postheadericon FrenchTech : le processus de labellisation précisé

Une quinzaine d’agglomérations planchent actuellement sur leur dossier de candidature au label FrenchTech. Ce label sera décerné aux territoires faisant valoir un écosystème dynamique réunissant une forte concentration d’entreprises à forte croissance, des accélérateurs (financement, accompagnement…) et au moins un lieu étendard. L’ambition de la « French Tech » est donner une visibilité globale aux investisseurs et entrepreneurs innovants en construisant une « dream team » française représentant l’Hexagone à l’international. Une sorte de navire amiral – qui n’empêche pas l’existence d’une flotte… – qui pourra rivaliser avec Londres, Shanghai, Tel Aviv ou San Francisco pour attirer investisseurs et talents.

La mission FrenchTech est venue préciser devant une vingtaine les représentants des grandes villes le processus de sélection des dossiers.

  1.   le dossier de candidature est à déposer dès que la collectivité qui le porte l’estime suffisamment solide. Ce dossier doit être considéré comme une base de discussion, il n’est pas nécessairement complet (certaines statistiques demandées sur l’économie locale s’avèrent par exemple très difficile à trouver).
  2. Le dossier est examiné par la mission FrenchTech sous un mois. Un interlocuteur DGCIS est désigné pour la collectivité candidate.
  3.   S’en suit une série d’aller-retour pour affiner et compléter le dossier avec une visite de la mission FrenchTech sur place.
  4.   Quand la mission estime que le dossier est finalisé, il est soumis à un comité d’experts – qui sera composé de dirigeants d’entreprises, de personnalités qualifiées, d’entrepreneurs implantés à l’étranger… – qui rend un avis sur le dossier.
  5. La labellisation définitive sera donnée par l’Etat.

L’objectif de la mission est de dévoiler les premiers territoires labellisés cet été. Au total une dizaine de territoires devraient être labellisés pour une durée de trois ans renouvelables. Les principaux bénéfices du label seront pour  les entreprises à fort potentiel de croissance d’accéder à des facilités en termes de financement, d’accompagnement et d’accéder à un réseau international pour favoriser leur développement.

Quelques précisions

  • La notion de territoire/métropole labellisé est à apprécier au sens large : il est possible d’associer par exemple des partenaires frontaliers. Ce qui compte c’est la cohérence du projet et la réalité mesurable des coopérations
  • Il y aura des métropoles mais aussi des projets French Tech « partout en France »
  • Les entreprises concernées sont celles à forte croissance, et la notion de start up dépasse largement celui des entreprises du web
  • Une vision du projet à échancre de 5 ans à 10 ans doit être présentée
  • Les accélérateurs doivent comporter au moins un financeur privé et une structure d’accompagnement de jeunes entreprises
  • Parmi les partenaires, la présence de la DIRECCTE est indispensable tout comme d’entrepreneurs emblématiques qui seront les ambassadeurs du territoire FrenchTech.

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TIC*