postheadericon Grenelle des ondes, il faudra encore attendre pour les conclusions opérationnelles

Fruit de quatre ans de travail, le Copic – entité réunissant opérateurs, associations environnementales, représentants de l’Etat et des collectivités, a remis fin août deux rapports. Le premier traite de la faisabilité d’un abaissement de l’exposition aux ondes électromagnétiques émises par les antennes relais de téléphonie mobile de radiotéléphonie mobile,.Le second , qui est le résultat de l’analyse des pratiques de concertation des villes pilotes par le CEGDD, propose des pistes pour améliorer la concertation autour des implantations d’antennes relais.
Voici les principales conclusions des expérimentations sur les antennes relais :
  • Dans les 16 zones retenues* pour les expérimentations, la phase état des lieux a montré un niveau d’exposition relativement faible : 90% des niveaux d’exposition modélisés sont inférieurs à 0,7 V/m et 99% sont inférieurs à 2,7 V/m. des chiffres à comparer aux valeurs limites d’exposition fixées à entre 40 V/m et 61 V/m
  • La 4G va provoquer une augmentation de l’exposition aux ondes avec un gain en moyenne de 50% (mais sur des valeurs qui restent basses)
  • Pour atteindre un seuil d’exposition maximal de 0,6 V/m sur les quartiers pilotes il faut, a minima, multiplier le nombre d’antennes par trois.
  • La diminution de la puissance des antennes relais se traduit par une perte de couverture très significative à l’intérieur des bâtiments. Les communications deviennent le plus souvent impossibles passées le 2eme mur.
  • De manière ponctuelle, en milieu urbain dense et dans des configurations particulières, ces niveaux peuvent être largement dépassés avec des valeurs pouvant atteindre 10V/m. Les antennes relais ne sont cependant pas seules en cause (wifi, DECT…)
  • Sur ces « points les plus exposés », les simulations de modifications d’ingénierie ou d’emplacement montrent qu’une réduction de l’exposition est possible sans dégradation significative de la couverture. Le risque est cependant que le risque de surexposition ne soit que déplacé.
En matière de concertation**, il est apparu que :
  • Les bonnes relations entre les opérateurs et la commune sont un préalable à l’obtention de mesures implicites pour résoudre des difficultés locales et limiter ponctuellement l’exposition aux ondes de certains sites
  • L’hétérogénéité des pratiques et des concessions obtenues localement par certaines municipalités est problématique. Le rapport suggère une harmonisation en réglementant davantage la concertation (contenu du dossier, information des habitants…)
  • La fourniture de simulations liées à de nouvelles implantations  testées par plusieurs  communes est très bien accueillies par les population. Les pratiques/ présentations des opérateurs doivent cependant être harmonisées ;
  • Les collectivités déplorent l’absence de l’Etat lors des réunions de concertation
  • Les attentes des communes sont très fortes sur la réduction des points les plus exposées.
Il reste maintenant à trouver une suite opérationnelle à ces rapports. Le communiqué signé de Philippe Martin, ministre de l’Ecologie, et à Fleur Pellerin, ministre déléguée à l’économie numérique semble annoncer des mesures réglementaire en  matière de concertation sur les dossiers d’information, la concertation des riverains ou encore les simulations. Concernant la diminution de l’exposition aux ondes il s’est en revanche contenté de botter en touche en renvoyant aux conclusions de la mission sobriété pilotée Jean François Girard et Philippe Tourtelier sur la sobriété en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques dont le rapport est attendu pour septembre.
*Parmi lesquels plusieurs grandes villes : Cannes, Paris 14 et 15, Brest, Grenoble, Plaine commune (93)
** Amiens, Bayonne, Bourges, Lille Métropole, Orléans et Tours participaient aux expérimentations

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TIC*