postheadericon Freemium, sur-mesure, partenariats… les pistes de l’IGN pour s’adapter aux mutations en cours

Dans une interview à la Gazette, le directeur général  de l’IGN, Pascal Berteaud, détaille la stratégie de l’IGN pour faire face à la diminution de ses recettes et à ses challengers Google maps et autres Open Street Map. Voici ce l’on peut en retenir.
L’instauration de la  gratuité du RGE pour les collectivités territoriales associée à une baisse tendancielle de revenus liés à la fourniture de données brutes oblige l’institut à revoir son modèle. Le principe général, initié avec l’ouverture du Géoportail, est celui du freemium : la visualisation des données est gratuite, l’accès à certaines données le serait aussi (dans une logique open data) et ce seront les données les plus qualitatives et les plus récentes qui resteront payantes. L’IGN devrait donc revoir son rythme de mise à jour de certaines données, comme l’orthophoto, pour mieux répondre aux besoins du marché. L’institut souhaite aussi offrir un « service enrichi » (ingéniérie, metadata…) en ne se contentant plus de fournir des données brutes. Selon cette logique, la tarification de l’IGN devrait devenir progressive et différenciée en dissociant par exemple la start up et les grandes entreprises. Ce sera notamment le cas pour la base adresse nationale (BAN) sur laquelle travaillent l’IGN, La Poste et l’INSEE.

Pour améliorer la qualité de ses données, l’institut entend ensuite renforcer ses partenariats, en particulier avec les collectivités territoriales. L’IGN souhaite développer le « community sourcing » – notion de communauté professionnelle par opposition au crowdsourcing qui concerne toutes les personnes volontaires – pour la mise à jour des données concernant les collectivités . Parmi les sujets prioritaires, la basse de données adresse mais aussi les données INSPIRE sur lesquelles l’IGN propose son expertise pour favoriser l’interopérabilité. Enfin, après des années de débat, l’IGN et la DGFIP vont enfin entamer en 2014 la constitution d’une représentation parcellaire unique. Ce chantier du RPCU doit être lancé en mars 2014, il devrait durer 7 ans…

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TIC*