postheadericon Radiofréquences et santé : l’Anses invite à la vigilance mais ne voit pas de raisons de modifier les valeurs réglementaires

L’Anses à publié mardi 15 octobre les conclusions de son étude-bilan sur les recherches menées depuis 2009 en matière de radiofréquences et santé. L’agence a passé au cribles toutes les études menées sur les effets potentiels des radiofréquences sur la santé menées entre le printemps 2009 et fin 2012.

De cette actualisation, l’agence conclut qu’elle « ne met pas en évidence d’effet sanitaire avéré et ne conduit pas à proposer de nouvelles valeurs limites d’exposition de la population ». L’agence note cependant que plusieurs études relèvent « avec des niveaux de preuve limités, différents effets biologiques chez l’Homme ou chez l’animal » tels qu’une modification du  sommeil, de la fertilité mâle ou encore des performances cognitives. Les suspicions se focalisent sur l’usage intensif du téléphone mobile qui pourrait engendrer une « augmentation du risque de tumeur cérébrale sur le long terme »

Compte tenu de ces risques potentiels, l’agence réitère ses recommandations édictées en 2009 sur l’usage du kit mains libres et la réduction de  l’exposition des enfants en les incitant à un usage modéré du téléphone mobile. Elle invite aussi à mieux informer sur le niveau d’exposition maximal engendré de tous les émetteurs présents chez les particuliers comme les téléphone DECT, les veille-bébés ou les tablettes tactiles en imposant, comme pour les mobile, l’affichage de leur DAS.

Concernant les antennes relais, l’agence invite à continuer les campagnes de mesures en intérieur  et en extérieur pour maîtriser l’exposition aux ondes des antennes relais. L’agence se prononce enfin sur les conclusions des expérimentations menées dans le cadre du Grenelle des ondes. Elle invite à examiner de manière « approfondie » les conséquences d’une éventuelle multiplication du nombre d’antennes-relais dans le but de réduire les niveaux d’exposition environnementaux et à creuser les pistes pour réduire les expositions les plus fortes. Sur la 4G et les nouveaux réseaux l’agence invite enfin à réaliser des « études préalables en matière de caractérisation des expositions, en tenant compte du cumul des niveaux existants et de ceux qui résulteraient des nouvelles installations, de manière à favoriser la concertation autour des nouvelles implantations ou modifications d’émetteurs ». Une recommandation qui est pour le moins tardive compte tenu du déploiement à vitesse accélérée de la 4G…

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TIC*