Archive pour la catégorie ‘Développement économique’

postheadericon Prendre en compte l’aménagement numérique dans les documents d’urbanisme

C’est une question récurrente pour les grandes villes qui, sans vouloir investir directement dans les réseaux télécoms (RIP, DSP, PPP, marchés de travaux…) souhaitent améliorer, rationaliser, accompagner l’implantation des réseaux télécoms sur leur territoire.

Or, depuis la loi Grenelle II(2010) le Code de l’urbanisme est un outil de développement et d’aménagement des territoires qui peut (doit) intégrer pleinement la les problématiques liées aux communications électroniques. La couverture en réseaux télécoms est en effet une des conditions pour développer la ville durable / intelligente dans toutes ses facettes : mobilité, maîtrise des consommations d’énergie et d’eau, bâtiments intelligents, e-inclusion, … De façon plus pragmatique, les documents d’urbanisme existants – SCOT,  PLU et règlement de voirie – peuvent être utilisés pour développer les conditions d’émergence de la ville de demain.

Une étude commandée par Aquitaine Europe communication au groupement  Bird & Bird – Setics – Escoffier apporte quelques clefs utiles pour mieux intégrer l’aménagement à ces documents de planification. A chaque fois sont proposées une approche prescriptive, une approche incitative et une approche négociée pour répondre à la grande diversité des situations locales : zones de concurrence, zones conventionnées, zones d’initiative publique. Parmi les recommandations on mentionnera

• la définition des zones prioritaires pour la desserte en THD, qui présuppose un état des lieux de l’existant

• la définition de règles sur la pose de fourreaux, en particulier lors des travaux d’aménagements

• la définition des lieux d’implantation des infrastructures d’accueil des opérateurs (NRO, points de mutualisation…)

• la définition des besoins en THD des zones d’activité

• le règlement de voirie doit favoriser la mutualisation des infrastructures et privilégier des incitations financières à cette mutualisation.

L’étude souligne enfin que la révision des documents d’urbanisme est une bonne occasion pour mettre les acteurs autour de la table (opérateurs, aménageurs) pour co-élaborer un cadre réaliste et favorable à l’aménagement numérique des territoires.

postheadericon French tech : un label ouvert à toutes les métropoles, sans numerus clausus ni deadline

A l’occasion de ses vœux, Fleur Pellerin ministre déléguée à l’économie numérique a annoncé la publication du cahier des charges du label « Métropole French Tech ». Elle par ailleurs lancé le site www.lafrenchtech.com destiné à fédérer les acteurs – porteurs de projets, start-up, financeurs, collectivités…. – et lui donner une visibilité internationale.

Il est précisé que l’appel à labellisation « s’adresse aux métropoles françaises qui souhaitent mobiliser et fédérer les acteurs locaux de l’économie numérique autour d’un projet de croissance de leur écosystème, afin d’en faire en quelques années un lieu phare et reconnu à l’international pour son dynamisme entrepreneurial ». Il est ouvert de manière permanente et sans date butoir. Il n’y a pas de numerus clausus, mais le Gouvernement anticipe l’octroi d’une dizaine de labels. Les premières labellisations interviendront à la fin du premier semestre 2014. Les métropoles sélectionnées seront labellisées « Métropole French Tech ». Elles bénéficieront d’une mise en réseau, d’un accès privilégié à un ensemble d’offres de services et de ressources pour soutenir la croissance des entreprises du territoire. Ces territoires profiteront aussi du dispositif de promotion international prévu par le Gouvernement (15 millions d’affectés).

Les documents à télécharger

Présentation générale (296Ko)

Cahier des charges du label « Métropole French Tech » (299Ko)

Processus de labellisation « Métropole French Tech » (73Ko)

Dossier de candidature pour le label « Métropole French Tech » (211Ko)

postheadericon Vers une « cité des objets connectés »

De retour du Consumer electronic show de las Vegas où étaient présentes de nombreuses start-up françaises spécialisées dans les objets connectés*, Fleur Pellerin, ministre de l’économie numérique est revenue convaincue qu’il y a avait là un atout industriel pour la France.

Lors de ses vœux à la presse, la ministre a exprimé le désir de voir émerger une « cité des objets connectés ». L’idée serait de créer un démonstrateur français à vocation internationale- dans un lieu qui reste encore à déterminer – de tous le savoir-faire français, de la conception à la fabrication, dans le domaine des objets connectés. « Il faut rapprocher les métiers de la plasturgie, de la mécanique avec les informaticiens et les électroniciens qui développent ces produits d’avenir. Les objets connectés représentent une opportunité de réindustrialisation » a précisé la ministre à 01net sans pour autant donner plus de précisions.

Pour les modalités pratiques de mise en œuvre de cette cité des objets connectés, il faudra attendre mais on peut rapprocher ce concept du projet « French tech » (ex quartiers numériques »). Un territoire qui présenterait un projet visant à fédérer sur son territoire les entreprises innovantes spécialisées dans l’internet des objets / les objets connectés avec la création d’un démonstrateur aurait certainement toutes les chances de se voir doublement labellisé French Tech / cité des objets connectés.

Objets connectés et internet des objets

Véhicules, compteurs, ampoule, mobilier urbain… mais aussi brosses à dent, lunettes, fourchettes, frigidaires, plantes vertes, peluches… tous les objets qui nous entourent tendent à être dotés de capteurs et à devenir « intelligents ». Grâce à des technologies sans fils telles que Bluetooth, le Wifi, le protocole Zigbee ou encore la 4G et à des capteurs embarqués ils ont vocation à collecter des petaoctets de données contextuelles (quand, où…), environnementales (température, humidité, pollutions…) ou comportementales (présence, consommation, profil….) pour rendre de nouveaux services dans tous les domaines de la vie quotidienne : santé, loisirs, mobilité, dépendance, domotique… On estime que d’ici à 2020 il y aura 50 milliards le nombre d’objets (chiffre donné par Ericsson) qui devraient devenir communicants. La principale limite actuelle au développement de l’internet es objets est, hormis des produits aux coûts encore élevés et d’évidentes questions sur la protection de la vie privée, le manque d’interopérabilité et de normalisation.

postheadericon Transformation numérique : une mission pour placer la France à la pointe de l’innovation

Le ministère du redressement productif  a confié à Philippe Lemoine patron du groupe LaSer et actuel président de la Fondation Internet nouvelle génération (FING), une mission pour accompagner la transformation numérique de l’économie française. Cette mission s’inscrit dans l’ambition gouvernementale de  « placer la France à la pointe des économies développées en termes d’innovation » avec deux objectifs opérationnels :

  • Éclairer les transformations liées à la numérisation, « au travers notamment de l’évolution des modèles économiques et des organisations »
  • Fédérer les acteurs institutionnels, économiques et sociaux, par filière et par secteur, autour des enjeux de la transformation numérique.

Le rapporteur est invité à formuler des recommandations d’actions, à destination des acteurs économiques (investissements, formation, innovation, etc.) comme des acteurs publics (réglementation, soutiens, etc.), proposer une cartographie de la maturité et de la maîtrise des enjeux numériques et sélectionner « 5 à 10 secteurs d’expérimentation ». Le rapport de la mission est attendu pour juillet 2014.

postheadericon Open Data : le Grand Lyon opte pour un modèle mixant gratuité et redevance

Le Grand Lyon a ouvert récemment sa plateforme SmartData, dédiée à la mise à diposition de données publiques locales. Si on retrouve les objectifs habituels de ce type de plateforme – partage des données entre les acteurs locaux, diffusion des données INSPIRE, innovation au service des habitants, développement économique et entreprenariat, transparence…. – elle se distingue par le mode à disposition des données.

En effet, si « une très large majorité des données » est proposée en libre accès « sans condition ni limitation dans la réutilisation », la collectivité prévoit  deux autres modes d’accès soumis à conditions. Est ainsi prévu « une mise à disposition des données avec authentification des réutilisateurs » afin de vérifier si « les réutilisations soient compatibles avec les politiques publiques en place » ou qu’elles « ne nuisent pas à des services commerciaux pilotés par le public (DSP…) ». La collectivité se réserve en outre la possibilité d’exiger des redevances pour des données à valeur ajoutée afin de « garantir un écosystème concurrentiel équitable, en évitant la formation de monopoles ». Une disposition qui vise essentiellement les acteurs dominants – comme Google – car il est précisé que les données seront fournies gratuitement à certains acteurs comme les start-up pour ne pas créer de barrière à l’entrée. En outre, ces redevances pourraient être progressives et proportionnées aux parts de marché des acteurs. Une démarche qui n’est donc pas sans rappeler celle que veut instaurer l’IGN.

postheadericon Ville intelligente : la France veut affirmer son leadership en Europe

La smart city fait partie des priorités de l’Union européenne en matière d’innovation technologique. Une priorité qui est également celle de la France qui voit dans ce domaine un moyen d’améliorer la gestion des villes et les services urbains mais aussi une source de croissance pour les grandes entreprises françaises avec la perspective de conquérir de nouveaux marchés…

Dans cette optique, la France a participé aux travaux de la Commission sur les « Smart Cities and Communities » avec l’élaboration d’un « plan d’implémentation stratégique ». Ce groupe de réflexion européen a son pendant français, sous la forme d’un groupemiroir animé par le Commissariat général au développement durable (CGDD). Ce groupe de travail se fixe pour objectifs de partager l’information sur les financements mais aussi d’influer sur les orientations définies à Bruxelles tant en termes de normes que de priorités. Les responsables de projets en matière de smart city souhaitant apporter leur expertise peuvent se rapprocher du CGDD pour participer aux réunions de ce groupe de travail.

L’approche retenue par Bruxelles repose sur trois principes :

  1. Une étroite collaboration entre secteur public, secteur privée et monde de la recherche
  2. Une vision large de l’innovation : dans les modèles économiques, les technologies comme sur le mode de contractualisation avec le secteur public.
  3. Une approche intégrée des sujets/thématiques : énergie, mobilité, bâtiments basse consommation, réseaux et objets intelligents, etc.

Concrètement le plan européen va déboucher sur plusieurs appels à projets d’ici 2020 dont le premier a été lancé le 11 décembre 2013.

Un appel à projet centré sur le couplage énergie et numérique

L’appel à projets lancé le 11 décembre (sera clos le 7 mai) est doté de 200 millions d’euros pour 2014/2015. Les projets doivent émaner de consortiums villes/industriels issus d’au moins 3 pays membres de l’Union européenne et proposer des solutions innovantes en matière de transports (véhicules électriques) et de l’énergie (smart grids, bâtiments/quartiers passifs ou à énergie positive). Ces projets doivent être réplicables et déployables rapidement. Ils seront financés à hauteur de 70% pour des enveloppes de 18 à 25 millions € par projet. Les villes peuvent participer à ces projets européens selon plusieurs modalités. La collectivité qui porte le projet bénéficie des financements les plus importants mais il existe aussi un statut de « follower » qui donne la possibilité à des villes d’accéder au partage des connaissance et de ses constituer un réseau au niveau européen.

postheadericon French Tech : parution imminente du cahier des charges

Le responsable de la mission French Tech, David MONTEAU, est intervenu lors d’une réunion à Bercy pour informer la vingtaine de villes participantes de l’évolution du dossier « quartiers numériques » rebaptisé cet automne French Tech.

David MONTEAU a ainsi rappelé les trois principaux objectifs de ce projet :

  1. Identifier et fédérer les territoires où les start-up et entrepreneurs du numérique sont concentrés
  2. Appuyer quelques entreprises leaders ( les« Tech champions ») par des aides ciblées (200 millions d’euros de financement via le PIA)
  3. Promouvoir les champions du numérique à l’international.

Les métropoles sont concernées essentiellement par le point 1 car ce seront elles, seules ou à plusieurs collectivités, qui porteront le dossier pour bénéficier du label French Tech. Au total entre 10 et 20 territoires devraient être labellisés mais, a-t-il été rappelé, « c’est la qualité des dossiers qui primera et il n’y a pas d’objectif quantitatif ». Dans le dossier de candidature – qui sera précisé par un cahier des charges dont la publication est imminente – les collectivités devront notamment :

  • Valoriser la préexistence d’un écosystème numérique actif avec en particulier un nombre significatif de start-up, de structures d’appui (notamment privées : fonds d’investissement, associations….)
  • Ancrer leur projet autour d’un site emblématique pour porter le label avec une équipe dédiée pour animer le dispositif. Éventuellement, il pourra y avoir deux ou trois sites locaux de proposés mais « à condition qu’il y ait un projet commun qui unisse leurs effort »
  • Proposer éventuellement des projets thématiques (e-santé, mobilité, e-tourisme…)

Il a été précisé que plusieurs projets pourraient être proposés à l’échelle d’une même région administrative l’avis du conseil régional étant toutefois requis pour appuyer la « cohérence » des projets présentés par les agglomérations. Paris aura enfin un rôle particulier avec la mise à disposition, au niveau de la halle Freycinet, d’espaces pour accueillir ponctuellement les French champions locaux. Une animation nationale du dispositif va être mise en place avec en particulier la mise en place d’un réseau social dédié.

Le guichet financement (2) sera par ailleurs ouvert à l’ensemble des entreprises françaises, quelle que soit leur localisation. L’aide de l’État se fera sous forme d’apport en capital, cette aide bénéficiant éventuellement à des fonds d’investissement.

postheadericon Trois FabLabs soutenus par des grandes villes labellisés

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif et Fleur Pellerin, ministre déléguée à l’économie numérique ont révélé les résultats de l’appel à projets sur les FabLabs. Les projets de Rennes/Rennes Métropole (Labfab) de Toulouse Métropole (Artilec) et de l’agglomération d’Orléans (Fablab Orléans) font partie des 14 lauréats, choisis parmi 154 dossiers.

Les fabLabs sont des ateliers de fabrication numérique pour fabriquer toute sorte d’objets à l’aide de machines-outils pilotées par ordinateur telles que les découpes laser, les fraiseuses numériques ou encore les imprimantes 3D. Au-delà de la mise à disposition d’outils pour tous les bricoleurs, les FabLabs visent à rassembler ingénieurs, chercheurs, techniciens, étudiants, créateurs et chefs d’entreprises, pour impulser de nouvelles méthodes de travail basées sur l’interdisciplinarité et le « design thinking ». La fabrication numérique collaborative permet ainsi de personnaliser des objets, d’offrir un service de prototypage, de réhabiliter les petites séries voire les pièces uniques. Comme l’ont souligné les ministres le développement de FabLabs n’est pas anecdotique c’est « un mouvement mondial, celui de la transformation numérique, celui de l’innovation, celui des makers, qui va remettre en cause les schémas traditionnels de l’industrie ».

Pour les collectivités locales engagées dans ces projets, le FabLab s’inscrit dans le prolongement de leur technopole (Orléans) de leur espace public numérique ou Cantine numérique (Rennes, Toulouse), et plus généralement, dans leur politique de développement de l’innovation. Ces FabLabs pourraient ainsi devenir le lieu d’émergence des « French Tech », les champions de l’économie numérique que le gouvernement entend promouvoir.

postheadericon Au cœur de la smart city, la data

La ville intelligente ne pourra se construire sans une politique de la donnée. C’est ce que montrent beaucoup de projets présentés lors de la dernière édition du Forum des Interconnectés  :

  • La ville de Nice avec son « boulevard connecté », opéré par Cisco, qui utilise des capteurs environnementaux (air, déchets, luminosité) et sur la voirie pour aider au pilotage des politiques urbaines (mobilité, collecte des déchets) et restituer des informations utiles aux déplacements (places de parking disponibles.
  • La ville de Marseille qui a mis en place, avec l’aide d’une société locale, un système original pour connaître, optimiser et restituer les consommations d’eau et d’électricité de ses bâtiments publics
  • La ville de Lyon qui utilise une solution conçue par Dassault Systèmes pour visualiser via une maquette 3D du territoire les problématiques d’aménagement à 10 ou 15 ans  en croisant données SIG, des données sur la mobilité, le foncier, la pauvreté…. avec les projets modélisés des élus
  • La ville d’Angoulême qui travaille avec Cofély Ineo sur un projet pilote de smart parking croisant des données existantes (horaires SNCF, météo, horaire des marchés, des transports publics…) et  des données issues de capteurs,
  • La ville de Thionville qui propose un site d’aide aux déplacements www.mobilithi.fr qui a la particularité de considérer l’ensemble de l’offre disponibles sur son territoire en intégrant des informations sur les transports publics, l’autopartage, le covoiturage, les vélos et les bornes de rechargement électrique

Enfin, on citera les projets autour des réseaux intelligents – eau, électricité, gaz… – dont l’essence est de mieux mesurer les consommations via de nouveaux compteurs (Linky, Gazpar) ou capteurs afin de maîtriser les consommations, de repérer les dysfonctionnements et d’anticiper les évolutions à venir (transition énergétique, véhicule électrique, énergies renouvelables….).

La valeur de ces services – smart mobilité, smart parking, smart grid…. – est étroitement liée à la richesse, à la précision et à l’exhaustivité des données qu’ils utilisent. Or, les données sont loin d’etre toujours disponibles et exploitables et les collectivités ont plusieurs défis à relever :

  • le travail sur les données, comme le montrent les initiatives menées ça et là dans le domaine de l’open data est considérable pour les rendre exploitables, intelligibles (métadonnées) et réutilisables
  • beaucoup de données territoriales sont aujourd’hui entre les mains de tiers – comme les concessionnaires des services publics locaux (transports, eau…) – qui refusent aux collectivités l’accès à leurs données,
  • les solutions actuellement proposées par les entreprises sont souvent fermées : elles collectent et traitent les données, fournissent des tableaux bord à la collectivité mais ne laissent pas accès aux données brutes, rendant difficile le changement de solution comme leur réutilisation pour d’autres usages
  • sur certains domaines, comme les capteurs et plus généralement les «objets connectés », il y a des problèmes de standardisation et d’interopérabilité qui dépassent largement le cadre national;
  • enfin, à l’heure de Prism, Facebook, Google et du cloud, se pose la question de la territorialisation des données et de la  protection de la vie privé.

Lors de différentes tables rondes, plusieurs intervenants ont milité pour des collectivités « garantes de la donnée ». Un récent rapport de la FNCCR suggère du reste de conférer aux collectivités une « compétence data » et  propose la création de régies publiques  pour collecter, traiter et restituer les données locales. Une idée dont les principales limites sont l’incertitude sur le modèle économique (à moins de rendre les données payantes…) et la difficulté que pourraient avoir les collectivités à se doter des compétences ad’hoc. A l’opposé, certains estiment que s’il y a aujourd’hui nécessité d’un cadre au développement du « big data » – standard d’interopérabilité, stockage, sécurité, anonymisation, etc. – il doit avant tout profiter aux entreprises privées pour proposer des services innovants.

postheadericon Quartiers numériques : le projet « French tech » privilégiera l’appui aux dynamiques existantes

Fleur Pellerin, ministre déléguée à l’économie numérique a dévoilé mercredi les suites données au rapport de la Caisse des dépots sur les Quartiers numériques. Le projet a du reste été rebaptisé « French Tech » qui sera la marque sous laquelle seront défendues les jeunes pousses innovantes et l’écosystème qui les porte. « La French Tech, c’est le rassemblement des métropoles françaises avec un dynamisme entrepreneurial, porteuses d’un projet ambitieux, fédérateur et véritablement transformateur en faveur de leurs entrepreneurs numériques, à même d’attirer les talents du monde entier ! » précise la ministre dans le dossier présentant le projet.

L’appel à projets sera lancé courant décembre avec pour objectif la « labellisation de « quelques métropoles » porteuses d’un écosystème numérique de niveau international et d’un projet ambitieux et fédérateur de croissance de cet écosystème ». Les collectivités n’ont cependant pas à attendre de financements : les 200 millions d’euros mobilisés seront affectés à des initiatives privées (des programmes d’accélération) qui aident les entreprises numériques à croître plus vite pour devenir des champions internationaux. 15 millions seront en outre affectés à la promotion internationale du dispositif. On notera une évolution sensible des critères de sélection par rapport aux préconisation de la Caisse : la partie infrastructures, rôle des acteurs publics a été minorée,  le programme cherchant avant tout à aider les écosystèmes et dynamiques existants, analysés selon des critères quantitatifs.

Enfin, une Mission French Tech est créée au sein du ministère délégué à l’économie numérique qui pilotera le projet avec le soutien de la Caisse des Dépôts, BPIFrance, Ubifrance et l’Agence Française pour les investissements internationaux.

Les critères de sélection des quartiers numériques

  1. Un écosystème entrepreneurial numérique présentant une masse critique et un dynamisme parmi les plus remarquables en France (nombre de créations, d’événements professionnels, fonds levés…)
  2. Des entrepreneurs et des entreprises mobilisés pour la croissance de leur écosystème numérique entrepreneurial (success stories, programmes privés et publics d’accélération …)
  3. Un projet ambitieux, mobilisateur et fédérateur de croissance de l’écosystème numérique du territoire (stratégie de développement, notamment à l’international, de la métropole à 10 ans, mobilisation des acteurs du territoire)
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