postheadericon Ville intelligente : la France veut affirmer son leadership en Europe

La smart city fait partie des priorités de l’Union européenne en matière d’innovation technologique. Une priorité qui est également celle de la France qui voit dans ce domaine un moyen d’améliorer la gestion des villes et les services urbains mais aussi une source de croissance pour les grandes entreprises françaises avec la perspective de conquérir de nouveaux marchés…

Dans cette optique, la France a participé aux travaux de la Commission sur les « Smart Cities and Communities » avec l’élaboration d’un « plan d’implémentation stratégique ». Ce groupe de réflexion européen a son pendant français, sous la forme d’un groupemiroir animé par le Commissariat général au développement durable (CGDD). Ce groupe de travail se fixe pour objectifs de partager l’information sur les financements mais aussi d’influer sur les orientations définies à Bruxelles tant en termes de normes que de priorités. Les responsables de projets en matière de smart city souhaitant apporter leur expertise peuvent se rapprocher du CGDD pour participer aux réunions de ce groupe de travail.

L’approche retenue par Bruxelles repose sur trois principes :

  1. Une étroite collaboration entre secteur public, secteur privée et monde de la recherche
  2. Une vision large de l’innovation : dans les modèles économiques, les technologies comme sur le mode de contractualisation avec le secteur public.
  3. Une approche intégrée des sujets/thématiques : énergie, mobilité, bâtiments basse consommation, réseaux et objets intelligents, etc.

Concrètement le plan européen va déboucher sur plusieurs appels à projets d’ici 2020 dont le premier a été lancé le 11 décembre 2013.

Un appel à projet centré sur le couplage énergie et numérique

L’appel à projets lancé le 11 décembre (sera clos le 7 mai) est doté de 200 millions d’euros pour 2014/2015. Les projets doivent émaner de consortiums villes/industriels issus d’au moins 3 pays membres de l’Union européenne et proposer des solutions innovantes en matière de transports (véhicules électriques) et de l’énergie (smart grids, bâtiments/quartiers passifs ou à énergie positive). Ces projets doivent être réplicables et déployables rapidement. Ils seront financés à hauteur de 70% pour des enveloppes de 18 à 25 millions € par projet. Les villes peuvent participer à ces projets européens selon plusieurs modalités. La collectivité qui porte le projet bénéficie des financements les plus importants mais il existe aussi un statut de « follower » qui donne la possibilité à des villes d’accéder au partage des connaissance et de ses constituer un réseau au niveau européen.

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TIC*