Ondes et santé, les recommandations de l’Afsset
L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) a publié jeudi 15 octobre son avis sur l’état des connaissances scientifiques en matière d’effet des radiofréquences sur la santé. Face à l’existence d’incertitudes, l’Afsset fait une trentaine de recommandations dont voici les principales :
Terminaux sans fil, côté utilisateur /domicile
- privilégier les appareils à faible émission (DAS ou débit d’absorption spécifique).
- généraliser la mise à disposition des indicateurs d’exposition maximale pour tous les équipements personnels utilisant la technologie des radiofréquences (téléphones portables, téléphones sans fil DECT, veille-bébé…. ) en développant des labels intelligibles.
- réduire l’exposition des enfants en incitant à un usage modéré du téléphone portable
- mettre en œuvre des outils simples permettant de réduire les expositions à l’intérieur des habitations comme la désactivation du Wifi à l’aide d’un interrupteur.
Exposition du public aux radiofréquences, côté antennes
- travailler sur la définition et le choix de grandeurs représentatives de l’exposition réelle des personnes aux ondes provenant de l’ensemble des émetteurs radiofréquences
- identifier et cartographier les lieux présentant des valeurs sensiblement plus élevées que le niveau ambiant (toutes ondes confondues : TV, radio, GSM, UMTS, Wimax…) et proposer des procédures visant à réduire l’exposition dans ces lieux
- favoriser la concertation et le débat autour des nouvelles implantations ou modifications d’émetteurs radiofréquences (…) en impliquant l’ensemble des acteurs concernés
- améliorer les dispositifs de mesure, recourir aux exposimètres portables et à des sondes de mesure fixes et autonomes
- mutualiser les émetteurs entre opérateurs de téléphonie mobile
- peser avec soin les conséquences, pour la population générale et pour les utilisateurs de téléphone mobile, d’une réduction de la puissance des antennes relais qui pourrait conduire à l’augmentation de l’exposition à la tête aux radiofréquences émises par les téléphones mobiles
Recherche
- poursuivre la recherche de certains effets biologiques éventuels pour des expositions à des niveaux « non thermiques »,
- répliquer les études ayant démontré des effets biologiques,
- développer les études épidémiologiques, en particulier sur les travailleurs exposés aux radiofréquences,
- développer la recherche en matière d’électro-hypersensibilité.