postheadericon Communication, sécurité, SIG… les multiples usages des drones

Connus pour leur utilisation militaire, les drones, ces petits engins volants sans pilote, autorisent de plus en plus d’usages civils. Il faut dire qu’ils ont des qualités qui les rendent particulièrement attractifs. Une journée de drone correspond environ à l’équivalent d’une heure d’hélicoptère. Par ailleurs, comme le montre cette vidéo, ils permettent des vues HD aujourd’hui impossibles à réaliser avec un appareil traditionnel (ULM, petit avion, hélicoptère) : vues en rase motte, à l’intérieur d’un bâtiment, photographie rapprochée d’ouvrage d’art, de chutes d’eau…

Des atouts technologiques qui débouchent sur de nombreux usages dont certain intéressent directement les collectivités territoriales. Le premier, désormais assez banal, concerne le domaine de la communication et de la promotion touristique. Le drone fournit des images ludiques et spectaculaires pour présenter un territoire, un événement ou un monument. Voir par exemple cette vue de la cathédrale de Nice. La sécurité civile fait ensuite partie des domaines les plus prometteurs. C’est un outil par exemple très utile aux pompiers pour survoler un incendie de forêt ou des zones inondées afin de rechercher des personnes en difficulté et guider les secours terrestres. Les drones sont aussi utilisés dans le domaine du génie civil pour contrôler des canalisations, des lignes électriques ou encore pour contrôler les soudures d’une charpente métallique. C’est aussi un moyen de capter des photographies haute définition pour enrichir la couche 3D du SIG de la collectivité (voir cette video sur ce projet de base orthophotographique collectée à l’aide d’un drone).

Les usages potentiels sont extrêmement nombreux. La ville de Marseille a ainsi récemment déclaré réfléchir à l’utilisation des drones dans le cadre de la lutte contre la criminalité. Un usage (discutable quant à son efficacité) qui  bute aujourd’hui sur la réglementation édictée par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). Celle-ci met des conditions très restrictives au survol des zones peuplées* et encadre strictement les conditions d’exercice des opérateurs et pilotes de drone. Cette réglementation est destinée à enrayer un usage non maitrisé des drones par des amateurs d’aéromodélisme qui peuvent acquérir un engin pour quelques centaines d’euros. Elle devrait cependant être amenée à évoluer pour faire face aux besoins d’un secteur économique en pleine expansion.

*Le survol en zone peuplée est possible (scénario 3), mais implique l’homologation par la DGAC pour ce type de travail : drone de moins de 4kg, disposant d’un parachute et d’un limitateur d’altitude et de périmètre, avec un retour au point de départ automatique. Il exige une autorisation préfectorale prenant la forme d’un arrêté.

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TIC*