Archive pour la catégorie ‘Communication’

postheadericon Bientôt des noms de domaine .fr avec des caractères spéciaux*, voire en cyrillique ou en chinois…

Les noms de domaines « internationalisés » devraient être lancés dès cette année par l’Association française pour le nommage en coopération (AFNIC). La priorité du gestionnaire du .fr sera de permettre l’utilisation de caractères accentués ou de la cédille, ce qui satisfera de nombreuses collectivités telles Besançon et autres Le Faouët… Des débats sont en cours pour l’étendre aussi à des langues régionales (le breton utilise par exemple le ñ). Mais la vraie révolution sera quand on pourra écrire le nom de domaine « .fr » en chinois, arabe ou cyrillique ce qui représentera une avancée importante pour le référencement des sites et la visibilité des grandes villes sur la toile mondiale. L’arrivée des noms internationalisés risque cependant de donner quelques soucis aux DSI avec l’apparition d’un nouveau risque de cybersquattage (même si en théorie la loi protège les collectivités) et de nouveaux paramétrages pour les mails et serveurs. C’est pourquoi l’Afnic affine aujourd’hui sa stratégie sur les modalités d’ouverture.

Pour aller plus loin : la présentation de Stéphane Bortzmeyer de l’AFNIC

*Le terme est impropre… voir le commentaire ci-dessous.

postheadericon Accessibilité web des sites publics : des échéances qui ne seront probablement pas respectées

L’accessibilité des sites web publics, qu’il s’agisse de ceux de l’État ou des collectivités, reste aujourd’hui l’exception. L’article 47 de la loi handicap de 2005 – qui oblige les sites publics à être en conformité avec le référentiel d’accessibilité des administrations (RGAA) – semble ignoré d’une grande partie des administrations et les échéances de mise en conformité fixées par le décret d’application – mai 2011 (pour les services de l’État) et mai 2012 (pour les collectivités territoriales) – ne seront pas respectées si le dispositif reste en l’état. C’est tout du moins ce que pense le collectif « article47 » qui a adressé une lettre aux ministres pour les alerter sur ce sujet. Le collectif pointe notamment le manque de clarté du cadre réglementaire, l’inconsistance du pilotage de la démarche, le manque de formation des agents et les insuffisances du dispositif de déclaration et de contrôle. Il fait également plusieurs propositions pour améliorer le pilotage du dossier, permettre aux administrations de s’approprier le sujet et renforcer les contrôles. En cette période de contrainte budgétaire il n’est cependant pas certain qu’elles rencontreront l’écho souhaité auprès des pouvoirs publics.

postheadericon La BNF numérisera grâce aux fonds du grand emprunt… mais pas les bibliothèques des grandes villes

D’ici 5 ans, 500 000 livres épuisés du XXe siècle vont être numérisés grâce à un accord-cadre signé mardi entre le ministère de la Culture, la bibliothèque nationale de France (BNF) et le Syndicat national de l’édition. Ces livres pourront ensuite être commercialisés par les éditeurs sous forme numérique. La numérisation des livres sera réalisée à partir des exemplaires conservés à la BNF au titre dépôt légal, cette dernière pouvant conserver et diffuser via Gallica une copie numérique. Ce projet bénéficiera du soutien financier (750 millions) de l’État au titre du programme « développement de l’économie numérique ». Si cet accord illustre la contre-offensive de la France face à Google, il se révèle assez amère pour les bibliothèques municipales. Alors qu’elles ont depuis longtemps entrepris des programmes de numérisation de leurs collections, elles ne pourront bénéficier du grand emprunt pour les aider dans cette entreprise d’intérêt national. Le programme numérisation du patrimoine lancé récemment est en effet exclusivement réservé aux entreprises.

postheadericon Opendata : Paris ouvre son portail, des guides à disposition des collectivités

Statistiques de prêts en bibliothèques, localisation des équipements de proximité et du mobilier urbain, adresse des lieux concernés par des arrêtés sur l’insalubrité,  bureaux de vote et résultats électoraux détaillés… Suite à sa délibération votée le 14 décembre 2010, la ville de Paris a commencé a mettre en ligne ses données publiques  sur un site dédié : opendata.paris.fr. Les données sont classées grâce à un système de mots clefs (environnement, citoyenneté, culture….) et téléchargeables en quelques clics, sous réserve de l’acceptation de la licence, dans des formats courants (txt, csv,odt…).

Parallèlement, on signalera la parution d’un guide pratique de l’ouverture des données publiques territoriales. Rédigé sous l’égide de la FING et fondé sur l’analyse de cas concrets, ce document vise à fournir des conseils pratiques aux collectivités souhaitant ouvrir leurs données. Après avoir défini ce qu’était une donnée publique et montré les bénéfices attendus, le guide propose une démarche d’ouverture en trois étapes : 1) Esquisser les enjeux, repérer les potentiels de création de valeur, 2) Ouvrir des premiers jeux de données 3)  Accompagner : stimuler, valoriser, aider, dialoguer.

Les collectivités pourront compléter leur appréhension de « l’open data » par la lecture du guide d’Aquitaine Europe communication centré sur les aspects juridiques de l’ouverture des données publiques.

postheadericon 3G : la saturation des réseaux menace dans les grandes villes

La croissance exponentielle des Smartphones, de la navigation web à partir d’un téléphone mobile et des applications mobiles nécessitant une connexion réseau pèse de plus en plus sur les réseaux 3G. Certes, des fréquences supplémentaires vont être dégagées. Certes, un nouveau réseau (celui de Free) va être déployé. Néanmoins, aujourd’hui dans les grandes villes, dans les lieux particulièrement fréquentés (les champs Élysées à Paris, les places publiques et gares…) il est souvent impossible de se connecter ou de télécharger quoi que ce soit (Cf. cette étude déjà évoquée qui souligne la frustration des utilisateurs de la 3G). Ces lieux très fréquentés sont en plus ceux où la densité d’antennes est déjà forte, les opérateurs réfléchissent donc à des solutions alternatives. A court terme, ils se focalisent sur une optimisation des « box » mises en place chez les particuliers. La box peut en effet être transformée en antenne domestique (femtocell) ou faire transiter (gratuitement suite aux annonces de Free, SFR et Orange) les appels fixes vers mobiles en soulageant ainsi le réseau hertzien. Elle peut également devenir, comme pour les box SFR et Free, un hot-spot wifi, les derniers modèles de Smartphones basculant automatiquement sur le WiFi pour les échanges data lorsqu’il est à portée.

Sur l’espace public, la principale solution serait d’utiliser des micro-antennes, comme il en existe déjà dans les centres commerciaux ou les gares. Celles-ci sont évoquées principalement aujourd’hui dans le cadre du « grenelle des ondes » pour diminuer le nombre de mâts et, surtout, les niveaux d’exposition aux ondes (ce point reste cependant à démontrer, voir cet article). Mais ces micro-antennes peuvent aussi servir dans les zones hyper-denses, là où il n’y a plus de points hauts disponibles. La ville de Paris et celle de Rennes ont du reste prévu, à l’occasion du renouvellement de leur marché sur le mobilier urbain, que le concessionnaire ménage dans les abris et autres colonnes Morris des espaces réservés à la ville pour accueillir des équipements réseaux. Compte tenu du cadre réglementaire, il n’est cependant pas possible à une ville de proposer des services télécoms mobiles et encore moins un réseau mutualisé… Il reste donc la solution du WiFi, mais là encore la compatibilité avec le droit de la concurrence est contestable et a conduit Paris à limiter l’accès Wifi gratuit aux lieux « clos » (jardins, bibliothèques) sur des tranches horaires limitées. Face aux levées de bouclier suscitées par l’installation et la multiplication des antennes, il faudra peut-être que la législation évolue.

postheadericon Plus de fréquences pour l’internet mobile?

Les appels à candidature pour la 4G – pour les bandes 2,6 GHz et 800 MHz – devraient être lancés « dans les semaines qui viennent » a expliqué récemment le ministre de l’Économie numérique, Éric Besson. C’est finalement – et contre l’avis des collectivités – la procédure des enchères qui a été retenue pour allouer ces fréquences destinées à l’internet mobile et à l’aménagement numérique du territoire. Face à des besoins exponentiels (clefs 3G, smartphones, applications mobiles…), le ministre a par ailleurs évoqué le recours à un nouveau dividende numérique. Le ministre souhaite qu’à l’occasion de la conférence mondiale des radiocommunications, soit évoquée l’utilisation de la bande des 700 MHz, (aujourd’hui occupées par la TNT) pour l’internet mobile. Une affectation qui serait rendue possible par l’adoption par la TNT de la norme DVB-T2, moins gourmande que la norme actuelle.

postheadericon Neuf grandes villes territoires leaders du sans contact mobile

L’appel à déclaration d’intention pour devenir « territoire leader du sans contact (NFC) mobile » devait déboucher sur la sélection de « trois à cinq projets« . Ce sont finalement neuf candidats qui ont été sélectionnés par Bercy. Il s’agit pour l’essentiel de grandes villes avec Bordeaux (en coordination avec Pessac), Caen (en coordination avec la Manche), Lille, Marseille, Nice, Paris, Rennes, Strasbourg et Toulouse. Pour « expérimenter de nouveaux usages du mobile et tester de nouvelles applications du web 2.0 » les villes sélectionnées seront « accompagnées par une instance de coordination nationale ». En revanche – et les villes sont déçues… – l’aide financière promise n’est pas au rendez-vous. On avait en particulier laissé penser aux candidats qu’ils bénéficieraient de fonds dans le cadre de la ligne ville numérique des investissements d’avenir, mais ces aides iront en fait aux entreprises (cf. cet article).

postheadericon L’emailing reste artisanal dans la sphère publique

Selon une étude Oten/ Dolist, 69% des responsables de collectivités interrogés* utilisent le mail comme moyen de communication (promotion d’événement ou newsletter). La moyenne est d’un mail par mois, seuls 15% envoyant plus de 6 mails par mois. La moitié des personnes interrogées couplent l’emailing à une utilisation des réseaux sociaux. S’ils sont 70% à juger l’emailing « efficace » comme moyen de communication, ils ne sont que 17% à en mesurer l’impact et 90% des personnes interrogées estiment que le principal frein à l’emailing est que l’on reçoit trop de mails. Par ailleurs, 41% n’effectuent aucun test sur la « délivrabilité » de leur message (l’utilisation de pièces jointes, un code HTML de mauvaise qualité réduisent par exemple les chances qu’un mail arrive à destination…). L’étude note enfin que près de la moitié des personnes interrogées ont des pratiques à risques eu égard aux recommandations de la CNIL en matière de collecte de mails (utilisation de bases appartenant à des tiers) et 30% des personnes interrogées recourent à un moyen technique dédié (un logiciel en interne pour 6%, 25% une solution hébergée louée à un prestataire spécialisé).

*111 agents et contractuels

postheadericon Un appel à projet sur la numérisation des contenus orienté R&D

Dans le cadre du programme investissements d’avenir (grand emprunt), un appel à projets a été lancé en matière de numérisation du patrimoine. L’appel à projets soutiendra :

  • La production de contenus numérique et notamment la numérisation accès reconnaissance optique d’écriture manuscrite, la vitalisation d’objets ou de sculptures, la restauration de contenus numériques…
  • Le stockage, l’indexation (métadatas), l’archivage à long terme de documents numériques
  • La mise à disposition des contenus sous des formes évoluées

On soulignera que seuls des entreprises, instituts de recherche ou associations peuvent déposer un projet. L’objectif est en effet d’aider à la création de solutions innovantes et industrielles de numérisation pour « contribuer à renforcer et à stimuler le potentiel de croissance des filières de contenus numériques ». L’appel s’inscrit dans le volet « services, usages et contenus innovants » du Fonds pour la Société Numérique (FSN) géré par la Caisse des dépôts et consignations et Les projets seront sélectionnés d’ici l’été 2011.

postheadericon Liberté, égalité, connectés : La sixième édition de Paroles d’Elus est parue

L’édition 2010 de Paroles d’Elus, ouvrage co-produit par plusieurs associations d’élus, dont l’association des maires de grandes villes de France et Orange présente 53 nouvelles initiatives TIC dont une quinzaine pilotées par des grandes villes. L’ouvrage, baptisé « Liberté, égalité, connectés », couvre la plupart des domaines de l’action publique locale : développement économique, gestion interne de la, collectivité, santé et social, services rendus au public, tourisme, culture et éducation…. Ces initiatives viennent compléter et enrichir le site www.parolesdelus.com lancé l’an dernier. Celui-ci offre la possibilité de rechercher parmi les dizaines d’initiatives TIC, classées par thèmes, que compte désormais le site, de consulter des contenus complémentaires (vidéos…)  et d’entrer en contact directement avec les porteurs de projets.

TIC*