Réseaux WiFi urbains : le « modèle » américain remis en cause
Voici trois ans, les USA étaient présentées comme un modèle en matière de déploiement de réseaux sans fil. C’est du reste à l’issu d’un voyage à San Francisco que le maire de Paris a décidé de créer un réseau wifi gratuit dans la capitale. Le modèle de SF semble cependant avoir vécu : Earthlink, principal acteur du marché, a annoncé fin août qu’il allait se dégager du contrat qui le liait à la ville de San Francisco. Les villes de Chicago et Houston sont également concernées par ce désengagement. Motif : le modèle économique ne tient pas la route, car contrairement à la France, ce réseau reposait avant tout sur l’investissement privé. Earthlink devait se rémunérer sur les abonnements (accès illimité) et la publicité (accès bridé). Earthlink a notamment tiré les conséquences du gouffre financier que se révèle être le réseau urbain de Philadelphie. Les investissements ont été sous-évalués (notamment en termes de maillage, c’est-à-dire de nombre de points de connexion nécessaires pour assurer une qualité de service suffisante) et du coup, les tarifs d’abonnement se sont révélés prohibitifs (20$/mois) par rapport aux autres offres disponibles (câble, ADSL…). Cependant, tous les projets de réseaux urbains ne seraient pas un échec : Providence (RI), Greenville (NC) et Riverside (CA) sont ainsi cités comme des réussites. Il faut dire que ces réseaux, montés avec des équipementiers, ont aussi une vocation publique : utilisation par la police et les services municipaux, connexion des étudiants…
Rédigé a partir d’un papier du BE Etats Unis. Voir aussi l’article d’Internet Actu sur ce même sujet.

