postheadericon Le Facebook Connect de l’administration pourrait s’appuyer sur le compte fiscal

Le SGMAP réfléchit sur des moyens de simplifier la vie des internautes souhaitant réaliser leurs formalités administratives en ligne. A l’occasion d’un colloque organisé sur l’identité numérique Mathieu Jeandron du SGMAP a évoqué l’idée d’un Facebook connect – le système qui permet à un internaute d’utiliser son compte Facebook auquel il doit préalablement être logué pour accéder à des sites tiers – de l’administration française.

Ce site pivot pourrait être service-public.fr mais aussi celui des impots. « Chaque foyer possède un compte fiscal sur impot.gouv et il pourrait être intéressant de se servir de ce site comme un pivot pour accéder à d’autres téléservices » a souligné Mathieu Jeandron.Ainsi un internaute pourrait par exemple se connecter au site télépoints pour consulter son solde de points à partir des identifiants créés sur impot.gouv.fr, évitant ainsi à l’internaute la lourde procédure actuelle qui passe par un courrier et une demande en préfecture. Le site du permis a points n’aurait bien entendu accès qu’aux strictes informations nécessaires (noms, prénoms, date de naissance…) de l’internaute et en aucun cas à ses informations fiscales.

L’idée apparait très novatrice dans une administration qui fonctionne encore largement en silos. Aussi dans un premier temps, le SGMAP va concevoir début 2014 un démonstrateur à usage interne dans le but de convaincre au sein de l’Etat de sa faisabilité technique – en trouvant un équilibre entre sécurité, protection des données personnelles et coût pour l’administration – et de son intérêt pour l’internaute. En outre, il n’est pour le moment pas à l’ordre du jour de permettre un usage de ce Facebook connect gouvernemental en dehors de la sphère administrative, comme par exemple pour se connecter à un site de jeux en ligne. Il est également encore trop tôt pour évoquer l’accès aux téléservices des collectivités même s’il parait évident qu’elles constitueraient l’un des premiers domaines d’extension du dispositif.

Parallèlement à ce système, il est envisagé de diversifier les modes d’authentification en ligne. Le SGMAP a cité  notamment l’usage des SMS pour renforcer les garanties sur l’identité de l’usager : »Si le SMS n’est en soit pas un système sécurisé, il a la confiance des utilisateurs qui le connaissent et l’utilisent notamment dans le cadre des procédures bancaires ». Ce système d’identification/authentification où l’utilisateur reçoit un code par SMS à renseigner sur un formulaire en ligne pour confirmer qu’il est bien celui qu’il prétend être, a  le mérite de ne pas demander le déploiement d’infrastructure chez l’usager (comme un lecteur de carte à puce).

Autant de propositions qui pourraient figurer dans la prochaine feuille de route du gouvernement sur l’identité numérique dont la publication se fait toujours attendre.

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TIC*