Votre avis sur le dividende numérique
L’Arcep vient de lancer une consultation publique sur le « dividende numérique », expression qui désigne lés fréquences libérées par le passage de la TV analogique au numérique. La diffusion d’une chaîne en numérique nécessite en effet environ six fois moins de ressources qu’une chaîne analogique. Mécaniquement, la France devrait donc disposer de 6 fois plus de fréquences disponibles. Des ressources qui possèdent deux particularités leur valant le qualificatif de « fréquences en or » : elles sont à la fois très bien réparties sur l’ensemble du territoire du fait de la politique de couverture en analogique héritée du passé et elles concernent d’abord des fréquences basses (moins de 1 Ghz) dont la particularité est de bien se propager dans l’espace comme à l’intérieur des bâtiments. L’Arcep et le CSA ne sont cependant pas d’accord sur ce qu’il convient de faire de ces fréquences. Le CSA estime que les fréquences libérées doivent rester dans la sphère d’usage de l’audiovisuel et servir au développement de la télévision haute définition et la télévision mobile personnelle, sujets sur lesquels l’autorité a commis deux rapports (TVHD, TMP). Certains, comme l’Avicca estiment en outre qu’une place doit également être faite aux télévisions locales. Pour l’Arcep, cependant, ce schéma ne doit pas être considéré comme acté. L’autorité des télécoms fait en effet valoir les besoins croissants en débit de la téléphonie mobile (3G, bientôt 4G) et des technologies sans fil fixes (WiFi, Wimax…). En outre, elle met en avant un argument auquel ne manqueront pas d’être sensibles les élus locaux : l’utilisation de fréquences basses pour les technologies internet est susceptible d’améliorer considérablement la couverture haut-débit du territoire… La clôture de l’appel à commentaires est fixée au 26 septembre.

