Archive pour la catégorie ‘Accès’

postheadericon La fin des cabines publiques pourrait donner un coup de pouce au mobilier urbain communicant

Les cabines téléphoniques ont été marginalisées par le développement du mobile et des forfaits « low cost ». Dans un avis publié début janvier, l’Arcep a invité l’Etat à prendre acte de cette évolution en revoyant les obligations de l’opérateur chargé du service universel. Orange doit en effet – dans le cadre du cahier des charges qui lui est imposé et qui intervient à échéance en cette fin février – installer une cabine téléphonique dans toutes les communes de plus de 1000 habitants.

Dans les grandes agglomérations,  ces cabines sont depuis longtemps plus une source de problèmes (dégradation, squat…) et la plupart des appareils gérés par l’opérateur ou d’autres entités (restaurants, gares…) sont démontées ou en voie de l’être. Si la cabine n’a plus sa place en ville, de nouveaux besoins de connectivité émergent. Il s’agit par exemple de la connexion des étrangers qui doivent payer des frais de « roaming » pour accéder à internet et aux services en ligne des collectivités ou encore de répondre aux souhait des mobinautes de pouvoir recharger mobiles et autres tablettes dans des lieux publics.

Ces dernières années les initiatives se sont multipliées. La plupart des métropoles ont ainsi déployé des réseaux de hot-spot wifi gratuits. Les nouvelles générations de mobilier urbain promettent de venir enrichir cette offre de services. Les abris bus installés à Parsi devraient par exemple intégrer un port de connexion pour permettre aux personnes attendant le bus de recharger leurs « devices ». La ville réfléchit aussi à l’intégration dans le mobilier lui-même de micro cellules de téléphonie mobile/ wifi pour améliorer la couverture réseau, répondre à la croissance de la demande en débit tout en contribuant à diminuer la puissance d’émission des antennes relais. Des micro-cellules qui pourraient équiper aussi bien les abribus que les candélabres, les panneaux d’information voire les feux de circulation.

La fin des cabines est donc une source potentielle de nombreux services innovants. Il restera aux prestataires de ces nouveaux équipements à prouver la robustesse de ces équipements et à proposer un modèle économique (publicité, location aux opérateurs, etc) adapté pour des villes en situation budgétaire contrainte.

postheadericon Éducation au numérique : la cause n’est pas totalement perdue

Finalement c’est  l’engagement associatif qui a obtenu le titre de « grande cause nationale 2014″, et non le numérique comme le soutenaient une 50 aine d’institutions, entreprises et associations. Plusieurs porteurs de cette initiative n’ont cependant pas totalement renoncé à fédérer leurs efforts pour promouvoir le numérique. Cinq sites d’information* – financés par des entreprises et des délégataires de réseaux d’initiative publique – ont ainsi décidé de créer une chaîne vidéo sur Dailymotion pour promouvoir les usages du numérique. Ces 170 films racontent, en utilisant un vocabulaire concret et accessible, les innovations rendues possibles par le numérique dans la vie quotidienne, la sphère publique et pour les entreprises. Parmi ces vidéos, plusieurs concernent les initiatives menées par Strasbourg, Mulhouse ou encore Reims.

Pour en savoir plus

* Sud Ouest numériqueLorraine numériquePicardie numériquee-alsace.netjailafibre.eu

 

 

postheadericon L’éducation au numérique, grande cause nationale 2014

Désormais indispensable pour une majorité de français, le numérique reste ignoré par un quart de la population et un tiers des PME. Au-delà des outils, il s’agit d’insuffler à l’ensemble des français une véritable culture du numérique – une « litteracy » du numérique diront les anglo-saxons – appréhendant les enjeux de la révolution numérique dans ses dimensions technologiques, économiques, sociales mais aussi juridiques avec en particulier la sécurité sur internet et la protection des données personnelles.

Pour défendre cette cause, un collectif de 50 acteurs publics et privés se sont réunis pour donner une visibilité nationale au sujet. Un collectif qui propose cinq initiatives

  • Des événements : un concours sera lancé le 11 février pour récompenser les meilleures initiatives locales en matière de sensibilisation aux enjeux du numérique.Un colloque est prévu à Paris au printemps
  • L’ouverture d’un portail de ressources comportant des tutoriels, un recueil de bonnes pratiques, des tests d’autoévaluation et un annuaire des lieux dédiés à l’éducation au numérique.
  • La création de kits pédagogiques dédiés aux jeunes enfants (6-8 ans et 9-12 ans) pour les aider à développer leur créativité et leur donner les rudiments d’une culture juridique, éthique, informatique et scientifique.
  • La réalisation par France Télévision d’une mini série d’une douzaine d’épisodes consacrée à l’omniprésence du numérique dans la vie quotidienne et la nécessité pour les individus d’en comprendre les clés et de les maîtriser.
  • La création de kits dédiés aux entreprises pour mesurer leur degré de maturité numérique et leur proposer des ressources adaptées à leurs problématiques.

Des initiatives que les collectivités locales, via leurs espaces publics numériques et leurs actions dans le domaine scolaire et auprès des PME, sont invitées à relayer. Elles pourront également faire labelliser leurs propres actions dans le cadre du concours prochainement lancé.

Pour en savoir plus :  la page Facebook, le fil Twitter et le site internet dédié à l’événement.

postheadericon Open Data : le Grand Lyon opte pour un modèle mixant gratuité et redevance

Le Grand Lyon a ouvert récemment sa plateforme SmartData, dédiée à la mise à diposition de données publiques locales. Si on retrouve les objectifs habituels de ce type de plateforme – partage des données entre les acteurs locaux, diffusion des données INSPIRE, innovation au service des habitants, développement économique et entreprenariat, transparence…. – elle se distingue par le mode à disposition des données.

En effet, si « une très large majorité des données » est proposée en libre accès « sans condition ni limitation dans la réutilisation », la collectivité prévoit  deux autres modes d’accès soumis à conditions. Est ainsi prévu « une mise à disposition des données avec authentification des réutilisateurs » afin de vérifier si « les réutilisations soient compatibles avec les politiques publiques en place » ou qu’elles « ne nuisent pas à des services commerciaux pilotés par le public (DSP…) ». La collectivité se réserve en outre la possibilité d’exiger des redevances pour des données à valeur ajoutée afin de « garantir un écosystème concurrentiel équitable, en évitant la formation de monopoles ». Une disposition qui vise essentiellement les acteurs dominants – comme Google – car il est précisé que les données seront fournies gratuitement à certains acteurs comme les start-up pour ne pas créer de barrière à l’entrée. En outre, ces redevances pourraient être progressives et proportionnées aux parts de marché des acteurs. Une démarche qui n’est donc pas sans rappeler celle que veut instaurer l’IGN.

postheadericon La CNIL lance une consultation sur Open Data et données personnelles

La CNIL a lancé une consultation publique pour « dresser un état des lieux des pratiques et des questions « informatique et libertés » qui se posent dans le cadre des projets d’ouverture de données publiques, afin d’apporter des réponses concrètes et opérationnelles aux professionnels ». Cette consultation fait suite à un séminaire organisé en juillet dernier (compte rendu ici). Une journée qui avait montré que si les données personnelles semblent peu présentes dans les jeux de données publiés, les acteurs éprouvent des difficultés à identifier, en dehors des données nominatives, les données sensibles au regard de la loi informatique et libertés et manquent de guides pour appréhender ce sujet. Ils souhaiteraient notamment disposer d’outils et méthodes opérationnelles pour anonymiser en masse les données.
C’est donc pour mieux accompagner le développement de l’Open Data que la CNIL a lancé cette enquête. Sont invités à participer « les acteurs impliqués dans la mise en œuvre d’une plateforme ou d’une politique d’open data, les producteurs ou les gestionnaires d’informations publiques susceptibles d’être ouvertes, les réutilisateurs à divers titres ainsi que les Correspondants Informatiques et Libertés ». Le questionnaire sera en ligne jusqu’au 7 février 2014.

postheadericon Data.gouv devient le site de référence pour toutes les données publiques

A l’occasion du Cimap a été lancée une nouvelle version du portail data.gouv.fr. un portail qui se veut plus simple d’utilisation pour les réutilisateurs et à « permettre à tout détenteur de données publiques de les partager en une minute » car désormais, tout citoyen pourra enrichir les données publiques ouvertes, mises à disposition gratuitement par les services publics.

Cette version du portail a été considérablement enrichie avec plus de 200 organisations incluant, au-delà de l’État, des données fournies par des centres de recherche, des représentants du monde associatif et de la société civile (partis politiques, ONG…°. Pour les collectivités, plus question d’un simple renvoi vers les portails locaux, les données des collectivités (qui le souhaitent) sont directement téléchargeables sur data.gouv.fr (ici l’exemple de Nantes Métropole). Au total Data.gouv.fr héberge ou recense désormais plus de 13 000 séries de données

Le portail devient ainsi – et il s’agit d’une réelle avancée pour les réutilisateurs – le lieu de dépôt ou de référencement de l’ensemble des données mises à disposition par les services publics (statistiques, chiffres, classements, etc.), les établissements publics et les collectivités locales.

Côté redevance, le gouvernement a tiré les conséquences du rapport Trojette. De nombreuses données sont ainsi exclues de la redevance : dotations des collectivités, fiches financières des collectivités publiées par la DGFIP, données de la CADA, de la DILA, du JORF, de l’Onisep ou encore la base de donnée des prix des carburants. Par ailleurs aucune redevance ne saurait être exigée sur des données résultant des missions de service public. Enfin les établissements publics qui tirent une partie substantielle de leurs recettes de la vente de données – IGN, SHOM, Météo France sont invités à rechercher des modèles économiques alternatifs… une petite révolution qui demandera cependant à être suivie d’effet.

postheadericon Au cœur de la smart city, la data

La ville intelligente ne pourra se construire sans une politique de la donnée. C’est ce que montrent beaucoup de projets présentés lors de la dernière édition du Forum des Interconnectés  :

  • La ville de Nice avec son « boulevard connecté », opéré par Cisco, qui utilise des capteurs environnementaux (air, déchets, luminosité) et sur la voirie pour aider au pilotage des politiques urbaines (mobilité, collecte des déchets) et restituer des informations utiles aux déplacements (places de parking disponibles.
  • La ville de Marseille qui a mis en place, avec l’aide d’une société locale, un système original pour connaître, optimiser et restituer les consommations d’eau et d’électricité de ses bâtiments publics
  • La ville de Lyon qui utilise une solution conçue par Dassault Systèmes pour visualiser via une maquette 3D du territoire les problématiques d’aménagement à 10 ou 15 ans  en croisant données SIG, des données sur la mobilité, le foncier, la pauvreté…. avec les projets modélisés des élus
  • La ville d’Angoulême qui travaille avec Cofély Ineo sur un projet pilote de smart parking croisant des données existantes (horaires SNCF, météo, horaire des marchés, des transports publics…) et  des données issues de capteurs,
  • La ville de Thionville qui propose un site d’aide aux déplacements www.mobilithi.fr qui a la particularité de considérer l’ensemble de l’offre disponibles sur son territoire en intégrant des informations sur les transports publics, l’autopartage, le covoiturage, les vélos et les bornes de rechargement électrique

Enfin, on citera les projets autour des réseaux intelligents – eau, électricité, gaz… – dont l’essence est de mieux mesurer les consommations via de nouveaux compteurs (Linky, Gazpar) ou capteurs afin de maîtriser les consommations, de repérer les dysfonctionnements et d’anticiper les évolutions à venir (transition énergétique, véhicule électrique, énergies renouvelables….).

La valeur de ces services – smart mobilité, smart parking, smart grid…. – est étroitement liée à la richesse, à la précision et à l’exhaustivité des données qu’ils utilisent. Or, les données sont loin d’etre toujours disponibles et exploitables et les collectivités ont plusieurs défis à relever :

  • le travail sur les données, comme le montrent les initiatives menées ça et là dans le domaine de l’open data est considérable pour les rendre exploitables, intelligibles (métadonnées) et réutilisables
  • beaucoup de données territoriales sont aujourd’hui entre les mains de tiers – comme les concessionnaires des services publics locaux (transports, eau…) – qui refusent aux collectivités l’accès à leurs données,
  • les solutions actuellement proposées par les entreprises sont souvent fermées : elles collectent et traitent les données, fournissent des tableaux bord à la collectivité mais ne laissent pas accès aux données brutes, rendant difficile le changement de solution comme leur réutilisation pour d’autres usages
  • sur certains domaines, comme les capteurs et plus généralement les «objets connectés », il y a des problèmes de standardisation et d’interopérabilité qui dépassent largement le cadre national;
  • enfin, à l’heure de Prism, Facebook, Google et du cloud, se pose la question de la territorialisation des données et de la  protection de la vie privé.

Lors de différentes tables rondes, plusieurs intervenants ont milité pour des collectivités « garantes de la donnée ». Un récent rapport de la FNCCR suggère du reste de conférer aux collectivités une « compétence data » et  propose la création de régies publiques  pour collecter, traiter et restituer les données locales. Une idée dont les principales limites sont l’incertitude sur le modèle économique (à moins de rendre les données payantes…) et la difficulté que pourraient avoir les collectivités à se doter des compétences ad’hoc. A l’opposé, certains estiment que s’il y a aujourd’hui nécessité d’un cadre au développement du « big data » – standard d’interopérabilité, stockage, sécurité, anonymisation, etc. – il doit avant tout profiter aux entreprises privées pour proposer des services innovants.

postheadericon Inclusion numérique : elle concerne aussi les élites

La principale recommandation du rapport du conseil national du numérique (CNN) sur l’inclusion numérique est de changer de prisme sur la fracture numérique. Celle-ci ne doit pas être réduite à l’équipement et à la connectivité, et doit être abordée dans toute sa complexité. « Aujourd’hui certains cadres sont en souffrance au travail car ils ne maîtrisent pas les outils numériques. A côté de cela, un SDF pourra très bien être très à l’aise avec un smartphone et accéder à beaucoup de services malgré sa situation. Quant aux dirigeants, ils sont souvent peu conscients des enjeux du numérique »a expliqué Valérie Peugeot qui a présidé ce groupe de travail. Pour le CNN le défi est aujourd’hui de ne laisser personne au bord de la route et d’accompagner « une société qui se construit avec le numérique ». A l’heure ou le numérique imprègne profondément notre quotidien et où 80% de la population est connectée, l’objectif n’est donc plus seulement d’équiper et de maîtriser les outils mais d’accompagner l’ensemble de la société dans une « littératie » du numérique.

Le rapport est axé autour de 7 recommandations  :

  • l’accès : connectivité (zones rurales, tarifs sociaux…), accompagnement dans la maîtrise des usages et en particulier des e-formalités administratives, accessibilité des sites et des app’ mobiles ;
  • La littératie : acquisition d’une culture numérique via l’Education nationale, la formation continue (car le numérique évolue en permanence), les structures d’accompagnement social (SDF, migrants…) ;
  • Renforcer le pouvoir d’agir des citoyens en favorisant co-design des politiques publiques, l’innovation sociale, aller vers un Etat-plateforme dans la logique de l’Open data
  • Réinventer les médiations numériques – fondées sur le contact humain – en fédérant tous les dispositifs existants (EPN, FabLabs, tiers lieux, initiatives publiques et privées) pour avoir un maillage de l’ensemble du territoire
  • Donner priorité à la formation/ inclusion des 900 000 jeunes en déshérence
  • Aider les décideurs – politiques, dirigeants d’entreprises- à mieux appréhender les mutations économiques et sociales à l’œuvre.
  • Créer des indicateurs pour mesurer l’inégalité des compétences et des pratiques, et évaluer l’impact des politiques en termes d’inclusion sociale

Pour le CNN, une partie des actions envisagées par le rapport pourrait être financée par un redéploiement des crédits affectés aux infrastructures.

Ce rapport est mis en consultation publique. Fleur Pellerin, ministre de l’économie numérique a de son côté annoncé une mission, confiée à Akim Oural (élu de Lille/ CUDL) pour réfléchir sur la création de schémas directeurs des usages numériques sur le même modèle que ce qui existe pour les réseaux.

postheadericon Des redevances qui freinent la réutilisation des données publiques

Actuellement une vingtaine de services publics administratifs exigent le paiement de redevances pour la réutilisation de leurs données. Ces redevances génèrent une recette annuelle de 35 M€ . Une manne qui bénéficie essentiellement à l’INSEE et l’IGN, qui perçoivent chacun près de 10 M€ et au ministère de l’Intérieur (près de 4 M€). Selon le rapport remis ce jour  par Mohammed Adnène Trojette, magistrat à la Cour des comptes, ces redevances « ont pour effet d’en limiter les réutilisations » et crée une « barrière à l’entrée » pour leur réutilisation par les citoyens, étudiants, chercheurs ou jeunes pousses… A l’inverse la gratuité à un effet très net sur la réutilisation des données comme le montre l’exemple du RGE de l’IGN. Depuis qu’il est gratuit pour les collectivités et administrations il a abouti à une « multiplication par 20 des volumes de données téléchargés, soit un bénéfice social estimé à 114 M€ par an, pour un manque à gagner de 6 M€ de redevance environ ». Cette« situation est préjudiciable, au regard des gains attendus d’une politique d’ouverture des données publiques, dont la vocation est la fourniture d’un bien public, vecteur d’externalités positives » conclut le magistrat.

Aussi le rapport estime-t-il que l’Etat doit revoir sa stratégie sur les redevances et :

• Réfléchir à « l’opportunité d’une clause générale de diffusion de la donnée publique ».
• Mettre en œuvre une plateforme performante de mise à disposition de données ouvertes et dans des formats permettant le traitement automatisé
• Faire peser les coûts de production et de collecte des informations publiques « exclusivement sur le budget de l’État »,
• Imaginer des modèles combinant gratuité et tarification progressive, en fonction du type de réutilisateurs et de la valeur ajoutée fournie par la plateforme de mise à disposition
• Expérimenter des modes de couverture des coûts marginaux innovants, fondés sur des contributions volontaires ou des financements coopératifs

Les suites données à ce rapport devraient être révélées lors du prochain comité interministériel de la modernisation de l’action publique (Cimap), programmé en décembre.

postheadericon Le numérique pour « alléger » la ville

Smart city, open data, dématérialisation… ces révolutions annoncées tardent à se concrétiser, notamment parce qu’elles viennent « d’en haut » et sont complexes à mettre en œuvre. Pourtant le numérique irrigue déjà notre quotidien et sert de levier à de nombreuses initiatives privées, individuelles ou associatives : co-voiturage, trocs, échanges de bons plans, développement de circuits « courts » sur les produits frais… La fondation internet nouvelle génération (FING) s’est penchée sur ces usages qui utilisent le numérique en tant que facilitateur et contribuent ainsi à « alléger la ville » . Elle propose aux acteurs locaux de « favoriser l’émergence de réponses légères, agiles, diverses, émanant de toutes les énergies du territoire », tout en les articulant aux grands projets urbains.
L’initiative « Alléger la ville » se présente sous forme d’un guide à destination des particuliers, des PME comme des élus pour favoriser une innovation sociale co-construite. Ce guide propose pour le moment 4 pistes :

  • Créer des cellules d’innovation ouverte pour « favoriser l’émergence de solutions inédites coproduites face aux défis urbains, qui s’articulent avec toutes les ressources du territoire, y compris celles de l’innovation ascendante. »
  • Mettre en œuvre des plateformes « de crowdfunding* urbain » permettant aux citadins, acteurs publics, privés, associatifs, de repérer et de soutenir des projets d’intérêt local.
  • Créer des tiers lieux partagés pour favoriser le lien social, développer le télétravail et faire émerger des projets d’intérêt local.
  • Proposer des « Kits d’intervention urbain » pour outiller les interventions des citadins dans l’espace urbain physique et numérique et faciliter l’émergence des propositions diverses et originales pour co-construire une ville adaptée à tous.

*le crowdfunding consiste à lever des fonds de particuliers (crowd = la foule, les gens) via un site qui soumet les projets et propose éventuellement des contreparties.

TIC*