Imposer l’impression d’un bulletin papier aux machines ?
Pour rassurer les électeurs – la machine a-t-elle bien pris en compte mon vote ?- pour permettre un recomptage des bulletins, voir doublonner le dépouillement, de plus en plus d’experts du vote électronique préconisent d’obliger les machines à voter à produire un bulletin papier. Une solution préconisée notamment par l’américaine Rebecca Mercuri, l’une des première personne a avoir proposé l’impression d’une trace papier pour « fiabiliser le vote électronique ». Aux Etats unis, , où les machines à voter électroniques sont tout aussi contestées qu’en France, un consensus semble du reste se dégager pour imposer une trace papier aux fabricants de machines. En France, le ministère de l’Intérieur, après avoir écarté cette solution du cahier des charges technique des machines, réfléchirait sérieusement à cette option. A peine évoquée, cette piste soulève la colère d’un fabricant de machines à voter. Dans un document publié sur son site, la société France élection, importateur de la machine à voter hollandaise Nedap. Selon ce dernier, cette solution fragiliserait la mécanique de la machine : risque de pannes mécaniques avec l’imprimante, problèmes de découpage des bulletins, nécessité d’avoir quelqu’un dans le bureau pour s’occuper des bourrages papiers (le président ??)… Mais surtout, cet accusé papier serait source des pires contentieux : « il suffit à un électeur de clamer que le choix qu’elle a fait et le bulletin qui a été imprimé sont différents » pour jeter le discrédit sur le déroulement des opérations électorales. Une chose est certaine c’est que les soit disant économies générées par les machines à voter risqueraient d’être sérieusement mises à mal si ce système était adopté, car au retour du papier, il faudra ajouter les coûts de maintenance…
Nous recommanderons aux lecteurs qui souhaitent approfondir ce sujet de lire cet article très complet sur le site d’ordinateur-de-vote.org (hostile au vote électronique).