2007 année de la fibre optique à domicile
Dès 2007, plusieurs dizaines de milliers d’abonnés devraient bénéficier du très haut débit grâce à la fibre optique à domicile. Après l’opérateur Free/iliad, France Télécom vient ainsi d’annoncer qu’il allait couvrir en très haut débit (100 Mbits) plusieurs quartiers de villes parmi lesquelles Paris, Lille, Lyon, Marseille, Poitiers et Toulouse. L’objectif de l’opérateur, qui parle de « prédéploiement », est d’atteindre 150.000 à 200.000 clients fin 2008, sur plus d’un million de foyers raccordables. Ce réseau sera fondé sur une architecture en arbre (GPON, réseau optique passif), dans laquelle tous les équipements actifs sont gérés au niveau du répartiteur optique par le même opérateur. Un choix qui diffère de celui des autres opérateurs puisque Free et Neuf Cegetel ont opté pour le Point à Point. Cette technologie permet à chaque opérateur d’installer ses propres équipements chez les clients. Critiqué par la concurrence, ce choix est justifié par l’opérateur pour des raisons économiques : le GPON serait moins cher tant en terme de fibres (jusqu’à 60 fois moins de fibres nécessaires selon l’opérateur) que de génie civil. Toutefois l’opérateur historique a expliqué dans son communiqué l’élaboration d’une « charte qualité », prévoyant « l’utilisation par les autres opérateurs de la fibre posée ». L’opérateur s’est également dit en accord avec les principales propositions du plan haut-débit gouvernemental. Il souhaite que le câblage interne des immeubles soit partagé, afin que les clients puissent choisir l’opérateur qu’ils souhaitent. On rappellera que l’accès au génie civil et aux immeubles, doivent faire l’objet de recommandations – élaborées par l’Arcep en concertation avec les opérateurs, les collectivités locales, les aménageurs… – sur le modèle du l’équipement des zones d’activité en très haut débit que l’autorité vient de publier.