postheadericon La smart mobilité passe par le « big data »

Au cours d’une réunion organisée en partenariat avec l’Académie des technologies, les représentants de Veolia-Transdev, Orange et Cofely-Ineo sont venus présenter à l’AMGVF un panorama de leurs solutions innovantes pour fluidifier la circulation dans les agglomérations, inciter à l’usage des transports collectifs ou alternatifs et favoriser une mobilité plus respectueuse de l’environnement.

Comme l’ont souligné les intervenants, les villes sont aujourd’hui soumises à plusieurs défis :

  • Une raréfaction de l’espace urbain qui empêche de concevoir de nouvelles infrastructures de transport et impose de mieux exploiter ce qui existe
  • Une réduction des marges de manœuvre financières qui conduit à penser davantage multimodalité et complémentarité des offres entre transports collectifs, autopartage, modes de transports doux (vélo…) et voiture individuelle
  • L’impératif écologique qui exige de réduire les consommations d’énergie, l’impact de la pollution et le bilan carbone liées aux déplacements
  • La nécessité de responsabiliser davantage le citoyen-usager pour le mettre en capacité de faire les « bons choix » et de participer activement à ce nouvel écosystème de la mobilité.

Pour répondre à ces enjeux, le numérique apparaît désormais incontournable pour aider les collectivités à piloter et ajuster l’offre de transports au quotidien comme interagir avec les usagers.

Le premier domaine d’application du numérique, désormais bien connu, est celui de la billettique. Orange et Veolia ont ainsi évoqué l’utilisation des technologies sans contact, sur carte et désormais sur mobile (solutions NFC opérationnelles à Strasbourg, Caen et Nice), pour fluidifier l’accès aux transports publics. Une technologie qui vise également à favoriser le passage d’un mode de transport à un autre – vélo, bus, trams… concept de multimodalité – .Veolia a ainsi évoqué l’application EMMA (Espace Multimodal Montpellier) qui permet d’intégrer une offre multimodale de mobilité sur un même support.

La mise à d’informations sur l’offre de transports mise à jour en temps réel – aidant l’utilisateur à choisir le mode de transports plus efficace, le moins polluant… – fait aujourd’hui partie des services incontournables pour les grandes agglomérations. Les applications mobiles de Bordeaux et Strasbourg ont notamment été évoquées par Orange, ainsi que la mise en place de tags NFC dans la ville pour aider l’usager à trouver l’information dont il a besoin là où il en a besoin.

Le  stationnement, élément clé de la politique de mobilité et d’attractivité d’un territoire, est enfin en pleine mutation avec notamment la banalisation des capteurs en souterrain et en surface pour aider l’usager à repérer les zones où il a le plus de chances de pouvoir se garer. Orange a évoqué son service conçu avec la start-up Streetline, qui fonctionne déjà à San Fransico et Barcelone et qui sera expérimenté à partir d’avril 2014 dans une grande ville française. Des capteurs qui sont également utilisés par Cofely-Ineo dans le cadre d’une expérience menée sur le périmètre du quartier de la gare à Angoulême.

Le fonctionnement optimal de ces nouveaux services est cependant déterminé par la capacité du système à prendre en compte l’ensemble des facteurs intervenant dans la décision de se déplacer ou de se garer : horaires des transports publics, densité trafic automobile, accidents, météo, calendrier scolaire… la collecte et le traitement de ces données –potentiellement des térabits de données issus de sources différentes – est ce que l’on appelle le « big data », un sujet sur lequel l’ensemble des industriels travaillent. Orange propose ainsi désormais aux collectivités d’utiliser les données des téléphones mobiles (connexion / géopositionnement) pour analyser le trafic automobile ou la fréquentation d’un site touristique en plein air. Veolia a détaillé de son côté le projet Optimode à Lyon qui vise à tester un modèle de prédiction du trafic à une heure à partir de l’analyse de données issues de sources multiples. Une approche assez semblable prévôt à Angoulême avec le projet Effipark qui promet de faciliter la vie des usagers tout en améliorant les recettes de stationnement de la collectivité.

Les commentaires sont fermés.

TIC*