Loi antiterroriste et accès Wifi gratuit
La loi antiterroriste impose aux fournisseurs d’accès de conserver les données de connexion des internautes. Une obligation qui n’a pas arrêté la ville de Paris dans son projet de hot-spot. Comme la expliqué le responsable du projet lors d’un récent colloque, la loi est assez floue et n’obligerait pas à une identification formelle des utilisateurs. Aussi, après en avoir discuté avec l’opérateur SFR chargé de créer et gérer le réseau, seules les informations techniques (adresse IP, heures de début et fin de connexion…) seront conservées par l’opérateur. Par ailleurs aucun filtrage ne sera opéré sur les contenus et les protocoles (FTP, PtoP, voix sur IP…). L’utilisateur pourra utiliser internet comme bon lui semble, avec une contrainte cependant : pour que la bande passante ne soit pas « squattée », des dispositifs de déconnexion seront installés pour limiter les abus. Si jamais les obligations légales venaient à être renforcées, la ville a envisagé deux solutions d’identification des internautes, soit un échange de SMS pour accéder à internet, soit l’exigence d’un micro-paiement.