postheadericon L’Arcep fait son méa culpa sur le THD, propose des assouplissement pour l’ADSL et va intégrer la « ville intelligente »

A l’occasion du colloque annuel de l’Avicca, Pierre-Jean Benghozi de l’Arcep a fait un bilan du cadre réglementaire et évoqué les évolutions à venir.

Concernant les FTTH il a reconnu que le périmètre des zones très denses avait été défini de manière trop large, aboutissant dans les faits à un retard des déploiements : les opérateurs ont en effet délaissé les petits immeubles et pavillons des grandes villes comme celles à fort étalement urbain. Un constat à l’origine des décisions récentes sur la réduction du périmètre des zones très denses (diminuées de 42 communes) et le dispositif de mutualisation sur les petits immeubles.

En matière d’ADSL il a également annoncé que l’Arcep planchait sur une remise à plat d’un dispositif qu’élus et abonnés ne comprennent pas en zones non  dégroupées : l’impossibilité de bénéficier du triple play, même si le débit est suffisant pour injecter le signal TV. D’autant plus que le tarif des opérateurs, lui, n’est pas différencié des zones triple play… Le régulateur évoque trois possibilités : la poursuite du dégroupage (mais ce sont les NRA les plus petits et les moins rentables…), l’ouverture de certains services par les opérateurs comme la VOD ou la télé de rattrapage, une ouverture soumise à un raccordement préalable du NRA en fibre au réseau de collecte.

Enfin l’Arcep a annoncé que sa régulation allait s’adapter aux contraintes de la ville intelligente, aux questions de sécurité  et à l’internet des objets. Dans cet esprit, la réutilisation du génie civil d’Orange devrait par exemple être assouplie pour faciliter le raccordement en fibre des lampadaires et du mobilier urbain, de manière à avoir la même capillarité de réseau en fibre que pour ce qui existe pour le cuivre, anticipant ainsi sur l’évolution des usages et l’extinction future du cuivre.

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TIC*