaux projets. Toujours est-il que cette sélection permet d’avoir un aperçu de quelques projets européens innovants source d’inspiration pour les nouvelles équipes municipales. Parmi les 21 finalistes et les projets à forte dimension numérique, on retiendra :

  • Amsterdam : Création d’une plate-forme de jeu en ligne (Play2Work Europe) dédiée à l’emploi des jeunes
  • Barcelone : création d’un réseau social autour de l’aide aux personnes âgées
  • Cracovie : développement d’une offre de transport multimodal reposant notamment sur un titre unique et une tarification incitative
  • Gdansk : création d’un site dédié à la démocratie participative,
  • Kirklees (GB) : création d’une plateforme dédiée à l’économie solidaire et au partage de ressources dans le secteur non marchand
  • Londres : création d’application mobile et utilisation de capteur pour aider les citoyens à mieux anticiper leurs problèmes de santé
  • Schaerbeek (belg.) cartographie thermique 3D pour réduire la consommation énergétique
  • La Hague : plateforme en ligne permettant aux citoyens de décider de projets locaux cofinancés par la municipalité et un dispositif de crowdfunding,
  • Varsovie : création d’une version 3D de la ville à destination des malvoyants et diffusée partout dans la ville par des balises sans fil
  • York : création d’une plateforme d’achat public sollicitant permettant aux citoyens de donner leur avis sur la commande publique

 

postheadericon Des administrations invitées à faire davantage confiance aux start-up pour leurs besoins informatiques

Tarik Krim, fondateur de la société Jolicloud, a remis récemment au gouvernement un rapport intitulé « les développeurs, un atout pour la France« . Un rapport qui rappelle que les « codeurs » français ont été à l’origine de nombreux succès industriels comme la carte à puce, la CAO ou encore TCP/IP mais dont le savoir-faire bénéficie désormais essentiellement à des sociétés étrangères comme Google, HP, Linkedin… faute d’un cadre propice à l’accueil de leur créativité.

Tarik Krim déplore notamment la frilosité des administrations à travailler avec des start-up. Au paragraphe convenu sur la rigidité et la complexité des marchés publics pour les PME, il ajoute les réticences des administrations à passer par des stratégies SAAS (hébergement dans le cloud), « mobile first » ou encore au modèle Freemium (usage gratuit avec fonctionnalités payantes) « alors qu’elles sont le fondement des modèles des start- up disruptives ». Il souhaite que les administrations sortent « d’une position passive d’attente de propositions en provenance des PME et des start-up et accepter d’expérimenter régulièrement des nouvelles solutions, sans attendre une validation du marché ». Il déplore également que certains secteurs comme la santé, l’énergie ou l’éducation soient préemptés par les grands groupes, les PME ayant au mieux le statut de sous-traitant. Il stigmatise aussi des besoins déconnectés des évolutions technologiques, prenant l’exemple des espaces numériques de travail dont l’architecture, qui date de 1999 « n’a pas été pensée pour la nouvelle génération d’usages mobiles ».

Il plaide pour un Etat exemplaire recourant aux méthodes agiles, à l’innovation ouverte et qui opte pour d’autres méthodes de sélection de ses prestataires informatiques comme l’organisation de concours. Il estime qu’il faut revoir la feuille de route gouvernementale sur le numérique pour« synchroniser la politique industrielle (mobile, objets connectés, cloud), la modernisation de l’action publique (MAP) et les stratégies numériques sectorielles ». Il plaide enfin pour un “Github” Français – qui mixe l’approche des forges de logiciel libre et les fonctionnalités des réseaux sociaux – « permettant aux services de l’Etat, des collectivités locales et de leurs partenaires de structurer l’ensemble des librairies et briques technologiques essentielles de la France, accessibles aux développeurs » et pour la nomination de développeurs « aux postes de responsabilité pour la conduite des projets numériques ».

 

postheadericon Un démonstrateur sur l’éclairage intelligent à Bordeaux

L’éclairage public recèle un grand potentiel d’économies pour les grandes villes. Progressivement les lampes à incandescence sont remplacées par des modèles moins énergivores comme les LED ou les lampes fluo-compactes. Pour maximiser les économies, plusieurs villes testent aussi l’adaptation de l’éclairage aux besoins réels : luminosité, présence de passants ou de véhicules etc. Bordeaux a ainsi récemment lancé un démonstrateur dans le cadre du projet européen LITES.

Le pilote concerne une cinquantaine de lampadaires dans le quartier des Jardins de Carreire. Ces lampadaires sont dotés d’ampoules LED et de capteurs qui, dès qu’ils détectent une présence, déclenchent la mise en lumière des trois lampadaires précédents et suivants, dans un rayon de 150 m autour du piéton, du vélo ou du véhicule détecté. Le quartier n’est pas pour autant dans le noir : une intensité lumineuse minimale, dite « sécuritaire » est maintenues pour rassurer les populations

Ce test vise à s’assurer que la technologie fonctionne mais aussi à vérifier l’acceptabilité du système par les habitants. S’il peut permettre 70% d’économies sur la facture d’électricité, il est – pour le moment – 60% plus cher à l’acquisition qu’un lampadaire classique.

 

 

TIC*