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ES&S remplace toutes ses machines à voter par son modèle 2005

Posté dans Netpolitique, Vote électronique par GrandesVillesTIC le 20 avril 2007

La polémique sur le vote électronique a connu un nouveau regain à la suite de la découverte d’un décalage pour le moins gênant sur les machines iVotronic. Les récépissés produits par ces machines faisaient en effet apparaître une date de création du logiciel au 11 janvier 2007, soit une date postérieure à la version agréée (29 octobre 2005). Une anomalie qui a conduit un collectif d’électeurs d’Issy les Moulineaux, à déposer un recours auprès du tribunal de Versailles. Sans attendre le verdict, le fabricant, ES&S et le ministère de l’Intérieur ont réagi. Le 17 avril, ES&S a annoncé qu’il avait remplacé gratuitement les machines possédant une version du logiciel datant de 2007 par le modèle agréé d’origine (2005). Le fabricant explique que la version 2007 apportaient un certains nombre d’avancées et qu’il espérait que ce nouveau modèle serait agréé avant les élections. Par précaution cependant, avaient été gardés en stock des modèles 2005. Ce seront ces derniers qui seront effectivement utilisé dimanche dans l’ensemble des communes concernées : Issy-les-Moulineaux (92), Noisy-le-Sec (93), Saint-Malo (35), Meylan (Isère), Voreppe (Isère), Thyez (74), Ifs (14) et Wissous (91). Par ailleurs, ES&S a indiqué dans un communiqué que « pour lever toute ambigüité » une nouvelle expertise avait été demandée au bureau Véritas sur les machines qui seront effectivement utilisées. Ce rapport confirme « un avis favorable et sans réserve quant à la conformité avec l’agrément donné au modèle qui a été livré pour les élections présidentielles ». Intervenant après ces faits, la décision du tribunal de Versailles a rejeté le recours. L’argumentation des juges, en revanche, en laissera plus d’un sceptique. Les juges ont en effet rejeté la requête des électeurs, car, quant bien même les machines ne seraient pas conformes « une telle circonstance ne permet pas, à elle seule, de caractériser une atteinte grave à la liberté fondamentale que constitue l’exercice du droit de suffrage ». Même si l’utilisation des machines est parfaitement légale, ces cafouillages de dernière minute font pour le moins mauvais effet.

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