Archive pour la catégorie ‘Communication’

postheadericon Élus locaux et réseaux sociaux : le retour des « early adopters »

A l’occasion de la sortie du tome 7 de Paroles d’élus, dont l’AMGVF est partenaire, avait lieu un débat sur les élus locaux et les réseaux sociaux. Comme le montre un sondage réalisé par Orange et l’AMF il y a quelques mois, les élus restent globalement assez en retrait par rapport à ce phénomène. A titre personnel, ils étaient il y a un an seulement 17% à avoir une page Facebook (45% pour le grand public internaute) et 2% à avoir un compte Twitter. Des chiffres qui augmentent avec la taille de la commune mais qui restent assez confidentiels et très loin des pratiques du grand public. Lors des débats « le manque de temps à y consacrer » a été évoqué par plusieurs intervenants mais qui étaient pour la plupart non utilisateurs. Pour David Isnard, 1er adjoint au maire de Cannes, ce n’est cependant qu’un prétexte car « à partir du moment où l’on considère que c’est important, on trouve le temps nécessaire pour s’y consacrer ». Or, pour ce praticien convaincu, « les élus vont devoir se mettre à ce mode de communication horizontal qui représente une nouvelle façon de faire vivre notre démocratie. » Chacun s’approprie ensuite les réseaux à sa façon et il n’y a pas de modèle unique comme l’ont montré les témoignages des élus qui les pratiquent au quotidien.

Estelle Grelier (Fécamp, députée européenne), utilise par exemple Twitter via son mobile pour échanger de façon assez libre avec un public plutôt national, la page Facebook étant davantage consacrée à son travail quotidien d’élue. Pour Nicolas Soret, élu d’une interco rurale où la fracture générationnelle est fortement ressentie, les réseaux sociaux permettent surtout de dialoguer avec des  jeunes qui ne viennent jamais aux réunions et ne lisent pas les magazines municipaux. Pour Olivier Dussopt (député-maire d’Annonay) il s’agit de mettre des limites dans les usages : pas question pour l’élu de parler de ses vacances ou encore de traiter d’une demande d’emploi à la mairie, l’internaute étant systématiquement rerouté vers les services municipaux pour ce type de requête. C’est du reste cette articulation entre les élus et les services qui semble la clef d’une présence réussie sur les réseaux sociaux. C’est assez facile pour les parlementaires qui disposent de collaborateur(s) pour gérer une partie des demandes et faire le lien avec la collectivité. C’est plus difficile pour les élus « ordinaires » qui ne peuvent pas toujours s’appuyer sur des services très étoffés et mettre en place le « community manager » qui assurera une veille sur les réseaux sociaux et fera le lien entre les élus et la collectivité.

Le cru 2011 de Paroles d’élus
Le tome 7 de Parole d’élu, baptisé « Liberté, égalité, connecté 2.0 , pour une France à très haut débit » propose de découvrir 80 expériences d’utilisation des TIC dans 6 domaines : développement économique, santé et social, tourisme et culture, gestion interne de la collectivité, services au public et éducation. Les expériences concernent aussi bien des petites communes que des grandes villes et propose aussi des éclairages sur les tendances 2011 (NFC, Open data, cloud computing…). Pour les grandes villes, l’édition 2011 met en avant Cannes, Besançon, Bordeaux, Nantes, Paris et Versailles. Pour chaque expérience, le lecteur peut trouver des compléments d’information et des contacts sur le site www.parolesdelus.com

 

 

postheadericon Les attaques de sites des grandes villes, signe d’une maturité des téléservices

Bordeaux, Rennes, Paris, Pessac, Tours… font partie des sites internet de collectivités à avoir été récemment piratés selon le site Zataz.com qui réalise une veille sur l’actualité de la cybersécurité et du hacking. Si ce n’est pas la première fois que des sites communaux sont victimes de pirates, jusqu’à présent ces attaques se traduisaient par le remplacement de la page d’accueil par un message-signature du pirate.

Or, cette fois-ci, le pirate a eu accès à des bases de données utilisateurs. Dans le cas de Pessac, Zataz indique ainsi que « le pirate informatique a diffusé sur la toile la méthode pour ponctionner de ses informations privées un des services électroniques de cette commune. Pour parfaire sa démonstration malveillante, il en a profité pour diffuser un échantillon de logins, mots de passe et emails volés sur ce site web ». Voila qui est ennuyeux.

On rappellera que l’article 38 de l’ ordonnance 2011-1012 du 24 août 2011 (JO du 26 août 2011) oblige  les fournisseurs de services de communications électroniques accessibles au public à prévenir les utilisateurs de leurs services en cas de fuite de données. L’absence de notification est punie d’une peine pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison et 300.000 euros d’amende (le détail des obligations créées par ce texte ici).

Même si ces attaques ne peuvent qu’inciter les collectivités à faire la chasse aux failles de sécurité (serveurs, mise à jour des logiciels et protocoles…) elles sont malgré tout un signe positif. Elles montrent en effet l’arrivée à maturité des téléservices publics locaux et de l’administration électronique : c’est parce que les sites internet des villes offrent des services riches et nombreux, qu’ils sont perçu comme aynat de la valeur et donc  attaqués. Il faudra désormais faire avec… comme le font tous les sites de e-commerce.

postheadericon Le portail service-public.fr passe en version mobile

Le portail d’accès à l’administration est désormais disponible en version mobile à l’adresse internet suivante m.service-public.fr.

Ce site web reprend certains contenus du portail dont l’annuaire de l’administration (55 000 coordonnées des administrations de l’État et des services publics locaux) les fiches droits et démarches, la rubrique « comment faire si », l’annuaire des sites mobiles ((Légimobile, MobiDroits, Pôle emploi, Handicap.fr, Douane Française, Conseils aux voyageurs…) et les actualités.

L’annuaire, qui intègre les données locales* (mairies, mairies annexes, services publics locaux) et liste les sites mobiles des administrations propose des fonctionnalités dédiées smartphones :

  • Numéros de téléphones « click to call » (génération de l’appel d’un simple clic),
  • Indication du service public demandé le plus proche en fonction de la localisation de l’usager (si le téléphone a la fonction et si l’utilisateur le souhaite),
  • Calcul d’itinéraire

Pour le moment, il s’agit d’une version mobile, l’opportunité de créer une application (iphone, Android, Blackberry) est à l’étude.

* Ces données locales étaient jusqu’alors gérées par la caisse des dépôts via « service public local ». Suite à l’arrêt de ce SPL, ces données sont mises à jour soient par les collectivités (qui passe éventuellement par un prestataire et s’organisent au niveau régional comme c’est le cas pour la Bourgogne et Midi Pyrénées) soit directement par la Dila qui gère le service. Pour faciliter ce travail de mise à jour, la Dila est en train d’élaborer un « web service » pour donner la possibilité aux collectivités de mettre à jour elle-même leur données.

postheadericon Des réseaux sociaux dans les HLM de Paris et Marseille

Après des expériences pilotes centrées sur l’accès internet à bas cout pour les HLM, notamment à Angers, Brest, Dunkerque et Melun c’est au tour des réseaux sociaux de s’inviter dans les immeubles.Des outils présentés par les offices HLM comme un moyen de « briser la solitude », de moderniser la fonction de concierge mais aussi de garantir la protection des données personnelles qui fait défaut sur les grands réseaux comme  Facebook et Twitter.

Paris Habitat vient ainsi de lancer “De toit à toit”, un réseau social où les 250.000 locataires de l’office parisien peuvent trouver des informations sur leur immeuble, contacter un interlocuteur de l’office, remplir un formulaire ou encore déposer des petites annonces. Un réseau auxquels ont aussi accès les gardiens – qui peuvent ainsi poster des messages utiles aux locataires – et les associations de locataires. Sur un registre similaire, l’office HLM de Marseille et Habitat Marseille Provence (HMP), testent auprès de 700 locataires HLM, un portail de services numériques baptisé « Residacoeur« . Couplé à une offre internet à 5 euros par mois et accessible sur ordinateur comme sur la télévision, ce service donne un accès privilégié à des informations concernant leur quartier.

Lire ces articles présentant le réseau Résidacoeur et de Toit à Toit

postheadericon Open Data, les propositions de Paris Tech

Quatre élèves de l’École des Ponts Paris Tech ont remis début juillet un rapport sur l’ouverture des données publiques à la délégation aux usages d’internet. Intitulé « Les Données publiques au service de l’Innovation et de la Transparence – Pour une politique ambitieuse de réutilisation des données publiques » le rapport est fondé sur une analyse du mouvement opendata en france et à l’étranger. Il formule 16 propositions articulées autour de trois enjeux :

  • Simplifier pour accélérer l’opendata : réduire les efforts nécessaires à la diffusion des données pour accélérer le développement de services utiles et innovants.
  • Faciliter l’expérimentation : adapter les conditions de réutilisation des données publiques pour faciliter l’expérimentation par les citoyens, les associations et la communauté des développeurs et des entrepreneurs.
  • Favoriser l’émergence d’un écosystème : favoriser l’émergence d’un écosystème de producteur et de réutilisateurs de données publiques en France, notamment via la mission Etalab.

Parmi les propositions on notera plus particulièrement celles visant à étendre le champ des données concernées (en ligne de mire les données produites par les délégataires de services publics et les EPIC, voir à ce sujet la polémique sur la carte du métro parisien) ; la gratuité des données pour règle et l’encadrement très strict de la redevance – les données brutes ou utilisées à des fins personnelles devant rester gratuite aux yeux des rapporteurs -  ;l’importance accordée à la création d’une communauté de l’opendata (réutilisateurs, diffuseurs…) pour faire naitre un écosystème fondé sur le partage et l’échange de bonnes pratiques, voire la mutualisation d’outils.

postheadericon Mail, clefs USB… les conseils de l’ADEME pour réduire les émissions de CO2

L’Ademe a souhaité évaluer l’impact climatique des usages informatiques les plus courants comme le mail , l’utilisation de clefs USB ou la navigation web. S’appuyant sur une étude quantitative, l’Ademe fait plusieurs recommandations très pragmatiques. Pour le courrier électronique, l’agence note que :

  • Réduire de 10 % l’envoi d’un mail incluant systématiquement son responsable et un de ses collègues dans une organisation de 100 personnes permet un gain d’environ 1 tonne équivalent CO2 sur l’année
  • Diminuer de 10 % le taux d’impression des courriels reçus dans une organisation de 100 personnes permet d’économiser 5 tonnes équivalent CO2 sur un an
  • Diminuer de 10 % la proportion d’envoi de courriels de 10 Mo au sein d’une organisation de 100 personnes permettrait un gain de 8 tonnes équivalent CO2 sur un an

Par ailleurs, l’Ademe estime que l’arbitrage entre lecture sur écran et impression ne va pas forcément en faveur de la première solution. Ainsi lire un document sur écran depuis une clefs USB se révèle très énergivore. Par ailleurs le temps de lecture sur écran étant plus long que sur papier, il est souvent plus écologique de lire le document imprimé, surtout si l’impression est recto verso et noir et blanc. Et l’arbitrage serait systématiquement en faveur de l’impression dès lors que le temps de lecture excède 4 minutes…

En matière de navigation l’utilisation de ses favoris est moins polluante qu’une requête sur Google, l’ensemble des requêtes sur Google pesant près de 10 kg de CO2 Par an et par individu… enfin l’Ademe va a l’encontre des idées reçues en estimant que « plus la durée de vie de l’ordinateur est longue, plus les impacts de production et de sa fin de vie sont amortis ».

Des conseils très pratiques qui peuvent être repris dans les chartes de bon usage des TIC dans les collectivités.

postheadericon Deux guides pour aider les métropoles à déployer des services NFC / sans contact

Alors que les collectivités viennent de déposer des « déclarations d’intention » pour déployer des services fondés sur la technologie NFC (paiement sur mobile, billettique sur mobile, info géolocalisée…) avec le soutien des crédits du grand emprunt (voir cet article), le Forum des services mobiles sans contact vient de publier un guide qui leur est destiné.

Ce guide, alimenté par les échanges avec les 9 territoires leaders du mobile sans contact*, est composé de deux tomes.

Le premier dresse un état de l’art des technologies sans contact et un panorama des usages possibles dans la vie quotidienne : paiement, accès aux services publics, transports, lecture de tags… Il évoque également les différentes expériences menées ces dernières années en particulier à Nice.

Le second document propose une méthodologie pour le déploiement de services mobiles sans contact dans les territoires. Il doit permettre aux collectivités de structurer la conception et la planification de leurs services mobiles sans contact. Ce document,

  • vise à donner au lecteur une vision globale des services que permet la technologie NFC ainsi que le rôle primordial de la collectivité locale dans leurs déploiements.
  • propose une méthodologie pour la phase de cadrage (définition) du projet.
  • comporte des fiches thématiques sur les services socles du NFC (information, services publics, transport, paiement)
  • valorise de bonnes pratiques pour le déploiement de services NFC et suggère des quelques axes de coopération entre territoires pour la mise en place de leurs services.

*Caen, Bordeaux-Pessac, Lille, Paris, Marseille, Nice, Rennes, Strasbourg, Toulouse.

postheadericon Le Conseil d’État préconise d’encadrer par la loi les consultations publiques par internet

Dans un rapport récent, le Conseil d’État s’est interrogé sur les moyens d’améliorer la participation des citoyens, des administrés, des usagers à l’élaboration des décisions des pouvoirs publics tout en simplifiant les dispositifs existants. Plaidant pour une « administration délibérative », le Conseil d’État propose notamment l’instauration d’une « loi code » pour favoriser le développement de consultations ouvertes, le plus en amont possible des projets, la décision finale revenant cependant « à l’autorité légitimement habilitée à la prendre et à l’assumer ».

Dans ses propositions, le Conseil d’État aborde la question de l’utilisation d’internet avec circonspection. Le rapport note en effet « la propension d’Internet à effacer ces garanties de procédure ou à en minorer la portée ». Aussi préconise-t-il d’intégrer dans la loi-code des dispositions concernant « le respect des délais proportionnés à l’importance du sujet présenté, la mention des principales parties prenantes, les documents adressés de manière fiable et authentifiée, la conduite d’une concertation de façon impartiale et si possible par un tiers , un bilan des observations recueillies, les suites qu’il est envisagé de donner , le suivi éventuel prévu après l’entrée en vigueur du dispositif finalement retenu ».

Parallèlement, le Conseil d’État souligne le risque d’exclusion d’une partie des administrés de ces consultations par internet. Aussi préconise-t-il une politique de lutte contre la fracture numérique et le développement de toutes les formes d’indétermination en se reposant sur le secteur associatif et les collectivités, via les EPN notamment.

Les principes fondateurs de la « loi code »

- garantir l’accessibilité des informations,
- assurer le dépôt des observations de tous les participants et favoriser leur diffusion,
- garantir l’impartialité et la loyauté de l’organisateur de la concertation et mettre en place, chaque fois que nécessaire, un « tiers garant »,
- assurer des délais raisonnables aux citoyens ou aux organismes représentatifs pour s’exprimer,
- veiller à la « bonne » composition des organismes consultés,
- donner les informations sur les suites projetées, dans un délai proportionné à l’importance de la réforme.

 

postheadericon 54 propositions pour un internet ouvert et respectueux des libertés individuelles

La mission d’information sur les droits de l’individu dans la révolution numérique animée par les députés Patrick Bloche (SRC, Paris) et Patrice Verchère (UMP, Rhône), a rendu son rapport après plus de 6 mois de travail et des dizaines d’auditions. Parmi les 54 propositions, plusieurs concernent directement ou indirectement les collectivités locales.

En matière de numérisation du patrimoine, le rapport encourage la France a continuer les efforts entrepris (Grand emprunt, Gallica…) en faisant en sorte que les contenus numérisés soient mieux« repérables » (référencement…) sur la Toile. Parallèlement, il plaide pour la mise en oeuvre d’une véritable politique d’archivage numérique et le développement de la recherche sur les supports garantissant un accès aux données dans la durée.

Plusieurs pages du rapport sont consacrées aux sites web des communes et à l’administration électronique. Les rapporteurs souhaitent que toutes les communes disposent d’un site et que les outils de démocratie locale soient renforcés sur les sites existants. Ils estiment que la « e-démocratie » devrait être promue et proposent de missionner la Commission nationale du débat public sur ce sujet. En matière d’eadministration, ils plaident surtout pour une administration « multicanale » avec des documents administratifs qui doivent cependant demeurer accessibles par voie non numérique.

Sur la question de l’open data, sans surprise le rapport ne souhaite pas imposer de redevance pour la réutilisation des données sauf dans des cas exceptionnels tout en garantissant que l’ouverture des données publiques ne mettra pas en cause le principe de la protection des données personnelles. Ils demandent également que le cas des archives contenant des données personnelles soit  clarifié.

Plus d’une vingtaine de propositions concernent du reste la protection des données personnelles : droit à l’oubli sur les réseaux sociaux, limites à la géolocalisation, prise en compte des puces RFID, information sur le ciblage publicitaire, notification des failles de sécurité concernant des applications gérant des donnes personnelles à la CNIL, exclusion de l’usage du « cloud computing » pour stocker des données personnelles en dehors de l’Union européenne…

Extrêmement riche, ce rapport ne manquera pas d’alimenter en idées les partis politiques qui élaborent leur programme numérique en vue de la campagne de présidentielle de 2012.

postheadericon TIC : et si nous changions de vocabulaire…

Dématérialisation, signature électronique, administration électronique, république numérique, vote électronique… toutes ces expressions sont familières des techniciens des TIC et de quelques « geeks », industriels et gourous. Pour le commun des mortels, elles ne signifient cependant pas grand-chose quand elles ne font pas peur comme l’a fait remarquer un intervenant lors du 10eme anniversaire de la FNTC. Mais surtout ce vocabulaire va à l’encontre de l’adoption massive des pratiques numériques. Pourquoi parler de dématérialisation – qui évoque quelque chose qui se volatilise sans que l’on sache bien ce que « la matière » devient – quand il s’agit de ne garder que les données utiles à une formalité et de proposer des services en plus, ce qui représente un acte positif. De même le vote électronique pourrait faire un peu moins peur si on parlait de « vote à bulletin électronique », le vote étant un droit accordé à l’individu et non à la machine. Quant à l’identité électronique, elle gagnerait à s’adapter à ce que sont les gens dans la « vraie vie », c’est-à-dire un individu avec des personnalités et des rôles pluriels – médecin, papa, mari, copain ou collègue…- car sinon elle sera assimilée à un moyen de flicage et massivement rejetée. Bref, il s’agit d’inverser la logique et de faire un peu plus de « communication et d’information sur les technologies (CIT…) »  en replaçant l’humain au cœur du numérique.

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