Archive pour la catégorie ‘Communication’

postheadericon Données publiques : l’IGN revoit sa stratégie, le RGE bientôt gratuit pour les collectivités

Au moment où plusieurs collectivités et de nombreuses administrations de l’Etat se mettent à « libérer leurs données publiques », l’IGN – principal diffuseur de données publiques géoréférencées – a annoncé fin septembre un revirement stratégique. Son contrat d’objectifs et de performance 2010-2013, signé entre l’État et l’Institut géographique national marque en effet un tournant. On appréciera du reste que les principaux griefs des collectivités à l’égard de l’IGN soient marqués noir sur blanc dans ce COP :

  • Conflit d’intérêt entre les missions de service public et ses activités commerciales, que la directive INSPIRE (diffusion de données environnementale) rend encore plus criante,
  • L’existence de deux référentiels différents pour la description foncière : le plan cadastral, référentiel parcellaire fiscal, et la composante parcellaire du RGE,
  • La politique de tarification inadaptée (notamment pour les collectivités qui produisent / fournissent de nombreuses données)

Apres ce mea-culpa, le contrat fixe des ambitions fortes pour l’institut. On notera plus particulièrement « le renforcement des coopérations avec les administrations », l’ambition de « faire du RGE le référentiel géographique le plus largement utilisé en aménageant les conditions de sa diffusion », le développement de « l’interopérabilité entre les données géographiques publiques »,  l’affirmation de l’objectif d’aboutir à une  » représentation unique du découpage parcellaire aussi proche que possible de la réalité du terrain ».

En matière de diffusion,  l’IGN entend devenir « l’infrastructure nationale d’information géographique prescrite par la directive INSPIRE », et « aider les administrations publiques à mettre en place les applications et normes d’interopérabilité leur permettant, ainsi qu’à leurs usagers, d’utiliser ces données en ligne ». Concrètement, le RGE (enrichi de données plus précises) devrait ainsi devenir gratuit pour les collectivités, à quelques exceptions… Il restera maintenant à espérer que l’institut – qui fait aussi état de difficultés à recruter et qui doit équilibrer son budget avec des recettes commerciales – réussira le challenge…

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postheadericon Droit à l’oubli : le web 2.0 (français) a son bureau des réclamations

Le secrétariat à l’économie numérique a signé avec plusieurs acteurs importants de l’internet une « charte du droit à l’oubli », qui vise à rendre aux internautes la maitrise de leurs données personnelles laissées sur internet. Parmi les dispositions les plus attendues, figure la mise en place d’un « bureau des réclamations » virtuel et la facilitation de la suppression d’un compte créé sur un réseau social ou une plateforme de blogs. Les moteurs de recherche s’engagent pour leur part à ne plus référencer des données qui ont fait l’objet d’une demande de suppression ou qui figurent dans des « espaces personnels » réservés. Si cette charte va dans le bon sens, elle a pour le moment une portée limitée, car ni Google ni Facebook ne l’ont signé*.

* Les signataires sont :  Benchmark Groupe (Copainsdavant), Pagesjaunes, Skyrock (Skyrock.com), Trombi.com, Viadeo, Microsoft France (MSN, Windows live, Bing).

postheadericon Inondations : vers un système d’alerte utilisant la géolocalisation grâce aux antennes relais

Répondant à une question du député Patrice Calméjane, le ministère de l’intérieur a précisé les modalités techniques du Système d’alerte et d’information des populations, mis en œuvre dans le cadre de la LOPPSI 1 pour prévenir les populations situées dans des zones à risque (inondations, tempêtes…) et destiné à compléter les procédures actuelles (sirènes…). Le ministère explique avoir préféré un système fondé la géolocalisation des personnes situées dans les zones à risque à l’élaboration d’annuaires, « qui présentent l’inconvénient de devoir actualiser de manière continue les coordonnées téléphoniques et posent le problème du stockage d’un volume important de données au niveau national ». Deux systèmes sont à l’étude « le cell broadcast (diffusion en masse de messages textes sur un canal de communication dédié) et l’envoi de SMS géolocalisé », ces techniques utilisant la géolocalisation des utilisateurs à l’aide des antennes de téléphonie mobile situées dans la zone à risques. La nouvelle procédure d’alerte – qui doit compléter les dispositifs existants – doit être mise en œuvre en 2011.

postheadericon Numérisation des archives et données sensibles : bientôt une loi ?

Nous avions évoqué les doutes suscités par la numérisation et la mise à disposition via des sites payants de données d’archives sensibles (actes d’état civil, registre du recensement) . Ce sujet a fait l’objet d’une question écrite de la part du sénateur Yves Chastan qui reprend grosso modo les arguments des archivistes (soutenus par beaucoup d’élus).

La réponse du ministère montre que toutes les questions sont loin d’être résolues.

Le ministère rappelle tout d’abord que la libre réutilisation des données publiques, y compris par des sociétés commerciales, est inscrite dans la loi. Cependant, cette réutilisation peut être assortie de « conditions » édictées par les services d’archives qui prennent la forme de licences. Celles-ci « fixent les limites de la réutilisation et les redevances qui peuvent, le cas échéant, en constituer la contrepartie ». Le montant des redevances est la première source de problèmes pour les collectivités et de contestations pour les entreprises. Selon la réponse, qui fait état d’une note diffusée par la direction des archives de France sur ces questions, la redevance « doit refléter la part déterminante que le service public a prise pour rendre possible, par les opérations de microfilmage et de numérisation des documents qu’il a financés, le développement d’une activité économique fondée sur la réutilisation de ceux-ci ». Il n’est pas certain que cela soit très éclairant pour les services d’archives.

Sur le second point – le risque de constitution de bases de données sensibles non maitrisées – le ministère reconnait que se pose « la question de l’exclusion du champ de la réutilisation des documents d’archives publiques comprenant des données personnelles sensibles, tels que les actes d’état civil, les recensements de population, ou encore les fichiers de police, alors que ces documents font fréquemment l’objet de demandes de réutilisation en vue d’une indexation nominative diffusée sur des sites commerciaux payants ».Si le ministère reconnait que la seule façon possible de réglementer les usages passe aujourd’hui par la licence, il estime que seule le législateur peut créer un cadre plus contraignant. Bientôt une loi ?

MAJ 9/9/2010 : on signalera que le ministère de la Culture a publié son appel à projets sur la numérisation du patrimoine. Le 2ème axe porte sur des données nominatives : numérisation des registres matricules (jusqu’à la classe 1909), des tables décennales de l’état civil (les registres sont exclus), les registres paroissiaux, les listes nominatives (dépouillement généalogie) et les sources notariales.

postheadericon Label ville internet : clôture des candidatures le 15 septembre

Les villes qui souhaitent obtenir le label ville-internet – d’une à cinq arobases, en fonction du degré de développement des services numériques et de la stratégie TIC de la ville – ont jusqu’au 15 septembre pour déposer un dossier. Ce label, décerné par l’association Villes Internet, est également l’occasion pour les villes de faire un bilan et d’évaluer leur politique TIC. Inscription et participation : www.villes-internet.net

postheadericon Les smartphones, moteurs de l’internet mobile

Selon une étude GroupM-SFR*, en à peine un an, le nombre de mobinautes a doublé pour représenter aujourd’hui 4 millions de personnes. Internet est désormais le 3eme usage derrière la voix et les SMS. Cette croissance est largement imputable aux Smartphones (Iphone et autres Blackberry) qui équipent désormais 18% des utilisateurs de mobiles. Les utilisateurs de Smartphones – plutôt jeunes, masculins et CSP+ – utilisent en effet deux fois plus l’internet mobile, et ce dans les transports mais aussi à la maison (en première position) et au travail à toutes heures de la journée. Pour quoi faire ? Le top 4 des usages est occupé par les moteurs de recherche, les sites pratiques (météo, annuaires…) et les réseaux sociaux qui se placent devant les sites d’information. En matière d’applications, on notera que Facebook truste la moitié des usages, un mobinaute utilisant en moyenne 3 applications par jour. Enfin, élément intéressant, les mobinautes expriment une forte attente de services géolocalisés, en adéquation avec leur contexte de connexion.

* 2ème édition de l’Observatoire de l’Internet Mobile. Étude réalisée auprès de 900 individus

postheadericon Une quinzaine de grandes villes sur Twitter

C’est ce qu’il ressort de l’étude que vient de publier le cabinet Useo, la plupart des villes étant présentes sur le site de micro-blogging depuis moins d’un an. La première utilisation de Twitter reste la diffusion d’informations (un titre + un lien vers un article situé sur le site de la collectivité), Twitter servant ainsi de démultiplicateur d’audience. Au-delà de l’actualité et des événements, certaines villes l’utilisent pour diffuser des messages très ciblés et localisés. A Rennes et à Rouen sont ainsi diffusées des informations sur les transports ou les intempéries, Twitter étant particulièrement adapté au temps réel et à la fourniture d’informations pour les utilisateurs de Smartphones/ de l’internet mobile. Au-delà de la diffusion d’informations, Twitter serait également un moyen d’animer le tissu local, grâce aux fonctions de localisation du site et en particulier au « hastag » qui permet de localiser/thématiser les twitts (#Rennes, #Clermont…) et d’atteindre « l’hyperlocal ». Si l’audience reste assez faible avec environ un millier d’abonnés pour les villes les plus « suivies » (à titre de comparaison Hambourg en compte 5500), ce nombre est en forte croissance constate l’étude : jusqu’à 20% par mois. L’étude met enfin en valeur le fait que Twitter est d’autant plus efficace qu’il y a des personnes dédiées dans les collectivités à l’alimentation du compte (2 personnes à Nantes) et que la ville s’est construite une stratégie en matière d’utilisation des réseaux sociaux.

Etat des lieux des usages de Twitter par les villes - Etude Useo

Pour accéder à l’étude

Une liste qui réunit plusieurs comptes Twitter de collectivités

postheadericon Les villes invitées à candidater pour un label « services mobiles sans contact »

A l’occasion du lancement de l’opération Nice ville sans contact, le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi a annoncé le lancement d’un « appel à déclaration d’intentions » de collectivités territoriales ou autorités organisatrices de transport pour devenir « villes services mobiles sans contact ». « Nous sélectionnerons les agglomérations proposant les démarches les plus ambitieuses et dont les applications concerneront des territoires significatifs ». L’objectif est de « donner de la visibilité aux industriels pour les inciter à investir massivement dans le domaine du NFC (constructeurs de téléphones, de terminaux de paiement, de valideurs de transport…). Les collectivités impliquées seront invitées à mutualiser leurs expériences et bonnes pratiques afin de préfigurer la généralisation des services sans contact/ NFC annoncée pour 2012. Le label permettra aux villes de bénéficier d’une partie du volet services numériques du grand emprunt national (2, 5milliards d’euros).

postheadericon Grandes villes : valorisez et faites connaitre vos projets TIC !

L’association Ville internet vient de lancer un appel à candidatures pour la douzième édition du label ville internet. Ce label, auquel participent déjà de nombreuses grandes villes a une double utilité : il permet une mutualisation des expériences au sein d’un réseau d’acteurs de la sphère publique, tout en permettant, via un questionnaire détaillé, une autoévaluation du projet Internet local de la collectivité. Les maires des communes lauréates seront invités à recevoir leur Label en fin d’année lors d’un événement national.

Parallèlement, on signalera une initiative complémentaire : le site parolesdelus.com. Lancé en 2005, le projet « Paroles d’élus » est né d’un partenariat entre Orange et les associations d’élus, dont l’AMGVF, afin de valoriser les initiatives innovantes des élus et des territoires en matière de nouvelles TIC. Ce dispositif repose à la fois sur la publication annuelle d’un livre, présenté dans le cadre du Congrès des Maires de France et, depuis décembre 2009, sur un site participatif  www.parolesdelus.com. Les grandes villes qui souhaiteraient valoriser une initiative pour l’édition 2010 sont invitées à le faire savoir soit en allant sur le site pour déposer un projet soit en adressant directement ce projet à l’AMGVF.

postheadericon Quand les grandes villes se lancent dans les réseaux sociaux

Toulouse aura été l’une des premières collectivités territoriales à intégrer une fonction réseau social à son site internet. Le site, qui utilise les dernières technologies du web propose aux internautes de créer un compte qui leur permet d’accéder à des forums, de créer une page pour leur association, un événement qui figurera dans l’agenda de la ville ou encore de commenter des articles du site web. On ajoutera que le site a multiplié les passerelles avec les grands réseaux comme Facebook, Twitter ou encore Dailymotion pour assurer une large diffusion des contenus ainsi générés. A côté de ce modèle de réseau porté et hébergé par la ville on voit également émerger des réseaux sociaux locaux bénéficiant d’un appui – surtout en termes de communication – de la municipalité tout en étant porté par une structure externe. A Rennes, la ville soutient « La ruche », un réseau social local réalisé, animé, modéré par l’association BUG. On y retrouve les fonctions de celui de Toulouse avec cependant un fort ancrage associatif et avec la vie de quartier, tous les événements étant géolocalisés sur une carte. Enfin, à Evry, la ville a apporté son soutien au réseau ma-residence.fr, porté par une société privée. Ce réseau (qui a affiché de très bons chiffres) se veut avant tout un réseau d’entraide et d’hyperproximité (emploi, aides, échanges, petites annonces…) sur un territoire où l’immeuble collectif est prédominant. Il mise sur un soutien financier des bailleurs sociaux, copropriétés et commerçants pour vivre. L’avenir dira si ce modèle économique tient ou si, comme pour beaucoup de télés ou radio locales, l’intervention publique s’avère quasi indispensable.

TIC*