postheadericon De multiples applications pour le « big data »

Le Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP) a publié une note de synthèse sur les enjeux du big data. 90 % de l’ensemble des données aujourd’hui disponibles ont été créées ces deux dernières années et la croissance du nombre de données disponibles est exponentielle. Cette augmentation s’explique par les évolutions techniques et d’infrastructures : accroissement des capacités de stockage, du nombre de terminaux « producteurs de données » (tablettes, smartphone), développement des objets connectés des capteurs ou encore de phénomènes comme les réseaux sociaux. Ces données évoluent très vite, sont hétérogènes, souvent non structurées et pas nécessairement fiables (cf. un faux tweet qui peut faire chuter un cours boursier). La capacité à traiter des térabits de données de toutes sortes pour en sortir les informations intéressantes et aider à prendre les bonnes décisions est donc devenue déterminante. C’est le cœur du big data, secteur d’avenir que souhaite aujourd’hui aider le Gouvernement.

Au-delà de la nécessité de développer un savoir faire français et européen, les enjeux du big data sont énormes et intéressent pleinement les collectivités locales. C’est en effet un sujet au cœur de la smart city qui peut permettre de mieux connaitre les attentes des usagers, de prévoir les déplacements (à partir de l’analyse des échanges sur les réseaux sociaux par exemple )ou encore de réguler les pics de consommation énergétiques. Les domaines d’application sont très nombreux : prévention de la délinquance, optimisation des recherches d’emploi, rationalisation des contrôles douaniers, marketing politique…

Le développement du big data doit se faire dans le respect de la vie privée. Il s’agit de concilier le traitement massif de données quasi en temps réel avec les grands principes de protection des données personnelles : information, consentement, finalité, droit d’accès etc. A cet égard le cadre actuel apparait comme insatisfaisant, tant parce qu’il s’applique imparfaitement aux sociétés non européennes (comme Google) que parce qu’il ne prévoit pas une certaine souplesse dans l’expression du consentement. Les réflexions en cours – notamment dans le cadre de l’élaboration du règlement européen en préparation – portent ainsi sur l’introduction d’obligations sur l’anonymisation, le stockage et la sécurité des données ou encore la création de cas où l’utilisation des données personnelles serait autorisée pour des causes d’intérêt général (lutte contre les épidémies…).

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TIC*