Machines à voter et européenne : un casse tête pour les villes équipées
Plusieurs villes hésitent à utiliser les machines à voter (voir cet article du Parisien) dont elles se sont équipées pour les prochaines élections européennes, le 7 juin prochain. En cause ? Une circulaire du ministère de l’Intérieur du 27 mars dernier. Celle-ci impose aux villes d’afficher de façon lisible l’ensemble des listes. Pour ce faire deux options sont proposées :
- Un affichage simplifié avec les informations essentielles (tête de liste, parti…)
- L’affichage de l’ensemble des listes dans la machine-isoloir, éventuellement réduites en taille, mais tout en restant lisibles.
Deux options qui sont un casse tête pour les villes : afficher près d’une vingtaine de listes sur les machines tient du casse tête. Quant à l’affichage simplifié, il est conditionné par l’accord explicite de l’ensemble des listes. Un accord impossible à obtenir selon certaines municipalité et qui a conduit la ville de Lorient à renoncer à remiser ses machines au placard. A la grande satisafaction des opposants aux machines à voter…
La ville de Brest (Finistère) a encore choisi de passer en force pour imposer l’utilisation des ordinateurs de vote opaques et invérifiables du fabricant néerlandais NEDAP lors du scrutin des Europèennes 2009, ceci bien même que ces matériels aient été successivement désavoués en Allemagne, Pays-Bas et Irlande.
Constatant qu’il me sera (encore) impossible de voter le 7 juin prochain avec un mode de votation dont le mode de fonctionnement serait compréhensible et transparent pour les électeurs, j’ai décidé à contre-coeur de faire la grève de l’élection.
En savoir plus sur la motivation de mon choix :
http://chris-perrot.hautetfort.com/archive/2009/05/26/greve-d-un-electeur.html
Pour signer la pétition pour demander le maintien du vote papier :
http://www.ordinateurs-de-vote.org/petition/
Plus de 104 000 signatures à ce jour !