Archive pour la catégorie ‘Communication’

postheadericon Des réseaux sociaux dans les HLM de Paris et Marseille

Après des expériences pilotes centrées sur l’accès internet à bas cout pour les HLM, notamment à Angers, Brest, Dunkerque et Melun c’est au tour des réseaux sociaux de s’inviter dans les immeubles.Des outils présentés par les offices HLM comme un moyen de « briser la solitude », de moderniser la fonction de concierge mais aussi de garantir la protection des données personnelles qui fait défaut sur les grands réseaux comme  Facebook et Twitter.

Paris Habitat vient ainsi de lancer “De toit à toit”, un réseau social où les 250.000 locataires de l’office parisien peuvent trouver des informations sur leur immeuble, contacter un interlocuteur de l’office, remplir un formulaire ou encore déposer des petites annonces. Un réseau auxquels ont aussi accès les gardiens – qui peuvent ainsi poster des messages utiles aux locataires – et les associations de locataires. Sur un registre similaire, l’office HLM de Marseille et Habitat Marseille Provence (HMP), testent auprès de 700 locataires HLM, un portail de services numériques baptisé « Residacoeur« . Couplé à une offre internet à 5 euros par mois et accessible sur ordinateur comme sur la télévision, ce service donne un accès privilégié à des informations concernant leur quartier.

Lire ces articles présentant le réseau Résidacoeur et de Toit à Toit

postheadericon Open Data, les propositions de Paris Tech

Quatre élèves de l’École des Ponts Paris Tech ont remis début juillet un rapport sur l’ouverture des données publiques à la délégation aux usages d’internet. Intitulé « Les Données publiques au service de l’Innovation et de la Transparence – Pour une politique ambitieuse de réutilisation des données publiques » le rapport est fondé sur une analyse du mouvement opendata en france et à l’étranger. Il formule 16 propositions articulées autour de trois enjeux :

  • Simplifier pour accélérer l’opendata : réduire les efforts nécessaires à la diffusion des données pour accélérer le développement de services utiles et innovants.
  • Faciliter l’expérimentation : adapter les conditions de réutilisation des données publiques pour faciliter l’expérimentation par les citoyens, les associations et la communauté des développeurs et des entrepreneurs.
  • Favoriser l’émergence d’un écosystème : favoriser l’émergence d’un écosystème de producteur et de réutilisateurs de données publiques en France, notamment via la mission Etalab.

Parmi les propositions on notera plus particulièrement celles visant à étendre le champ des données concernées (en ligne de mire les données produites par les délégataires de services publics et les EPIC, voir à ce sujet la polémique sur la carte du métro parisien) ; la gratuité des données pour règle et l’encadrement très strict de la redevance – les données brutes ou utilisées à des fins personnelles devant rester gratuite aux yeux des rapporteurs -  ;l’importance accordée à la création d’une communauté de l’opendata (réutilisateurs, diffuseurs…) pour faire naitre un écosystème fondé sur le partage et l’échange de bonnes pratiques, voire la mutualisation d’outils.

postheadericon Mail, clefs USB… les conseils de l’ADEME pour réduire les émissions de CO2

L’Ademe a souhaité évaluer l’impact climatique des usages informatiques les plus courants comme le mail , l’utilisation de clefs USB ou la navigation web. S’appuyant sur une étude quantitative, l’Ademe fait plusieurs recommandations très pragmatiques. Pour le courrier électronique, l’agence note que :

  • Réduire de 10 % l’envoi d’un mail incluant systématiquement son responsable et un de ses collègues dans une organisation de 100 personnes permet un gain d’environ 1 tonne équivalent CO2 sur l’année
  • Diminuer de 10 % le taux d’impression des courriels reçus dans une organisation de 100 personnes permet d’économiser 5 tonnes équivalent CO2 sur un an
  • Diminuer de 10 % la proportion d’envoi de courriels de 10 Mo au sein d’une organisation de 100 personnes permettrait un gain de 8 tonnes équivalent CO2 sur un an

Par ailleurs, l’Ademe estime que l’arbitrage entre lecture sur écran et impression ne va pas forcément en faveur de la première solution. Ainsi lire un document sur écran depuis une clefs USB se révèle très énergivore. Par ailleurs le temps de lecture sur écran étant plus long que sur papier, il est souvent plus écologique de lire le document imprimé, surtout si l’impression est recto verso et noir et blanc. Et l’arbitrage serait systématiquement en faveur de l’impression dès lors que le temps de lecture excède 4 minutes…

En matière de navigation l’utilisation de ses favoris est moins polluante qu’une requête sur Google, l’ensemble des requêtes sur Google pesant près de 10 kg de CO2 Par an et par individu… enfin l’Ademe va a l’encontre des idées reçues en estimant que « plus la durée de vie de l’ordinateur est longue, plus les impacts de production et de sa fin de vie sont amortis ».

Des conseils très pratiques qui peuvent être repris dans les chartes de bon usage des TIC dans les collectivités.

postheadericon Deux guides pour aider les métropoles à déployer des services NFC / sans contact

Alors que les collectivités viennent de déposer des « déclarations d’intention » pour déployer des services fondés sur la technologie NFC (paiement sur mobile, billettique sur mobile, info géolocalisée…) avec le soutien des crédits du grand emprunt (voir cet article), le Forum des services mobiles sans contact vient de publier un guide qui leur est destiné.

Ce guide, alimenté par les échanges avec les 9 territoires leaders du mobile sans contact*, est composé de deux tomes.

Le premier dresse un état de l’art des technologies sans contact et un panorama des usages possibles dans la vie quotidienne : paiement, accès aux services publics, transports, lecture de tags… Il évoque également les différentes expériences menées ces dernières années en particulier à Nice.

Le second document propose une méthodologie pour le déploiement de services mobiles sans contact dans les territoires. Il doit permettre aux collectivités de structurer la conception et la planification de leurs services mobiles sans contact. Ce document,

  • vise à donner au lecteur une vision globale des services que permet la technologie NFC ainsi que le rôle primordial de la collectivité locale dans leurs déploiements.
  • propose une méthodologie pour la phase de cadrage (définition) du projet.
  • comporte des fiches thématiques sur les services socles du NFC (information, services publics, transport, paiement)
  • valorise de bonnes pratiques pour le déploiement de services NFC et suggère des quelques axes de coopération entre territoires pour la mise en place de leurs services.

*Caen, Bordeaux-Pessac, Lille, Paris, Marseille, Nice, Rennes, Strasbourg, Toulouse.

postheadericon Le Conseil d’État préconise d’encadrer par la loi les consultations publiques par internet

Dans un rapport récent, le Conseil d’État s’est interrogé sur les moyens d’améliorer la participation des citoyens, des administrés, des usagers à l’élaboration des décisions des pouvoirs publics tout en simplifiant les dispositifs existants. Plaidant pour une « administration délibérative », le Conseil d’État propose notamment l’instauration d’une « loi code » pour favoriser le développement de consultations ouvertes, le plus en amont possible des projets, la décision finale revenant cependant « à l’autorité légitimement habilitée à la prendre et à l’assumer ».

Dans ses propositions, le Conseil d’État aborde la question de l’utilisation d’internet avec circonspection. Le rapport note en effet « la propension d’Internet à effacer ces garanties de procédure ou à en minorer la portée ». Aussi préconise-t-il d’intégrer dans la loi-code des dispositions concernant « le respect des délais proportionnés à l’importance du sujet présenté, la mention des principales parties prenantes, les documents adressés de manière fiable et authentifiée, la conduite d’une concertation de façon impartiale et si possible par un tiers , un bilan des observations recueillies, les suites qu’il est envisagé de donner , le suivi éventuel prévu après l’entrée en vigueur du dispositif finalement retenu ».

Parallèlement, le Conseil d’État souligne le risque d’exclusion d’une partie des administrés de ces consultations par internet. Aussi préconise-t-il une politique de lutte contre la fracture numérique et le développement de toutes les formes d’indétermination en se reposant sur le secteur associatif et les collectivités, via les EPN notamment.

Les principes fondateurs de la « loi code »

- garantir l’accessibilité des informations,
- assurer le dépôt des observations de tous les participants et favoriser leur diffusion,
- garantir l’impartialité et la loyauté de l’organisateur de la concertation et mettre en place, chaque fois que nécessaire, un « tiers garant »,
- assurer des délais raisonnables aux citoyens ou aux organismes représentatifs pour s’exprimer,
- veiller à la « bonne » composition des organismes consultés,
- donner les informations sur les suites projetées, dans un délai proportionné à l’importance de la réforme.

 

postheadericon 54 propositions pour un internet ouvert et respectueux des libertés individuelles

La mission d’information sur les droits de l’individu dans la révolution numérique animée par les députés Patrick Bloche (SRC, Paris) et Patrice Verchère (UMP, Rhône), a rendu son rapport après plus de 6 mois de travail et des dizaines d’auditions. Parmi les 54 propositions, plusieurs concernent directement ou indirectement les collectivités locales.

En matière de numérisation du patrimoine, le rapport encourage la France a continuer les efforts entrepris (Grand emprunt, Gallica…) en faisant en sorte que les contenus numérisés soient mieux« repérables » (référencement…) sur la Toile. Parallèlement, il plaide pour la mise en oeuvre d’une véritable politique d’archivage numérique et le développement de la recherche sur les supports garantissant un accès aux données dans la durée.

Plusieurs pages du rapport sont consacrées aux sites web des communes et à l’administration électronique. Les rapporteurs souhaitent que toutes les communes disposent d’un site et que les outils de démocratie locale soient renforcés sur les sites existants. Ils estiment que la « e-démocratie » devrait être promue et proposent de missionner la Commission nationale du débat public sur ce sujet. En matière d’eadministration, ils plaident surtout pour une administration « multicanale » avec des documents administratifs qui doivent cependant demeurer accessibles par voie non numérique.

Sur la question de l’open data, sans surprise le rapport ne souhaite pas imposer de redevance pour la réutilisation des données sauf dans des cas exceptionnels tout en garantissant que l’ouverture des données publiques ne mettra pas en cause le principe de la protection des données personnelles. Ils demandent également que le cas des archives contenant des données personnelles soit  clarifié.

Plus d’une vingtaine de propositions concernent du reste la protection des données personnelles : droit à l’oubli sur les réseaux sociaux, limites à la géolocalisation, prise en compte des puces RFID, information sur le ciblage publicitaire, notification des failles de sécurité concernant des applications gérant des donnes personnelles à la CNIL, exclusion de l’usage du « cloud computing » pour stocker des données personnelles en dehors de l’Union européenne…

Extrêmement riche, ce rapport ne manquera pas d’alimenter en idées les partis politiques qui élaborent leur programme numérique en vue de la campagne de présidentielle de 2012.

postheadericon TIC : et si nous changions de vocabulaire…

Dématérialisation, signature électronique, administration électronique, république numérique, vote électronique… toutes ces expressions sont familières des techniciens des TIC et de quelques « geeks », industriels et gourous. Pour le commun des mortels, elles ne signifient cependant pas grand-chose quand elles ne font pas peur comme l’a fait remarquer un intervenant lors du 10eme anniversaire de la FNTC. Mais surtout ce vocabulaire va à l’encontre de l’adoption massive des pratiques numériques. Pourquoi parler de dématérialisation – qui évoque quelque chose qui se volatilise sans que l’on sache bien ce que « la matière » devient – quand il s’agit de ne garder que les données utiles à une formalité et de proposer des services en plus, ce qui représente un acte positif. De même le vote électronique pourrait faire un peu moins peur si on parlait de « vote à bulletin électronique », le vote étant un droit accordé à l’individu et non à la machine. Quant à l’identité électronique, elle gagnerait à s’adapter à ce que sont les gens dans la « vraie vie », c’est-à-dire un individu avec des personnalités et des rôles pluriels – médecin, papa, mari, copain ou collègue…- car sinon elle sera assimilée à un moyen de flicage et massivement rejetée. Bref, il s’agit d’inverser la logique et de faire un peu plus de « communication et d’information sur les technologies (CIT…) »  en replaçant l’humain au cœur du numérique.

postheadericon Noms de domaine : protéger le nom de sa collectivité d’une utilisation douteuse

A partir du 1er juillet les noms géographiques en .fr (www.nomdelacommune.fr) ne seront plus systématiquement réservés aux collectivités territoriales et, si ce n’est déjà fait, il est urgent de réserver votre nom sous ses différentes écritures (avec et sans tirets pour les noms composés par exemple). A partir de cette date, toute personne physique ou morale pourra utiliser le nom géographique d’une collectivité s’il justifie d’un « intérêt légitime » et s’il agit de « bonne foi ». Un décret, à paraitre, doit venir préciser ces notions. Ce texte représente cependant une protection, qui si elle n’est pas automatique, peut être efficace contre un détournement total de l’usage du nom de la collectivité.

Il n’en est pas de même pour les noms internationaux où la règle du premier demandeur / premier servi prévaut. A cet égard, on signalera l’ouverture prochaine du .XXX*, extension réservée aux sites pour adultes et le fait que le registre en charge de cette extension va permettre aux détenteurs de marques protégées de « bloquer » définitivement celle-ci afin qu’elle ne soit pas utilisée par des personnes tierces souhaitant utiliser/détourner la notoriété de la marque. Ce qui pourrait être le cas pour certains territoires et villes (Nice, Paris…)

Attention, la protection de marque (réalisée et payée une fois pour toute) ne sera possible que pendant les 30 jours de la période dite de « Sunrise » (1er au 30 septembre 2011). Au-delà de cette date, les demandes de protection seront ignorées et seule restera la voie contentieuse. Pour des renseignements complémentaires, s’adresser à votre gestionnaire de nom de domaine.

* ces informations sont reprises pour partie d’un mail d’avertissement du registrar Gandi

postheadericon 20 millions d’euros pour faciliter le déploiement de services mobiles NFC

L’appel à projet ville numérique réservé aux collectivités est paru le 27 mai au JO (pour le télécharger, c’est ici). Finalement, le commissariat général aux investissements a décidé de limiter ce deuxième appel à projet ville numérique aux NFC (mais il y en aura peut être un troisième sur d’autres sujets comme les capteurs…). Le CGI estime en effet que c’est un sujet stratégique pour la France car les applications NFC vont selon lui« modifier profondément le rapport de l’individu avec son environnement », parce que l’industrie française est particulièrement bien positionnée sur le secteur (le NFC est une techno made in France) et parce que « le nombre d’utilisateurs reste trop faible pour permettre le développement à grande échelle des usages ». Cet appel à projets vise donc à créer un effet de levier pour atteindre « le plus rapidement possible la masse critique d’utilisateurs et de services » . L’appel à projets devrait financer « de l’ordre de 20 à 30 projets pour un montant total d’aide de 20 millions d’euros ».

Les axes thématiques retenus sont : les transport intelligents (billettique, stationnement, vélo en libre service, auto-partage…), les services publics (de l’accès aux bâtiments ou à la piscine au contrôle d’effectivité ) et l’information contextualisées (« tags » offrant des infos géolocalisées pratiques, touristiques ou culturelles).

Cet appel à projet est réservé aux communes et autorités organisatrices de transports qui peuvent seules être chefs de file. Il est organisé en trois temps dans le but de favoriser regroupements, synergies et partenariats avec d’autres niveaux de collectivités ou entités (OT/SI). Jusqu’au 1er juillet les candidats sont invités à remplir un formulaire pour faire part de leurs intentions. Suivra ensuite une période de regroupement/ négociations pour avoir des projets (éventuellement thématisés) portés par une commune/ un AOT chef de file concernant au moins 200 000 habitants. Enfin, à partir du 14 octobre seront sélectionnés définitivement les dossiers de demande de financement.

Parmi les critères de sélection on notera l’interopérabilité et le recours aux logiciels libre ; l’ampleur du déploiement et la pérennité du projet ; l’innovation, l’ergonomie et la simplicité d’utilisation des services proposés et, enfin, la pertinence des partenariats et l’impact économique du projet.

Dans un communiqué daté du 31 mai Michel Destot, président de l’AMGVF,s’est félicité de la publication de cet appel à projets tout en soulignant « que ce premier appel à projets, qui cible exclusivement les services basés sur la technologie sans contact NFC, soit suivi d’un autre appel à projets pour aider les collectivités à bâtir la cité numérique de demain« .

postheadericon Le casse tête juridique de la « libération » des données patrimoniales

Si en matière d’open data /  libération des données publiques, on parle peu des données culturelles (au sens large du terme) ce n’est sans doute pas un hasard. Si de térabits de données au format numérique existent – dans de multiples bases de données constituées par les bibliothèques, les services d’archives, les musées… – leur mise à disposition en vue de permettre leur réutilisation est problématique. Plusieurs textes s’appliquent en effet à ces données détenues par les administrations. Il y a tout d’abord la loi de 1978 sur les données administratives (loi CADA) qui institue un droit d’accès à tous les documents produits par les administrations et est assez claire sur les restrictions (pas de données personnelles, pas de données sur des décisions en cours…). C’est du reste sur ce texte que s’appuie le mouvement open data.

Ce texte est cependant complété en 2005 par une ordonnance précisant le droit à la réutilisation des informations du secteur public. Or cette ordonnance exclut les « données culturelles » c’est-à-dire détenues ou produites par des institutions ou organisme à caractère culturel ainsi que celles sur lesquelles des tiers détiennent des droits de propriété intellectuelle. En outre la loi sur les droits d’auteurs dans la société de l’information de 2005 crée un droit d’auteur pour les œuvres originales créées par des agents publics, ces derniers pouvant faire prévaloir leurs droits dès lors que l’œuvre est utilisée en dehors d’une mission de service public…

L’équation est donc compliquée pour une collectivité souhaitant mettre à disposition des données patrimoniales. La collectivité doit en effet vérifier si les données sont de nature administrative (CADA) ou culturelle. Or ce distinguo n’est pas forcément évident et il existe aujourd’hui une controverse sur la nature des données d’état civil: pour la CADA  ce sont des données administratives ce que contestent les archivistes… Ensuite une base de données peut être composite avec des données administratives, des données culturelles, des données personnelles et être reconnue comme l’œuvre originale d’un agent… Un sujet sur lequel il serait bon d’avoir l’éclairage de l’agence pour la promotion du patrimoine immatériel de l’État et de la mission État lab.

TIC*