Archive pour la catégorie ‘Communication’

postheadericon Numérisation : le Sénat fait valoir le principe de réalité

Le Sénat s’est invité dans le débat sur la numérisation du patrimoine à l’occasion d’un rapport d’information de Yann Gaillard (UMP, Aube), rapporteur pour la mission « Culture » à la commission des finances, sur la politique du livre face au défi du numérique. Revenant sur le recours pour le moins controversé à Google pour numériser les fonds des bibliothèques françaises, le rapport estime qu’il faut faire preuve de réalisme. Citant l’exemple emblématique de la Bibliothèque nationale de France, le rapport estime qu’« avec les moyens actuels de la BNF, il faudrait environ 750 millions d’euros et 375 ans pour numériser l’ensemble des ouvrages ». Le rapport adhère aux proposition du rapport Tessier sur l’idée d’un partenariat équitable avec Google visant à éviter en particulier la numérisation en doublon en pratiquant l’échange de fichiers à défaut « de mettre en place une filière commune de numérisation ». Le rapport sénatorial souligne par ailleurs qu’il n’est peut être pas urgent d’investir dans un système français de numérisation (via le grand emprunt) dont l’utilité sera éphémère avec le développement du livre numérique. Voila un rapport qui confortera en tous cas le choix effectué par Lyon de confier à Google la numérisation d’une partie de ses fonds. Comme l’expliquait son directeur à Télérama, la bibliothèque de Lyon a cherché à « utiliser l’argent du contribuable pour corriger les métadonnées s’il y a des erreurs dans les fichiers et donner des conseils aux lecteurs – bref, faire un boulot de bibliothécaire – plutôt que dépenser cet argent à numériser ».

postheadericon Une charte éthique pour une 3D crédible

En matière d’aménagements urbains, la 3D s’impose comme une étape incontournable, notamment dans les processus de sélection des projets et dans les pratiques de concertation. Le problème est que la 3D, mal utilisée, peut embellir singulièrement la réalité voir la déformer. Conscient de ces risques, les acteurs de la 3D ont élaboré une charte d’éthique de la 3D à destination des collectivités locales, des géomètres, architectes et urbanistes. Les signataires s’engagent « à créer des images de synthèse ou des scènes tridimensionnelles qui ne soient pas susceptibles d’influencer à son insu le décideur, le maître d’ouvrage ou le public utiliser uniquement des données fiables et actuelles, privilégiant l’usage de données officielles, de qualités adéquates et suffisantes, représentatives du territoire concerné par le projet ». Pour garantir des maquettes réalisées en toute transparence, ils s’engagent « à documenter les données d’origine intégrées à la scène tridimensionnelle et l’image de synthèse, préciser les objectifs de la scène tridimensionnelle, indiquer les éléments subjectifs appropriés appliqués à la scène tridimensionnelle, accompagner la scène tridimensionnelle d’une légende adéquate, mentionner toute transformation des données renoncer à l’usage de données qui lors de leur acquisition porteraient atteinte à la sphère privée des personnes ».

postheadericon Passage à la TNT : les grandes villes appelées à la vigilance

Début février, l’Alsace a fait sa migration vers le tout numérique et si on en a peu parlé c’est que cela s’est globalement bien passé. Parmi les enseignements à retenir pour les prochains passages, on notera que les grandes métropoles sont plus concernées qu’elles ne pourraient le croire. Le débat s’est longtemps focalisé sur d’éventuelles « zones blanches » et il est vrai que dans ce domaine, les grandes agglomérations la question ne se pose pas, les villes étant d’ores et déjà couvertes en TNT. Cependant la couverture TNT n’est pas tout : il faut également que les foyers soient équipés d’un matériel compatible et bien réglé. Sur ce volet équipement, les grandes villes doivent être vigilantes car les personnes recevant la TNT devront, le jour du passage au numérique, opérer des réglages sur leur matériel pour se positionner sur les nouvelles fréquences. Une manipulation simple (sauf quand il faut réorienter l’antenne vers un nouvel émetteur)  mais qui peut être problématique pour les personnes âgées. Elles ont du reste été les plus nombreuses à appeler le centre d’appel de France Télé numérique en Alsace. Par ailleurs, les habitants sont parfois victimes de désinformations de la part d’installateurs ou de commerçants tentés de faire croire qu’il faut absolument changer de matériel pour recevoir la TNT. Enfin, pour les immeubles collectifs et les logements sociaux, des réglages spécifiques peuvent devoir être opérés sur les antennes d’immeubles. Sur toutes ces questions techniques, France Télé numérique est à la disposition des collectivités pour les informer et éventuellement former des « référents TNT ». Cette dernière mission fait partie des obligations du groupement rappelle France Télé Numérique qui signale que des sociétés commerciales font des propositions abusives dans ce domaine. On signalera enfin que le CSA diffuse depuis peu des cartes de couverture prévisionnelles (après extinction de l’analogique) mises à jour régulièrement.

postheadericon Des services mobiles citoyens sur le portail « Proxima mobile ! »

Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’Etat chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique a lancé la semaine dernière le portail « Proxima mobile », en quelque sorte « l’Apple store » du gouvernement. Le site vise en effet a promouvoir et faciliter la diffusion d’applications mobiles innovantes et utiles au citoyen. Le Gouvernement entend par ailleurs valoriser des services mobiles – qui ont été aidés financièrement – particulièrement innovants. Parmi ceux-ci, on signalera Comuto et Géovelo (auto-partage et guidage des vélos), alerte enlèvement ; Servadomicile, Service senior et Proxizen (services à la personne et aux personnes âgées) ; Handicité (informations géolocalisées sur les lieux accessibles), Legimobile et Mobidroit (informations juridiques), Mobienville (guide urbain vocal) et Mon EPN (localisation des espaces publics numériques) et enfin Alerte voirie.

On signalera surtout deux sites mobiles de grandes villes, Bordeaux et Rennes, ont d’ores et déjà été référencées dans la rubrique vie locale.

Plusieurs applications sont disponibles en plusieurs formats (iPhone, android, Windows mobile…) mais pas toutes. Un effort devra être fait dans ce domaine car pour le moment beaucoup de personnes handicapées ne peuvent pas utiliser l’iPhone.

Au-delà de la réunion de services sur un site à forte visibilité, le site vise  à mettre en réseau les acteurs des services mobiles en proposant un espace d’échange et de partage.

postheadericon 750 millions pour la numérisation du patrimoine mais rien pour les collectivités

Si on nous parle beaucoup de Gallica, les bibliothèques des grandes villes ne sont pas en reste en matière de numérisation (voir cette liste qui n’est sans doute non exhaustive). Depuis longtemps elles ont en effet compris que la numérisation était à la fois un moyen de préserver des documents anciens, de limiter les manipulations et d’en assurer une meilleure diffusion auprès d’un large public. Elles se heurtent cependant toutes aux mêmes difficultés : numériser en masse est couteux et ce n’est pas le cœur de métier des bibliothécaires. D’où le partenariat signé entre la bibliothèque de Lyon et Google qui est peut-être contestable dans les modalités mais pas dans l’objectif : numériser en masse à moindre coût tout en maximisant le potentiel de diffusion. Il est donc assez étonnant qu’après avoir critiqué cet accord, le gouvernement ne fasse pas bénéficier d’avantage les collectivités territoriales des 750 millions d’euros du grand emprunt affectés à « la numérisation du patrimoine culturel, éducatif et scientifique et au soutien au développement des technologies de numérisation ». Car à en croire cet article de Localtis, les grands gagnants du plan gouvernemental sont les établissements publics de l’Etat (RMN, INA, BNF, CNC…).

Voir également le communiqué de l’Association des directeurs de bibliothèques des grandes villes (ADBFV) qui souhaite que  » l’Etat renforce l’association des villes et des intercommunalités aux nouvelles étapes de la numérisation du patrimoine, qu’il accroisse les financements qu’il leur consacre et qu’il offre la possibilité d’inclure dans ces programmes des œuvres encore sous droits« .

postheadericon Partenariats bibliothèques-Google : des accords trop inégaux en l’état

La mission sur la numérisation du patrimoine des bibliothèques a remis son rapport, lequel revient sur les accords passés (avec la bibliothèque de Lyon) ou envisagés (BNF) avec le géant américain Google en matière de numérisation de livres. Le rapport juge ces accords « inadaptés », les bibliothèques n’ayant pas vraiment eu les moyens de négocier :« Les limites imposées à la diffusion des fichiers reçus par les bibliothèques, la durée des clauses d’exclusivité commerciale, l’imprécision des choix techniques retenus et la confidentialité des contrats passés avec les bibliothèques sont des conditions difficilement acceptables en l’état, notamment pour une bibliothèque nationale ».  Le rapport Tessier invite les pouvoirs publics à faire en sorte que « la France conserve la maîtrise du processus de numérisation et surtout de diffusion des contenus numériques ». Concrètement, le rapport préconise « la mise en place d’une entité coopérative réunissant les bibliothèques publiques patrimoniales et les éditeurs, dans la logique de partenariat public-privé », qui « aurait la responsabilité de concevoir, mettre en place et exploiter une plate-forme commune où l’ensemble des ouvrages pourraient être accessibles aux recherches des internautes ». La plate-forme serait alimentée par les fonds numériques existants (BNF, fonds municipaux, bibliothèques universitaires…) et ceux numérisés par les éditeurs. L’accès au financement public pour la numérisation serait subordonné à l’adhésion à la nouvelle entité commune. En matière de diffusion, la mission invite à s’appuyer sur l’existant : Gallica en France, Européana au niveau européen tout en insistant sur la question du référencement… qui passe lui par les moteurs de recherche. Il restera à convaincre Google d’adhérer à ce nouveau schéma.

Voir aussi cet intéressant article de Télérama sur le partenariat lyonnais

postheadericon Ces grandes villes qui twittent

Toujours en pointe dans l’usage du web 2.0 les grandes villes sont de plus en plus nombreuses à utiliser l’outil de micro-blogging Twitter. Bordeaux, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lille métropole, Nantes, Paris, Rouen, Toulouse… sont quelques unes des villes à avoir leur fil sur Twitter. Pour quels usages ? essentiellement pour annoncer un article ou une mise à jour importante sur leur site internet ou leur page Facebook. Mais aussi pour annoncer un événement ou donner une « micro-information » locale (résultat sportif, date et lieu d’un événement…. En 140 signes et avec une URL, c’est étonnant ce qu’on peut dire. Pour découvrir les collectivités qui twittent, on signalera ce fil créé par l’Artesi.

postheadericon Sept grandes villes dans le palmarès Ville-Internet 2009

L’association Ville Internet a rendu hier son palmarès 2009 des villes qui ont « mis en œuvre une politique significative en matière de démocratisation des TIC et de leurs usages citoyens ». Sur les 224 collectivités participantes cette année, 63 participaient pour la première fois. Dans le palmarès, 4 grandes villes (sur un total de 16) – Besançon, Grenoble, Metz, Nice – obtiennent les 5 arobases, la meilleure « note » délivrée par le jury. Par ailleurs, trois grandes villes – Clermont-Ferrand, Lille et Montpellier – atteignent le score de 4 arobases (sur 24). Parmi les innovations marquantes ayant contribué au choix des candidats, le jury a sélectionné :

- les modalités par lhttp://blog.grandesvilles.org/wp-admin/post.php?action=edit&post=651&message=1esquelles les collectivités interagissent avec les citoyens dans le débat politique ou dans l’échange avec l’administration locale ;

- la promotion des logiciels libres ;

- l’importance donnée aux publics fragiles, sensibles ou éloignés ;

- l’affichage d’un projet politique autour des TIC ;

- la capacité à s’imposer comme site d’expérimentation dans le domaine des TIC

- avoir été lauréat à d’autres prix, distinctions ou labels divers dans d’autres domaines d’intervention ;

- la prise en compte des problématiques de la « durabilité » ;

- la capacité à se poser en modèle de référence pour d’autres acteurs ;

- la notoriété (presse, revues, rapports…) des collectivités sur les sujets TIC.

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