postheadericon Parking, circulation, des capteurs au service de la fluidification urbaine

Les capteurs, utilisés depuis plusieurs années dans les parkings souterrains pour calculer le nombre de places disponibles, font leur apparition en surface. A Nice et à Angoulême, des capteurs placés sur ou sous la chaussée permettent ainsi de connaître en temps réel le nombre de places de stationnement disponibles pour se garer. Des capteurs qui sont posés sur les places de parking mais aussi à l’entrée des zones de stationnement. Dans ce cas, le capteur permet de calculer le nombre de véhicules entrés/sortis pour évaluer le degré de saturation de la zone de stationnement. Reliés en Wifi ou 3G à un système d’information, ces données permettent d’alimenter des applications mobiles pour aiguiller les automobilistes vers les zones où ils ont le plus de chances de trouver un emplacement disponible. Les capteurs sont également utilisés en complément des caméras placées sur la voirie pour calculer le nombre de véhicules présents et ainsi prévoir les embouteillages. Dans le cadre du projet Optimod’ lyonnais, 450 capteurs ont ainsi été déployés pour servir à évaluer l’évolution du trafic à une heure. Compilées à d’autres données comme les perturbations dans les transports publics, ces données sont destinées à informer les automobilistes sur le trafic mais aussi les personnes qui s’apprêtent à se déplacer afin d’influer sur leur arbitrage entre véhicule individuel, transports en communs et transports doux (vélo, marche).

En Grande Bretagne, un projet assez similaire a été lancé récemment sur l’autoroute A14 Cambridge –Felixstowe.  Son originalité est d’aller au delà du comptage de véhicules en intégrant un dispositif communicant avec le téléphone mobile des automobilistes, voire (dans un avenir proche) les véhicules eux-mêmes. Le système permet aux gestionnaires de l’autoroute de modifier les vitesses limites ou encore de proposer aux automobilistes des itinéraires alternatifs. Ce pilote cherche aussi à s’affranchir des contraintes de connectivité car le Wifi reste peu performant et les fréquences 2G/3G appartiennent aux opérateurs. L’Arcep britannique (Ofcom) a donc autorisé les capteurs à utiliser des « fréquences blanches », non utilisées localement, qui ont été mises à disposition pour le transfert des données de circulation.

L’intérêt et les limites de ces projets  seront abordées le 5 novembre 2013 lors d’une demi-journée organisée par l’AMGVF et consacrée à la mobilité intelligente.

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TIC*