Faut-il désespérer du Wimax ?
En France, la plupart des départements n’ont par encore vu la couleur du Wimax … Les erreurs dans la procédure d’attribution, le manque de maturité de la technologie, la faible motivation des opérateurs, le manque d’équipements compatibles à prix raisonnable, la concurrence du Wifi… figurent parmi les explications avancées par l’Avicca dans son analyse des retards du Wimax. En fait, les rares réseaux Wimax déployés correspondent généralement à des territoires où le dossier a été pris en main par les collectivités (voir l’Eure, les Pyrénées atlantiques… ) et où existe un réseau de collecte public sur lequel peuvent se « pluguer » les émetteurs Wimax. Le Wimax a-t-il un avenir aussi bouché que feu la BLR ? Rien ne semble joué. La ville d’Amsterdam vient ainsi d’inaugurer un réseau Wimax mobile sur son centre-ville. Surtout, aux Etats unis, on observe un fort intérêt de poids lourds du high tech tels que Google ou Intel pour cette technologie…
Les collectivités veulent pouvoir accélérer le déploiement du Wimax
Alors que les annonces en matière de déploiement de fibre optique se multiplient, les opérateurs qui se sont vus attribuer une licence Wimax en juillet 2006 se font plutôt discrets. En fait, les déploiements n’avancent véritablement que là où les collectivités ont pris en main la couverture haut-débit de leur territoire (Loiret, Seine et Marne, Limousin…). Y a t il a craindre le syndrome BLR ? L’Arcep ne veut pas y croire. Lors de la dernière réunion du comité des réseaux d’initiative publique, le président de l’Arcep, Paul Champsaur a ainsi évoqué la possibilité pour les collectivités qui le souhaite, d’utiliser les licences des opérateurs privés. Ce mécanisme de « rétrocession » existe d’ores et déjà entre les 6 régions attributaires et les collectivités infra régionales, l’Arcep en a précisé récemment les modalités juridiques. Paul Champsaur a déclaré qu’en 2007, « les opérateurs devront être en mesure d’engager un dialogue constructif avec les collectivités qui le souhaitent, afin de clarifier leurs intentions de déploiement, les modalités d’action publique susceptibles de l’étendre, et le cas échéant de rétrocéder les fréquences qui seraient durablement inutilisées ».

